dimanche 28 août 2016

Reviendu

Ayé, reviendu d'une petite quinzaine de jours au vert, ce qui m'a permis d'avancer sur mon prochain roman (j'en ai largement dépassé la moitié, à présent), d'aller dédicacer à Rennes (je recommande la petite buvette du parc du Thabor, on y mange très bien) (et ils ont des canards à houppette dans le parc, genre des canards Don King et Donald Trump, c'est absolument ridicule, faut voir ça une fois dans sa vie), mais aussi d'aller nager un peu, de mettre au pillage quelques bouquinistes (et du coup de me péter le dos en traînant la valise au retour).

Bref, c'était cool.

Et comme toujours dans ces cas-là, j'en ai profité pour bouquiner.

Mon Alexandre Dumas d'été, cet année, ça aura été le Chevalier d'Harmental, récit d'une conspiration foireuse contre le Régent Philippe d'Orléans (et dès qu'on connaît un peu l'histoire de la Régence, on sait que la combine n'a pas pu fonctionner, et du coup ça se lit un peu comme un Dortmunder). Très sympa et distrayant, avec un personnage secondaire de vieux capitaine sur le retour qui a un côté presque proto-Alatriste, si Alatriste avait été le fils de Porthos. Factoïde amusant : un conseiller cité une fois s'appelle Chirac, et une mère maquerelle qui loge un des personnages s'appelle la Fillon.

Je n'avais jamais lu le Journal d'un vieux dégueulasse, de Bukovski. C'est à présent chose faite. Une espèce de galeries de portraits et d'anecdotes passés en rubrique dans une revue. De gros moments de dinguerie, par un type qui s'y est toujours entendu à décrire des gueules de bois de compétition.

Relu un Hawking, pour m'apercevoir que, quand même, ma compréhension de la physique moderne a fait quelques progrès depuis que je l'avais lu une première fois il y a vingt ans, celui-là.

Potassé les Lettres d'Arkham, un petit recueil de correspondances de Lovecraft sorti il y a une éternité chez Glénat.

Lu les Onze Mille Verges, d'Apollinaire. Bon, c'est rigolo dans la démesure sadienne. Ça a dû bien choquer le bourgeois à l'époque, et ça doit continuer, c'était visiblement fait pour, avec une absence de finesse qui force l'admiration. Ça m'aura au moins appris le mot "mousmé".

Trouvé un exemplaire de Z comme Zorglub dans un coin de la baraque où je logeais, et ça m'a permis de le relire.

Et puis voilà. Des vacances un peu light en lecture, du coup (le Rivage des Syrtes était sur ma pile, ça fait longtemps que je voulais le lire et il traînait sur une étagère, mais j'ai pas eu le temps et ce sera pour les prochaines vacances, du coup).

mercredi 24 août 2016

En fait, je crois que je préfère le café crème au café philo

Je n’ai mis qu’une seule fois dans ma vie les pieds dans un « café philo ». C’était venu comme ça, parce que ça n’était pas loin de chez moi et que les mamies qui fréquentaient la librairie où il m’arrivait de bosser à l’époque m’y avaient encouragé, soit que les remarques que je pouvais faire au boulot leur semblaient pertinentes, soient qu’elles aient voulu renouveler le cheptel de l’événement en proposant des gens un peu plus mordants.

