mercredi 29 janvier 2014

Replay, Replay, c'est pas la nana qui butait des aliens ?

Ayé, ils ont collé le Toku Show en replay, cette émission à laquelle j'avais participé sur J-One, où l'on parlait de mangas, de cosplay, de mangas de fesse, de Mein Kampf et de plein de trucs.






Je rappelle que je serai dès demain, dans le cadre du Festival d'Angoulème, en conférences au Conservatoire, dans l'amphi Brassens :

Jeudi 30 janvier à 14 heures : La représentation du Moyen-Âge en BD.
Ce n'est pas une conférence exhaustive cherchant à parler de toutes les BDs à thème médiéval, mais un sujet sur les problèmes de représentation d'une notion floue et largement mythifiée.

Vendredi 31 janvier à 11 heures : Les super-héros vont-ils dans le mur ?
C'est un débat que j'anime, avec des intervenants de haute volée : Xavier Fournier de Comic Box, Xavier Lancel de Scarce, et Jean-Marc Lainé de... Des Livres de Monsieur Lainé.

Samedi 1er février à 19 heures : La représentation du Moyen-Âge en BD.
Reprise de la conférence du jeudi. Comme les années précédentes on a souvent été amenés à refuser du monde, la plupart des conférences ont été programmées deux fois cette année.

mardi 28 janvier 2014

à noter dans les tablettes

Tiens, Glénat fait une offre découverte pour les albums en numérique à 99 centimes. Il se trouve que le premier Burton est dans le lot jusqu'au 9 février.

Si vous êtes équipé pour, voilà les liens :

Itunes
Numilog
Iznéo
Comixology

vendredi 24 janvier 2014

Toute une histoire

Lors de ma pause post-prandiale, je suis tombé sur un épisode d'Une autre histoire de l'Amérique, la série documentaire d'Oliver Stone. Dans le cas présent, l'épisode consacré aux années Truman, aux débuts de la Guerre Froide et de la Chasse aux Sorcières.

C'était tout à fait intéressant, mais ça m'a fait un effet curieux.

Curieux parce qu'il y a quelques jours, j'avais lu une interview d'Oliver Stone où il évoquait justement ce projet. Et expliquait qu'il s'était lancé là-dedans parce que dans sa jeunesse, l'école lui avait fait subir un véritable lavage de cerveau. Sa série était donc pour lui un moyen de recontextualiser ce qu'il avait appris, et de remettre sous le feu des projecteurs les non-dits de l'histoire du vingtième siècle telle qu'on la lui avait apprise. Stone veut réveiller les conscience, et balayer pas mal de mensonges, omissions et demi-vérités.

C'est tout à fait méritoire. Je soutiens bien entendu la démarche. D'ailleurs, le truc est très bien fait, on le sent sans doute un peu orienté (les conclusions sur l'utilisation de la peur en politique sont une belle torpille dans les dents de la conception américaine des relations internationales), l'utilisation des archives est habile, la construction efficace, mais... Mais à titre personnel, je n'y ai rien appris de nouveau, ou très peu.

Et en creux, du coup, se pose la question de la façon dont on apprend l'Histoire aux Américains. En France, on sait que ça déconne un peu, l'enseignement de l'Histoire. Je me souviens de ce que j'ai étudié, et je vois ce qu'on apprend à mes mômes, et je vois le décalage avec ce que je sais. Je vois les raccourcis, les zones aveugles, les bidouilles. Une partie de ma conférence de la semaine prochaine évoquera ça, d'ailleurs. Mais voir ce doc m'a conduit à m'interroger. Tout ce qu'il évoque, les opérations de la CIA en Italie pour peser sur les élections, la façon dont le Plan Marshall a été dévoyé, l'attitude de l'URSS et les provocations dans sa direction... C'est vraiment nouveau pour l'Américain moyen ? C'est quand même inquiétant.

à côté de ça, peut-être que ça vaudrait le coup qu'on nous sorte une série du même genre sur notre propre histoire, qui évoque comment les cadres de la Cagoule ont été recyclés et par quelles entreprises, les enjeux de politique intérieure de la Décolonisation et ainsi de suite.





