lundi 28 février 2011

Faut pas tout confondre

"La décision que nous avons prise n'est pas une décision morale, c'est une décision politique".

Et c'est pas pas moi qui le dis, c'est François Fillon, notre bien aimé Premier Sinistre. C'est très bien qu'il le rappelle, ça, parce qu'on a trop tendance à l'oublier : la morale et la politique, c'est deux choses très différentes et il faut pas tout mélanger. Si on mélangeait morale et politique, on n'aurait pas Longuet et Juppé au gouvernement. Ce serait dommage, quand même, de se passer de ces deux grands spécialistes de la politique qui ont bien montré leur capacité à faire la part des choses et à ne pas s'embarrasser sottement de considérations bassement éthiques.

Mais on peut médire tant qu'on veut*. Du haut de leur superbe altière, ils nous répondront "même pas MAM".

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Elle aurait été au salon de l'agriculture au lieu de vouloir à tout crin des vacances au soleil, elle aurait quand même eu moins d'emmerdes, je dis.




*Mais médire est un devoir citoyen, quoi qu'en dise monsieur Patrick Ollier, qui a improbablement sauvé son portefeuille ministériel, illustrant d'ailleurs ainsi, et avec brio, notre propos développé ci-dessus. Il faut médire en toute occasion, car qui ne médit consent.

dimanche 27 février 2011

C'est dans les vieilles soupes qu'on fait les meilleures lectures

C'est marrant, en ce moment, je me fais une cure de vieux bouquins, parfois en rééditions, parfois en exhumations de derrière mes étagères, ou en récupérations dans des bacs à vils prix. J'ai pourtant pas mal de trucs récents sur ma pile des "à lire", pile aux dimensions de plus en plus conséquentes, mais il y a des moments, comme ça. C'est une question d'humeur. Besoins de lectures à papa… Voire à grand-papa.

J'ai fait une cure de Mickey Spillane, par exemple. C'est pas fin, vous me direz. C'est pas ce qu'on lui demande non plus, je vous répondrai. Là, c'était En quatrième vitesse, le premier Mike Hammer. Où l'on voit que Frank Miller a une dette importante (il ne s'en est jamais caché) envers Spillane.

Ce ouiquainde, je suis en plein dans Seul contre la Légion, de Jack Williamson. Ça, c'est du bon vieux space opera pulpesque. C'est à peu près contemporain du cycle des Fulgur, de E.E. Doc Smith, pour situer. Bon, c'est quand même mieux écrit, à mon sens, et nettement plus astucieux, plus fin. Sans être ébouriffant de modernisme, ça a nettement mieux vieilli. J'avais adoré ce bouquin étant gamin, j'ai retrouvé un exemplaire de la vieille édition. Ça a été réédité il y a quelques temps, faudra que je me chope les autres épisodes de la série, vu que c'est le troisième tome de La Légion de l'Espace. Et que je n'ai jamais lu les précédents, qui du coup me font envie.

J'ai un peu picoré, ces derniers temps, dans Histoires de Cosmonautes, dans la vieille anthologie de la SF au LdP. Très plaisant.

J'ai aussi fait main basse sur les deux rééditions de Catherine L. Moore en Folio. Ce sont des trucs lus il y a perpète mais que, trop jeune à l'époque, incapable de les contextualiser, j'avais un peu moins apprécié. Mais quand on sait qu'ils ont été publiés dans Weird Tales aux côtés des Conan de Howard, d'un coup, on peut les apprécier pour ce qu'ils sont : du bon pulp d'aventure, un peu répétitif, pas fin, mais très jouissif. Notons que le recueil consacré à Jirel de Joiry présente une préface de Patrick Marcel, ce qui prouve qu'on file des préfaces à n'importe qui (pas taper, pas taper, aïeuh !). Non, en fait, les préfaces des deux recueils permettent de bien se remettre dans l'époque et de resituer le tout dans l'histoire du genre. Ce n'est pas inutile et c'est très instructif. Deux recueils sympas, pas à lire d'une traite, en tout cas, mais à picorer à petite fois, tranquillement.

J'avais aussi depuis perpète un exemplaire de La nef d'Ishtar, d'Abraham Merritt. De lui, j'avais lu Le Gouffre de la Lune, très proto lovecraftien, mais la nef était restée en carafe sur mes étagères. Oubli réparé tout dernièrement. Là, c'est moins lovecraftien, même si c'est une plongée dans l'abîme du temps, et surtout dans un ailleurs mythique où les dieux peuvent maudire les mortels. Après, c'est présenté comme une grande histoire d'amour, mais il faut avouer que le héros est un peu macho brutassier dans l'expression de ses sentiments.