Alors il faut savoir que je n’ai jamais été un gros consommateur de philosophie. J’ai mis le nez dedans à plusieurs reprises, bien sûr, et sans doute avec profit pour mon âme, mais je ne me suis borné qu’à picorer dans quelques auteurs qui me semblaient pertinents pour moi : les Lumières, Nietzsche, quelques antiques, quelques médiévaux. Pour le reste, Kant et Wittgenstein m’ont semblé profondément imbitables, Platon m’a horrifié (j’ai dans l’idée que ce type était humainement un sérieux connard, et probablement, sur le plan politique, un genre de nazi) et ce que j’ai retenu d’Aristote, c’est surtout la Poétique, qui sur le fond continue à être pertinente, mais dont les charges misogynes, entre autres, me font hurler de rire. Sérieux, c’est bien, la Poétique, n’hésitez pas à y mettre le nez, et à y projeter vos formes narratives favorites, quitte à faire le tri après. Après, plein de trucs que j’ai pu lire peuvent relever de la philo d’un certain point de vue, mais me semblent plutôt concerner la politique ou la théologie, et je ne les range du coup pas dans cette catégorie. Le Contre les Galiléens de Julien l’Apostat est probablement un peu de la philo (et une défense de la philo), mais j’y lis bien des choses autres. Pareil, n’hésitez pas à lire ça, ça demeure curieusement actuel, et du coup ça renvoie dos à dos les calotins de toutes obédiences. Quant à Bakounine ou Thoreau, est-ce encore de la philo ? Et Arendt ? Je connais des gens qui pensent que oui. D’autres que non. Et on ne peut pas dire que j’aie vraiment fréquenté les contemporains ailleurs qu’en talk-shows. Je trouve souvent plus de grande philosophie dans certaines pages de Céline, de Bukowski, de Borges ou de Lowry (et qui tous auraient eu le bon goût de tiquer si on les avait qualifiés de philosophes) que chez BHL ou Ferry. C’est curieux, non ? Et si j’aime bien Onfray, je suis d’autant plus inquiet de sa posture iconoclaste qu’elle m’est immédiatement sympathique, or j’ai tendance à me méfier des gens qui sont trop souvent d’accord avec moi, ou qui démolissent trop vite : ils ne m’apprennent pas forcément grand-chose. Après, les quelques philosophes estampillés que j’ai eu l’occasion de rencontrer (mais c’était par la suite), s’ils m’ont semblé charmants, m’ont globalement parus hors du coup, soit qu’ils énonçassent des platitudes bien emballées, soit qu’ils s’attachassent à des détails me semblant pour ma part que d’une signification purement anecdotique (note à moi-même : arrêter de faire le mariole avec la conjugaison, je ne suis pas certain que ça apporte grand-chose à la démonstration, si tant est que cela en fusse une).

Bref, je n’étais probablement pas armé correctement pour ce qui s’est ensuivi.

La salle de l’étage d’un des rades du coin (rade que je ne fréquentais guère, le trouvant esthétiquement impersonnel et humainement glacial) (y avait à trois cent mètres un petit boui-boui tenu par une espèce de gitan qui m’était beaucoup plus sympathique, sans compter le pub irlandais à l’autre bout de la rue, et le PMU qui avait un rayon presse correct) abritait donc tous les quelques dimanches un café philo, animé par un type dont je ne me souviens plus des lettres de marque mais qui tenait plus de l’animateur de talk show de fin de soirée sur une chaine éteinte que du philosophe, mais peut-être est-ce que je ne connais que couic en philo et que je me fais des idées sur ce à quoi doit ressembler un philosophe ou assimilé, allez savoir.

Je crois me souvenir que la discussion tournait autour de la réalité ontologique du mal, ou l’une de ces vieilles tartes à la crème des débats éthiques et moraux qui ne sont décidables qu’à condition d’adopter a priori un point de vue tranché reposant sur des bases axiomatiques arbitraires (vous avez vu hein, comme je parle bien le philosophe, quand je veux ?).

De braves dames ont occupé le terrain en agitant le spectre du relativisme moral, nonobstant le fait que se poser la question en termes de morale revenait à tomber dans des critères arbitraires, et donc à valider en creux le relativisme subséquent.

Vint mon tour de parler.

Plutôt que de me lancer dans de plates considérations comme celles que s’infligeaient mutuellement les rombières, je décidai de repartir à la racine du dossier, et aux premiers textes évoquant le problème il y a trois ou quatre millénaires de ça à Babylone (le livre de Job, avec son allure de faux dialogue platonicien, était une remise au goût de l’époque de ces vieux traités akkadiens), en un temps où la morale était essentiellement une pratique rituelle basée sur une notion de pureté pas encore poussée à l’absolu (les babyloniens ne raisonnaient jamais en termes d’absolus abstraits).

Ayant constaté à l’occasion des interventions précédentes que le temps d’attention maximal de l’auditoire était limité, je décidai exceptionnellement de faire court et synthétique (pas à la babylonienne, donc, les babyloniens palliant à l’absence de règles fondamentales absolues par la multiplication des exemples probants).

Ça n’a pas suffi. Les mamies n’y ont rien bité, et j’ai eu droit à un démontage en règle sur le ton du comparaison n’est pas raison (je ne comparais rien, je me contentais de débobiner l’écheveau jusqu’au bout de fil le plus lointain, pour remonter la discussion dans l’ordre) et que je faisais du Voltaire ou du Montesquieu de Prisunic (ce n’est pas l’expression qu’elles ont employé, je vous rassure, mais ça revenait à ça). Bref, j’étais hors-sujet, crime suprême, alors qu’il me semblait bien que sur ce problème précis, c’était la grille de lecture morale qui était à côté de la plaque, la morale ne se construisant qu’après, une fois que le mal en tant que tel avait été défini. Comme dit le serpent d’Eden, c’était à se la prendre et se la mordre.

