Encore un truc de hi-tech, mais cette fois-ci, un article expliquant pourquoi les méthodes actuelles d'investissement ne sont bonnes qu'à financer des gadgets, et plus des grands projets vraiment innovants.
Après, un truc que l'article n'évoque pas, c'est qu'un des objectifs avoués d'un certain nombre d'acteurs de la hi-tech, c'est de créer de la dépendance, avec des trucs dont on n'avait jusqu'alors pas besoin. Le GPS en est un exemple évident : dans le temps, les gens savaient lire les cartes, et mieux encore, les mémoriser peu ou prou. Ils savaient prendre des points de repère ("là, on voit le gros clocher, on n'est plus très loin, tu tourne juste après le gros arbre tordu") et mémoriser un itinéraire. Maintenant, ils ne prennent même plus cette peine, vu que le GPS leur indique ou tourner (parfois en dépit du bon sens, d'ailleurs). Du coup, même pour faire le même trajet pour la quatrième fois, ils continuent à brancher la petite voix qui leur dit "dans deux cent mètres, tournez à gauche". Pire encore, ils se conditionnent graduellement à obéir aveuglément à la voix en question. Voyager avec quelqu'un qui a un GPS, c'est une expérience éprouvante. Et la pas mal d'"apps" sont basées peu ou prou sur ce modèle. Décharger au maximum l'usager de la contrainte d'avoir à chercher par lui-même.
Je ne veux pas me mettre dans la position de ces philosophes des temps anciens (en Grèce antique, pour situer) qui prédisaient que le livre allait assassiner la pensée discursive, mais je suis quand même pas mal inquiet. Sur le principe, l'amateur de science-fiction en moi devrait applaudir à l'hyper-connectivité qui est le paradigme émergent, mais la façon dont elle est employée me navre quand même assez incroyablement.
Je venais de sortir de chez moi au pas de course parce que j'avais un cours à donner lorsque j'ai reçu un coup de fil : non loin, le postier ne parvenait pas à rentrer un colis dans la boîte. J'ai fait demi-tour, réceptionné le colis, et je n'ai pu l'ouvrir qu'à mon retour (j'ai réussi à ne pas être à la bourre, ouf). Dedans, ceci : Le Elric, c'est ma nouvelle traduction. Le Slaine, je n'ai hélas pas bossé dessus, mais je l'attendais de pied ferme. Ce qui est intéressant, dans ces deux bandes dessinées, c'est qu'elles ont un lien. Subtil, certes, mais un lien quand même. La Cité qui Rêve , sorti au tout début des années 80, adapte une nouvelle de Michael Moorcock parue une vingtaine d'années plus tôt, celle qui lançait le cycle d'Elric le Nécromancien et avec lui la Dark Fantasy en tant que genre. Peu de temps auparavant, l'auteur anglais avait créé Sojan le barbare, un décalque de Conan en un peu plus baroque. Un éditeur lui ...
Commentaires
Tu as vu le reportage sur la maison google ?
http://www.usine-digitale.fr/article/google-montre-ses-muscles-avec-une-maison-connectee-au-coeur-de-paris.N217745