jeudi 27 février 2014

évènement à l'horizon

Horizon même assez proche, vu que je viens de m'apercevoir que j'avais oublié de venir vous en parler, et que c'est mercredi prochain, le cinq mars à dix sept heures.

Ça se passera au Gibert Joseph de Paris Saint Michel (celui qui est en face de Cluny), et ce sera une table ronde animée par le douteux personnage qui tient le rayon SF (il n'est plus puni à la cave, maintenant il est monté au deuxième étage). Il y aura aussi Jim Lainé (celui des livres de Monsieur Lainé) et Romain d'Huissier, qui a notamment fait le jeu de rôle de la Brigade Chimérique et l'anthologie super-héros de Rivière Blanche (qui n'est pas la même que l'antho Superpouvoirs sortie au même endroit l'an passé). Et le thème, ce sera les super-héros à la française.

Ce sera bien entendu suivi par une séance de dédicace de tout le monde (sauf le vilain chef de rayon/animateur, à moins que vous n'ameniez à signer des trucs qu'il a pu faire dans la presse jeux vidéos/japanime/manga).

Edit : Jim Lainé a pris peur et ne viendra pas (c'est un petit animal fragile qui, comme le bon fromage ou le bon vin, voyage de plus en plus mal). Un troisième invité pourra peut-être le remplacer, je vous tiendrai au courant d'ici là.

mardi 25 février 2014

Déception

Alors j'avais à traduire, dernièrement, un vieil épisode de Batman qui s'intitulait "Shades of Grey". Et forcément, la tentation est grande, dans ces cas-là, de glisser une vanne qui pourrait être légèrement anachronique, une référence un peu graveleuse, mais qui n'en demeurerait pas moins bonne.

Hélas, pas trace de Catwoman dans l'épisode. La vanne tomberait à plat.

Flûte.

Je suis déçu.

vendredi 21 février 2014

Déjà vendredi ?

Ah oui, déjà vendredi.

Faut dire que je ne vois pas le temps passer, j'ai le nez dans la traduction du tome 2 de Batman : No Man's Land, et ça va encore être un gros morceau, un peu plus de 300 pages. Beau paveton, quoi.

Et j'ai une date officielle pour le Saint Louis, chez Glénat. Ce sera en Août prochain.

Et ça ressemblera approximativement à ça :


mardi 18 février 2014

Demi molle

Je ne m'intéresse guère aux JO, vous devez le savoir depuis le temps, mais je viens de découvrir en lisant les flux de news que la France avait gagné une médaille de bronze en "half pipe".

Et donc, la demi-pipe est discipline olympique. Et forcément, une partie de moi s'interroge, et l'autre préfère ne pas savoir.

C'est tellement mieux de garder le mystère, parfois.

dimanche 16 février 2014

Space is the place

Entre deux pages d'un Mickey à traduire (sur lequel je suis un poil en retard, il aurait pour bien faire fallu que je rende tout vendredi dernier), j'ai trouvé le temps d'avancer sur Cosmonautes !, et surtout sur son iconographie, parce que l'icono, c'est le genre de truc, je m'y prends toujours trop tard, et ça dégénère facilement en trois ou quatre jours d'abominables prises de tête juste avant le bouclage du bouquin. Là, je suis content, j'en ai un bon tiers de choisi et formaté (pas encore complètement trié, ni du tout légendé, ceci dit), et ça m'a permis de dénicher des petites pépites, comme cette affiche tchèque de Solaris qui me plait beaucoup :


Bref, je ne suis pas en avance sur ce bouquin, mais il commence à gentiment prendre forme.

Je vous en glisse un petit extrait, juste histoire de vous faire baver. Et histoire de prouver que le navrant accoucheur de Prometheus était capable de faire des trucs cool, il y a bien longtemps :

L'Alien de Ridley Scott (1979), fait lui aussi de l'espace une chose banalisée, mais dont le sense of wonder semble délibérément exclu. Les mécanos ne semblent pas impressionnés par les décors insolites et grandioses qu'ils traversent, et préfèrent discuter droit syndical et primes de charbon. Le Nostromo, énorme tanker spatial dans lequel se déroule l'essentiel de l'histoire, est un monstre démesuré, mais surtout crapoteux, rouillé comme un cargo panaméen battant pavillon maltais. La conquête de l'espace est une chose actée, intégrée, totalement digérée. A l'aube de la révolution conservatrice des années 1980, place à l'exploitation de la ressource par des gens banals qui n'ont rien de héros, des personnages avec lesquels l'identification est une évidence horizontale, et non un effort vertical.