C’était reparti comme en 14 et on ne définissait plus les méchants que par rapport aux gentils, et la petite mamie qui m’avait encouragé à venir était désolée pour moi (elle était lectrice avide de Steiner, je crois me souvenir, mais je n’ai pas été bien loin dans la lecture de Steiner, pour ma part, faudrait peut-être que je réessaie).

En tout cas, je n’y suis jamais retourné. Sous prétexte officiellement que l’horaire ne me convenait que moyennement : dix heures et demie le dimanche matin, ça fait bien au moins deux heures que je bosse, en général, pissant du texte pour les éditeurs qui en veulent bien.





mardi 23 août 2016

Rappel

C'est demain que je dédicace à Rennes, à la librarie Critic, 19 rue Hoche à Rennes, à partir de 16 heures.

Ce sera suivi, en soirée, d'un petit raout au bar l'Heure du Jeu, 11 boulevard Magenta, toujours à Rennes, et à partir de 20 heures.

Qu'on se le dise, amis Bretons !

Jésus, reviens ? (air connu)

Toutes les quelques années, il m’arrive de m’infliger un séjour sur les bancs d’une église, soit à l’occasion d’un enterrement, soit à celui d’un mariage. Cette fois-ci, c’était mariage, une occasion plus agréable, et comme dans ce dernier cas on n’a pas trop l’esprit occupé par la tristesse ou le regret (à moins d’avoir été à un moment où à un autre vaguement amoureux de la mariée, ce qui n’était pas le cas ici), on a le temps de prendre la mesure du temps qui passe et des caractéristique de ce lieu si peu familier pour les gens qui comme moi font profession d’hérésie.

Assis sur mon banc, j’avais donc tout loisir d’observer ce qui m’entourait. Dans une église, je suis toujours frappé par le côté bric-à-brac, l’empilement de couches de significations qui se matérialisent sous la forme d’objets non pas du culte, mais de la dévotion, ce qui n’est pas tout à fait (je crois) la même chose. Démultiplication des statues de la vierge (en contemplation, à l’enfant, ou tout autres systèmes de signes associés à la représentation de la Vierge), portraits de papes aux couleurs plus ou moins fanées selon le millésime, ex votos et tableaux naïfs, mobilier reprenant à son compte l’esthétique des flèches ouvragées des cathédrales.

Le tout, même le bois polychrome, se trouve noyé dans une couche de grisaille qui n’est pas le seul fait de la poussière, pourtant omniprésente. Il y a là, à l’œuvre, quelque chose de bien plus essentiel. L’ouverture ogivale est taillée et conçue pour laisser déferler la lumière, mais encore faut-il que le soleil se montre, qu’il se présente sous le bon angle et darde ses rayons au bon moment. Or, l’horaire des messes ne saurait se plier aux caprices de la météo ni à la lente dérive de l’heure solaire par rapport à l’heure des hommes. Et puis il faut dire que vouloir faire du pseudo gothique, mais le réaliser en granit noir n’aide pas à la bonne répartition des lumières dans le bazar. Cette tension vers le haut et la lumière, mais renvoyée dans les cordes par les contingences de ce genre, c’est peut-être la métaphore la plus achevée de l’église qu’il m’ait été donné de voir à ce jour.

Ayant fait le tour du décor, je peux me concentrer à présent (s’il est possible de se concentrer au rythme bizarre des veuillez vous lever, veuillez vous asseoir, relevez-vous, assis, et ça chante, et ça parle, et ça psalmodie) sur l’environnement sonore. Il va de soi que des génies comme Bach ou Mozart, capable de transcender la liturgie, ne courent pas les rues et qu’on ne saurait les mettre à contribution à tout coup. Le problème, c’est que le reste du temps, la musique et la pauvre psalmodie demeurent très plates. Pis encore, si le cantique est censé être un chant, je trouve assez dommage qu’il n’ait aucune rime ni métrique, et que les répétitions abondent sans toujours être justifiées par les formes antiques indiquant la majesté. Mais là encore, le sacré ne saurait sans doute se plier aux basses règles de l’esthétique humaine et de la prosodie, ce serait le rabaisser, donc tant qu’à le rabaisser, autant le faire uniquement par le truchement de la seule médiocrité humaine, au moins c’est symboliquement cohérent.

