dimanche 3 janvier 2010

Nous irons jusqu'à Dakaraiso

Ce matin, j'ai commis une erreur épouvantable. Je devrais pourtant le savoir, c'est tous les ans pareil. En début d'année, il ne faut pas allumer la radio. Parce que paf, on tombe sur le Dakar. Et il faut se rappeler que le Dakar, même les gens de Dakar n'en veulent plus, et il s'est du coup enfui en Amérique du Sud comme le premier criminel de guerre nazi venu.

Et donc, le Dakar, c'est en Amérique du Sud. J'avais déjà cru remarquer ça l'année dernière. Et tout de suite, dans des pays plus développés comme l'Argentine, on sent que l'efficacité est au rendez-vous. Cette fois-ci, il n'ont plus attendu une semaine pour avoir leur premier mort, ils l'ont fait dès le premier jour. Ils sont décidément trop forts. On n'arrête pas le progrès. Et les déclarations de l'organisateur de la course fleurent bien la déresponsabilisation, comme chaque année. Il y a des traditions qui ont la vie dure mais, à en croire le discours politique (c'est toujours la faute à quelqu'un d'autre) font partie de ce qu'on appelle l'identité nationale que le reste du monde nous envie. Ou pas.

Bon. J'ai ré-éteint ma radio sans attendre la météo et je suis allé prendre mon petit déjeuner.

Demain, je cale ma radio sur une station 100% musique. Par prudence. On ne sait jamais. Ou alors je colle un CD, je ne sais pas encore. Du Marilyn Manson, peut-être. Ce sera déjà moins malsain que les nouvelles du Dakar.

5 commentaires:

  1. Tiens?

    C'est curieux, ça, France-Musique en a même pas parlé. Me voilà bien étonné. Négligeraient-ils certains pans capitaux de l'actualité sportive? Me laissant dans l'ignorance totale?

    Ils sont bien, ces gens...

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  2. Le Dakar on n'y échappe pas dusse-t-on (ça existe ça ?) traverser la planète pour ça. Et puis, en Afrique ou en Amérique du Sud, on s'en fout c'est qu'un ramassis de métèques. En plus ils parlent espinguoins. Des sous hommes, qu'on leur roule dessus ! Georges Frèche s'est pas inscrit ?

    °__°

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  3. ah, c'est clair que ce serait en France qu'une personne se serait fait écraser, notre über président y aurait été de sa larmichette et le ministre de son petit décret.

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  4. Le ministre, oui mais lequel ? Le ministre des auvergnats ou la ministre des vaccinés ?

    Et puis notre président, je vous le dis M. Nikolavitch, il n'est pas là pour commenter, il est là pour agir M. Nikolavitch.

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  5. ah, mais verser une larme en demandant à un sbire ministériel de pondre un décret, c'est ça qu'on appelle agir, de nos jours.

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