mardi 31 juillet 2018

Sous quels soleils exactement ?

Ce soir, c'était la conjonction avec Mars. De notre vivant, le moment où nous serons au plus proche de la planète rouge. Bon, ça fait quand même un bon paquet de millions de kilomètres, donc on ne la voit que comme une assez grosse étoile, mais ça valait le coup d'aller y regarder (bon, on restera très proches encore quelques jours, hein, vous pouvez essayer demain, il fera beau).

Du coup, j'ai pris mes jumelles et je suis allé dans un coin de mon patelin d'où on a une belle vue, et d'où l'on tourne le dos à la majeure partie de la pollution lumineuse. Et j'ai pris bien soin d'étudier une carte du ciel avant de partir.

Résultat des courses, ce sont quatre planètes que j'ai pu observer ce soir. D'Est en Ouest, Mars, Saturne, Jupiter et Vénus. C'est d'ailleurs la première fois que j'ai réussi à repérer Saturne à coup sur dans le ciel, j'étais content. Et j'ai peut-être vu (mais peut-être était-ce en fait un artefact dû à mon matériel pas forcément très puissant) un satellite de Jupiter.

Du coup je suis content. Je suis pas hyper fortiche pour nommer les étoiles, d'autant que les constellations sont pas mal bouffées par la pollution lumineuse, par chez moi, mais ce soir, j'ai repéré Arcturus sans coup férir et je commence à me débrouiller en planètes.

samedi 28 juillet 2018

Trop peur de la torpeur

Et voilà que l'on s'enfonce doucement dans l'été. Enfin, doucement… souvent les températures sont tout sauf douces. Mon bureau est devenu une étuve à faire suer un Finlandais.

Mais quand je sors dehors, c'est pire. Et je suis souvent déçu. Le moment où j'aurais voulu du beau temps, genre hier soir, pour monter l'éclipse à mes mômes, on a eu les seuls nuages de la semaine. Bien joué.

Je sors acheter des bières à la supérette, le type devant moi est un parfait sosie de Charles Bukowski, coupe de cheveux et joues grêlées incluses.

Et puis y a les moments où, pris d'un coup de folie ou victime d'obligations diverses, je dois m'infliger un voyage en train. Et donc être exposé à l'affichage en gare. Non, je ne veux pas parler des horaires incohérents, mais, une fois encore, de la publicité. Là, à l'arrêt en gare, j'ai vu une affiche dehors qui m'a estomaqué. Elle vantait fièrement un sirop contenant "85% de fruits". Or, il se trouve que dans une autre vie (quand on était jeunes, Jeff, tout ça tout ça), j'en ai fabriqué, des sirops. Et vous savez quoi ? Votre sirop de base, il contient à une vache près 66% de sucre, 33% d'eau et le reste en principe actif ou arôme, selon que c'est un sirop récréatif pour faire les cocktails ou un truc antitoux. Bien sûr, ça s'ajuste selon les cas, tout ça, mais la proportion de base est bien celle-ci, 2/3 - 1/3 et matériellement, les arômes, additifs et autres ne peuvent donc dépasser 10 à 15 % du total. 85% d'un sirop, c'est donc le sucre et la flotte, c'est ça le principe d'un sirop. Et c'est pourtant ce taux qui s'affichait en gros et en couleurs sur l'affiche, et hélas j'étais trop loin pour déchiffrer les petits caractères, en bas de l'affiche, qui m'auraient peut-être éclairé sur l'astuce trouvée par le fabriquant pour justifier ce chiffre fantaisiste. Et reste la question de la forme que prennent ces fruits. En général, c'est un concentré.

Une gare plus loin (voilà ce qui arrive, quand j'oublie de glisser un bouquin dans ma poche), mon attention est attirée par une autre publicité, se vantant cette fois d'avoir supprimé les additifs de ses jus de fruits. Là encore, ça vaudrait le coup de regarder les étiquettes, mais gageons que tout repose sur une définition bien restrictive du terme "additif". Car jamais on ne met industriellement un jus de fruit dans une bouteille sans s'assurer de sa conservation, et d'une couleur cohérente (et soutenue, pour un jus d'orange) d'un lot à l'autre. Donc, on est forcé d'y ajouter au moins un antioxydant et un peu de couleur. Parfois, c'est assez naturel, avec de la vitamine C pour le premier et du beta-carotène (provitamine A) dans le second, mais de toute façon, on ajoute toujours quelque chose. Et tout ce qu'on ajoute est, par définition, un additif (quelque chose qu'on additionne, comme son nom l'indique).