La pulsion esthétique peut (à bon droit, si l’on en croit certains penseurs médiévaux et autres Pères de l’Eglise) être vue comme une tentation satanique pour l’homme de s’élever au-dessus de sa condition, une forme de tour de Babel. A moins d’assimiler Dieu à un principe d’esthétique à l’échelle universelle, mais ce serait se vautrer dans un mysticisme qui n’est pas encouragé par le cadre. C’est dommage, parce que ce Dieu esthétique de certains mystiques me semble plus noble que le vengeur grondant qui se préoccupe de ce que vous mangez et dans quoi et comment vous trempez votre biscuit. Sous d’autres latitudes, certains soufis semblent pourtant l’avoir parfaitement compris, et des mecs comme Nusrat Fateh Ali Khan (pour citer l’un des plus connus) auraient de leçons de psalmodie à donner à ces dames patronnesses et au curé, dont le sourire évoquant celui du High Sparrow avait tendance, je ne sais pourquoi) (en fait je sais mais je ne veux pas spoiler ceux qui auraient du retard dans certaine série) à me mettre légèrement mal à l’aise.

Je parlais plus haut de bric-à-brac, et l’impression est confirmée par le cœur de l’événement : l’ostentation des espèces de l’Eucharistie. De base, le Christianisme se résume d’un point de vue purement rituel à ce seul sacrement, en dehors de celui, initiatique, de l’entrée dans la communauté qu’est le baptême, et à la prière dite du Notre Père. Ce sont les seules choses instituées par Jésus (avec éventuellement le lavement des pieds, mais c’est peut-être une parabole, de la prophétie en acte comme on en trouve traditionnellement chez Ezéchiel et d’autres), tout le reste n’arrivant qu’ensuite, essentiellement via Saint Paul qui a un peu reformaté et codifié tout le bouzin.

Sur le fond, c’est pourtant simple, le partage du pain et du vin étant une Communion assez classique (comme les banquets de cheval des anciens Scandinaves ou la consommation rituelle d’amanite tue-mouche en Sibérie) renvoyant d’une part au droit le plus sacré du monde Antique, celui de l’hospitalité, et le métaphorisant pour en faire un symbole communautaire, celui des ceux que le Christ accueille en sa demeure. C’est un très beau symbole, et au départ, tout chrétien pouvait semble-t-il donner la communion, tout comme tout chrétien pouvait baptiser le nouveau converti. Ce n’est qu’après, comme je le disais, qu’ont été institués les diacres, vicaires, évêques et tout ce bric-à-brac de hiérarchies et de protocoles qui ne font qu’éloigner le fidèle des notions de base, celles qui sont répétées dans le Credo mais jamais explicitées par ailleurs, parce qu’elles constituent une axiomatique, et que revenir dessus ne ferait que les rabaisser. Trop d’église tue l’église, et le fait que Vatican II demande désormais à l’officiant de faire face à ses ouailles plutôt qu’au chœur n’y change sans doute pas grand-chose.

Mais tout est là pour maquiller l’archaïsme originel de certaines notions. L’Eucharistie, rituel d’hospitalité, dont le sens est confisqué par la hiérarchie comme l’est le vin de la coupe. Et dans le Credo, la notion pourtant centrale du sacrifice, qui n’est plus soutenue par l’appareillage rituel du vieux fond judaïque (et plus globalement antique) et ne repose donc plus sur rien, puisque l’appareillage éthique a entretemps changé : le sacrifice humain, fusse-t-il celui d’un homme-dieu, est incompatible avec le concept de Dieu d’amour (et les Chrétiens se sont si tôt coupés de leurs racines qu’ils n’ont pas compris, ou refusé de comprendre, que si sacrifice rédempteur il y a, alors c’est forcément de la pendaison de Judas qu’il s’agit, c’est la seule construction qui puisse être cohérente avec les anciens rites du Judaïsme du Temple).

Du coup, tout comme d’ailleurs le rituel de la messe, je me retrouve le cul entre deux chaises : mon passif et ma formation me conduisent à porter ma préférence sur deux manières contradictoires de concevoir le fonctionnement de la liturgie chrétienne.

Soit en l’épurant et en allant vers la sécheresse austère des Protestants, qui a le mérite de se débarrasser du bric-à-brac et devrait permettre d’aller à l’essentiel (spoiler : en fait, ça ne marche pas non plus, parce que ça n’arrive pas pour autant à dégager une esthétique du simple), soit en acceptant la démesure rituelle et ostentatoire du rite grec, qui essaie de transcender le bazar en assumant complètement l’écrasement du fidèle par la magnificence (mais faut vraiment aimer le bric-à-brac clinquant poussé jusqu’aux extrémités les plus lointaines du baroque). Avec son entre-deux poussif, le rite romain m’évoque ce passage de l’Apocalypse : « Parce que tu es tiède, je te vomirai de Ma bouche ».