Et sinon, grosse cure de vieux albums Lug des Quatre Fantastiques, du Lee et Kirby pur sucre. Ça fait du bien.

samedi 26 février 2011

Dans les bacs

Puisque je passe plus de temps à traduire les histoires des autres qu'à écrire les miennes, ces temps-ci, autant que je vous fasse le bilan de ce qui sort.

Déjà dans les bacs :

Irrécupérable, Tome 2 : Trahison, suite des frasques du Plutonien, le meilleur super-héros du monde, devenu du jour au lendemain son pire cauchemar. Recommandé.

Vous pouvez encore trouver en kiosque le nouveau numéro des Chroniques de Spawn, reprenant le numéro 200 US, et la suite des Star Wars Comics Collector, avec la fin de la période Goodwin/Infantino (après, pause de traduction pour moi, les épisodes du strip par Goodwin et Williamson sont traduits par Monsieur Lainé, toujours dans les bons coups, celui-là).

Swamp Thing, Tome 2 : Mort et amour vient d'être réimprimé, cette fois-ci avec les pages dans l'ordre. Vérifiez votre exemplaire avant d'acheter, mais a priori, c'est bon. Et dedans, de toute façon, c'est même du tout bon.

The Boys, Tome 9 : Question de survie présente le combat titanesque entre nos p'tits gars préférés et la deuxième meilleure super-équipe de tous les temps : les Revengeurs !

Mi-mars, le Marvel Universe HS n°9 sera un spécial Punisher contre les zombies. C'est pas fin, mais ça se mange sans faim. Surtout si c'est du cerveaaaaauuuu…

Et vers la même période sortira Project superpowers, Tome 3, suite des précédents.

Il y aura aussi l'excellent Royal space force de Warren Ellis, réédition de Ministry of Space.

vendredi 25 février 2011

Citons, citons, il en restera toujours quelque chose. Ou pas.

Ah, dans le journal, ils disent que le fils Khadafi refuse qu'une poignée de terroristes contrôle une partie de la Libye. C'est vrai que pendant 40 ans, une poignée de terroristes contrôlait toute la Libye, alors devoir se réduire à juste une partie, c'est la déchéance. Il a bien raison, ce garçon.

Mais la belle citation du jour, elle est de Charlie Sheen : “There are parts of me that are Dennis Hopper.” C'est hyper beau. Ça donne à méditer, moi je dis.

jeudi 24 février 2011

Cas Daffy : l'alibi

C'est quand même un sacré canard qu'ils ont sur les bras, maintenant, nos dirigeants. Ah, on fait moins les malins, d'un coup. Quand le type faisait ses caprices et qu'on l'accueillait au nom de contrats mirifiques (qui n'ont, pour ce qu'on en sait, pas donné grand-chose à la finale), on faisait les gros yeux à la Secrétaire d'Etat qui faisait la gueule. Et là, le type, en une semaine, il fait plus de morts qu'en Egypte et en Tunisie en un mois*. Pas mal. Faut dire que lui, il a du pétrole, et que les deux autres, vu que leur pétrole à eux, c'était le tourisme, ils n'avaient pas trop envie de mettre des gueules en sang sur les prospectus.

"Il a changé", qu'on nous disait. Et celui qui le disait le plus fort, c'était notre Leader Minimo, qui nous fait tous les six mois le coup du "j'ai changé", c'est dire s'il s'y connait**. Pendant ce temps-là, notre pays frère ne dit rien***, faut dire que lui, il dépend pas mal du pétrole libyen. Pour essayer de rattraper le coup, on a même essayé de nous faire croire pendant dix minutes, hier, qu'Al-Qaeda avait pris le contrôle d'un patelin. On en vient quand même au point où même Ahmadinedjad est plus virulent que nous pour dénoncer les exactions du régime. Alors ouais, ça a un côté l'hôpital qui montre la charité du doigt en riant, mais c'est symptomatique.

Reste à voir, maintenant, qui est allé à la plage en Libye ces derniers temps, à part Mariah Carey.



Bon, sinon, ouais, je me fais plus rare dans la War Zone, depuis une semaine, mais c'est parce que j'ai trop de taf, comme d'hab.


*bon, reste à voir ce que ça a donné en Syrie. Visiblement, la répression a été de haute volée, vu qu'on n'a vite fait plus eu aucune nouvelle.

**moi, ce que je sais, c'est que les Libyens étaient les méchants par défaut dans Supercopter, c'est quand même un signe qui ne trompe pas.