PS : ça n'a rien à voir, mais on m'a signalé que la série Christophe Colomb avec Gabriel Byrne, que j'avais adoré quand j'étais gamin, était sortie en DVD, contrairement à ce que je croyais. J'en garde un super souvenir. Si c'est votre cas aussi, ou si vous voulez voir une bonne série historique avec un super casting, faites-vous plaisir :


mercredi 22 janvier 2014

Rappel conférences, débats et dédicaces

La semaine prochaine, c'est Angoulème.

J'y serai comme tous les ans en dédicaces sur le stand des éditions La Cafetière, qui seront avec le MOTIF, ce regroupement d'éditeurs de la région parisienne, bulle New York.

Je serai aussi en conférences au Conservatoire, dans l'amphi Brassens :

Jeudi 30 janvier à 14 heures : La représentation du Moyen-Âge en BD.
Ce n'est pas une conférence exhaustive cherchant à parler de toutes les BDs à thème médiéval, mais un sujet sur les problèmes de représentation d'une notion floue et largement mythifiée.

Vendredi 31 janvier à 11 heures : Les super-héros vont-ils dans le mur ?
C'est un débat que j'anime, avec des intervenants de haute volée : Xavier Fournier de Comic Box, Xavier Lancel de Scarce, et Jean-Marc Lainé de... Des Livres de Monsieur Lainé.

Samedi 1er février à 19 heures : La représentation du Moyen-Âge en BD.
Reprise de la conférence du jeudi. Comme les années précédentes on a souvent été amenés à refuser du monde, la plupart des conférences ont été programmées deux fois cette année.


C'est pas tout :

Vendredi 7 février à 18 heures (normalement. l'horaire n'as pas encore été confirmé), je participerai à la soirée de présentation de la nouvelle formule de Fiction, vénérable revue de SF dans laquelle j'anime une rubrique régulière à partir du numéro qui sort d'ici la fin du mois.
Ça se passera aux Caves Alliées, 44 Rue Grégoire de Tours.

EDIT : c'est finalement à 19 heures 30.

Le dimanche 9 février, je ferai un saut au Paris Manga & Sci-fi Show, et j'y serai sur le stand des Moutons électriques, pour dédicacer du Fiction, du Apocalypses et du Mythe et Super-héros. C'est Porte de Versailles, Hall 3.

mardi 21 janvier 2014

Top qualité, top crédibilité

Formidable, le ministère de la Culture va se doter, en partenariat avec l'INA, d'un outil permettant enfin de juger de la qualité de la télévision dans notre beau pays.

On ne peut qu'applaudir des deux mains à cette volonté de...

**insérez ici un bruit de disque 33 tours qu'on arrête sur la platine**

Attendez une seconde…

On parle quand même du même ministère de la Culture qui, il y a à peu près un an, a tenté de coller la Légion d'Honneur au père Tardi, sans comprendre qu'il ne pouvais pas faire autrement que de la refuser. L'histoire s'était terminée, d'ailleurs, par une médaille, mais c'était celle de Chevalier des Arts et Lettres décernée à Pénélope Bagieu*. On sent les stratèges de haute volée.

Du coup, on regarde d'un peu plus près le dispositif.

Et ça passera par des enquêtes de satisfaction des téléspectateurs. Avec des questions sur "suivent-ils l'émission jusqu'au bout ?", "sont-ils assidus ?" et ainsi de suite.

Donc avec un système pareil, tout dépendra de la composition du panel. S'il est complètement représentatif du public, les talks-shows-débiles-d'access-prime-time-avec-comiques-snipers, les émissions-de-télé-réalité-qui-suivent-des-citoyens-lambda-affligés-de-surpoids-de-complexes-et/ou-de-troubles-érectiles et autres programmes-voyeurs-avec-Christophe-Hondelatte-qui-s'habille-comme-le-commissaire-Moulin-mais-parle-comme-le-Schtroumpf-à-lunettes ont encore de beaux jours devant eux.

Et ce sera payé par nos impôts.

