dimanche 21 octobre 2018

Mises en bières

Bon, la soirée à la Brasserie de l'Etre, dans le quartier de Crimée, ça a été absolument super. Merci, encore à la librairie La Dimension Fantastique d'avoir organisé ça.

Je n'ai pas pu causer à tous les auteurs présents (ni même les entrevoir, dans certains cas), parce que c'était un joyeux foutoir où chacun allait et venait, mais j'ai adoré. Excellentes bières artisanales (bien amères, goûtues, charpentées) (et servies avec le sourire, vraiment, on est super bien accueilli là-bas) , gens super sympas et très enthousiastes, j'ai vu des tas de copains, signé des piles de bouquins, c'était vraiment bien.

Et ça me permet de revenir sur un sujet dont j'ai déjà causé ici : Uter Pandragon de Thomas Spok, vu que j'ai pu causer avec l'auteur. Et ça, c'était super. Comme je l'ai déjà dit, j'ai vraiment aimé son bouquin, et on a pu discuter de nos approches respectives du sujet, et c'était passionnant. Et en plus c'est un type charmant. Donc n'hésitez pas à aller y voir de plus près.



Sinon, rappel :
Cet après-midi, à 14h30, je présenterai une projection de Ant-Man And The Wasp au théâtre André Malraux de Chevilly-Larue. le film sera suivi d'une petite conférence sur les super-héroïnes.

mercredi 17 octobre 2018

Trois Coracles…




Bon, voilà que mon éditeur, les Moutons électriques, vient de m'envoyer la couve de mon prochain bouquin, qui s'intitule simplement Trois Coracles Cinglaient vers le Couchant. Ça sort au printemps, normalement. L'image est signée Melchior Ascaride, comme pour mes deux précédents romans, et je suis tout fou, là. J'adore.

Bon, du coup, je vous donne aussi le texte qu'il y aura au dos :

Trois coracles cinglaient vers le couchant.

À leur bord, Uther, un chef de guerre de l'île de Bretagne, et ses compagnons de toujours. Leur destination, une île au bout de la mer, là où dit-on vivent les fées et les morts glorieusement tombés au combat. Que va-t-il chercher si loin des terres habitées par les hommes ?

Alors que l'Empire romain n'en finit pas de mourir, et qu'un monde nouveau se refuse encore à naître, Uther sait-il seulement qu'il va enfanter d'une légende destinée à traverser les siècles ?



Et un extrait ici.

mardi 16 octobre 2018

Biodiversité de proximité

Un truc pour lequel je suis content d'habiter dans un patelin encore un peu vert et assez éloigné de Paris pour ne pas être sous le smog, ce sont les bestioles. L'autre jour, je suis tombé sur une mante religieuse, elle faisait genre 5 cm de long. Je savais même pas qu'on pouvait en trouver dans la région. à 400 mètres de chez moi, il y a un mur dans les anfractuosités duquel vivent au moins deux espèces de lézards, et qu'on voit se prélasser aux temps chauds (le truc est orienté plein Sud, ils ont adopté l'endroit). Près de la gare, le square abrite trois espèces de bourdons. J'ai chez moi des abeilles charpentières, d'énormes trucs bleus gros comme des scarabées. Il y a des lucanes. Des libellules certaines années. Des demoiselles, aussi (j'ai appris à les différencier des libellules il n'y a pas si longtemps). J'ai encore croisé une poule d'eau avant-hier, et il y a parfois des cormorans et des martins pécheurs. Bon, et j'ai croisé déjà deux fois des frelons asiatiques. Ça c'est plus emmerdant.

Je ne suis pas à la campagne, pourtant, mais la verdure alentour est suffisante pour abriter et favoriser ce foisonnement. J'aime bien me poser pour observer les sauterelles. Ça me fait tout drôle de croiser un renard ou une belette (ça m'est arrivé une fois ou deux) voire un faucon crécerelle. Peut-être d'ailleurs est-ce cet entre deux, le fait de n'être ni dans une grande ville, ni au milieu de champs pesticidés qui permet tout ça, je n'en sais rien. En tout cas, ça me fait du bien. Je profite des derniers beaux jours pour observer ces voisins de plus ou moins petit format.

lundi 8 octobre 2018

Le Niko près de chez vous

Bon, je reposte mon programme des prochaines semaines, parce qu'il est chargé et que ça évolue tout le temps :


Vendredi 12 octobre, dédicace au festival Quai des Bulles à St Malo, avec les éditions 21g.

Samedi 20 octobre à partir de 18h, rencontre et dédicace à la Brasserie de l'Être, à Paris, organisée par la librairie Dimension Fantastique. Avec de la bière et Sabrina Calvo, Gabriel Katz, Thomas Spock, Romain Delplancq,Rodolphe Casso, etc. Donc ça va être super. Alors attention, la brasserie est assez éloignée de la librairie, puisqu'elle est vers Crimée, rue Duvergier.

Dimanche 21 octobre, rencontre consacrée aux super-héroïnes à 14h30 au cinéma théâtre André Malraux de Chevilly la Rue (94), à l'occasion d'une projection d'Ant-Man and the Wasp.
Le programme ici.

Samedi 27 octobre, dédicace à la Fnac de Belfort, avec Jérôme Wicky en vedette américaine !

Vendredi 2 au dimanche 4 novembre, dédicace au Salon Fantastique avec les Indés de l'Imaginaire et les Moutons électriques.