***le pays frère du Sarkozysme, c'est bien entendu l'Italie, puisque chacun sait que le Sarkozysme n'est qu'un Berlusconisme à petit bras.


samedi 19 février 2011

Pravda o Godzuvska

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On en a reparlé aux infos il n'y a pas longtemps, les Russes et les Japonais, ils s'aiment pas. Les Kouriles et tout le tintouin, ça leur reste en travers de la gorge des deux côtés. Mais si la Russie avait pressé ses avantages en 1945 au lieu de laisser faire les Américains, la situation aurait peut-être été différente.

Par exemple, Ishiro Honda aurait pu travailler avec les studios du Grand Frère Soviétique dans le cadre d'échanges culturel entre la République Démocratique du Japon (ou Japon du Nord) et l'URSS. Le Film de Monstres Géants aurait alors été un genre reflétant la peur de l'impérialisme occidental et non la sotte et rétrograde peur de la Bombe. C'est toute une industrie qui aurait pu naître, alimentée par l'effort de propagande, une réponse appropriée aux films de Martiens américains fondés sur la Peur du Rouge, avec des films aux monstres toujours plus démesurés s'attaquant aux belles réalisations architecturales du paradis prolétarien, comme les barrages sur la Volga ou les centrales nucléaires d'Ukraine. Un genre que, férus de modernisme, les Russes se seraient tout de go approprié.

Imaginons un instant Tarkovski réalisant un Godzilla, ou Mikhalkov un Mothra.

Ce serait... Beau.

Et bien entendu, après la chute du mur, les ricains auraient fait des remakes avec George Clooney.

jeudi 17 février 2011

Au pied du mur de mots

Ah, Claremont, Claremont, Claremont...

Aujourd'hui, j'étais sur la traduction d'un épisode de Star Wars dont 17 pages étaient extraites d'un inédit de John Carter, Warlord of Mars par Carmine Infantino. Chris Claremont avait réécrit le truc pour en faire un Star Wars, et Simonson avait AlPlastiné* la tête d'une princesse de Mars pour en faire une princesse Leia présentable.

Et Claremont avait replâtré le tout à la taloche de maçon et à la truelle avec de lourdes didascalies pour raccrocher les wagons autant qu'il pouvait vers l'univers de Star Wars. En son temps, Roy Thomas avait bien fait un Sept Mercenaires chez Star Wars pour cacher qu'il ne connaissait pas du tout l'univers et qu'il n'en avait rien à foutre. Là, on a à la place un recyclage malin, mais pas forcément réussi, dans lequel le plus intéressant est encore la couverture de Simonson. On a donc de gros pavés de texte expliquant ce que les images ne disent pas, parce qu'elles n'avaient jamais censé été le dire.

Et là, du coup, le terme "lourd" ne s'applique même plus. Claremont en tant que scénariste, n'a pas toujours fait dans la légereté, mais ça, c'est au moins la presse d'entraînement de Ben Grimm, c'est l'humour d'Eric et Ramzi, c'est un match de sumo entre Alexandre Adler et Guy Carlier... C'est... Au delà des mots, pourtant nombreux.

à charge pour moi de traduire en Français ce Burroughs traduit en Lucas.


*Du nom d'Al Plastino, qui avait été payé, quelques années plus tôt, pour dékirbyfier des têtes de Superman dans Superman's Pal Jimmy Olsen.

mercredi 16 février 2011

Recadrage

C'est beau, quand même : notre Petit Timonier est tout content que son show télévisé de l'autre jour ait fait plus d'audience que le Match France-Brésil. Lui qui a fondé sa politique sur un hypothétique et fantasmatique retour aux valeurs, ça en dit long sur ses valeurs, justement.

Il y a quelques temps de ça, moi, j'avais fait une séance de dédicace de mes bouquins. Dans un Espace Culturel qui, quelques semaines avant, avait reçu en dédicace le Commissaire Broussard.

Eh bien j'avais vendu plus de bouquins que le mec qui a tué Mesrine, oui Monsieur. C'est quand même autre chose que vos Brésiliens en short.


Tiens, ça me fait penser que je serai en dédicace au festival organisé par le Leclerc d'Osny (Val d'Oise). Ce sera le samedi 12 Mars prochain. C'est pas la première fois que je dédicace là-bas, et l'ambiance y est toujours hyper sympa.

lundi 14 février 2011

Stanley Publick

Réveillé en pleine nuit par une idée pour un projet sur lequel je suis en train de bosser à mes moments perdus, un petit polar rigolo pour lequel j'ai peut-être même trouvé un très chouette dessinateur. Une fois tout ça couché par écrit, et avant de me recoucher moi-même, j'ai zoné un petit peu sur le net, et je suis tombé là-dessus.



