vendredi 30 juillet 2010

Appel au peuple




Tiens, je viens de m'aviser qu'à peu près dans quatre ans, ce sera le centenaire des adieux au music-hall de Joseph Pujol, qui en fut une des plus immenses légendes. Car c'est le bruit du canon qui le convainquit de mettre fin à sa carrière d'anuseur public. Il était pour la pet entre les peuples.

Voilà un centenaire qu'il faudra fêter avec toute la dignité requise, avec une véritable pompe, genre une fiesta à tout péter, pour rappeler à tous les vents de folie que Monsieur Pujol avait put faire souffler sur toutes les scènes de France et de Navarre. Je lance donc un grand mouvement destiné à imposer une journée nationale d'hommage à Joseph Pujol, avec des festivités à base de cassoulet et autres haricots de mouton.

Il faudra au moins ça pour lui rendre l'hommage qu'il mérite.

jeudi 29 juillet 2010

Prenez la porte

Et plus précisément, La Porte d'Hermès, le deuxième tome de Crusades, qui partait ces jours-ci chez l'imprimeur et qui débarquera chez vos libraires préférés en octobre. C'est toujours par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu, c'est toujours chez les Humanoïdes Associés, et je pense que vous allez aimer.

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lundi 26 juillet 2010

Moment de détente ?

Un petit extrait de Fly me to the Moon, par Marc Botta et moi-même, à sortir sous peu chez La Cafetière :

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Encore une planche à dessiner, et ce sera bouclier. Il n'y aura plus qu'à faire tout le travail qui va avec (maquette, bichromie, etc). Mais c'est bientôt dans les bacs, et je vous tiens au courant dès que j'ai une date officielle.

vendredi 23 juillet 2010

Pour l'amour des saines valeurs du sport

Il semblerait que Carrefour, Suez, le Crédit agricole et Adidas réclament à la Fédération Française de Football des compensations, voire des dommages et intérêts, pour le préjudice qu'ils ont subi en tant que sponsors de l'équipe de France.

C'est beau, quand même, cet amour des saines valeurs du sport qui transpire de l'attitude de ceux qui le financent. Ça m'a toujours fait rire, cette histoire de "valeurs du sport". Je n'ai jamais très bien compris. Sauf quand je regardais des documentaires de Leni Riefenstahl, dans lesquels oui, on commence un peu à voir de quoi il est question. Que dans des sports binaires où il y a forcément un vainqueur et un vaincu, la probabilité brute d'avoir mis du pognon sur le vaincu soit de 50% ne semble pas les avoir effleurés. Ou alors c'est l'illustration donnée par les joueurs eux-mêmes de leur propre sens des valeurs qui a gêné les sponsors, allez savoir. Il y a pourtant une banque dans le lot. Et les banques, arrogance et fuite devant les responsabilités, elles sont censées connaître, je dirai même plus, elles sont croyantes ET pratiquantes.

Adidas se plaint de méventes de t-shirts. (d'un autre côté, un imam a récemment mis en garde ses ouailles contre le maillot de l'équipe de Manchester, qui est le mal, non pas parce qu'il y a Patrice Evra dans le maillot, mais parce qu'il y a le diaaAAAaaable dessiné dessus). Personnellement, je n'ai pas attendu la débâcle pour ne PAS acheter de t-shirts de l'équipe de France. Le bleu ne me va pas au teint. Et puis porter un t-shirt d'une équipe quelconque, c'est comme agiter un drapeau. C'est cautionner plein de trucs qui sentent bizarre, et pas seulement la sueur aux anabolisants.

Non, décidément, j'aime le sport. Mais de très loin. Quand ce sont d'autres qui le pratiquent, que ça passe à la télé, et que je regarde un film en DVD.

jeudi 22 juillet 2010

Recommandation estivale

J'avais en son temps copieusement apprécié le D'Artagnan, Journal d'un Cadet, de Nicolas Juncker, totalement fidèle à l'action des Trois Mousquetaires, tout en dynamitant le truc en nous donnant en voix off le regard de D'Artagnan sur les évènements, et ça décape furieusement. Le bouquin est sorti il y a je crois deux ans, et je viens de me le relire avec autant de plaisir.

