Encore un truc de hi-tech, mais cette fois-ci, un article expliquant pourquoi les méthodes actuelles d'investissement ne sont bonnes qu'à financer des gadgets, et plus des grands projets vraiment innovants.
Après, un truc que l'article n'évoque pas, c'est qu'un des objectifs avoués d'un certain nombre d'acteurs de la hi-tech, c'est de créer de la dépendance, avec des trucs dont on n'avait jusqu'alors pas besoin. Le GPS en est un exemple évident : dans le temps, les gens savaient lire les cartes, et mieux encore, les mémoriser peu ou prou. Ils savaient prendre des points de repère ("là, on voit le gros clocher, on n'est plus très loin, tu tourne juste après le gros arbre tordu") et mémoriser un itinéraire. Maintenant, ils ne prennent même plus cette peine, vu que le GPS leur indique ou tourner (parfois en dépit du bon sens, d'ailleurs). Du coup, même pour faire le même trajet pour la quatrième fois, ils continuent à brancher la petite voix qui leur dit "dans deux cent mètres, tournez à gauche". Pire encore, ils se conditionnent graduellement à obéir aveuglément à la voix en question. Voyager avec quelqu'un qui a un GPS, c'est une expérience éprouvante. Et la pas mal d'"apps" sont basées peu ou prou sur ce modèle. Décharger au maximum l'usager de la contrainte d'avoir à chercher par lui-même.
Je ne veux pas me mettre dans la position de ces philosophes des temps anciens (en Grèce antique, pour situer) qui prédisaient que le livre allait assassiner la pensée discursive, mais je suis quand même pas mal inquiet. Sur le principe, l'amateur de science-fiction en moi devrait applaudir à l'hyper-connectivité qui est le paradigme émergent, mais la façon dont elle est employée me navre quand même assez incroyablement.
En zappant devant la télé l'autre soir, je suis retombé sur un bout d' Insaisissables ( Now you see me ), un film de prestidigitateurs qui profitent de leurs talents pour monter des braquages audacieux au nez et à la barbe des autorités. Je l'avais vu à l'époque, ainsi que sa suite, et j'avais pas détesté le premier, tout en émettant quelques réserves. Le deuxième, par contre, je l'avais trouvé raté à mort, parce qu'il amplifiait les défauts du premier. C'est en rédigeant cette note que j'ai découvert l'existence d'un troisième épisode, je savais même pas. Le film est de notre Louis Leterrier national, dont j'ai pas vu tant de trucs que ça. Il a fait des trucs que je trouve plutôt cool et des machins que je trouve insauvables, et puis des trucs que je n'irais même pas toucher avec un bâton (genre un Fast and Furious , mais on y reviendra). Ceci dit, ça me semble être un bon faiseur, genre efficace. Les trucs de prestidigitateurs, à...
Commentaires
Tu as vu le reportage sur la maison google ?
http://www.usine-digitale.fr/article/google-montre-ses-muscles-avec-une-maison-connectee-au-coeur-de-paris.N217745