Bref, faut plus que je sorte de chez moi, en fait. Tout m'énerve, dehors.

vendredi 20 juillet 2018

Bishop takes queen

On pourrait croire (j'aurais pu le croire moi-même) qu'après avoir bouclé Howard P. Lovecraft, Celui qui écrivait dans les ténèbres (toujours en vente en librairie, dispo le 2 septembre en version anglaise aux USA), je n'en pourrais plus de l'œuvre tentaculaire d'HPL. Mais les circonstances veulent que je continue d'en bouffer, vu que je participe à la traduction du Je suis Providence de S.T. Joshi. Et puis, en rangeant la doc et l'étagère Cthulhu, je me suis avisé que je n'avais jamais fini le recueil L'horreur dans le cimetière, qui reprend une partie des collaborations d'HPL avec d'autres écrivains. Je m'étais arrêté juste après "La chevelure de Méduse", co-écrit avec l'autrice Zealia Bishop. J'ai donc attaqué celui des trois Bishop que je n'avais pas lu, "Le tertre", qui a bonne réputation auprès des amateurs. Et dans la foulée, j'ai relu les deux autres, "Méduse", bien sûr, mais aussi "La malédiction de Yig". La traduction de chez Pocket n'est pas extraordinaire, mais hormis sur des points de détails, passe pas mal.

"Méduse" est assez rigolo, très classique, et joue astucieusement sur le fait que le titre spoile déjà une partie de l'histoire. Par ailleurs, c'est une démonstration spectaculaire, s'il en était besoin, du racisme de Lovecraft qu'il tartine ici à grands traits.

De leur côté, "Yig" et "Le tertre", chose rare chez HPL (mais on peut y voir l'univers de l'autrice qu'il assiste), forment un diptyque, partageant un contexte (les territoires de l'Oklahoma) et même un personnage secondaire (la vieille mémé Compton). Le fond, ce sont de vieux mythes indiens complètement inventés par Lovecraft, même s'il les raccroche en cours de route à Quetzalcoatl et qu'ils pourraient évoquer aussi les hommes reptiles qu'affronte Kull, chez Robert E. Howard (même si les deux Howard ne commencent à correspondre que deux ans après la rédaction de "Yig"). Mais ce contexte change de façon sympa de la Nouvelle-Angleterre.

Le résultat n'est pas du très grand Lovecraft, mais reste très lisible (le twist de "Yig" est très bien, et il y a quelques fulgurances dedans), et au passage s'inscrit complètement dans le "mythe de Cthulhu", vu que la créature y est citée à plusieurs reprises sous la graphie "Ctulu". C'est intéressant, parce que Cthulhu n'est pas la cheville ouvrière de ce mythe, à la base, ce rôle revenant plutôt à Yog-Sothoth, mais HPL le réinjecte dans des textes qui ne sont pas publiés sous sa signature (il n'en est officiellement que le "réviseur") confortant son univers dans l'esprit des lecteurs avec cette astuce canulardesque.

Bref, j'ai complété ma culture dans ce domaine, et j'ai passé un bon moment, si vous avez l'occasion, je recommande.




Et sinon, j'ai profité de quelques TPBs récupérés à vil prix pour me relire tout le run de Carey sur Hellblazer, que je n'avais pas en entier jusqu'alors. Gros plaisir, avec Constantine qui s'en prend plein la tête (normal) et ses proches qui prennent encore plus cher que lui (habituel dans cette série). Plein de belles idées et de trucs bien malsains. Je vais peut-être me relire les Azzarello dans la foulée, tiens (oui, du coup c'est pas dans l'ordre, je sais).

mercredi 18 juillet 2018

Phase Deux

Bon, ayé, ça me pendait au-dessus de la tête comme une épée de Damoclès rouillée attachée à l'éthique d'un député LREM, et fatalement ça m'est tombé dessus : mon éditeur (loué soit son nom, tout ça tout ça) m'a renvoyé une version relue de mon prochain bouquin. Alors j'avais déjà eu des versions relues, mais par des ami.e.s qui m'avaient déjà déblayé plein de trucs, et aux remarques desquel.le.s je pouvais opposer parfois toute la morgue et la certitude de l'auteur avec un grand H (oui, ceux qui m'ont déjà vu en vrai et debout peuvent goûter cette blague nulle et éculée), mais là, non. Ce sont les mecs qui décideront ou pas d'envoyer le machin se faire coucher sur papier à grands coups de rotatives offset. L'affaire est donc sérieuse.