Consultée par le ministère, le docteur Scully
exprime son opinion en effectuant le geste dit "de la Quiche"







*Attention, hein, je n'ai absolument rien contre Pénélope Bagieu. Ni à titre personnel, je ne la connais pas, ni à titre professionnel, je ne suis pas dans le cœur de cible de son travail mais je reconnais tout à fait sa pertinence dans son domaine. C'est juste que mettre Tardi et Bagieu dans le même sac, c'est un peu comme mettre Mike Tyson et Darry Cowl sur le même ring pour un combat à la machette, c'est rigolo mais voilà, quoi.

lundi 20 janvier 2014

Looking for Stanley

J'ai commencé à me regarder ça ce soir. Pas le temps de regarder jusqu'au bout, mais c'est très intéressant. Je le poste là surtout pour pouvoir le retrouver facilement. Oui, vous allez me dire y a les bookmarks du logiciel, pour ça, mais justement, là j'ai tellement bookmarké de trucs que c'est le bordel. Et puis bon, autant en faire profiter ceux que ça intéresse.





PS : Oh pinaise.... Ils ont vraiment utilisé la musique de la séquence de la porte des étoiles, dans 2001, pour faire la bande annonce du nouveau Godzilla... Mais ces gens-là ne respectent donc RIEN ?

vendredi 17 janvier 2014

Rappel

J'étais toute la semaine dans le Toku Show sur J-One. L'intégrale de l'émission passe demain soir, samedi, à 21 heures. Il y est beaucoup question de mangas, avec les responsables mangas de Glénat et de Soleil, plus moi, venu représenter les auteurs. Le tout présenté par Guillaume Dorison, avec lequel j'ai pas mal travaillé par le passé (on me chuchote que c'était peut-être bien lui qui se cachait sous le masque d'Izu, mon co-auteur sur Crusades, excellente série toujours disponibles dans les bonnes librairies).

L'autre pays du fromage

En fait, avec l'histoire récente arrivée à notre président, je crois que l'expression "jeux du cirque" va subtilement changer de sens.

mercredi 15 janvier 2014

Dernière minute

Ah, j'avais complètement oublié !

Cette semaine, il semblerait que je sois tous les jours sur J-One, dans le Toku-Show de Guillaume Dorison. C'est multidiffusé, genre à 15h15, 17h30 et genre 20h25 (si j'ai tout bien suivi).

à vos télécommandes !

Point trad

Hop, mes prochaines trads sorties ou à sortir dans les semaines qui viennent :

Chez Delcourt :
Star Wars - Classic T01, qui reprend plein de matos Marvel, mais aussi plein de matos Marvel UK sorti jadis en France pocket avec des pages remontées, qu'on aura ici avec les pages dans leur état d'origine, plus un épisode inédit en VF.

Spawn - La Saga infernale T5 - Le Projet Ragnorok, suite des aventures de Jim Downing sous la défroque de vous-savez-qui.

Et à la fin du mois, Midnight Nation, réédition de la saga écrite par Stracz.... Strazc... Cstract.... JMS, et dessinée par Gary Frank.

Chez Urban :
Batman Des Ombres dans La Nuit reprend les vieux Halloween Specials de Loeb et Sale, mais aussi Catwoman, when in Rome, des mêmes. Sauf que le Catwoman, c'est pas moi qui l'ai traduit, mais c'est très bien quand même.

Batman Knightfall, Tome 5 :, avec le retour de Bruce Wayne à Gotham, et c'est suivi dans la foulée par Batman le fils prodigue. Sans oublier les revues, Batman Saga, Justice League Saga, et Batman Saga Hors Série (dont le prochain numéro sort en février, avec la fin de Batman Inc).

lundi 13 janvier 2014

King of the train station. Ou pas.

J'étais sur Paris pour traiter des paperasses chez un de mes éditeurs. En ressortant, je me suis aperçu que je n'avais pas mangé. Comme j'allais prendre mon train Gare Saint Lazare, je me suis dit "tiens, puisque tout le monde parle du nouveau Burger King qui a ouvert le mois dernier, je vais y prendre un truc, je verrai si c'est si bon qu'on dit".