D'Artagnan : Journal d'un cadet


Eh bien je recommande tout autant Malet, du même Juncker ressorti en intégrale Glénat à 15 euros. L'histoire vraie d'un coup d'état délirant contre Napoléon, organisé du fin fond d'un asile de dingues. Le plan pourrait se résumer à : "Puisqu'on ne peut pas assassiner l'Empereur, surtout que là il est à Moscou, alors on va dire qu'il est mort et faire notre coup d'état quand même. le temps que les gens s'aperçoivent que c'est pas vrai, il sera trop tard". C'est juste génial. Et le dessin semi humoristique et ultra expressif de Juncker fait passer les caractères, c'est fabuleux. Il suffit de voir la tête du directeur de la prison quand Malet vient l'arrêter à la tête d'un peloton de gardes, ou l'aide de camp de Malet, complètement demeuré et alcoolo. C'est une galerie de trognes. Et c'est enlevé, cocasse et très fluide. Faut vraiment pas se priver.

Malet

J'ai encore sur ma pile des à lire le premier tome d'Immergés, toujours du même. Je sens que ça va me plaire aussi.

mardi 20 juillet 2010

Moutons à cinq pattes et lectures diverses

En mettant de l'ordre, j'ai retrouvé chez moi une bouteille de vodka irlandaise. J'ignore totalement d'où peut sortir cette bizarrerie. J'ai du curieux sur mes étagères, y compris des trucs polonais pas de ce monde et des gnôles familiales, mais ça, je sais juste pas.

Profité de l'été pour rattraper des retards sur mes piles "à lire" et pour butiner les étagères des autres. Mal m'en a pris, sur ce dernier point, parce que le bouquin emprunté, il a fallu que je le rende alors que je ne l'avais pas fini. Du coup, je n'ai lu que la première moitié de Mangeclous, d'Albert Cohen, tout comme je n'avais vu que la première moitié du film qui en avait été tiré (avec BB, non, pas Bardot, Blier, Pierre Richard et Jacques Villeret), première moitié que j'ai même vu deux fois, à quelques années d'intervalle, avant d'être chaque fois interrompu. C'est comme une malédiction. Dommage, parce que j'aime bien cette histoire barrée en vrille de personnages improbables.

Dans le genre truculent aussi, j'ai lu Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, de Bohumil Hrabal. Des années qu'on me dit du bien de cet auteur, et je vois qu'en effet, c'est très bien.

Le Dernier mot d'un roi
, de Pierre Moustiers, est un joli roman sur les derniers mois de Louis XI, un roi malaimé, qui pourtant compte au rang de nos grands hommes d'état (certains devraient prendre de la graine en étudiant son oeuvre), efficace, tenace, et anti bling bling.

Le Dernier Mot d'un roi

Relu Grendel : Devils and Death, de Macan et Biukovic, ainsi que sa suite. C'est peut-être bien ce que Dark Horse a publié de tout meilleur. Et pourtant, il y a beaucoup de bon, chez Dark Horse.

Grendel Tales: Devils and Deaths


Le Trône d'ébène est un Thomas Day que j'avais raté à sa sortie. Il applique à Chaka, roi des Zoulous les recettes qui avaient si bien marché avec Musashi dans La Voie du Sabre. Très plaisante lecture.

Le Collège de Pataphysique a diffusé, chez Mille-et-une-nuits un petit recueil sur certains de ses membres les plus éminents et devanciers les plus farfelus. Forcément, il fallait que je mette le nez dedans.

Lu Nexus : Space Opera, dernier volume en date de la saga interplanétaire de Mike Baron et Steve Rude. Ça poursuit son petit bonhomme de chemin, mais décidément, le format mini-série rend délicate l'avancée de toutes ces lignes narratives entrecroisées.