C'est pas mal, je trouve, ça met bien en évidence les éléments clés de la grammaire visuelle du grand cinéaste, son vocabulaire cinématographique. C'est un joli document.

vendredi 11 février 2011

Time of my Gi Joe

Hormis quelques brèves attaques de Time of my deux sœurs jumelles, je ne suis plus trop harcelé par ces chansons qui s'imposent à mon esprit (ou au truc qui m'en tient lieu) et ne veulent plus en repartir ensuite. C'est pas la première fois que ça m'arrive, mais avec ce degré d'intensité, c'est quand même du jamais vu. Le traitement aujourd'hui, c'était une alternance d'une espèce de blues-rock macédonien très sympa, de Yello et de vieilles bandes-sons de films.

En attendant, je suis tombé là-dessus :



Je n'ai jamais été tellement fan de GI Joe (quoi que j'avais un pote qui avait toutes le figurines, quand j'étais en cinquième, et c'était cool d'aller chez lui), mais ce serial-là a la particularité d'avoir été écrit par Warren Ellis. Donc bon, ça valait le coup d'y jeter un oeil. Et il y va pas avec le dos de la cuiller, le père Warren.

mardi 8 février 2011

Le silence est d'or

Ah, c'était tout con, mais le remède à Time of my Life, ça a été Les Demoiselles de Rochefort, qui passait à la télé pendant que je faisais ma cuisine. Et juste derrière, je me suis fait une piqûre de rappel de Puppini Sisters, histoire d'éviter que le remède ne soit pire que le mal (non, parce que les soeurs jumelles toute la journée, je sentais mal le truc).

Je peux enfin reprendre une activité mentale normale (enfin, ce qui passe pour normal dans mon cas). Malgré un salopard qui a tenté de me rickroller par mail avec le clip de la reprise de Time of my Life. Mais j'ai été plus rapide et j'ai réussi à couper le son de l'ordi avant que l'irréparable ne se produise. J'ai des amis malintentionnés, quand même.

Ah, et en zappant à la télé, je suis tombé sur une émission, un jeu télévisé à la con qui consiste en un concours de danse sur la BO de Dirty Dancing. Là encore, le bouton mute a fait des merveilles. Je l'ai échappé belle.

Du coup, j'ai zapouillé un peu sur la télé, pendant ma pause post prandiale. Et je suis tombé sur plusieurs spots publicitaires de compagnies proposant de racheter votre or via un système de colis postal. Vu la fiabilité de la poste ces temps-ci, je n'accorderais pas une trop grande confiance à ce système, déjà. Et puis je trouve que ça pue, ce clou nouvelle mouture. Vu le prix d'un spot télé et de son matraquage, ce genre de boites doivent faire de gros bénéfices. Et donc ne peuvent matériellement racheter l'or à son cours réel (d'ailleurs, notons la rouerie de l'une d'elles, qui explique calculer ses tarifs par rapport au cours du jours, avec une formulation bien destinée à tromper le gogo : n'importe quel ratio appliqué méthodiquement à un cours peut justifier le slogan, tout en était très éloigné du cours lui-même). Je flaire donc l'arnaque. Et le côté malsain de la chose n'arrange pas l'odeur qu'elle dégage. Vous avez besoin d'argent (et les spots sont bien misérabilistes comme il faut), on vous rachète votre or -à vil prix, mais ça on ne s'en vante pas- mais vu les sommes en jeu, a priori, ça ne pourra rien régler sur le fond, genre pour le mois suivant. Et vous aurez été délesté d'un petit bout de patrimoine dans l'intervalle. Et puis gageons que ça ne pourra qu'encourager de petits voleurs à renvoyer les bagouses et les montres piquées ça et là.

Non, un charmant système, vraiment. Elles sont belles, décidément, ces années Sarko.

dimanche 6 février 2011

Ça commence à bien faire

Troisième jour de Time of my Life scotché dans le cerveau. J'envisage sérieusement de me remettre à la vodka.

En attendant que mes neurones se purgent de cette purge, un petit bout de Crusades tome 3 (pas encore de titre), par l'indispensable Zhang Xiaoyu :

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samedi 5 février 2011

Ambiance de travail

Avec leurs conneries, Time of my Life, ils ont réussi à me le coller bien dans la tête pour la journée.