Alors techniquement, du temps d'avant la fermeture des anciens Burger King, j'avais déjà mangé des Whooper, et de fait, oui, c'était pas mal, mais ce lointain souvenir n'évoque pas non plus un orgasme gustatif. C'était pas mal, point. Mais je me disais que c'était l'occasion de retester. En vingt ans, le goût s'affine et évolue. ("le goût s'affine". Putain, on parle de burgers, là, quand même, pas de caviar. enfin bref, c'est le raisonnement que j'ai tenu en arrivant à la gare).

Et donc, ayant un peu de temps devant moi avant mon train, je sors du métro, et je monte jusqu'au Burger King. Alors, je savais qu'à l'ouverture, le mois dernier, ça avait été la ruée. Les journaux en avaient parlé et tout. Mais c'était le mois dernier. Moi, arrivant hors des heures des repas, vers quinze heures, je pensais avoir trois pelés et deux tondus devant moi, et le temps de me prendre un truc à emporter.

Et en sortant de l'escalator, je suis tombé sur trente mètres de queue, traversant toute la salle des pas perdus, et les mecs avaient été obligé d'installer des barrières, Mickeyland style. Trente putains de mètres de queue. Trente putains de bordel de mètres de queue. Trente putains de bordel à queue de mètres de queue.

Là, on n'est plus dans l'effervescence qui suit l'ouverture du truc. Ça fait plus de trois semaines, presque un mois révolu. Trente pu... Enfin bref, vous voyez ce que je veux dire.

Je suis allé me prendre un paquet de chips au distributeur, et mon train dans la foulée. En me disant que, quand même, les gens sont grave dingues.

C'est vrai, quoi. Tant qu'à ressusciter des trucs, rendez-nous le Pastador, merde !

dimanche 12 janvier 2014

Oh putain, je savais pas !

Mais à l'époque communiste, les Brownies étaient légaux en Pologne.

Et ils en faisaient même la pub !

Et la pub pour brownie communiste, elle est plus bad-ass que nos pubs Papy Brossard, je peux vous le dire !

Le "Broni"
Just do it, camarade !

vendredi 10 janvier 2014

En vrac

En ce moment, je redécouvre Robert Heinlein. C'est considéré aux U.S. comme un géant de la S.F., mais je n'en avais lu que deux ou trois en mon jeune temps, et puis là, hop, boulimie. Deux cette semaine. Paf. Et deux autres sur la pile.

Révolte sur la Lune est assez rigolo. Notre satellite a servi de colonie pénitentiaire (un peu comme l'Australie en son temps), mais à mesure que les bagnards font des enfants, la population de deux et troisième génération exige ses droits. On m'avait dit que c'était le bouquin où les convictions politiques d'Heinlein s'exprimaient le plus, et en effet on sent bien le trip anar de droite. Mais avec un humour très caustique. J'aime assez. Et j'ai l'impression que ça a influencé pas mal d'auteurs outre Atlantique.

J'ai lu aussi Job : une comedie de justice, qui multiplie les uchronies sur un ton assez grinçant, et en profite pour mettre quelques upercuts au puritanisme américain tendance born again. C'est salutaire.

Du coup, faut que je rechope aussi un exemplaire d'En terre étrangère, son classique, que j'ai lu il y a beaucoup trop longtemps, et que j'ai bien envie de relire.

Au rayon vieilleries SF, je me suis relu aussi quelques Arthur C. Clarke ces derniers temps. Le dernier en date, Les Chants de la Terre lointaine, que je croyais avoir déjà lu, et en fait non. Et qui est très bien. (et le 2001 Nights de Yokinobu Hoshino le pille grave, au moins autant que 2001 l'Odyssée de l'Espace, et c'est pas peu dire)(sans rien enlever aux mérites de 2001 Nights, que j'aime beaucoup, j'ai depuis très longtemps la jolie édition américaine en trois tomes, chez Cadence Books).

Ah, et on me signale qu'un personnage éminent rejoint notre mouvement, et s'est fait photographier en train de réaliser une "quiche".


jeudi 9 janvier 2014

Fight the system, mais pas n'importe comment

Le problème, avec ces histoires de quenelles, c'est qu'on sera bientôt suspect quand on ira chercher de quoi manger à l'épicerie. Alors qu'avec une bonne béchamel, hmmmm. Mais je m'égare.

