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Articles

Affichage des articles du octobre, 2016

Zombie zombie la mouche

Il a fallu sortir un peu tard pour un rendez-vous toubib, puis faire quelques courses. Je dis un peu tard, parce qu'avec le changement d'heure il fait nuit noire super tôt, maintenant.

Et comme le toubib en question est à l'autre bout de la ville, on s'est tapé une petite demi-heure de marche dans le noir avec la petite dernière, à compter les étoiles quand on en voyait (et j'en vois de moins en moins, parce que l'éclairage urbain dans tous les sens, ça me nique les yeux d'une force).

Et on s'est rappelé en croisant des individus louches que oui, c'était ce soir Halloween. Ma cervelle est ainsi faite que j'en ai causé ces jours derniers, mais que j'avais pas tilté que c'était aujourd'hui (c'est tout moi, ça :ça me fait pareil avec mon annive).

Question qui se pose, quand on croise un fox terrier avec un foulard couleur citrouille : est-ce un vrai chien, ou un chat qui fait le guignol et a enfilé un costume ? Oui, la petite derniè…

En passant par l'Halloween avec mes gros sabots

Je n'ai jamais été un gros consommateurs de films d'horreur. C'est sans doute un genre qui, chez moi, marche mieux en littérature. Lovecraft et Barker m'ont mis la tête et les nuits à l'envers plus qu'à leur tour. Sans doute parce qu'ils suggéraient énormément en allant gratter dans des coins vraiment inquiétants et dérangeants. (alors que King m'emmerde assez globalement).

Au cinéma, j'ai plus de mal. Sans doute parce que c'est plus direct, et qu'il faut des réalisateurs vraiment doués pour passer par la pure suggestion de façon vraiment efficace. Ce que j'appelle l'effet ballon, en référence à la scène du ballon dans le couloir, dans Shining, qui arrive à mettre très mal à l'aise avec zéro effet. Les films qui parviennent à me faire cet effet-là, j'adore.

Mais ils sont peu nombreux. Après, si je ne dédaigne pas les trucs gores et sanguinolents, je n'en pense pas grand-chose. Leur "shock value" s'émousse vi…

Chants d'Halloween

Vu que ça va être Halloween, et donc que tous les français se doivent maintenant de célébrer cette fête, vu que c'est la version moderne de celle de Samain, et donc un truc de Celtes et de Gaulois, eh oui, et donc obligatoire pour des raisons évidentes d'identité ancestrale et nationale, j'appelle à la barre Gérard Lenorman, qui n'est probablement pas un bon patriote, parce qu'on le sait tous, les Normands n'ont pas des ancêtres gaulois mais barbares venus du Nord-Est, des pillards qui ont opéré un grand remplacement avec la complicité d'un état en déréliction, dont le représentant était à l'époque Charles le Simple, un "roi normal", donc, comme son surnom l'indique. Allors que Gérard avait porté haut et fort jadis l'étendard de l'exception culturelle française en brocardant dans une de ces célèbres chansons un non moins célèbre film de Steven Spielberg, le voilà qui revient en s'attaquant à la fête d'Halloween (et probable…

Where no one has gone before ? En vrai ?

J'ai enfin vu le dernier Star Trek, comme d'hab avec un poil de retard. Et comme d'hab avec ces Star Trek non pas nouvelle génération, mais nouvelle formule, j'ai des sentiments vachement mitigés.

Y a plein de trucs que j'adore : les acteurs sont très bien, l'interaction entre personnages fonctionne nickel (le tandem Spock/McCoy, par exemple, est un classique qu'on retrouve toujours avec plaisir) et surtout, y a des caisses de sense of wonder. Du coup, comme avec les précédents, j'ai passé un bon moment.

Et puis y a les trucs qui me gênent plus, comme le scénario assez convenu quand même, les scènes d'action/catastrophe déjà vues, les enjeux un peu faciles. Le scénario multiplie d'ailleurs les "fusils de Tchekov" prévisibles, (gadget alien, moto, radio) mais n'en file aucun à ce pauvre Pavel. Rien de tout ça ne torpille le film, soyons clairs, mais on se dit que bon, ça aurait pu mériter un peu plus d'affinage : rien que sur le…

Guy Lux, Fiat Lux et Fiat Uno sont dans un bateau

Dans la série des petites questions de logique qui me font marrer, en une époque où le fondamentalisme fait son grand retour, accompagné d'une lecture littérale des textes, j'en ai une à vous soumettre.

