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Bowie Ken

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Bon, demain soir samedi, je serai à partir de 18 heures à la Brasserie de l'Être, rue Duvergier à Paris, pour signer des bouquins. Et à 19 heures, je causerai un peu, en public, des Trois Coracles et de la façon dont j'ai travaillé mon sujet, la légende d'Uther, et pourquoi j'ai travaillé de la sorte. Et par ailleurs, vous pouvez voir à la liste ci-dessus qu'il y aura du beau linge dans le domaine des littératures imaginaires.

Le lendemain, je serai aux Galactic Days d'Auxerre, pour poser la question : "Quelle forme pour la vie extraterrestre". C'est un peu un grand écart conceptuel, mais bon, vous me connaissez, quand on me tend un micro, je dégoise.


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Words, words, words

C'est fou, quand même, comment les mots "militant" et "politique" sont désormais utilisés par le pouvoir pour déconsidérer son opposition. C'est intéressant parce que révélateur : les militants du parti au pouvoir sont tout autant politiques, surtout, par exemple, quand ils "assument de mentir" pour protéger le président ou qualifient de "militantes" des images embarrassantes. Pour eux ces termes relèvent directement de l'injure disqualifiante.
On pourrait croire à une forme d'aveuglement.
Pour ma part, je crois qu'il n'en est rien. Militant et politique sont des termes qui ont un sens précis. Ils renvoient aux options possibles pour le gouvernement de la cité. Par essence, par construction, une position politique admet une position politique opposée, tout aussi légitime dans sa forme et son expression. L'existence d'un quelconque parti politique suppose l'existence d'autres partis avec lesquels se dispute…

Uchronies Express

Je me retrouve à filer des idées à un cinéaste amateur qui bricole une uchronie dans son coin. C'est hyper amusant à faire et son truc va être super rigolo. Ce que j'en ai vu m'épate et m'éclate.

Il y a fatalement des idées non retenues, mais dont il serait dommage, je crois, qu'elles restent sous le boisseau. En voilà une, par exemple :

"En Allemagne, un politicien écrit du fond de sa prison un ouvrage expliquant l'importance de la surveillance émotionnelle de masse : Mein Voight-Kampff. Ses théories sont mises en œuvre 70 ans plus tard par le jeune Mark Zuckerberg."

Feuilles d'automne

Bon, je suis le nez dans le guidon jusqu'à la fin du mois. Outre une très grosse traduction, je dois boucler un bouquin qui sortira au printemps prochain, une espèce de roman à clés / recueil de nouvelles en mode fix-up dans un univers lovecraftien mais pas que (c'est mon "Projet Tentacules 2" dont je causais dernièrement. le "projet Péniche" avance, mais je ne le bouclerai que vers Noël, tel que c'est parti).




En attendant, un petit extrait :

De nos jours, la Frontière a disparu, balayée par la marche conjointe de l’histoire et du progrès. Cette ligne mouvante, qui structurait du temps de nos pères tout l’imaginaire de la Conquête de l’Ouest, marquait la limite entre les territoires civilisés et des régions sans lois, celles où sévissaient les frères Dalton ou Liberty Valance. Sur la Frontière fleurissaient comptoirs commerciaux, villes de mineurs exploitant des filons parfois vite taris, et troupeaux de bestiaux laissés à paître sur des étendues enco…

Dans l'espace, personne ne vous entendra avancer

Je repensais à ces longs travelings sur des vaisseaux spatiaux qu'on voit dans plein de films, d'Alien à Star Wars, et parodiés dans La Folle Histoire de l'Espace. Pour ce que j'en sais,  le premier du genre est dû à Kubrick dans 2001. La caméra y regarde longuement passer le Discovery, ce qui nous donne à la fois une idée des dimensions du bidule, mais aussi de la lenteur (relative : la vitesse d'un machin pareil sur une telle trajectoire doit dépasser les 11 km/seconde) des voyages spatiaux. Ces plans magnifiques donnent une impression de majesté et sont toujours hyper importants dans l'icônisation d'un gros engin de ce genre.

Et comme souvent, un tel plan n'a de sens que cinématographique. Dans la réalité, je vois mal comment un observateur quelconque pourrait se trouver en situation d'observer un tel déplacement par un vaisseau. Il faudrait une trajectoire absolument synchrone, hormis en ce qui concerne la vitesse, qui me semble difficile à obt…

Attentes

Ah, je pense que toute l'imposante fraction geek de mon lectorat est au courant, il y a un nouveau trailer, ou teaser, ou je ne sais quoi, pour le prochain Star Wars.