Qui plus est, toute l'affaire en cours est l'illustration d'un mal moderne et très particulier que j'appelle "la prime au connard". Nous vivons en une époque où ce qui est le plus répercuté, ce ne sont pas les raisonnements étayés, mais les clashs et les déclarations à l'emporte-pièce. Le type qui aura le plus d'audience, qui fera le plus de "buzz"*, comme on dit, c'est celui qui sera le plus outrancier, ou qui cherchera l'affrontement public tapant le plus bas, avec les arguments de comptoir tellement ras des pâquerettes qu'ils auraient dû manger les racines des pissenlit depuis longtemps. La télé et la radio nous donnent des exemples connus de polémistes multirécidivistes qui se sont ainsi constitué une audience fidèle (composée pour moitié de gens qui les adorent, et pour moitié de gens qui les haïssent, mais on sait depuis longtemps qu'il n'y a pas de mauvaise publicité). De tous bords, les connards ont le vent en poupe.

Des politiciens emploient bien entendu la même technique (on se souvient de Monsieur Jean-Marie L., de Saint Cloud, quasiment l'inventeur du truc, et de Monsieur Nicolas S., de Neuilly) et arrivent ainsi à se constituer de la même manière un public et à occuper l'espace à coups de petites phrases et d'affirmations choc.

Pour ceux qui n'ont pas ou plus accès aux médias, l'internet offre une fabuleuse caisse de résonance. L'internet et particulièrement Youtube. Ils s'y retrouvent tous : anciens arbitres des élégances devenus théoriciens en pouvoir occultes, humoristes à la dérive, rabbins orthodoxes expliquant avec un accent poïpoï que l'internet, c'est mal, faiseurs de documentaires bricolés semblant s'étonner que l'argent n'ait qu'une valeur fictive qui n'est que celle qu'on veut bien lui donner**, illuminés divers en guerre contre le monde et qui voient partout le symbole du diable/complot/puissance d'argent.

Et là, dans une perspective un peu macluhanienne, je peux dire que je trouve significatif qu'ils passent par Youtube pour se trouver un public. Contrairement à un texte écrit, une vidéo de ce genre se consomme sur un mode passif, au rythme quelle crée et qu'elle impose. Quand un texte écrit risque un argument spécieux, il suffit d'un coup d'œil pour s'y arrêter, y réfléchir, l'évaluer, remonter dans le texte, reprendre le fil. La vidéo, elle, elle enchaine. Il faut une action délibérée du spectateur pour mettre sur pause. Dans une vidéo, le spectateur est quasiment prisonnier du déroulé. La vidéo permet beaucoup moins la réflexion posée que ne le fait le texte.

Cerise sur le gâteau, l'audience d'une vidéo est comptabilisée en nombre de vues, affichées en dessous. Point. Les boutons "j'aime/j'aime pas" ne représentent en général qu'une fraction de ce total et il est très difficile d'en tirer des conclusions sur l'opinion globale des spectateurs. Du coup, dans le discours, les faiseurs de vidéos se gobergeront de leurs nombres de vues, les considérant comme une approbation implicite de leurs discours, ce qu'elles ne sont bien évidemment pas.

Dans un environnement pareil, les connards ne peuvent que prospérer : notez d'ailleurs que les vidéos de "clash chez untel" ou "untel remet bidule à sa place à la télé" font de gros scores aussi.

Après, je ne pars pas en guerre contre Youtube. C'est pratique, Youtube, ça me permet de choper des citations de films quand j'en ai besoin pour mon travail, ça me permet de revoir de vieux clips ou de vieilles émissions, et plein de trucs très bien foutus créés par des amateurs brillants.

Y a plein de trucs que j'aime beaucoup sur Youtube. Un machin que je suis en ce moment, c'est Solange te Parle, par exemple, dont le côté neurasthénique barré en vrille me semble un assez bon antidote à l'énervement ambiant, une démonstration qu'il n'y a pas besoin d'être un excité pour être drôle et s'attaquer à de vrais problèmes (comme le mot "sexy" à toutes les sauces ou l'odeur du camembert).

