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Articles

Affichage des articles du septembre, 2017

Rapido

J'ai démonté ce matin l'expo de Conflans, c'est déjà fini. Pour la petite histoire, ça ressemblait à ça :



30 panneaux explicatifs, richement illustrés, avec en plus des bouquins, des originaux, des posters anciens, du matériel de production (un rouleau "sortie de rotative" de La Dernière Cigarette, avec les pages à plat), j'avais essayé de faire quelque chose de chouette. Les panneaux devraient tourner. J'ai quelques demandes dans la région, et si vous représentez une structure que ça peut intéresser, typiquement une bibliothèque ou une école, n'hésitez pas à m'envoyer un mot.
Merci encore à la MJC Les Terrasses, qui m'a fait confiance sur ce truc.
Par ailleurs, et j'en ai déjà parlé, je fais deux interventions samedi prochain (le 7) à la médiathèque Visages du Monde de Cergy, et le lendemain je participerai à une table ronde à Octogônes, à Lyon. Un libraire m'y accueille, donc je pourrai dédicacer des choses, principalement de l'Î…

Soirées japanime

Pour diverses raisons, je me suis revu ces derniers temps pas mal de films d'animation.

Et, dans le tas, ce ouiquende, deux de ceux que j'ai le plus revus dans ma vie, mais que je n'avais pourtant pas revus depuis un bail. Akira, de Katsuhiro Otomo, et le deuxième Patlabor, de Mamoru Oshii.

Akira, c'est même le film que j'ai le plus vu en salle. Parce qu'à l'époque de sa sortie, il représentait une telle déflagration dans le paysage que j'ai trainé plein de gens au petit cinoche, près de Ballard, qui l'a passé pendant plusieurs mois. Il reste baffesque, que ce soit sur le plan technique, pour sa musique énorme, pour sa montée graduelle du caniveau jusqu'au cosmique pur et pour ses scènes bien dérangeantes et bien plus fines qu'il paraît comme le cauchemar des nounours (où la charge de terreur et de dégoût s'inverse brutalement, nous ouvrant magnifiquement sur la caractérisation des personnages).

En ce qui concerne Patlabor 2, j'en ava…

Fierté professionnelle

J'ai vu passer, dans le métro, des affiches pour un prochain dessin animé qui s'appellera "Superslip".

Alors soyons clairs, je ne revendique pas l'invention du mot : il traînait depuis des années dans les milieux traductionnelstraductatoirestra, et puis merde, dans le Trad Pack, et je serais bien en peine de dire qui l'a trouvé, celui-ci. Autant, "Encapés", qui a été pas mal utilisé au moment de Civil War, il était de moi, autant "Superslip", bien malin qui pourra dire d'où il sort (si, de dessus un superpantalon, je sais).

Pourtant, j'ai travaillé dur à le populariser, notamment dans le cadre de ma traduction de la série de comics The Boys (qui annoncée en série TV pour prochainement) (ça va être croquignolet, ça, encore).

Et du coup, je me dis que si le mot "superslip" est devenu mainstream au point d'être affiché sur les murs de Paris, c'est un peu grâce à moi.


Sur la route de Memphis

Alors je suis plongé depuis quelques jours dans la lecture studieuse d'un bouquin que je voulais depuis longtemps : 1177 avant J.-C., le jour où la civilisation s'est effondrée, d'Eric H. Cline. S'il traite de sujets que je connais déjà pas mal (la transition bronze-fer, l'invasion des "peuples de la mer", l'historicité de la Guerre de Troie, etc.), il les approfondit et surtout croise pas mal de trucs, dans l'idée de brosser un tableau global d'une période de crise, en évitant les explications mono-causales.

C'est là-dedans que j'ai trouvé les références de l'autre jour aux flammes précédant les armées (là, j'arrive à son chapitre sur l'Exode, et curieusement il ne fait pas le rapprochement qui moi, m'a sauté aux yeux direct, alors qu'il cite pourtant la colonne de flamme des Hébreux), et je prends plein de notes dans tous les sens. Ça servira forcément un jour.