Dans l'imaginaire collectif, l'espace est devenu une chose de tous les jours, peuplée de gens de tous les jours. En une décennie, on est sorti du mythe du héros pionnier pour aboutir à l'image de Yaphet Koto et Harry Dean Stanton en marcel maculé de cambouis et casquette frappée du logo de leur employeur, maniant la clé à molette et négociant leur plan de retraite. Heureusement qu'il y a l'alien lui-même pour venir nous rappeler qu'à l'instar de l'océan duquel surgit le requin des Dents de la Mer, l'espace n'est pas encore complètement exploré, pas encore dompté. Il recèle encore des dangers auxquels les armateurs exposent délibérément leurs équipages. Mais en cela aussi, justement, il est normalisé.

vendredi 14 février 2014

And now, for something completely different

Voilà le résultat de mes promenades radiophoniques du jour, j'étais clairement dans le Mouv'!



(Hum, je ne sais pas s'ils ont fini d'uploader l'émission, à l'heure où je tape ces lignes, il n'y a pas encore tout, tenez-moi au courant)
(Edit : ça a l'air même de carrément bugger. on réessaiera lundi, tiens)

"Branle-bas et mets la gomme, la marine suisse nous canonne."

Je suis très amusé par la votation récente en Suisse, qui démontre un certain repli sur soi et une méfiance viscérale envers les étrangers crève-la-faim qui assiègent le pays.

Parce qu'à l'arrivée, ce qui choque le plus les bonnes âmes en France qui ont violemment réagi à ce résultat (outre le fait bien connu que la démocratie, on ne la supporte que quand les gens votent comme on veut qu'ils votent), c'est que les Suisses nous traitent nous, patrie de la culture et des droits de l'homme comme nous traitons les Maghrébins, Sud-sahéliens et autres Romanichels. Eh oui, pour les Suisses, il semblerait que nous soyons nous aussi des espèces de crevards avides de nous emparer de la réussite des mieux nantis que nous.

Il va de soi que ce recadrage a quelque chose de vexant. Mais qu'est-ce que ça me fait rire de voir les Copé, Valls et autres mal réagir parce qu'on les traite comme des espèces de Gitans. Je trouve ça d'une drôlerie sans nom, j'y peux rien.



jeudi 13 février 2014

The revolution will be youtubized. Ou pas.

Alors, c'est quand même bien, les grands sites d'info. Genre les sites de grands quotidiens et de grands hebdomadaires, ou de gens comme Arrêt sur Images (putain, quel dommage qu'ils aient confié la gestion de leur système de paiement en ligne à des mongoliens, moi j'aurais volontiers lâché mes 40 euros de cotise annuelle, mais pas question que j'ouvre un compte paypal rien que pour eux, et leur système de paiement par CB ne marche juste pas, malgré ou à cause de sa complexité sécuritaire à faire salir son slip à un Alain Bauer sous amphétamines). C'est un des points forts d'internet, ça, cette capacité qu'il nous donne d'aller chercher l'info partout et très vite, en flux tendu, que ce soit de l'ultra local ou du lointainement exotique.

Alors tout n'est pas accessible, il y a des contenus payants, tout ça, mais on peut déjà se faire une bonne idée avec tout ce qui est accessible, quitte aussi à se prendre les versions papier des grands quotidiens pour les versions qui nous tiennent à cœur. Alors oui, tout n'est pas de grande qualité, et bien des liens du Monde.fr pointent vers Télérama, ou pire, vers le Huffington Post, qui est quand même une bauge assez répugnante, le symptôme navrant et putride d'une morandinisation rampante de la vie des médias.