Sachant que ma journée était consacrée essentiellement (en dehors des heures de préparation des repas, occupage des enfants, ménage, etc.) à des traductions de Spawn et de Star Wars, inutile de dire que ça le fait pas du tout comme ambiance. "Now with passion in our eyes, There's no way we could disguise it secretly, So we take each other's hand, 'Cause we seem to understand the urgency", ça colle juste pas quand on a a traduire une scène où Spawn essaie d'arracher la tête à un vampire, ou une autre où Chewbacca grogne un avertissement cryptique dans un souterrain insalubre sur une planète pourrie de la Nébuleuse Rouge. Mais alors là, juste pas. J'ai tenté toutes les thérapies, de la musique goth, du John Williams à fond, et même du Basil Poledouris (sa BO de Conan est généralement un bon moyen d'écraser toutes les ambiances sonores parasites, de les voir trainer à ses pieds et d'entendre les lamentations de leurs fans). Mais là, non.

Cause I had the time of my life, No I've never felt this way before, Yes I swear it's the truth, And I owe it all to you.

Putain, mais achevez-moi, je souffre trop.

vendredi 4 février 2011

Trop c'est trop

Ça fait plusieurs jours que j'entends à tout bout de champ, où que j'aille, une sorte de reprise techno/R n'B de Time of my Life. Le truc est abominable, ça condense à peu près tout ce que je déteste dans la musique FM actuelle, et tout ce qui est, à mon sens, responsable du collapse de l'industrie du disque. Voix pourries, son léché plaqué sur du rien, détournement blablatesque. C'est vraiment beurk, quoi.

Et le pire, c'est la réaction que ça a fait naître en moi. D'instinct, j'étais scandalisé qu'on sabote à ce point l'original.

Voilà ce qu'ils ont réussi à faire, ces cons : ils m'ont transformé en intégriste de la bande-son de Dirty Dancing. Et rien que pour ça, j'ai de quoi les haïr jusqu'à la quatorzième génération, leur souhaiter du mal dans la catégorie bien dégueulasse avec palmes et citation au tableau d'honneur, jeter l'anathème, etc.

Par ailleurs, je l'ai toujours dit, Jennifer Grey a eu grand tort de se faire refaire le nez.

Putain ! Mais quand je vous dis qu'ils m'ont rendu intégriste, ces cons-là ! Je me sens sale à l'intérieur.

Vite, un peu de techno-nazie bien brutassière pour me purger les oreilles, ça me fera du bien.

mercredi 2 février 2011

It's not over until the fat lady sings

Bon, c'est l'intifada en Egypte. Certains parlent même d'un genre de chute du mur de Berlin à la mode arabe (sauf que dans ce cas, les Soviétiques, ce serait nous, puisque ce sont des régimes amis qui sont secoués, et la victoire de la liberté, dans le cas présent, ça risque d'être la victoire de l'islamisme, et là ça risque d'être plus du tout rock n'roll, cette histoire). Le fait est, ça a un côté presque inédit, ces manifestations monstres dans des pays qui étaient jusqu'alors ultra verrouillés. Rappelons que la gestion de l'Internet en Tunisie et en Egypte feraient mouiller leur slip, et avec des couinements d'extase assez obscènes encore, aux gens de l'Hadopi.

Bref. Il est plus que temps que la France prenne position. Alors le fait est, la dernière fois qu'elle a soutenu un régime de ce genre, il s'est écroulé dans les heures qui ont suivi. Du coup, madame Alliot-Marie fait profil bas, vu que c'était elle qui avait donné à côté de la plaque dans les grandes largeurs (tirer encore plus à côté, c'était faire des morts dans la galaxie d'Andromède, pour situer) et personne n'ose être le suivant sur la liste de ceux qui regrettent d'avoir ouvert leur gueule deux heures après avoir pris position.

Mais... Mais il y a un mais. Le gouvernement français a en son sein une personne parfaitement qualifiée pour tenir ce rôle, une personne qu'on peut envoyer sans sourciller proférer les pires conneries avec un aplomb que même un agent immobilier lui envierait, une personne qui peut mettre fin à tout ça en une phrase qui électrisera le monde. Je veux bien entendu parler de notre formidable ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, qui serait là parfaitement à son affaire.

Madame Bachelot, apportez votre soutien plein et entier au président Moubarak. Vous finirez peut-être d'achever ce qu'il restait d'aura à la France au niveau mondial, mais si ça fait comme pour votre collègue, demain l'Egypte se réveillera avec un gouvernement nouveau et des espoirs fabuleux.

C'est tout un peuple qui vous attend. Tout un peuple qui a besoin que vous profériez une énorme connerie. Ça pourrait être le couronnement de votre carrière politique.

S'il vous plaît, madame Bachelot, ne nous décevez pas, sur ce coup-là.