Crusades 2 part chez l'imprimeur. De nouveaux projets prennent forme et surtout substance (j'attends un contrat d'une semaine à l'autre pour un projet sur un personnage historique que je vénère et j'ai reçu des planches test pour un album que je prépare chez La Cafetière sur deux autres personnages historiques qui m'amusent grandement).

Plus d'infos bientôt.

Stay tuned.

lundi 12 juillet 2010

Only in America

Aux USA, le porte-parole du conseil de sécurité nationale s'appelle Mike Hammer.

Je ne m'y fais pas.

dimanche 11 juillet 2010

Exclusif !

Une certaine Rosetta (probablement la femme de ménage, faut se méfier du petit personnel, j'ai entendu parler d'un maître d'hôtel à Neuilly qui... Enfin, passons) a pris des photos des poubelles du Lutetia :

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...

Ah. On me souffle dans l'oreillette que la Rosetta en question n'est pas une femme de ménage mais une sonde spatiale de l'ESA dont le prix couvrirait presque à lui tout seul celui de la fraude fiscale présumée de la patronne du maître d'hôtel évoqué ci-dessus. Et que ce n'est pas "le" Lutetia, mais Lutetia tout court. Un astéroïde*. Quelle connerie de donner des noms d'hôtels de luxe à des astéroïdes. On va finir avec la planète Sheraton et, Dieu nous en garde, la Galaxie Hilton, si ça continue comme ça. Et l'amas stellaire Crillon, sans doute. Grands dieux.

Mais bon, quelle lamentable méprise. Et tenez, il m'a fallu du temps pour piger que la madame qui a peut-être escroqué le fisc français n'est pas la même que celle qui réclame du pognon au gouvernement colombien. Ça se dit pareil, mais ça ne s'écrit pas pareil. C'est terrible.

Et pendant ce temps-là, du coup, personne ne parle de Victor de la Fuente. Chapeau l'artiste. Tu nous manqueras.




*notons qu'il y a une vingtaine d'années, le petit George L. de Modesto, Californie, obtenait des clichés d'astéroïdes de meilleure qualité et en couleurs, je vous prie, pour le prix d'un sac de patates... pardon, de pommes de terre... de modèle courant (voir notre note du 4 novembre dernier).

samedi 10 juillet 2010

Citation encore

"Nous en avons assez de ce procès politique qui est instrumentalisé sur la personne d'Eric Woerth."

C'est de Xavier Bertrand.

Et force est de reconnaître que ça ne veut pas dire grand-chose. On voit bien que l'étude du Français à l'école n'est plus ce qu'elle était, si nos élites deviennent incapables d'employer des mots compliqués en faisant des phrases qui tiennent la route. à la décharge de M. Bertrand, il faut reconnaître que le mot "instrumentalisé" relève plutôt du vocabulaire trotsko, et donc que pour lui, c'est quasiment une langue étrangère. Faut-il qu'il soit aux abois pour recourir aux éléments de langage de partis qui ont une vraie culture dialectique, au lieu de se contenter de débiter du Frédéric Lefebvre dans le texte. Mais quand même. Lors de déclarations publiques, il pourrait faire des efforts.

"instrumentalisé sur"... Je... Non, quoi.

vendredi 9 juillet 2010

That is the question

Quelqu'un a-t-il pensé à calculer l'empreinte-carbone de la Coupe du Monde ? Entre l'acheminement des équipes, des supporters, de la presse, l'énergie requise pour la retransmission, la diffusion et la réception des matches, et celle dépensée pour tous les commentaires...

Ça se chiffre à combien de tonnes, tout ça ?

jeudi 8 juillet 2010

La citation du soir

Est due à Hunter S. Thompson :

"Dans une société où tout le monde est coupable, le seule crime c'est de se faire prendre. Dans un monde de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité."

Même mort, il continue d'avoir raison à tout coup.

