vendredi 6 octobre 2017

Asinus asinum invocat

J'ai une confession à faire. Il m'arrive assez souvent d'employer de façon péjorative des expression du genre "c'est un âne", "quel âne bâté" ou, sur du métal de dernière catégorie "c'est tout juste bon à ferrer les ânes", en appuyant le "â", d'ailleurs. Et c'est complètement idiot de ma part, parce que l'âne est un animal que j'aime beaucoup. Un âne bien traité est un animal très doux, très sympa, et pas du tout aussi têtu que ne le veut la sagesse populaire (en fait, ce sont surtout les mulets qui sont têtus). Bon, je dis bien traité, parce qu'enfant, j'avais une trouille bleue des ânes vu que le premier que j'aie vu de près était un âne assez psychopathe (mais malin, hein : le grand oncle, quand il allait voir ses vignes, se juchait dessus, laissait l'animal faire le chemin pendant que lui-même faisait sa sieste. L'à-coup de l'arrêt du bestiau suffisait à le réveiller une fois arrivé. c'était bien rodé) (mais si on n'était pas le grand oncle, fallait pas passer à portée de la bête) qui fait que ce n'est que bien plus tard, quasiment à l'âge adulte, que j'ai rencontré des ânes normaux et que j'ai appris à les apprécier.

Du coup, j'ai un peu honte quand je qualifie quelqu'un d'âââne. J'en profite pour demander pardon à mes amis les ânes, qui valent beaucoup mieux que les gens que je traite ainsi.

Aucun commentaire: