jeudi 30 juin 2011

L'enfer de la drogue

Ah ouais, ils ont quand même trouvé le moyen de nommer David Douillet ministre ?

Ils ont perdu un pari, ils ont mangé des graines germées, ils ont fait un concours, ou quoi ?

mardi 28 juin 2011

Ils les ont fait sauter leurs bombes ! Ah, les fous ! Je vous hais ! Soyez maudits jusqu'à la fin des siècles !

Il m'arrive de faire les courses. Je sais, ça peut vous choquer, mais même un pur esprit dans mon genre a besoin de manger, des fois. C'est comme ça. Bref. Donc, je suis allé à l'hyper pas très loin de chez moi, bravant la canicule et la foule des soldes. Parce que c'est les soldes, aussi.

Bon, les soldes fringues, c'était une collection "mémère à la plage" alors je ne me suis pas attardé. Et il y avait une opération bière, aussi. Pour que pépère ne se sente pas lésé sur la plage et qu'il trouve à s'occuper. Et à la place, j'ai mis le nez dans les bacs à bouquins et à DVD. Récupéré un poche et une BD à moitié prix. Et regardé les Blourais à 3 Neuros. Faut vraiment que ça se soit pas vendu. Faut dire que les actionneers bourrins et fauchés qu'on achète éventuellement à 3 euros en Dévédé pour les soirées pizza-bières entre copains, je suis pas ultra certain que ce soit pertinent de les sortir en Blourai méga haute définition. Ninja Massacrator 3* avec Gordon Roberts** ou Chuck Dacascos*** ne mérite pas ça. Enfin si, il mérite d'être soldé à 3 Neuros, mais pas de sortir en copie neuve HD, ça retire tout le plaisir de ce genre de produits. Il faut du grain de mauvais transcodage VHS, être coincé avec un doublage foireux dans lequel trois gugusses font toutes les voix, et en bonus avoir juste les bandes annonces tonitruantes d'autres productions du même tonneau, sinon ça le fait juste pas, croyez en un vrai esthète.

Enfin bon, en Blourai à 3 Neuros, c'était ce genre de came :




Ça vous permet de situer, quoi.

Bref, tout à ces considérations, j'entamais la tournée des rayons bouffe, graille et autres mangeailles, me payant même le luxe de m'arrêter devant un pot de Fluff et de le regarder droit dans les yeux en me gargarisant de ma volonté marmoréenne : oui, j'ai décroché de cette saloperie et j'en suis fier. Je peux marcher le front haut, à présent****. Et puis, en passant dans le rayon condiments, je suis tombé en arrêt devant un objet curieux et incongru. Et l'examen attentif m'a révélé toute l'abjection de ce que je venais de découvrir.

Ils font de l'huile d'olive en bombe pressurisée.

Et là, je n'ai que trois mots qui me viennent spontanément à l'esprit, et qui sont respectivement "what", "the" et "fuck". Avec un joli point d'interrogation au bout. (ça s'écrit comme ça : "?", quand c'est joli, un point d'interrogation. Et c'est toujours joli, un point d'interrogation. à moins de tomber sur un typographe crétin, bien sûr. Sinon, le point d'interrogation, c'est le sel de l'existence*****).

Pourquoi ?

Franchement, à quoi ça rime ? à quoi ça sert ? L'huile d'olive en bouteille, c'est tellement compliqué à doser qu'il vous faille un pshit, tas de cuisiniers du dimanche ? Je veux pas jouer les méditerranéens intégriste. Primo parce que je ne suis qu'à moitié méditerranéen******, et qu'en plus, deuzio, je fais très mal l'accent pied-noir de pub pour couscous en boîte.

Je pige juste pas. C'est pour pas se salir les mains (j'ose pas imaginer l'engin entre les mains d'un maladroit) ? C'est pour doser ? C'est pour quoi ? C'est n'importe quoi, en tout cas. Ça gâche tout le plaisir de se verser un petit filet d'huile d'olive sur son assiette. C'est techniciser un geste ancestral, un plaisir quasi rituel, une communion boustifaillesque venue de la nuit des temps.

Je ne sais pas qui tu es, misérable inventeur de ce truc odieux. Mais je te méprise de tout cœur et je ne te souhaite que du mal. Tu mérites qu'on t'attache à ton fauteuil, qu'on te gave d'extas, et qu'on te foute en boucle un Blourai à 3 Neuros pendant 47 heures d'affilées.




* Les noms ont été changés pour ne pas faire de pub à des très mauvais
** Voir *
*** Voir **
**** Enfin, pas trop haut quand même, sinon je me cogne en montant dans le métro et ça fait mal
***** Oui, j'aurais pu renvoyer cette considération sur le point d'interrogation en note en bas de page. Mais la note en bas de page, c'est comme le Fluff, faut pas en abuser, non plus.
****** L'autre moitié est versaillaise*******, allez comprendre
******* Oui, je me suis tiré de ce traquenard dès que j'ai été en âge d'aller me faire pendre ailleurs. Et on ne m'a pas retenu.

samedi 25 juin 2011

Orson Welles



"Et mon nom est Orson Welles."

(Orson Welles, 1915-1985)


Tout mène à tout à condition d'en sortir. Et Orson Welles est l'illustration flagrante de cet adage. Au départ homme de théâtre, puis de radio, il devint par la suite homme de cinéma, et un grand, en plus de ça. Un gros aussi, remarquez. Mais c'est pas gentil de se moquer des mensurations des gens.

Si son œuvre cinématographique (comme réalisateur, mais aussi comme acteur) fait référence (notamment ce film où, dès le début, le Citizen canne) et est très connue, on a trop tendance à réduire son œuvre radiophonique à la seule anecdote concernant l'adaptation de la Guerre des Mondes de H.G. Wells et à la panique qui a suivi. C'est oublier qu'Orson Welles fut aussi l'interprète radiophonique du Shadow (un personnage des pulps, ces revues de romans d'aventures à deux sous), auquel il a donné son célèbre rire qui glace le sang des criminels. Et il avait donné aussi une voix au transformer Optimus Prime, mais c'est une autre histoire, et en plus, il n'en a pas profité pour se faire rencontrer les deux personnages, ce qui aurait pu être rigolo, pourtant.

Quoiqu'il en soit, l'histoire de la panique générale censée avoir suivi la diffusion de La Guerre des Mondes mérite d'être éclaircie.

En 1938, le Mercury Theater (la troupe dirigée par Orson Welles, au nom de laquelle on rajoutait "of the Air" quand elle était sur les ondes) jouait des adaptations radiophoniques de classiques de la littérature le dimanche soir à huit heures sur CBS. C'est le 30 octobre, qu'elle se lança dans une version remise au goût du jour de l'invasion marsienne (oui, c'est comme ça que ça s'écrivait à l'époque, honte éternelle aux éditeurs qui corrigent le texte de Wells -pas Welles- de nos jours) jadis narrée par H.G. Wells, souhaitant sans doute faire une spéciale Halloween. Toujours en avance sur son temps, Welles (pas Wells, vous suivez, quoi, merde ?) avait décidé de présenter sa dramatique comme un reportage radiodiffusé, ce qui la rendait diantrement efficace. Les auditeurs ayant allumé la radio en cours de route échappèrent à l'avertissement et au générique ayant précédé le programme, qui levaient toute ambiguïté. Dès lors, le standard de la radio fut assailli de coups de téléphone inquiets.

Le lendemain, le New York Times titra sur une panique générale aux États-Unis, suivi par l'Associated Press qui parla d'une vague de terreur. Et la presse se déchaîna, parlant de suicides, d'exodes, d'accidents de la route et autres désastres provoqués par les réactions des gens à l'émission. Bien entendu, les statistiques ne montrent aucune augmentation particulière de la mortalité ou des admissions à l'hôpital pour le 30 octobre 1938. La réaction des gens à un faux bulletin d'information radiodiffusé donna lieu à d'authentiques articles de journaux couvrant une histoire fictive.