Dans la Genèse, Dieu crée le monde et tout ce qu'il contient et l'entoure sur un mode itératif. Dieu dit "que la lumière soit", et la lumière fut, vous connaissez la chanson. Parfois, il sculpte les choses en soufflant dessus : le mot pour "souffle" et "esprit" sont exactement le même à l'époque, et donc quand "l'esprit de Dieu se meut à la surface des eaux", on peut le lire comme quelque chose de bien tempêtueux. Et l'équivalence "souffle / esprit" se retrouve au moment où Dieu confère une âme à l'Homme en lui soufflant dans les narines.

Donc la question est la suivante : si Dieu crée le monde par la parole, en nommant donc les choses… et qu'il demande ensuite à l'Homme de nommer tous les animaux…

Dry bones

J'ai appris un truc rigolo, aujourd'hui…

Vous avez sans doute déjà vu ces photos très impressionnantes des cimetières d'avions dans l'Arizona et le Nevada, ces coins de désert où l'US Air Force range les zincs de réforme. On pourrait croire qu'elle aurait meilleur temps de les envoyer à la casse, mais non, elle les parque pour certains depuis des décennies. Parfois, les machines sont finalement remises en état, d'autres sont cannibalisées pour récupérer des pièces détachées qui ne se font plus (il paraît que ça couvre largement les frais de stockage, d'ailleurs), mais globalement le tout est laissé à pourrir. Si ça vous intéresse, il y a une très belle séquence là-dessus dans le film Baraka, de Ron Fricke (qui avait été le directeur de la photo sur Koyaanisqatsi et a poursuivi dans le même esprit).



Mais pourquoi ces décharges aériennes ?

Peur de laisser des secrets filer dans la nature, ou de voir des avions récupéré par des puissances pas amicales ? Pe…

Illumination matutinale

En fait, c'est en regardant les infos l'autre jour que je me suis avisé d'un truc que je crois fondamental :

La compétence de base que l'homme politique doit maîtriser en tout premier lieu, ce n'est ni la capacité à gérer des dossiers de façon intelligente, ni la connaissance des sujets dont il parle, ni la diplomatie, ni l'éthique, ni la délicatesse, ni le respect de la fonction, ni la retenue, ni le talent. Si nos hommes politiques disposaient de ces capacités là, je crois que ça se saurait.

En fait, la seule compétence particulière que je leur ai remarqué, c'est la capacité à s'emmerder pendant des heures. Regardez les infos, et comptez le genre de cérémonies à la con qu'ils doivent se fader à longueur de temps : hommage au collègue parti trop tôt, hommage aux victimes de telle ou telle catastrophe, inauguration de machin inutile dont ils ne comprennent pas la fonction, en dehors de recaser les copains dans des sinécures, réunions inter-truc ou i…

Le point trad d'octobre

Pas mal de traductions continuent à sortir avec ma signature quelque part dans les crédits. Donc, je fais le point sur les plus récentes.

Ce mois-ci, deux Warren Ellis chez Urban Comics : la suite de Trees, et surtout la réédition de ses vieux Stormwatch, série absolument fondatrice qui mêle politique, super-héros, SF et mauvais esprit. La quintessence d'Ellis, donc.

Et toujours chez Urban, la suite de Batman et Robin. Le mois prochain, toujours chez Urban, il y a la suite de Flash.

Chez Delcourt, Genius, un petit polar sympa sur une révolte des quartiers, puis la suite de SpawnRenaissance et le tome 5 de Star Wars Classics avec une chouette période de la série sous les crayons de Walt Simonson.

Chez Glénat, Shame, la trilogie de la honte est un chouette conte peint par Bolton. Le troisième Drifter sort bientôt, et le mois prochain il y a l'intégrale des strips de Betty Boop (strip au sens de bande dessinée, bande de voyous voyeurs !) dont j'ai assuré toute la partie qui n…