Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du juin, 2019

Hail to the Tao Te King, baby !

Dernièrement, dans l'article sur les Super Saiyan Irlandais, j'avais évoqué au passage, parmi les sources mythiques de Dragon Ball, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest) (ou Pèlerinage au Couchant) (ou Légende du Roi des Singes) (faudrait qu'ils se mettent d'accord sur la traduction du titre de ce truc. C'est comme si le même personnage, chez nous, s'appelait Glouton, Serval ou Wolverine suivant les tra…) (…) (…Wait…).

Ce titre, énigmatique (sauf quand il est remplacé par le plus banal « Légende du Roi des Singes »), est peut-être une référence à Lao Tseu. (vous savez, celui de Tintin et le Lotus Bleu, « alors je vais vous couper la tête », tout ça). 
C'est à perdre la tête, quand on y pense.
Car Lao Tseu, après une vie de méditation face à la folie du monde et des hommes, enfourcha un jour un buffle qui ne lui avait rien demandé et s'en fut vers l'Ouest, et on ne l'a plus jamais revu. En chemin, il prit juste le temps de dic…

Chaud devant

Bon, nous arrivons fin juin, après une année particulièrement chargée en boulots extérieurs et sorties professionnelles. Entre colloques, confs, dédicaces, cours,  j'ai pas arrêté.

Et maintenant que ça se calme (un peu), me reste tout le boulot à boucler avant cet été (oui l'été est déjà commencé, mais on va dire avant le 14 juillet, genre) par un temps qui me donne l'impression d'être Lee Marvin dans son dernier film.

Genre ça, quoi
 Bref, j'ai des tas de traductions, de bouts de scénar, de textes divers à rendre dans les semaines qui viennent. Et encore quelques réunions à subir et stages à animer.

Bref, je ne suis pas encore en vacances.

En attendant, je vous file un extrait d'un truc que j'écris en ce moment (celui dont vous avez vu la carte l'autre jour) :


Je le laisse dans sa cabine et retourne dans ma cambuse, où je prépare à souper pour ceux qui rentreront de la cérémonie. Le capitaine et moi nous retrouvons seuls à bord. Certains, peu nombreux, …

Le super-saiyan irlandais

Il y a déjà eu, je crois, des commentateurs pour rapprocher le début de la saga Dragonball d'un célèbre roman chinois, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest) source principale de la légende du roi des singes (ou du singe de pierre) (faudrait que les traducteurs du chinois se mettent d'accord, un de ces quatre). D'ailleurs, le héros des premiers Dragonball, Son Goku, tire son nom du singe présent dans le roman (en Jap, bien sûr, sinon c'est Sun Wu Kong) (et là, y aurait un parallèle à faire avec le « Roi Kong », mais c'est pas le propos du jour), et Toriyama, l'auteur du manga, ne s'est jamais caché de la référence (qu'il avait peut-être été piocher chez Tezuka, auteur en son temps d'une Légende de Songoku). 

Le roi des singes, encore en toute innocence.
Mais l'histoire est connue : rapidement, le côté initiatique des aventures du jeune Son Goku disparaît, après l'apparition du premier dragon (et pour cause : l'initiat…

Intelligence des singes

La « querelle du singe » qui avait en apparence été tranchée par les tribunaux en 1925 n'a en fait jamais cessé de faire parler d'elle. Et figurez-vous que ces singeries sont importantes.
Mais peut-être faut-il revenir d'abord à la nature de cette querelle, parce que peut-être ne la connaissez-vous pas. Il s'agissait d'un procès opposant l'état du Tennessee à l'un de ses professeurs, un certain Monsieur Scopes. Celui-ci avait, en contravention des lois locales, enseigné le darwinisme alors qu'il était interdit aux enseignants de nier le récit biblique de la Création dans leurs cours. Etant donc un hors-la-loi caractérisé, il fut condamné à cent dollars d'amende, ce qui à l'époque représente une belle somme. (si le jugement fut ensuite cassé par la Cour Suprême de l'état en vertu du Premier Amendement, la loi Butler sur l'enseignement, cause de tout ce bazar, ne fut pourtant abrogée que 45 ans plus tard).
Mais au niveau de l'opinion,…

Tirer les cartes

Je vous parlais y a pas longtemps de mon prochain roman, dont l'idée me trotte dans la tête depuis deux ans, et sur lequel je bosse sérieusement depuis l'été dernier.