Plutôt que l’amour de Dieu, voilà les réflexions que fait naître en moi le déroulement de la messe, ce qui n’est pas, en principe, le but de tout ce cérémonial. Je dois pas être taillé pour ça, la greffe ne prend jamais. Je me dis que si jamais me venait une pulsion du genre faire mon retour à Dieu, il suffira d’une messe pour m’en guérir.

dimanche 7 août 2016

"Et puis, y a l'autre" (air connu)

Dans mon rêve de cette nuit, un type me faisait remarquer que dire qu'Eschatôn était mon premier roman était une contre-vérité, puisque j'en avais déjà publié un auparavant.
Et je me tapait le front en disant "mais oui, t'as raison, comment ai-je pu l'oublier ?" et je cherchais alors un exemplaire de ce machin en m'en rappelant des bribes. C'est qu'en plus, ça avait l'air pas mal, un truc de SF, aussi, mais vachement plus classique, avec ce qui semblait être un complot complexe, un héros charismatique, une scène de baston spatiale mémorable…

Et puis je me suis réveillé.

Pris d'un doute, je suis descendu dans ma bibliothèque et j'ai vérifié. Non, ce bouquin n'existe pas et n'a jamais existé (et si j'ai, en fait, écrit et terminé deux autres romans il y a quelques années, c'étaient des polars et je n'ai pas l'intention de les diffuser ni maintenant ni jamais). Mais merde, ça avait quand même l'air pas mal. Et bien entendu, je suis incapable de m'en rappeler d'autre chose que des deux lignes d'impressions que je vous ai balancées ci-dessus. Chier. Je déteste rêver de livres qui n'existent pas si c'est pour en oublier le contenu dès que j'ouvre l'œil.

vendredi 5 août 2016

Vite fait

J'en parlais hier, et le papier est déjà en ligne :

http://www.lepoint.fr/pop-culture/cinema/le-syndrome-suicide-squad-ou-la-fin-des-vrais-mechants


Par ailleurs, si vous traînez vos bottes en Bretagne à la fin du mois, je rappelle la dédicace prévue le 24 à la librarie Critic à Rennes !


(et continuez à voter, hein)

jeudi 4 août 2016

Le mois des Augustes, c'est pas le moment de faire le clown

Voici, après une fin de semaine dernière qui confinait au n'importe quoi frénétique, qu'on s'enfonce peu à peu dans la torpeur estivale, torpeur causée autant par les bouffées de fortes chaleurs sporadiques que par le Pastaga de saison, une tradition à laquelle je me refuse de déroger, parce que bon.

J'avance sur des traductions, j'avance sur des textes à écrire, j'avance sur de menus travaux à la maison, mais tout ça à un train de sénateur arthritique sous xanax (pléonasme). J'en profite aussi pour rattraper mes retards de lecture (et je potasse de la doc, aussi, en ce moment ce sont les mémoires de Louis Adhémar Thimothée Le Golif, dit Borgnefesse, un capitaine flibustier), et je n'ai même pas encore attaqué mon Alexandre Dumas estival, et pour tout dire je ne l'ai pas sélectionné non plus. Ah, et ce matin j'ai répondu à une interview, parce que ça aussi, c'est une tradition désormais, dès qu'un film de super-héros (ou de super-vilains, dans le cas présent) sort, maintenant les médias viennent demander son avis à l'onc'Niko, même s'il ne l'a pas encore vu. Quand je vous dis que je suis le Michel Chevalet des super-slips…

Et je ne regarde plus les infos. Entre les abrutis vociférants, le désastre sanitaire annoncé des JO (pour le désastre éthique, de toute façon, on ne se fait pas d'illusion : si le CIO n'a pas connu les mêmes scandales que la FIFA, c'est qu'ils doivent arroser de meilleurs protecteurs, c'est tout) et la médiocrité des marronniers des vacances, je suis quasiment à la diète médiatique.

Un peu de boulot intéressant, un peu de Pastaga, un peu de bons bouquins. Mon image du bonheur.






Par ailleurs, de vils faquins m'ont projeté dans le monde de la démocratie, en demandant l'avis du public tels un Jean-Pierre Foucault moyen. C'est pourquoi je vous invite à vous rendre à cette adresse : https://lafaquinade.wordpress.com/2016/08/02/news-20-2-8-16-votation-prix-exegete-2016/ pour non pas mettre votre bulletin dans l'urne, les faquins sont modernes, mais pour cliquer un bouton de vote, de préférence pour Eschatôn (même si je m'en voudrais de vouloir vous influencer. si vous préférez un autre des candidats au prix, libre à vous de voter pour lui, je ne suis pas Kim Jong-Trois, non plus) (mais idéalement, hein, Eschatôn quand même).