Un des avantages du net, c'est le multimédia, les infographies interactives qui permettent de jouer au Dessous des Cartes chez soi (c'est con que ce soit si cher, aussi, les coffrets du Dessous des Cartes), les émissions de radio en replay, etc. Et puis les vidéos. Alors il y a les traditionnels zappings, mais aussi les interviews du journal en live, des éditos et tout. Alors là, autant pour de la critique ciné, du commentaire d'actu scientifique et tout ça, j'aime bien la vidéo, parce qu'on a les images qui vont avec en général, j'aime bien, autant pour les éditos et interviews, la plupart du temps, je ne vois pas l'intérêt. Ça prend trois fois plus de temps à absorber que la version écrite des mêmes infos, c'est chiant. Et sur de l'édito, ça renvoie à cet "effet Soral" que je caractérisais dernièrement, cette façon d'asséner son point de vue en réduisant la distance critique du spectateur, parce que la vidéo enchaine et se poursuit alors que le texte écrit permet au besoin de faire une pause pour digérer et repérer une énormité. Diffuser un speech de ce genre en vidéo au lieu de le faire par texte, dans ces cas-là, ça relève d'une volonté forcément délibérée (il y a plus de logistique et de stockage pour la vidéo), et d'une volonté qui du coup me semble un peu inquiétante.

Et puis ces vidéos sont souvent, quand on clique dessus, précédées d'une publicité plus ou moins inzappable (genre pendant 15, 17, voire 24 secondes*), ce qui ajoute à la lancinante sensation de perdre son temps engendrée par le format. Et là, j'espère que les outils d'analyse de ces sites sont pointus et utilisés. Parce que du coup, les ouaibemastères de ces sites pourront repérer un phénomène très significatif : si je n'attends même pas trois secondes pour fermer la fenêtre, c'est que la vidéo promise ne m'intéressait pas au point que j'accepte de m'infliger pour elle dix-sept secondes de pub pour un prêt bancaire, une bagnole à la con ou un parfum que la plus jolie des pubs ne pourra me convaincre d'acheter puisqu'elle ne me dit pas ce qu'il sent. Si la personne qui avait mis la vidéo en ligne avait vraiment un message à me faire passer, la pub avant l'a empêché de me parvenir. Et plus le temps passe, plus ma tolérance baisse. C'est très bien, en fait : ces pubs chronophages m'empêchent d'encore plus perdre mon temps. Ce n'est pas le moindre de leurs paradoxes.


* Le problème se pose aussi sur Youtube, mais souvent les durées d'inzappabilité sont plus courtes. Il arrivent néanmoins que certaines vidéos ne m'intéressent pas assez pour que j'aille m'infliger ne serait-ce que quatre à cinq secondes de pub avant.

mercredi 12 février 2014

Vers l'infini, et au-delà !

Hop, je viens de renvoyer à mon éditeur (Les Moutons électriques, pour ne pas le nommer) la quatrième de couverture de mon prochain bouquin à paraitre chez eux, ce sera à la Rentrée de Septembre si tout va bien. Ça s'appellera Cosmonautes ! Les conquérants de l'espace.

Histoire de vous faire baver un peu je vous envoie ce petit texte de présentation qui ornera ce formidable ouvrage (sous réserve bien sûr que le boss ne sorte pas ses grands ciseaux ni ne me demande de tout réécrire) (on ne peut pas lui en vouloir, c'est son travail, après tout).


Le 21 juillet 1969, près d'un demi milliard de personnes étaient devant leur téléviseur pour assister au débarquement de deux Américains sur la Lune. Mais de nos jours, celui qui tape Armstrong dans un moteur de recherche tombe d'abord sur un coureur cycliste à l'éthique douteuse et pas sur l'astronaute ayant le premier foulé de sa botte l'astre des nuits.
Pourtant, l'espace et ses conquérants ont fait rêver nos pères, et les pères de nos pères, et depuis longtemps. Avant même que son nez devienne proverbial pour son aérodynamisme, Cyrano explorait la Lune. Jules Verne et H.G. Wells nous l'ont décrochée. Tous les grands héros, de Tintin à Mickey, en passant par le Spirit et l'Espiègle Lili, ont tenté de l'atteindre, et souvent réussi.

Comment notre civilisation a-t-elle tourné le dos aux mondes lointains, et pourquoi ne délègue-t-elle plus que des machines pour aller les explorer ?



mardi 11 février 2014

Snap, crack, pop !

Ah, Vendredi, c'est la Saint Valentin.