La nouvelle trilogie Star Wars, on en a déjà parlé dans ces pages, c'est un grand malade : ça tente de bâtir du nouveau sans aller au bout du truc, tout en flattant les vieux fans, et ce grand écart fout la zone. Au moins, avec la très décriée Prélogie, George Lucas faisait œuvre d'auteur, il faisait son truc à sa façon et l'assumait, pour le meilleur et le pire. Et il parvenait à raconter quelque chose de cohérent. Y a plein de trucs agaçant dans la Prélogie, plein de choix malheureux, mais il y a un vrai arc narratif. Et quelques petites merveilles dans les visuels et l'écriture. Pas assez, pas tout le temps, et c'est parfois gâché par des raccourcis, mais Lucas avait plutôt pas mal bouclé son histoire.

Sur cette nouvelle trilogie, on sent un souci de direction, et les moments formidables ou gon…

Projet Péniche

Bon, mon prochain roman a atteint aujourd'hui les 300.000 signes, ce qui est à peu près la taille que faisait L'Île de Peter. Et il est loin d'être bouclé, le bougre. Je pense qu'il culminera à 450.000 signes, voire 500.000, ce qui le rapprocherait du format d'Eschatôn.

Curieusement, je n'en ai pas encore écrit la fin, contrairement à mon habitude. Les grandes lignes en sont déjà tracées, bien sûr, mais je me réserve la possibilité de prendre quelques chemins et canaux de traverse. C'est déjà le cas, d'ailleurs : le narrateur de la portion que je vous donne à lire aujourd'hui était un personnage assez secondaire au départ, dont j'ai fini par étoffer le rôle, histoire de multiplier encore un peu plus les points de vue (ce sera un roman choral, un patchwork de textes très différents les uns des autres, comme le sera un autre bouquin que je prépare, un recueil de nouvelles à fil conducteur dans lequel on trouvera pèle-mêle coupures de journaux, réc…

Cosmonautes 3

Suite de ma petite série de rediffs en hommage au cinquantenaire du débarquement sur la Lune. Aujourd'hui, le 2001 de Kubrick :


Si Stanley Kubrick est sans doute trop bien éduqué pour le formuler ainsi, ce qu’il cherche à faire avec 2001, l’Odyssée de l’espace (2001: A Space Odyssey, 1968)*, c’est bien à ringardiser le cinéma de science-fiction spatiale tel qu’il se pratiquait depuis les années 1950. Il cherche à créer une expérience totalement inédite tout en employant des motifs visuels familiers aux spectateurs. Il faut dire qu’à l’époque, la course à l’espace bat son plein et que la Lune est en ligne de mire et à portée de main. L’imagerie du film, d’un réalisme glacial issu des bureaux d’étude de la NASA (qui a largement contribué au projet) oppose formellement l’espace infini et ouvert du cosmos à des espaces infiniment clos qui se referment de plus en plus : intérieur du vaisseau spatial, puis intérieur de la capsule de sortie, puis intérieur du scaphandre, dernière protect…

Super-traumas de destruction massive

On le sait tous, pour peu qu'on ait un peu mis le nez dans les illustrés racontant les aventures de l'un ou l'autre super-slip combattant au nom de la vérité, de la justice ou de quoi que ce soit du même genre : leur origine est généralement lié à un traumatisme personnel plus qu'à l'obtention des pouvoirs. Pas de Spider-man s'interrogeant sur ses responsabilité sans la mort de l'Oncle Ben. Pas de Batman en croisade, sacrifiant sa vie dorée de milliardaire à une guerre sans fin sans l'agression subie par Thomas et Martha Wayne. Pas de Billy Butcher sans le viol de Rebecca et ses conséquences. (oui, bon, Butcher n'est pas exactement un super-héros, je sais). Pas de Docteur Strange sans la perte de sa dextérité de chirurgien qui l'a conduit à chercher des solutions drastiques et irrationnelles et à se remettre totalement en question sur le plan personnel. Pas de Wolverine en quête de lui-même sans les tripatouillages du projet Arme X. Et d'a…