Mais pour en revenir au sujet du jour, on n'insistera jamais assez sur le côté contre-productif de l'interdiction des spectacles, quels qu'ils soient. Comme cette interdiction n'est pas fondée en droit, (la jurisprudence est assez claire : l'humoriste visé a déjà gagné des procès à ce sujet), et que tout le monde le sait y compris le ministre, la seule hypothèse cohérente à ce stade, c'est de se dire qu'elle est délibérément contre-productive. Qu'on fait de la pub exprès à la tournée. Rigolez pas, il y a un précédent très connu. Rappelez-vous comment la Gauche a géré la monté du Front National dans les années 80, et pourquoi, et vous aurez compris le jeu en cours. Les deux camps jouent au même jeu selon les mêmes règles : on tire à boulets rouges sur un ennemi plus ou moins imaginaire en prenant des postures de guerriers bombant le torse comme le premier BHL venu. à ce jeu là, chaque adversaire devient l'idiot utile de l'autre.

Comme, parfois, il faut néanmoins combattre le mal par le mal, j'ai l'intention de proposer à la cantonade un geste "anti-connards" comme il existe des gestes "anti-système" ou "anti-sémites" ou "anti-n'importe-quoi-selon-l'humeur". Je n'en suis pas l'inventeur (de toute façon, "la quenelle" est actuellement créditée à Peter Sellers dans Docteur Folamour, parait-il), mais on s'en fout. Pour expliquer la manœuvre, j'appelle à la barre Monsieur Homer S., de Springfield.

"Quelle quiche..."

Voilà. Vous aussi, résistez, et faites le geste de la Quiche. L'univers et le bon sens vous en remercieront.







* c'est aussi le mot pour tondeuse, en Anglais. Et moi, je dis que tous ceux qui ne vivent que par et pour le buzz comme ça, il ne serait du coup que justice de les tondre à la Libération.

** rappelons à ceux qui voudraient un retour à l'étalon-or que l'or n'a aucune valeur en soi non plus, à part celle que lui attribuent arbitrairement les porteurs de gourmettes, officines de rachat/recel au coin de la rue, et autres traders cocaïnés. Ou alors comme conducteur dans l'électronique, mais c'est un autre problème. En soi, il ne se mange pas, ne rend pas le gens plus intelligents ni spécialement plus beaux même quand ils s'en couvrent, il suffit d'aller dans le Seizième, ou de voir un clip de rap pour s'en convaincre.

lundi 6 janvier 2014

à la Saint Fulchibar, change ton calbar !

Dans mon rêve de cette nuit, j'étais gourou itinérant d'un truc bizarroïde à tendance égyptologique. Le temple était un tabernacle pliant à l'arrière d'une camionnette, et il suffisait d'ouvrir le coffre pour que tout se mette en place, comme dans ces bouquins pop-up de notre enfance.

Habillé d'une espèce de toge-couche culotte modèle Gandhi, je parcourais les routes pour apporter cette bonne parole dans les coins les plus reculés.

J'ai oublié le contenu des homélies, mais elles étaient ponctuées par des actions rituelles, comme l'ostentation d'une lampe à huile en grès décorée de hiéroglyphes en incise (et à la réflexion, quand j'y repense, ils avaient plutôt une gueule de cunéiformes. Bref.)

Je levais la lampe, présentant sa flammèche vacillante à l'assistance, balançant des formules du genre "la lampe est la lumière, et la lumière est la vie, et la vie est le fleuve qui coule en ce monde d'éternité". Et les gens disaient "amen".

Et puis un des assistants a cassé le délire en venant me voir après l'office, et m'a dit : "ouais, je m'attendais à mieux de ta part, hein. C'est quand même de la symbolique à deux balles, de la soupe mystique pour les nuls. Je pensais que t'aurais trouvé un truc plus astucieux et plus élaboré, quand même."

Et ce pisse-froid, c'était l'un de vous. C'est quelqu'un dont je sais qu'il lit ce blog. Ça m'a énervé. On n'est plus chez soi nulle part ! C'est une violation de ma vie privée onirique !



**s'en va bouder**

mercredi 1 janvier 2014

C'est reparti comme en Quatorze !

Bon, ben voilà, l'année 2013 n'a visiblement pas passé l'hiver, donc bienvenue à l'année 2014, et bonne année à tous !