Pour l'anecdote, je me suis fait avoir dans une histoire similaire. Aux alentours de 1990, une émission de télé avait diffusé un faux débat, avec des scientifiques discutant d'un signal cohérent reçu par le radio télescope d'Arecibo. Je l'avais pris en route, et j'ai été bluffé par le réalisme des interventions. Du coup, j'ai téléphoné à un copain et fait venir mon frangin devant le petit écran. Nous étions dans un état d'excitation terrible. Jusqu'au moment où l'émission a repris son cours normal, et où le présentateur a vendu la mèche. Ma déception fut à la mesure de l'intérêt qu'avait suscité la chose…

mercredi 22 juin 2011

Le petit coin du traducteur

Quand je traduis les intégrales Spawn, j'aime bien, ensuite, quand j'ai fini et que je souffle un peu, regarder la vieille VF publiée il y a plus de dix ans en magazine. C'est toujours distrayant.

Par exemple, dernièrement, je suis tombé en VO sur un "Behold the man"

La référence biblique est évidente. C'est "Voici l'homme", lors de la comparution devant Pilate. C'est connu, c'est du domaine public, c'est un pan de la Culture avec un grand Q.

Le contexte, dans Spawn, c'est un type qui s'approche en loucedé de Spawn pour lui exploser la tronche par surprise, et son dialogue intérieur commence par cette expression - référence. Le clin d'œil biblique rajoute une attente, un côté "il va se faire crucifier, le Spawn", à un niveau quasi subliminal, alors que deux pages plus tôt, les démons AB et Zab se sont livrés à un prêche façon évangélistes ricains borneugaine bas du front, avant de révéler que le Seigneur qu'ils annoncent, celui qui sera votre ami dans la dèche, qui ne vous juge pas, qui vous aime, c'est Satan, histoire de bien marquer les jeux de renversement dont la série est coutumière.

Bien entendu, dans la vieille VF, c'est traduit par

"Regardez cet homme."

Je vous passe les références à Crowley et à Nietzsche, à quelques épisodes de là, qui avaient été complètement zappées, faisant d'un nihiliste intello assez antipathique une espèce de petit voyou de banlieue tout juste pitoyable.

mardi 21 juin 2011

Gotta catch the Niko

Bon, normalement, je devrais être en dédicaces au stand WIP Agency à Japan Expo / Comic Con, au Parc des Expositions les vendredi 1er et samedi 2 juillet.
Et je serai en dédicace le dimanche 3 juillet sur le stand La Cafetière au festival Bulles Zik, au Gibus à Paris.

Voilà voilà...

RECTIFICATION : Je serai à Japan Expo Jeudi et Samedi, finalement.

lundi 20 juin 2011

A-t-on idée, aussi, de faire Amy-Amy avec des Serbes ?

Elle est très forte, Amy Winehouse. Elle vient de saborder sa tournée européenne. Et pourquoi ? Parce qu'à Belgrade, elle est montée sur scène tellement bourrée qu'elle a même réussi à choquer les gens du cru.

Être bourré au point de choquer des Serbes, moi je dis, c'est quand même balaise, quoi. Au pays où le général Mladic accueille les flics venus l'arrêter en servant le rakija, un alcool qu'il est bon et qui sert à toutes les circonstances de la vie courante, mais qui mettrait vite par terre un tonton flingueur de calibre normal, voire un gendarme breton, je dois dire que ça force le respect. Ou alors la mère Winehouse a testé les productions locales et ne s'en est pas remise, c'est possible aussi. Ou un subtil mélange des deux. Et toute le monde sait qu'en la matière, les mélanges, faut éviter.

samedi 18 juin 2011

Kreuzfahrer ist hier !!!!

Reçu mon exemplaire de l'édition allemande de Crusades. Objet sympa, plus petit que l'édition française, avec un beau papier mat (j'ai tendance à préférer le papier mat, pour ma part). Pour autant que je puisse en juger (mes cours d'Allemand sont très loin), la traduction a l'air convenable. Détail amusant, certains noms ont été germanisés, et donc nous suivons les aventures de Wilhelm von Sonnac et Gunter.


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Sinon, quand John Peel est allé enregistrer pour la BBC une de ses célèbres sessions musicales, en se délocalisant exceptionnellement à Los Angeles un été, il en tira une émission absolument mythique : L.A. Peel du 18 juin.



