vendredi 29 juin 2012

Demain, c'est fini

Non, je ne suis pas en train d'annoncer la fin du monde, même si je patauge dedans en avançant à grands pas sur Apocalypses, une brève histoire de la fin des temps, formidable essai qui sortira en novembre prochain chez les Moutons Electriques, et qui sera une sorte de somme de nikolavitchitude. Je sens que je vais encore me faire beaucoup d'amis avec ce truc, ça va être merveilleux.

Non, demain, transpac est coupé. Transpac, je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais c'était le protocole sur lequel était bâti le réseau minitel. Oh, à notre époque d'autoroutes de l'information, ce bon vieux minitel a comme un parfum de chemin vicinal. Et dieu que c'était chiant de travailler avec : j'ai bossé, au fil du temps, dans deux boites qui s'appuyaient encore partiellement sur cette technologie pour  diffuser l'info. Rentrer les données dans le serveur en pur mode texte avec des balises et des formatages à la con, c'était fastidieux à mort. Et à consulter, que c'était lent. Même mon premier modem 28k était un foudre de guerre, à côté. Ah, c'était centralisé, moche et cher, mais c'était très en avance sur son temps (d'ailleurs, ça annonce l'internet qu'on nous prépare pour les prochaines années). Dommage que ça n'ait pas su évoluer, quelque part.

Enfin voilà, RIP le minitel. Vous avez jusqu'à demain pour retenter un 3615 Ulla ou un truc dans le genre. Vous me raconterez.


Edit : oh, et quelqu'un a réinventé google en version minitel.

2 commentaires:

  1. "ça annonce l'internet qu'on nous prépare pour les prochaines années"

    Ben ouais : http://www.youtube.com/watch?v=AoRGoQ76PK8

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  2. Ah ouais parce que Diefental était nul en math, il est devenu acteur ? Merci Minitel, ça manquait à ma culture.

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