Et Vendredi, je serai une fois de plus à la radio sur le Mouv', mais pas pour une émission spéciale Saint Valentin. Sans doute parce que je fais pas assez Clark Gable, même sans les images. Ce sera pour une spéciale "où vont les héros Marvel ?", ce qui fera de cette émission une bonne suite au débat que j'avais animé à Angoulème il y a une petite quinzaine. Et c'est vrai que les gens se posent la question. Rocket Racoon, une des vedettes du prochain film Marvel, a l'air de les inquiéter. Un type à cape rouge (avec ou sans slip assorti), encore, ils veulent bien (le deslipage semble les ravir, d'ailleurs), mais un raton laveur qui tire des lasers, c'est peut-être un peu trop pour eux. Les gens sont fragiles, faut pas les brusquer.

vendredi 7 février 2014

Du Campbell en conserves

Un petit peu gêné par l'interview d'Alain Damasio sur le site de Télérama. Je devrais savoir, pourtant, qu'il ne faut pas mettre le nez dans Télérama. Je n'ai acheté Télérama qu'une seule fois dans ma vie, et c'était parce qu'il y avait un DVD de Desproges offert avec le mag. Sinon, je n'y touche pas (d'ailleurs, c'est devenu très rare que j'achète un programme télé tout court).

Bref. Pour ceux qui ne le connaitraient pas, Damasio est un auteur de SF. Le seul bouquin de lui que j'aie feuilleté m'est vite tombé des mains, ce qui ne veut pas dire grand-chose, puisqu'il peut arriver qu'un bouquin ne corresponde vraiment pas à l'état d'esprit du moment. Pour ce que j'en sais, c'est un de ces auteurs français de SF qui ne vendent pas trop mal, et par les temps qui courent, c'est déjà un motif de ce réjouir (il y a beaucoup d'auteurs français de SF qui crèvent carrément la dalle).

Bref, loin de moi l'envie de vouloir accabler ce jeune homme. D'ailleurs, il a même le droit de penser du bien de Prometheus (il défend cet étron cinématographique pendant cinq lignes, mais après tout, il m'est arrivé ici même de faire le panégyrique de trucs bien pires que Prometheus) (quoique.... Plus con et boursouflé que Prometheus ? Ça existe ça ? Ce film m'avait même conduit à regarder Mission to Mars d'un oeil plus indulgent, alors que MtM était quand même une purge prétentieuse et imbécile de première magnitude).

Ce qui m'a vraiment gêné dans cette interview, c'est "Une structure de scénario complètement mythologique, adapté de la théorie de Chris Wogler, avec ses éléments clés : « l'appel de l'aventure », « l'objet magique », « le retour du héros », mais déclinés non pas pour un conte Disney mais en SF. D'où la force de Matrix, utiliser une structure de récit préhistorique sur un thème très neuf."

La théorie, c'est celle de Joseph Campbell. Chris Vogler (avec un V, mais c'est peut-être le téléramiste qui est en cause, là, mais il a eu l'intelligence de mettre un lien vers un article évoquant Propp et Campbell), c'est juste le producteur hollywoodien qui a écrit une circulaire de sept pages qu'il a fait circuler à ses petits copains, une forme de Monomythe pour les nuls (tout porte à croire d'ailleurs que Vogler n'avait pas lu Campbell à l'époque, mais s'est contenté d'en populariser un résumé fait oralement par un scénariste du cru ou par George Lucas). Il en a fait par la suite une version en livre avec plein d'illustrations, à l'usage des gens qui veulent cartonner à Hollywood en se contenant d'appliquer de la recette facile, mais le fait demeure : créditer Vogler d'une "théorie du monomythe" (notion qui est d'ailleurs problématique et à manier avec précautions, par ailleurs, parce qu'elle est quand même pas mal réductrice), c'est un peu comme si l'on disait que Campbell (l'autre) avait inventé la soupe à la tomate. Et c'est un peu inquiétant aussi, je trouve, surtout quand on en tire des conclusions définitives.

mercredi 5 février 2014

On the launchpad

Comme vous le savez peut-être, la vénérable revue Fiction change de formule à partir de ce mois-ci. Et comme vous le savez fort probablement, parce que je l'ai pas mal claironné sur les toits, j'y animerai désormais une rubrique régulière, une sorte de boite à outils de la SF intitulée Les mains dans le cambouis, la tête dans les étoiles.