Et si, comme d'habitude, j'ai une foultitude de pages de notes (parfois incohérentes : je note plein d'idées, et à mesure que j'en développe certaines, je me vois obligé d'en supprimer d'autres, qui viendraient en contradiction avec la façon dont l'histoire et l'univers grandissent), j'ai pour la première fois depuis bien longtemps tracé une carte de mon univers pour m'y retrouver. Je n'en avais pas besoin pour les Trois Coracles, vu qu'elle existait déjà (c'était celle de la Bretagne à la fin de l'Empire Romain), ni pour mes autres romans.

En fait, j'ai produit pas mal de cartes de ce genre à mon époque rôliste, y a donc un sacré bail, et quand j'ai développé des univers de fantasy pour des projets de BDs qui ne sont pas allés bien loin, donc vers …

Thanos et ses frères

Il est partout : dans les films Marvel, dans les comics des Gardiens de la Galaxie, dans les séquelles des crossovers pourris d'Hickman et même dans des nouvelles séries marquant la réconciliation entre son éditeur et son créateur, qui s'étaient pourtant quittés en de très mauvais termes, il y a quelques années.

Qui c'est, ce « Il » ? C'est Thanos, bien sûr, un des bad guys ultimes de chez Marvel tant par la charisme que par la puissance de feu. Il nanifie les Bouffons Verts, les Magnéto et autres Crâne Rouge. À côté de lui, ils ne sont rien, des nuisances mineures, tout au plus des moustiques insignifiants.
Lui, quoi

Quand Jim Starlin crée Thanos dans les pages d'Iron Man en 1973, il se livre à l'époque à un démarquage du Darkseid créé deux ans auparavant par Jack Kirby dans le cadre de son Quatrième Monde. Ce ne sera pas la dernière fois qu'il se livrera à l'exercice, d'ailleurs : Mongul, dans DC Comics Presents, et le Lord Papal, dans Dreadstar, …

Etat des travaux

Bon, j'avais entamé l'été dernier la rédaction d'un nouveau roman, un truc de fantasy un peu mixée avec d'autres trucs. On en saura plus là-dedans sur le mystérieux "bateau-carnaval" que les lecteurs de la rubrique onirisme de ce blog ont peut-être déjà croisé, ainsi que ceux de ma nouvelles Caprae Ovum, publiée il y a déjà quelques lunes de ça dans une anthologie de chez Mnémos.
Cet hiver, plusieurs facteurs ont complètement torpillé mon avancée dans ce bouquin. Le premier d'entre eux fut le boulot, vu que j'ai accepté pour la première fois depuis longtemps un poste régulier en extérieur, pour faire face aux soucis posés par le nouveau statut des auteurs (insérer ici jurons, malédictions lovecraftiennes, blasphèmes hideux et invectives en plusieurs langues, adressés aux trois ou quatre derniers gouvernements de ce pays, et particulièrement à certains ministres chapeautant la culture et ceux des affaires sociales). Avoir un poste salarié, même à mi-te…

Quand vient la fin

Les super-héros sauvent le monde, c'est leur métier, c'est bien connu. Même un petit joueur comme Peter Parker l'a fait une bonne quinzaine de fois, alors des poids lourds comme Supes ou Reed Richards, je ne vous en parle même pas. Ce besoin quasiment maniaque de sauver le monde tous les quatre matins est une des données du genre, mais pas que de lui : James Bond lui aussi sauve le monde assez régulièrement. Mais tel la demoiselle en détresse attachée au rails par le super-méchant, le monde a parfois besoin d'être plus souvent sauvé à certains moments qu'à d'autres. Car si le super-héros n'est jamais autant à la mode qu'en des périodes d'incertitude et de tension, ces tensions ont parfois été plus délirantes que tout ce qu'il pourrait imaginer. Mais revenons un peu en arrière. Dans la deuxième moitié des années 1940, la menace nazie est conjurée. Deux grandes visions du monde se retrouvent face à face : le capitalisme libéral des Américains et…