Et oh putain y a cinquante correctifs par page (ce qui fait un paquet de correctifs au total). Dieu sait que le bouquin a pourtant été pas mal retravaillé depuis son tout premier jet, mais ça surtout permis de débusquer les problèmes évidents : les gros pains de structure dus à des chapitres que j'avais décidé de déplacer, les grosses répétitions, les horreurs stylistiques. Maintenant, il reste encore des gros machins, mais aussi plein de trucs plus subtils.

Alors, à l'usage, j'ai appris à ne pas traiter tout de la même façon. Il y a des propositions de l'éditeur qui relèvent du détail et du bon, sens, concernant la ponctuation, notamment. C'est ce que j'appelle, dans mon jargon fleuri, le "branlage de virgule". Ça, c'est rapide. On valide à peu près toutes les propositions, telles quelles. Plus les coquilles de base, lettres oubliées ou rajoutées, ou confusionnées. Des broutilles.

Une fois ça traité, la masse des corrections a réduit de la moitié, voire des deux tiers. Je suis abonné aux phrases trop longues, trop alambiquées, etc, et cette phase est essentielle pour fluidifier le texte. C'est après que les choses sérieuses commencent. Parce que parfois, l'éditeur pose des questions. Ou se pose des questions. Et là, il peut y avoir plusieurs cas de figure, et ça prend du temps à déterminer auquel on a affaire, et comment y remédier.

Parfois, on tente un effet subtil et astucieux, et l'éditeur passe complètement à côté. Et là, c'est chaud. Est-ce que l'éditeur était mal luné et n'a pas vu, est-ce que l'auteur s'est cru plus malin qu'il n'était et n'a pas maîtrisé son truc, est-ce qu'il y a juste besoin d'une goutte d'huile dans les rouages pour que ça marche ? Est-ce que l'éditeur est une buse de ne pas avoir pigé ? Figurez-vous que ce dernier cas est sans doute le plus rare. C'est quand même son taf, à l'éditeur, et si lui, qui est censé s'y connaitre, passe à côté du machin, alors le lecteur de base, qui me lira peut-être dans le bus ou aux chiottes ou au lit après une journée harassante, passera à coup sûr à côté. Mais est-ce que c'est l'effet qui est en cause ou sa mise en œuvre ? Ha ! Voilà une question qu'elle est bonne. Et qui peut être une sacrée cause de migraines, croyez-moi.

D'autres fois, il y a des suggestions. Et souvent, figurez-vous qu'elles sont bonnes. Tout le truc est d'arriver à les intégrer sans déclencher des cascades de conséquences dans le récit ou pire, en tenant compte de ces conséquences. Car parfois, le plan "et si machin était un traitre depuis le début", s'il peut relancer le récit avec une efficacité épatante, implique de repartir en arrière et de semer quand même un ou deux indices subtils pour pas que la solution ait l'air tirée d'un chapeau (alors qu'elle l'est) et d'ailler de l'avant pour ne pas laisser de scories de la version précédente dans la suite du récit. Bon, en fait, souvent les suggestions sont bien moins dramatiques, mais j'aime bien gonfler le truc et jouer les victimes.

Après, je connais l'objection contre les remarques et suggestions de l'éditeur, au nom du respect de l'œuvre telle que voulue par l'artiste, etc. Alors oui. Et non. Comme je vous disais, rien n'est simple. Il m'est arrivé de batailler contre des suggestions éditoriales (surtout en BD). Et à juste raisons. D'autres fois, de m'y plier à la volée, parce qu'elles étaient de bon sens et amélioraient le récit. Parfois, de batailler contre des trucs, et de m'apercevoir au moment de la publication, qu'il aurait fallu que je dise oui, parce que les lecteurs n'entravent rien à ma petite astuce narrative subtile que je trouve d'une folle élégance, mais qui à l'arrivée est imbitable. Ça apprend l'humilité, ce genre de conneries. Mais que se passe-t-il, quand on apprend l'humilité ? Ben c'est simple, du coup on se prend la tête sur chaque suggestion.