Et puis, au détour d'une page, hop, l'auteur …

Fight, King Size !

J'en ai causé l'autre jour, jeudi 12 octobre je participerai à un mini-colloque sur Jack Kirby, aux côtés de Jean Depelley (auteur de la biographie monumentale du King), Mickaël Géreaume & Alain Delaplace (Kirby and me), et moi.






Je note qu'il y a une billetterie. L'entrée et gratuite, mais il faut réserver. Je vous encourage donc à le faire.
Le lien de l'évènement.
Le lien de la billetterie.

Ce soir on vous met le feu

Puisque c'est le Jour du Seigneur*, je vais en profiter pour revenir sur un détail rigolo.

Peut-être vous souvenez-vous que, dans l'Exode, le Peuple était précédé dans le désert par une colonne de flammes qui lui montrait le chemin (le peuple n'est pas malin : il aurait compris plus tôt que la colonne le perdait délibérément, il aurait peut-être mis un peu moins de quarante ans à arriver à destination) (c'est un peu "Mamie n'a pas mis son GPS à jour", cette histoire). Classiquement, pour l'Histoire Sainte, cette colonne de feu (et la colonne de fumée qui va avec) est un miracle de Dieu, tout ça, comme la manne, l'armée égyptienne engloutie dans la Mer Rouge et ainsi de suite.

Tiens, parlons-en, de l'armée égyptienne. Parce que cette image d'une troupe précédée par les flammes, elle apparaît à plusieurs reprises dans des textes égyptiens de la fin de l'Âge du Bronze. Parfois de façon apparemment littérale (des peuples barbares brûlant t…

Bas de chausses

Ça commence à peler grave. J'envisage très sérieusement de remettre des chaussettes quand je suis chez moi (c'est intéressant, hein ?).

Et d'un coup, je repense au vieil Albert. Einstein. Vous savez, le moustachu tellement obsédé qu'il voyait des courbes partout.

Einstein a dit : "du jour où j'ai compris que les chaussettes ne servaient à rien, j'ai totalement cessé d'en mettre".

Et là, pourrait-on dire, c'est le drame.

Parce qu'en effet, Einstein ne portait pas de chaussettes, même quand il donnait des cours à Princeton. Un personnage du roman Au dessous du volcan pourrait dire "que hombre" en le voyant, quoi.

Le gros problème, ce n'est pas la présence ou l'absence de chaussettes aux pieds, en ce qui me concerne, mais le fait que du coup, au lieu de mettre des chaussures, il portait de ces infâmes sandales de cuir façon Birkenstock. Alors vous pourriez me dire (à bon droit) ça pourrait être pire, il aurait pu porter des …

Publish or perish

Un petit mot sur mes sorties de ce mois-ci. Essentiellement de la traduction.

La nouveauté, c'est le comics book Silent Hill : Rédeption, chez un nouvel éditeur, Mana Books.

L'évènement, c'est le Supergods de Grant Morrison, qui sort enfin dans la collection Fantask. J'ai rendu la trad y a quoi ? Deux ans ? Je ne sais pas ce qui les a retenu comme ça.

Après, chez Urban, vous pourrez trouver dans les bacs les tome 2 de New Gotham et d'Injection (petite série bien sympa qui fait la synthèse des fixettes de Warren Ellis) et le tome 1 de Flash Rebirth.

Et sinon, j'ai commis quelques papiers dans Geek le Mag. Donc un gros dossier sur Thor Ragnarok qui déferle bientôt sur nos écrans, avec notamment l'interview d'un des concepts artists du film. Un vieux copain avec lequel j'avais justement bossé jadis sur un comic book, mais aussi… sur le Ragnarok. La boucle est bouclée, donc !


Exposure

J'en parlais l'autre jour, mais la MJC Les Terrasses, à Conflans Ste Honorine (c'est en haut de l'avenue du Pont, à la sortie de la RN, vous pouvez pas la louper) organise une exposition sur la bande dessinée. Et m'a demandé de la concevoir et de la mettre en œuvre.