Trop fort, Hunter.

mercredi 7 juillet 2010

Mais quel monde...

Bon, je pourrais vous raconter qu'on a enfin bouclé les dernières retouches de dialogues sur Crusades : la Porte d'Hermès, le tome 2 de la superbe série médiévalo-conspirationniste que je co-signe aux Humanos avec Izu et Zhang Xiaoyu.

Mais je me dois de vous entretenir d'un sujet autrement plus grave. Non, pas le fait que l'UMP accuse de fascisme les journalistes qui ont sorti l'affaire Woerth. Il serait de mauvais goût de rappeler que ce sont les mêmes crânes d'oeufs de lump qui hurlaient à l'amalgame douteux dès qu'on taxait Brice Hortefeux ou Eric Besson de vichysme. Mais au concours du mauvais goût, la coupe de cheveux de Frédéric Lefebvre emporte de tellement loin qu'il faut vraiment qu'il parle pour arriver à faire pire. Du coup, je me sens un peu petit joueur dans le genre, et je ne vois pas pourquoi je me gênerais. C'est un peu le même principe que quand Philippe Val critique les humoristes qui font des vannes sur le physique des gens. Ce serait tellement facile d'attaquer Philippe Val sur son physique qu'il préfère se couvrir. Bon, l'UMP et le fascisme, c'est un peu comme Philippe Val et sa tête malencontreuse, pour filer la métaphore. Mais non. Laissons les choses se déliter encore un peu, je pense que ça pourrait être amusant et fournir un feuilleton au moins aussi rigolo que les facéties d'Anelka et consorts.

Non, ce dont je voulais vous entretenir aujourd'hui, c'est de cette mode des sandales à l'antique chez les femmes d'aujourd'hui. Avec le retour des beaux jours, elles se débarrassent enfin de leurs odieuses bottines revival 80's qu'on voyait partout cet hiver. Et elles les remplacent par un truc assez curieux, dérivé de la sandale tropezienne, elle-même dérivée de modèles trouvés sur des statues romaines. Le style film de gladiateurs a envahi l'habillement, le dernier clou ayant peut-être été enfoncé en son temps par le succès de 300, le premier film grand public ouvertement (mais accidentellement, si l'on en juge par les déclarations passées du créateur de la BD dont c'était tiré) gay friendly dans son imagerie. Mais si la sandale refleurissait tous les étés aux pieds de nos contemporaines, c'est sa version 2010 qui me fait hausser le sourcil. Comme la mode était cet hiver aux bottines, les créateurs ont combiné les deux. S'inspirant une fois encore de modèles d'époque, et créant des sandales montantes. Celles-là même qu'au premier siècles de notre ère ont appelait caligulae et qu'affectionnait tellement l'empereur Caius Augustus Germanicus qu'il est entré dans l'histoire sous ce nom. Eh oui, mes amis. Quand vous verrez passer une jeune fille arborant fièrement ces chaussures montant au moins à 9,2 sur l'échelle Frédéric Lefebvre du mauvais goût étalé sans vergogne, vous le constaterez par vous même et de vos propres yeux ébahis : la mode Caligula envahit nos rues.

Non, non, entre les petites vieilles dont le pillage de la fortune pourrait faire vaciller le pouvoir, les suites du séisme sud-africain qui a fini de laminer notre fierté nationale footballistique et la mode Caligula, je crois que l'été va être rigolo.

jeudi 1 juillet 2010

Next...

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Bon, ayé, c'est à présent officiel.

J'ai signé pour un album chez Treize Etrange. C'était en négo depuis... Pfouuuu... Longtemps. Pour un projet en train de puis.... Pfouuuu, encore plus longtemps.

Ça va s'appeler No Thanks. Ce sera dessiné par Cromwell*. C'est d'ailleurs basé sur une idée de Cromwell. Et ça sort... Dès qu'on a fini.

Plus d'infos au fur et à mesure.



*Et allez jeter un oeil à son Dernier des Mohicans, c'est somptueux.