Et puis pire, il y a mes propres idées qui me viennent à cette phase-là, et qu'il faut que j'intègre avec les mêmes difficultés que les suggestions, en courant le risque que l'éditeur préfère la version précédente.

Je disais pas plus tard ce matin à un pote auteur qui vit l'écriture comme une souffrance que moi, je prends mon pied en écrivant. Pas tout le temps, bien sûr, mais y a souvent des moments de grâce où je m'éclate, quand les mots coulent tous seuls, que les belles idées fusent et se matérialisent en phrases définitives… Je vis pour ces moments d'orgasme mental, c'est une came très puissante.

Mais comme toute came, y a la phase de redescente. Pour les toxicos à l'écriture dans mon genre, c'est cette étape indispensable, mais atroce, où je me demande pourquoi je continue à m'infliger ça. Auteur, c'est un boulot de gros cyclothymique de merde.

jeudi 5 juillet 2018

La valeur des chiffes face aux avaleurs de chiffres, à moins que ce ne soit l'inverse

Je suis content, ma fille a compris d'un coup la notion de "propagande silencieuse". Oh, de nos jours, la propagande est partout. il suffit de voir les dialogues de sourds autour de la directive européenne (finalement rejetée) sur le droit d'auteur. Avec d'ailleurs, dans ce dernier cas, une construction bien faux-cul d'emblée : comme elle entremêlait quelques avancées positives au milieu de grosses saloperies, ses critiques sont accusés (y compris par des vieilles badernes séniles comme Cavada, qui est la démonstration vivante des dégâts qu'induit le report perpétuel de l'âge de la retraite) de faire le jeu des grands groupes que pénaliseraient vaguement ces avancées. Bon, le filtrage automatique de tous les contenus n'est pas encore à l'ordre du jour, mais les réactions outrées au rejet de la loi démontrent bien que nous sommes face à un totalitarisme en voie de constitution.

Mais la propagande plus insidieuse dont je lui ai fait prendre conscience se dissimulait dans un jeu télévisé. J'étais en train de faire la popote, quand ma fille a mis en route la télé. Elle est tombée sur une émission où des gens devaient estimer des objets ancien. La propriétaire de l'objet en retraçait l'histoire, le sens familial, ce qu'il représentait pour sa grand-mère, etc. Mais à l'arrivée, la valeur du truc devait se résumer à une estimation chiffrée, à une somme d'argent.

Vous connaissez tous, j'espère, la petite phrase d'Oscar Wilde sur les gens qui connaissent "le prix de toute chose, sans en connaître la valeur", et bien on est pile là-dedans. Passé au rabot de l'estimation prix et valeur intrinsèque sont réputés être fondamentalement la même chose. Alors que c'est faux. L'estimation n'est que le prix que quelqu'un est prêt à mettre dans la chose mise en vente, et occulte plein d'éléments pas toujours quantifiables qui en font la valeur propre. (c'est d'ailleurs la seule chose qui fait tenir le fantasme de la loi de l'offre et de la demande, cette asymétrie qui permet de nier la valeur réelle de quelque chose, que ce soit un objet, un service, votre travail, votre intégrité même) pour la réduire à ce qu'un tiers est prêt à payer pour.

Un jeu télévisé, par ailleurs, c'est un divertissement. C'est un truc auquel on n'accorde qu'une attention moyenne, bien calé dans son canapé en attendant que la graille ait fini de cuire. On est dans un état de détente, de réceptivité. Vous savez, le fameux "temps de cerveau disponible". Si on n'en questionne pas la philosophie sous-jacente, on est foutu. Et maintenant, c'est bien plus insidieux que dans le Maillon Faible ou dans Koh-Lanta, avec ces "stratégies" médiocres de Lords Littlefinger en carton. Ça passe tout seul, c'est une version plus policée de ce show américain avec ces brocanteurs incultes qui passent leur temps à arnaquer les pauvres types leur apportant des souvenirs de famille. On voit bien que la négo est biaisée dès les départ. Et semaine après semaine, on voit la valeur historique, sentimentale, esthétique, écrasée par un prix calculé au plus juste. Bradée. Ne croyez pas que ça puisse vous former à la négociation : dans le travail, si vous en cherchez, vous êtes dans la position du mec qui amène un meuble de papy, une lettre de vedette vieille de cent cinquante ans, une rareté quelconque, et qui se fait plumer.