Je suis déjà loin.

vendredi 17 juin 2011

N'oublions jamais

Une info chassant l'autre, les histoires de fesse (ou de pieds, dans certains cas) (y en a qui prennent leur pied comme ils peuvent), d'emplois fictifs et de steaks qui filent la chiasse* ont chassé de la Une les développement du désastre nucléaire de Fukushima.

Mais, une fois n'est pas coutume, c'est la douane qui vient de nous rappeler à l'ordre. Faisant une pause dans la chasse aux trafiquants de cannabis ou de fausses montres de marque, ils se sont intéressés à un chargement de thé venant du Japon. Bien leur en a pris, le thé était radioactif !

Et ce n'était même pas du L1pt@n Yellow** (qui n'est de toute façon pas japonais) (mais bon, ça aurait été un moindre mal, quoi) (les gens capables de boire du L1pt@n Yellow*** en appelant ça du thé méritent d'être irradiés, rien que pour le principe). Mais bon. Du thé radioactif. Rien que l'idée fout la chiasse. Et vous imaginez si ce thé avait mordu Peter Parker, hein ? Je n'ose y penser.

En attendant, c'est Japan Expo dans quinze jours. Ne cédons pas à la panique. Pas la peine de passer les invités au compteur geiger (sauf si vous êtes une groupie pratiquant l'échange de fluides corporels, bien entendu). Mais bon, dans le doute, pour ma part, je trainerai plutôt dans la partie comics (le vendredi et le samedi, normalement). On ne sait jamais.







*Rappelons en passant cet adage mémorable de la sagesse populaire : "le caca, c'est de la merde"
**Nom de marque modifié pour éviter les poursuites. Ils sont de plus en plus chatouilleux sur ce sujet, les détenteurs de marques.
*** Voir **

jeudi 16 juin 2011

Kneel before Francis Ford !

Francis Ford Coppola + Mario Puzo = trilogie cinématographique mythique.

L'équation est connue.

Mais dans un autre univers, elle aurait pu donner tout à faut autre chose.

Imaginons que ce soit au début, et non pas dans la seconde moitié des années 70 que DC Comics ait décidé de développer Superman au cinéma, dans la foulée de son rapprochement avec Warner.

Puzo est mis sur le coup, et il ramène Francis Ford Coppola, à moins que ce ne soit l'inverse. Un bouillonnement créatif se met en place. Superman est un personnage trop grand pour tenir dans un seul film. Ce sera un diptyque, qui deviendra par la suite trilogie, mais un peu plus tard.

Des noms sont évoqués, hallucinants : Marlon Brando, Jacqueline Bisset... C'est un ancien marine découvert par Scorcese, Harvey Keitel, qui décroche le rôle titre. Mais il se fâche rapidement avec Coppola, qui finit par le débarquer sans cérémonie. Finalement, la Warner casse la tirelire et ce sera Burt Lancaster.

Le premier film raconte la fin de carrière de Lex Luthor (Marlon Brando) dont l'empire est mis à mal par l'arrivée d'un être venu d'ailleurs : Superman. Superbe film sur la solitude du pouvoir auquel s'accroche un Luthor qui a fait le vide autour de lui, opposé à Superman qui, quoi qu'étranger, a fini par se bâtir une famille. La performance de Brando, crâne rasé, ayant pris 70 kilos pour le rôle, est unanimement saluée. Le public accroche directement à cet univers pourtant connu, mais dont la réinterprétation est étonnante.

C'est un triomphe colossal qui génère forcément une foule d'imitation, dont un curieux et anémique Spider-Man, avec Nicholas Hammond, et un Power Man avec Richard Roundtree, sauvé par la bande son magistrale d'Isaac Hayes.

Mais c'est le deuxième Superman, sorti deux ans plus tard, qui fit entrer le personnage dans la légende du cinéma. L'intrigue principale montre Superman tentant de ramasser les débris de l'empire de Luthor pour en faire une force au service du bien, alors qu'un méchant originaire de sa planète, le général Zod (Terrance Stamp) débarque sur Terre pour poursuivre une vendetta familiale commencée une génération plus tôt. Mais un récit parallèle raconte l'ascension de Jor El (rien moins que Robert DeNiro) sur la planète Krypton et ses premières passes d'armes contre Zod.

Le film fait un malheur et récolte plusieurs oscars. DeNiro ne s'en remettra d'ailleurs jamais, la moitié de sa carrière, par la suite, sera occupée à des rôles de scientifiques extraterrestres. Coppola tentera de s'éloigner du genre super-héros avec un film de guerre situé au Vietnam, dont il devra néanmoins laisser la direction, finalement, à son ami George Lucas (qui fera carton plein aussi avec cette adaptation très libre, et curieusement assez légère, de Joseph Conrad, avec le jeune Mark Hammill dans le rôle du commandant Willard remontant le fleuve avec Harrison Ford et Alec Guinness pour aller libérer Carrie Fischer prisonnière de David Prowse qui interprète le maléfique colonel Kurtz).

Car la Warner ne veut pas lâcher son prodige qui transforme les super-slips de papier en mythe de la pellicule. Mais ni Martian Manhunter (avec Peter Boyle) ni Justice Club (une adaptation de la Justice League décalée de Giffen et DeMatteis, avec Richard Gere en Maxwell Lord, Greg Hines en Blue Beetle et Nicolas Cage en Booster Gold, à ne pas confondre avec le film du même titre sorti deux ans auparavant par John Hugues, dans lequel des version parodiques, mais reconnaissables de Robin, Kid Flash, Aqualad et Wonder Girl sont enfermés dans la Tour des Titans un samedi après-midi par Alfred Pennyworth) ne réussirent à convaincre le public.

Coppola réussit alors à obtenir en 1990 de tourner le crépusculaire Superman Part III, dans lequel le héros vieillissant est confronté au culte que lui vouent les masses, et qui l'a peu à peu corrompu. Sa tentative de rédemption tournera mal, faisant de lui un personnage totalement messianique.

Prenant le public au dépourvu, ce film restera comme le mal aimé de la trilogie, le remplacement de Jacqueline Bisset par Diane Keaton pour le rôle de Lois Lane étant vécu comme une trahison par les fans, et celui de Lancaster (effectivement trop vieux et se remettant de toute façon difficilement d'une mauvaise chute de cheval) par Alex Balwin suscitant l'incompréhension totale de tout le monde. Pourtant, c'est à une belle relecture du personnage que se livrent Puzo et Coppola réunis, livrant un film à la fois plus noir que le Batman sorti l'année précédente et plus sobre dans la forme.

Après ce chant du cygne, le film de super-héros connu une longue éclipse, et il fallu en 2004 l'épique New Gods de Wolfgang Petersen (avec Brad Pitt dans le rôle d'Orion et Brian Cox dans celui de Darkseid) pour relancer l'intérêt du public.

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Alec Nikolavitch est l'auteur de Mafia & Super-Héros, un essai se fondant sur l'œuvre de Mario Puzo pour rapprocher les thématiques et structures narratives des récits d'affranchis et de ceux des rebelles costumés vivant dans une société parallèle.

mercredi 15 juin 2011

Dingue !

Ce soir, j'ai vu un type, dans le métro, qui avait le t-shirt le plus cool du monde :




C'est génial à tellement de niveaux que j'en reste tout pantois.

mardi 14 juin 2011

Coming out

C'est un énorme scandale que celui qui secoue la blogosphère. Amina, la blogueuse syrienne qui couvrait l'explosion de son pays était en fait un écossais de 40 ans un peu désœuvré. C'est un choc pour tout le monde. Un séisme numérique. Du coup, comme pour l'affaire DSK qui a fait ressurgir toutes les coucheries saumâtres des uns et des autres (et plus curieusement, des histoires d'emplois fictifs dans des universités, mais là, ce sont les étudiants et les contribuables qui se font baiser), nous risquons l'opération mains-propres sur le Web 2.0 que nous avons mis tant de sueur, de posts et de pixels à bâtir. Ça risque d'être horrible. Une sorte d'inquisition bloguesque. Affreux.

Je sais que, pour ma part, je suis un être faible et lâche, et je n'y survivrai pas (d'ailleurs, ils repassent l'Aveu, avec Yves Montand, à la téloche, ces jours-ci, et je sais que c'est exprès pour me faire flipper. quelle bande de salauds, les directeurs des programmes). Alors, j'ai décidé de me saborder en vous dévoilant toute la vérité. En faisant mon mea culpa, en vous demandant pardon à vous tous. Et aux familles. Et aux amis. Et à la bande dessinée en général.

En fait, Alex Nikolavitch, c'est une invention, une fiction, un gag. J'ai tout inventé un soir de déprime. J'ai poussé le vice jusqu'à faire de fausses pubs amazon dans les marges de ce blog pour faire croire que les bouquins existaient et tout. En triturant paintshop pro pour faire de fausses couves mieux que des vraies. En donnant de fausses interviews sur des sites et dans la presse, en profitant lâchement du fait que, comme chacun sait, les journalistes ne lisent pas les bouquins.

J'ai même mis dans le coup un mec de Comic Box pour avoir une critique négative, histoire de faire plus vrai. J'ai soudoyé un vendeur de Gibert (rayon polar) qui fait croire aux gens qu'il me connait. Tous ces subterfuges, stratagèmes et autres constructions, ça m'occupait, ça remplissait ma vie, ça me faisait du bien.

En vrai, je suis une vieille dame, trésorière d'une association de tricot dans les Deux-Sèvres. Mon obsession pour les singes nazis vient du fait que j'ai vendu du beurre aux Allemands pendant la dernière guerre. Depuis que ma tension m'a obligé d'arrêter le vélo, je me sentais tellement seule. Hormis les réunion du cercle de tricot, le mercredi soir, je n'ai plus de contact humain. Mais comme les gens ont peur des vieux, peur que ça s'attrape et tout, j'ai fait semblant d'être jeune. J'ai fait semblant d'avoir de l'humour, du peps, des idées farfelues. Bien sûr, les plus acérés du regard d'entre vous auront remarqué que j'en faisais trop, avec mes calembours qui ne veulent rien dire, mes obsessions absurdes auxquelles personne ne pourrait sérieusement croire et mes coups de gueule ridicules de gauchiste d'opérette comme on ne peut même pas en imaginer à Paris. J'ai tellement honte. Me pardonnerez-vous ?

Je... Je...







PS : Les monsieurs en blanc on emmené Madame Lucette, là. J'ai vu qu'elle avait pas posté son article, alors je l'ai envoyé à sa place. Je ferai le Nicolas Vitche jusqu'à ce que son retour, pour pas que ses amis du ouaibe s'inquiètent en attendant.

Germaine

lundi 13 juin 2011

Prophétisme chromatique autant que pelvien

En relisant des vieux albums de BD, notamment La Trilogie Nikopol et son deuxième opus, La femme piège, je me suis avisé d'un truc...

En 1986, Bilal avait déjà anticipé sur la technologie Blue-Touffe.

Il est vraiment trop fort, ce Bilal.

Oui, je sais, vous trouvez ce post navrant. Mais c'était ça, ou je vous racontais mon rêve de cette nuit. Et mon rêve de cette nuit, il impliquait un braquage de supermarché, une voiture en panne, un gros flingue et John Goodman en slip. Trop dérangeant même pour moi, je préfère ne pas m'étendre sur la symbolique complexe de la chose.

dimanche 12 juin 2011

Je sais même pas pourquoi je m'acharne, en fait

J'ai encore allumé la télé pour le regretter aussitôt. Là, j'étais tombé sur une retransmission sportive. Le commentateur disait "l'édition de cette année met quand même beaucoup l'accent sur la montagne". Comme il parlait du Tour de Suisse, et que je vois difficilement comment faire le tour de Suisse autrement qu'avec quatre montagnes au kilomètre, je me suis dit que les commentateurs sportifs ne s'arrangeaient décidément pas. Du coup j'ai éteint la télé pour me mettre un disque à la place*. Parce que bon, la bêtise humaine, je m'en accommode généralement pas trop mal, mais quand les gens sont payés pour, ça finit par m'irriter les naseaux.

Mais j'ai une solution, en fait. Il faudrait lâcher dans les médias sportifs ce genre de spécimens, en masse :

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Piège de Cristal, mais avec des singes à la place d'Alan Rickman**
Qu'est-ce que ce concept fait à vos slips, messieurs ?


Outre que ça relèverait probablement le niveau global d'intelligence dans ce genre d'institutions, en plus, pour une fois, y aurait vraiment du sport.





*De l'instrumental. Parce que les chanteurs valent pas toujours beaucoup mieux que les commentateurs sportifs, de nos jours. Alors que les musiciens qui font dans l'instrumental ont un avantage majeur sur les autres : ils se taisent***

**Ouais, j'admets, celui-ci a plus des faux airs de Bruce Willis. On fait ce qu'on peut.

***Et à ceux qui seraient tentés de me dire de faire pareil, je mettrai ici une image d'orang-outang en train de faire un doigt d'honneur dès que j'en aurai trouvé une. Na.

samedi 11 juin 2011

Le point Crouuuuzadèsses !

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Hop, comme vous avez été sages, deux nouveaux extraits du tome 3 de Crusades, par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu, dont il faudra bien qu'on se décide à lui trouver un titre, d'ailleurs, un jour, avant qu'il sorte. La moitié du bouquin est faite.

Et pour la petite histoire, après les sorties néerlandaises et allemandes de Crusades, on se prépare à une sortie italienne d'ici à la fin de l'année. Lambrusco pour tout le monde, c'est moi qui régale. Enfin, je régalerai quand mon éditeur m'aura enfin payé les sous qu'ils me doit pour les sorties à l'étranger, bien entendu.

jeudi 9 juin 2011

This is the End, Eavour, the fucking end.



Hop, un petit document tiré du site de la Nasa. Ça a été filmé le 23 mai, et c'est un document historique, puisque c'est la dernière fois que la navette Endeavour aura été amarrée à l'ISS avant son retrait du service. Et c'est bien connu, l'amarrée n'attend pas.

Les images ont été prises d'une capsule Soyouz, à laquelle la Nasa a demandé de faire une petite pose avant de redescendre.

Pour ma part, je reste assez fasciné par ce jeu de Lego spatial, avec des machins emboités dans tous les sens. C'est bordélique et pas élégant, mais ça marche. Et de temps en temps, par temps clair, je le vois passer du pas de ma porte, un point un peu plus brillant que les autres, là haut, au-dessus des arbres...

mercredi 8 juin 2011

Smells like flemme spirit

J'ai la flemme de taper une war zone, aujourd'hui. Alors vous pourriez me dire que je pourrais faire comme les fois où je ne poste pas de war zone et ne pas poster de war zone. Raison de plus pour en poster une quand même. Je suis contrariant comme ça, moi.

Après, il faudrait trouver un sujet. Des sujets, il n'y a qu'à se baisser pour en ramasser. Tenez, si l'on en croyait la fiche Wikipedia américaine de Barry Manilow, il est l'entertainer le plus formidable de tous les temps, une référence même aux yeux de gens comme Dylan ou Sinatra (bon, c'est l'occasion de faire mon coming out : Bob Dylan m'emmerde passablement, en fait, je sais que je vais en faire hurler plus d'un en disant ça, mais j'ai jamais compris la hype qui entourait le personnage, mais bref, passons). Bon, c'est surtout drôle, ça, pour ceux qui savent qui est Barry Manilow. Je dois être une buse en variétés*, mais je pige pas ce qu'il aurait de plus que n'importe lequel de ces chanteurs à paillettes ayant enfilé quelques tubes au temps d'avant internet. Parce que bon, le Copa, Copacabana, ça va trois secondes, quand même.

Bon, mine de rien, alors que j'étais pas inspiré, j'ai réussi à pondre un truc. C'est un excellent exercice, de se forcer à écrire en se basant sur la fonction "random article" de Wikipedia. Bon, au troisième essai, quand même, parce qu'au début, je suis tombé sur un aéroport des Caraïbes et sur une station de radio locale du Minnesota, et là j'avais vraiment pas assez de biscuit pour écrire une connerie. Ce sera mon prochain objectif, ça.








Sinon, vous savez pourquoi ils parlent toujours de façon incompréhensible, dans le mythe de Cthulhu ?





Parce que Yog Zozote.




Oui, je sors.



*Probablement, en fait. Quand je regarde la liste des gagnants de Grammy Awards, il y a 90% des gens dont je n'ai jamais entendu parler.

mardi 7 juin 2011

Vive le caca libre !

Ah, apparemment, ce n'étaient pas non plus les haricots/soja qui étaient le vecteur de la maladie qui tue des gens en Allemagne. Le mystère s'épaissit autant que leur caca se fluidifie. C'est comme un système de vases communicants, quoi. L'Europe a maintenant son Ebola à elle. Pas de raison qu'il n'y ait que les pays pauvres qui s'amusent, ça ferait bien chier, quand même.

Mais comme dit le proverbe, le caca, c'est vraiment de la merde.

Tiens, puisqu'on en parle, j'ai vu que les curés qui chantent avaient sorti un nouveau disque. J'ai pas poussé le vice jusqu'à l'écouter, cette fois-ci, mais je me dis que la présence dessus de reprises de Sardou et Goldman est forcément un gage de... De je ne sais pas quoi, mais un gage, quoi. Genre quelqu'un a dû perdre un pari, je ne vois pas d'autre explication. Enfin, de tous temps, les gens ont commis des horreurs au nom de Dieu, il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil.

lundi 6 juin 2011

Flottement

La traque au concombre tueur se poursuit avec d'autant plus d'acharnement que le concombre espagnol a été disculpé (et que le concombre de DSK était déjà en détention au moment des faits). L'enquête se concentre à présent sur... Sur... Ah... Quand je consulte la presse je m'aperçois que suivant les sources, on parle de pousses de soja ou de haricots germés. Diantre. Alors qui ? Quoi ? Haricots ou Soja ? De deux choses l'une. Soit c'est un complot associant soja et haricot pour enfin éradiquer l'humanité, soit j'ai des collègues traducteurs qui étaient en week end de pont, laissant sur le pont (justement) les petits stagiaires et autres responsables de la rubrique sports. J'imagine que la dépêche initiale parlait de "Mungo beans", ce qu'on appelle "haricot mungo", ou plus banalement "pousse de soja". Mais "haricot" tout seul, c'est pas pour faire mon fayot, mais c'est un autre bestiau. Hé, les mecs, quand on sait pas, on demande.

L'autre truc qui m'a fait marrer, c'est l'article catastrophiste que j'ai lu à propos de Tepco, l'opérateur de la centrale de Fukushima. L'action Tepco vient de couler (seulement maintenant, d'ailleurs ? putain, les marchés, c'est plus de la courte vue, là. Il leur faudrait les lunettes de Darry Cowl, à ce stade) et du coup, le milieu de la finance s'interroge sur l'avenir de l'entreprise. C'est marrant qu'un signal quand même assez secondaire (l'état d'une action) soit devenu le seul référent, le seul langage compris par la Finance. Alors que la lecture de n'importe quel quotidien ces deux derniers mois permettait de voir que Tepco était dirigée par une bande de jean-foutres irresponsables, très loin du mythe de l'efficacité à la Japonaise. Déconnexion du réel, voilà le terme exact, que ce soit dans le management de Tepco ou dans la lecture financière de l'état du monde.

jeudi 2 juin 2011

Nooooooooon !

La Justice League est relancée une nouvelle fois. Dans le petit monde des comic books, ça n'a rien d'extraordinaire, c'est à peine une nouvelle.

Mais l'image promotionnelle sonne comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu :

Regardez bien. Il manque un truc fondamental.

Oui, vous avez bien vu : Superman n'a plus son slip rouge !

Qu'est-ce qu'on va devenir ?

C'est aux limites du sacrilège. On savait qu'il était devenu un homme sans patrie, mais le voilà sans-culotte.

Superman sans slip rouge, c'est une icône orthodoxe qui n'aurait rien sous sa bure, le duc d'Edimbourg sans rien sous son kilt, ou un ministre en vacances qui serait chopé le froc en bas des jambes en train de... Non, gommez cette dernière comparaison.

Dans le reste de l'actualité, le concombre espagnol a été innocenté des morts en Allemagne, alors que le concombre de DSK est toujours en résidence surveillée. Mais difficile de dire s'il y a deux poids et deux mesures tant qu'on n'aura pas mesuré l'engin, justement.