mardi 1 octobre 2013

Advertising is boring. Burning it is fun.

Les dernières fois où j'ai pris le métro, je suis tombé sur une campagne d'affichage qui expliquait que "Shoes are boring, sneakers are fun" (et des déclinaisons, mais celle-ci est la plus répandue. en tout cas, à chaque fois, l'idée est d'expliquer que les shoes, c'est naze, et les sneakers, c'est le seul truc cool qui existe).

Je méprise généralement cordialement (mais profondément) la caste des publicitaires, qui font plus pour l'abêtissement des masses que les vins en cubitainer, la Française des Jeux et Jean-Marc Morandini réunis. Voire que deux barils de Cyril Hanouna. En général, je ne fais même plus attention à la pub.

Mais là, faut dire que des panneaux pour les grolles, y en a partout. Et que bon, celui-ci est agaçant à plusieurs titres.

Déjà, le fait de dire "nos chaussures ne sont pas des chaussures", c'est direct se classer dans la pire catégorie d'hypocrites. C'est se ranger aux côtés de ces sectes qui disent "non, nous ne sommes pas une secte", de ces partis d'extrême droite qui disent "non, nous ne sommes pas des nazis", de ces DRH qui disent "non, nous ne sommes pas de gros salopards" ou de ces créatifs de pub qui disent "oui, nous faisons de l'art"*. Jusqu'à plus ample entendu, les trucs qu'on voyait sur ces affiches étaient du genre qu'on met aux pieds pour sortir et dans mon dico, ça s'appelle collectivement des chaussures et pas autre chose (après, qu'il existe des sous-catégories, c'est un autre problème, mais un mocassin, un escarpin, une basket ou un croquenot clouté restent des chaussures).

Après, je m'interroge. Il y a vraiment des gens, des vrais gens, je veux dire, pas des cocaïnomanes d'agence, il y a des vrais gens pour appeler "sneakers" ces chaussures de sport qu'on porte pour faire n'importe quoi sauf du sport ? Personnellement, je n'ai dans mon entourage et dans mon voisinage aucun individu qui tombe aussi bas dans les tréfonds saumâtre du snobisme le plus débile. Et pourtant, il y a dans le tas pas mal de jeunes qui en portent tous les jours ou presque. Je n'en ai jamais entendu un seul employer ce mot pour désigner ce qu'il avait aux pieds. Aucun. Jamais. Ça n'existe pas dans la vraie vie.

Bref, j'ai bien envie d'écraser de mes grosses bottes taille 47 les doigts du type qui a tapé ce slogan. Shoes are not enough. Big boots hurt more.

Enfin bon, si j'ai été exposé à ces navrantes déjections pubardes**, c'est parce qu'il a fallu que je quitte mes terres et mon bunker pour aller une fois de plus faire le kakou à la télé. Il y avait un débat Marvel Comics sur la chaine Game One, et donc j'ai été donner la réplique en tant que spécialiste des comics à d'autres gens spécialistes des comics. Genre le camarade Xavier Fournier, de Comic Box, Lex Castanheira, de la branche française de Comixology (mais que je connais de son passage dans la bande à Tourriol) et un journaliste de jeux vidéo que je ne connaissais pas, Daniel Andreyev, mais qui a dit autant de conneries que nous autres, un gars sympathique, donc.

Ça passera normalement à la télé le jeudi 10 octobre, je vous redonnerai le détail d'ici là.


*Voire de ces réalisatrices de dessins animés qui disent "non, moi je fais du film d'animation".
**Comme je dis toujours, "le tubard a cet avantage sur le pubard que le tubard, on a des médicaments pour le soigner". Alors que le pubard, il n'y a qu'à voir le père Séguéla, les séquelles c'est à vie.

2 commentaires:

soyouz a dit…

ça traîne, ça traîne et après ça se plaint d'avoir trop de boulot !

Alex Nikolavitch a dit…

Donc, dans ma liste "aller chercher à manger pour le gros chien noir", je coche "inviter Soyouz sous un fallacieux prétexte à venir prendre un pot chez moi."