Cette idéologie n'est pas nouvelle mais s'est cristallisée de nos jours sous la forme d'un avatar bien crado, à base de comptables à cravate qui trouvent tout trop cher, sauf la répression des gens qui gueulent parce qu'on les malmène : le macronisme. Et toutes ces émissions débiles où tout se résume, à la finale, à une mise en concurrence dans tous les domaines (y compris le mariage et l'hospitalité, vous avez remarqué ? même le partage doit devenir intéressé et concurrentiel) et surtout à un montant en numéraire, ne font que l'inscrire insidieusement dans les consciences, à en faire une nouvelle normalité.




Tiens, ça n'a strictement rien à voir (ça va de soi), mais on trouve sur Youtube l'excellent documentaire Hotel du Parc, des reconstitutions d'interviews de cadres de Vichy (montées à partir de déclarations des personnes en question),  montrant la façon dont la Révolution Nationale avait trouvé des relais dans tout un tas de milieux qui y trouvaient leur compte…

mercredi 4 juillet 2018

Quelques trads avant l'été

Ah, j'ai eu dans ma boite quelques bouquins que j'ai traduits.

La petite gâterie, en ce moment, c'est Jimmy's Bastards, la nouvelle série de Garth Ennis. Si vous avez aimé The Boys, ce truc est pour vous. C'est la version James Bond. Qui pose la question lancinante : à force de baiser puis d'abandonner toutes les femmes qu'il croise, le héros de film d'espionnage n'a-t-il pas créé toute une légion de mômes qui lui en veulent ? C'est trash et drôle, et comme souvent chez Ennis, beaucoup plus fin qu'il n'y paraît au premier abord. C'est chez Snorgleux, éditeur marseillais hyper sympa.

Lazarus, chez Glénat, arrive à son tome 6. Cette excellente série d'anticipation se permet un détour, un petit point sur la guerre commencée quelques pages auparavant, vue non pas par l'héroïne, le Lazare du titre, mais par les gens normaux, les journalistes, bidasses et parents de cet univers glauque qui nous pend au bout du nez si l'on n'y prend pas garde.

Chez Delcourt, deux rééditions de Star Wars, le Classics 8 avec des vieux comics Marvel très sympa, et surtout la compile des bandes quotidiennes signées Russ Manning, dont le dessin élégant est toujours un bonheur à regarder. Et le tome 16 de l'intégrale Spawn. On ne va pas tarder à boucler la boucle avec les épisodes de la Saga Infernale.

Le deuxième The Authority contient des épisodes que j'ai traduits, n'hésitez pas à essayer Bruce Wayne, meurtrier et fugitif qui met notre héros dans une drôle de posture, et si vous aviez raté les Batman de Morrison et les Batman & Robin de Tomasi et Gleason, une intégrale est en cours. Et tout ça c'est chez Urban.

Chez 21g (maison où je suis également auteur), j'ai traduit la bio du Dalaï Lama, en tout cas un bouquin qui retrace sa jeunesse jusqu'à son exil. Sans doute un peu trop hagiographique (et ça glisse pudiquement sur deux trois événements de l'histoire tibétaine qui montrent que la situation est un peu plus complexe qu'annoncé) mais ça permet de resituer un peu tout ça.

Voilà pour les traductions. Et ma nouvelle dans le Novelliste sortira fin août, vu que la revue a un chouille de retard. Et sinon, j'ai deux articles dans le Geek le Mag de ce mois-ci (un sur les rapports entre science et fiction dans la SF, l'autre sur l'Atlantide avec de vrais morceaux de slip de Patrick Duffy dedans) et la Gazette des Etoiles n°12 ne devrait pas tarder à sortir, avec à nouveau d'authentiques articles d'époque réalisés avec mes petits doigts.