Et, tant qu'à faire, l'éditeur a organisé une soirée de lancement, ce vendredi, avec plein de beau monde :





Et s'il y en a qui manquent la soirée, je serai au stand des Moutons électriques dimanche après-midi, au Paris Manga & Sci-fi Show, pour dédicacer mes ouvrages là-bas.

lundi 3 février 2014

Groumpf

Bon, me voilà reviendu du grand raout annuel de la bande dessinée. J'y aurai tenu deux conférences et animé un débat, croisé plein de gens, signé quelques bouquins, mangé, bu, peu dormi (ça, c'est aussi dû à Jay W., qui imite très bien un raid de B.17s quand il dort, et à KG Ben, qui fait quand même beaucoup de bruit quand il rentre bourré), serré des mains, causé, couru, acheté des bouquins des autres, dit du bien des bouquins des autres, parfois dit du mal aussi (notamment de KG Ben), causé, bu, passé à une fête d'anniversaire dont le thème était la moustache, raté des rendez-vous, fait mon Pierre Richard, bu, parlé trop fort, réussi des rendez-vous, causé, refait le monde, posé au génie incompris, etc. La routine, quoi.

 La conférence sur la représentation du Moyen-âge a été très appréciée. J'en suis ravi, parce que j'avais un peu peur : elle était quand même assez technique. Un grand merci à l'organisation (oui, JPJ, c'est à toi que je cause) pour avoir accepté ce thème difficile quand je l'ai proposé, et un grand merci à la sécurité, qui m'a laissé déborder le samedi soir, pour la deuxième édition de la conf. Un grand merci aussi aux participants du débat, les Xavier et le JML. Vous avez torpillé toute ma feuille de route dès le premier quart d'heure, mais ce n'est absolument pas grave, ça a été un débat très vivant et très rigolo, et je l'espère très intéressant. Merci d'ailleurs particulièrement à Xavier F. : j'ai été voir sa conférence sur Infantino, et j'y ai appris plein de trucs. Y compris sur les Star Wars d'Infantino , que j'avais pourtant traduits et décortiqués.

J'en profite pour annoncer mon prochain album, vu que le secret est bien éventé. Ce sera chez Glénat, dans la nouvelle collection historique, et ce sera consacré à Saint Louis. Je le coécris avec Mathieu Mariolle, et les dessins sont assurés par Filippo Cenni. Je sais que ça surprendra tous ceux qui m'ont toujours entendu dire du mal du concept de biographie en BD, mais justement, on a tenté de sortir autant que possible du trip "une page, un évènement" et des gros pavés de texte de contextualisation. Notre idée était de faire de la BD, et donc d'y injecter une vraie narration BD (et pas une simple succession de vignettes légendées), avec un vrai point de vue, un vrai propos, un vrai arc narratif. On verra si le pari est tenu. Ça sort d'ici la rentrée 2014. Une partie de ma conférence se basait d'ailleurs sur des difficultés rencontrées lors de la réalisation de cet album.

Autre annonce, vu que maintenant, c'est officiel, je participe à la nouvelle série d'Alex Alice, intitulée Le Château des Etoiles, qui sortira aux éditions Rue de Sèvres. Je n'y interviens pas comme scénariste, soyons clairs tout de suite, mais comme... Comment dire... J'y suis journaliste de 1869. Et je suis très honoré qu'Alex ait pensé à moi pour rédiger tous les bonus accompagnant la prépublication. En plus, ça va être très beau, cet album, très surprenant, très loin du krakapoum wagnérien* auquel on aurait pu s'attendre, très élégant. En un mot, recommandé par de grandes marques de Nikolavitch (d'accord, en sept mots).

Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai du sommeil et du boulot à rattraper. Pas forcément dans cet ordre d'ailleurs. Pauvre de moi.


PS : au fait, Fef, envoie-moi le lien, pour Les Lacs du Connemara en Death Metal.



* Attention, hein, que ce soit bien clair, j'adore le krakapoum wagnérien, et particulièrement quand il est dessiné par des gens du calibre d'A.A.