Jeudi 8 et vendredi 9 novembre, colloque 25 ans du label Vertigo à l'université de Dijon, en présence de Frank Quitely. J'y assurerai la communication inaugurale, consacrée à l'archéologie du label.
Le programme ici.

Jeudi 15 et vendredi 16 novembre, colloque H.P. Lovecraft à l'université de Nancy, et j'y donnerai la réplique à Nicolas Fructus, Philippe Druillet et Jean-Michel Nicollet à l'occasion d'une table ronde.

dimanche 7 octobre 2018

Apophis prodigue


En décembre, je me retrouverai au sommaire du tome 4 de Dimension Super-héros, une anthologie consacrée aux vieux personnages publiés jadis par Lug dans les revues au format poche genre Mustang et Zembla. Ce sera chez Rivière Blanche (et donc ma troisième participation à une antho chez cet éditeur), et on y trouvera tout un tas de gens très bien. Là-dedans, je me fends d'un texte consacré à Ben Leonard, alias Râ, protecteur des immortels d'Héliopolis (et le reste du temps journaliste au Globe). La nouvelle s'intitule Le Retour d'Apophis, et j'y vais à fond dans le mythologique et l'apocalyptique, parce que bon, autant jouer sur mes propres points forts.

Et pour vous faire patienter, du coup, je vous en livre un pitit extrait :

La panique régnait dans la cité cachée et secrète d’Héliopolis quand Râ atterrit doucement devant les immenses pylônes du temple-palais. Une foule s’était massée entre les obélisques scintillantes et les sphinx de béryl. Râ se posa devant les statues à demi animales, irradiant une lumière chaude. Elle eut aveuglé tout autre que les présents. Ils l’accueillirent avec des exclamations craintives.
— Râ, tu es venu ! Toi aussi tu te réfugies en notre place forte pour attendre la terreur qui sans faute viendra nous anéantir ?
Râ leva les bras pour demander un silence qu’il n’obtint pas. C’est par-dessus le murmure inquiet de la foule qu’il dut parler lui-même.
— Comme vous le savez, je suis dépositaire d’une partie des souvenirs laissé derrière lui par votre frère Râ quand son Kâ fut arraché à son corps ! Mais j’ai beau fouiller sa mémoire, je n’y trouve aucune trace de ce que contenait ce temple secret et lointain. Seulement l’avertissement de ne jamais y pénétrer. Mais Atûm pourvoira à mes failles.
La foule se tut d’un coup, puis s’écarta pour le laisser accéder à l’étroit passage entre les deux pylônes de pierre. Il ressentit alors durement sa double nature. Quoique porteur de l’âme d’un immortel, du roi de la Cité, il n’était pas tout à fait des leurs. En tant que Ben Leonard, il demeurait humain, trop humain. Les préoccupations, désirs et peurs des habitants d’Héliopolis lui demeuraient globalement étrangers.

lundi 1 octobre 2018

Ludions

J'ai passé pas mal de temps le nez sur mon clavier en septembre. Beaucoup de grosses traductions, un scénario à écrire au pas de charge, un roman que je tiens à avancer de même, et un article à rendre pour une grosse anthologie, sans compter une conférence donnée dernièrement, et deux autres à préparer pour les semaines qui viennent.

Mon temps de lecture (autre que la doc pour le scénario à faire et l'article à écrire), de consommation de films et de séries (j'ai juste fini l'excellent Taboo, avec Tom Hardy et Jonathan Price) s'est réduit d'autant.

Mais ce week-end, je me suis autorisé deux sessions jeux.

J'ai testé l'autre soir Seven Wonders Duel et Lord of Hellas, deux jeux très différent, malgré leur référence commune à l'antiquité classique. Le premier a une mécanique très chouette, et des effets de seuil vicelards. J'ai bien aimé.

Le second m'a fait penser à Blood Rage : même complexité apparente au premier abord, gros monstres qui apparaissent à l'occasion et qu'on peut glorieusement dégommer, chouettes figurines. Mais si certains mécanismes sont communs, d'autres sont très originaux (pour ce que j'en vois, mais je ne suis pas un hardcore gamer) et rendent l'ensemble fluide et très agréable, avec des arbitrages intéressants à mener par les joueurs.

Et puis hier, on m'a offert Bandes Dessinées, le jeu des collectionneurs, un truc très rigolo. Alors en voyant la boîte, je dis "tiens, c'est normal qu'il y ait que des couvertures Delcourt et Soleil de représentées ?" ce à quoi on m'a répondu "ben, ils sponsorisent le trucs".

Le jeu lui-même est un système d'échanges assez simple, dans lequel les participants doivent choisir des séries à collectionner, qu'ils financent initialement en revendant certains des albums en leur possession, puis éventuellement en allant travailler pour un éditeur (ce qui permet au passage de déclencher la sortie de nouveaux albums). Mécanique très fluide pour des parties courtes et fun, dans lesquelles on peut perfidement obliger les adversaires à payer leurs albums nettement plus chers que ce qu'ils avaient prévu au départ. Très très marrant et tout à fait utilisable en famille (bon, moi, je me fais griller assez vite parce que les gens voient que je collectionne avant tout les albums des copains, donc ils m'amènent à les payer plus cher chaque fois qu'ils le peuvent). Si l'auteur veut une idée d'extension ou de spin-off, je pense qu'il y a un truc à faire avec les files de dédicaces à Angoulème.