Je fais l'accrochage aujourd'hui et demain, et je ne suis pas rassuré. C'est la première fois que je me lance dans un truc pareil. Histoire de bien me mettre la pression, ils l'ont intitulée "La Bande dessinée… selon Alex Nikolavitch", et je vous jure que ce n'est pas moi qui ai choisi ce titre.

Du coup, j'ai essayé de faire ça simplement : une salle avec une rétrospective de l'histoire de ce média, et une autre sur le processus de création. Ça n'a rien de complet ni d'exhaustif, ça se veut une introduction.

Et il y a un vernissage samedi 16 septembre à 17 heures. Si vous êtes dans le coin, vous êtes les bienvenus.

Ceux qui vont rester vous saluent bien

Une discussion récente autour de The Leftovers, la série écrite par Damon Lindelof, m'a conduit à expliciter un ou deux trucs. Et comme ça prolonge une réflexion que j'avais entamée dans Apocalypses ! Une brève histoire de la fin des temps (encore une toute petite poignée d'exemplaires dispo chez un éditeur évoquant Méchoui 100.000 volts, profitez-en tant qu'il en reste), je me suis dit que j'allais remettre ça en forme et vous l'expliciter.

Ça faisait un certain temps que pas mal de gens me disaient le plus grand bien de The Leftovers. Ça m'embêtait déjà parce que c'est signé Damon Lindelof. Et déjà, ça me ferait mal que ce type-là fasse quelque chose de bien dans sa vie. De "pas pourri", pourquoi pas. Mais de bien, c'est comme imaginer qu'Eric Ciotti puisse un jour dire un truc intelligent, dire que c'est de la science fiction serait insulter gravement la science fiction. Mais pour les besoins de la démonstration, on laissera de …

Mémoires de guerre

Le fiston a attaqué, en cours d'histoire, un module sur la "Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale". Et râlait que la prof était pas à la hauteur, puisqu'elle avait parlé assez rapidement de "Pétain, héros de Verdun", sans mettre en perspective ce souvenir héroïque qu'avait la population avec la réalité de l'action entreprise à Verdun par le bonhomme (et j'ai constaté avec plaisir qu'il avait retenu ce que j'avais pu expliquer à l'une de ses frangines sur les fusillés pour l'exemple et autres grandes victoires de la baderne malfaisante).

Et du coup, hier, à table, on a causé de ce problème d'une mémoire historique qui vient à se figer, qui n'est plus vivante, parce que soit ceux qui ont vécu les faits n'en parlent guère (ce qui était le cas des anciens poilus en 40), soit disparaissent les uns après les autres (les poilus ont disparu, mais il ne reste plus non plus des masses de résistants et de déportés, ce qui permet…

Voyages, voyages

Ça fait 40 piges que Voyager 2 a été lancé, et ce gros bazar continue de temps en temps à nous envoyer de ses nouvelles., tout comme son grand frère Voyager 1 lancé quelques jours auparavant.

Dans l'intervalle, ces sondes, parmi les objets les plus rapides lancés par l'homme, ont parcouru respectivement quelque chose comme 17 et presque 21 milliards de kilomètres. C'est colossal. Et comptez à la louche une heure de route par milliard de kilomètre pour que leurs signaux nous parviennent.

Et là, sortons les calculettes, pour une fois. En quarante années de vol, ces sondes n'ont même pas parcouru un jour-lumière, à la vitesse de 17 kilomètres par seconde (en fait, 15 pour Voyager 2, qui a pris le chemin des écoliers), ce qui nous fait un Paris-Strasbourg en approximativement une demi-minute (le TGV est petit joueur en comparaison) et on ne s'approche même pas de 1% de la vitesse de la lumière.

Ce qui signifie qu'à cette vitesse pourtant considérable, il faudrait e…

September songs and energy crackles

Ah, déjà septembre.

Il est peut-être temps de vous mettre au jus de mes prochaines activités publiques. Parce que l'automne va être trépidante.

Du 14 au 27 septembre, la MJC les Terrasses, à Conflans Ste Honorine (78), présentera une expo que je me trouve avoir conçue à propos de l'histoire de la BD, et de comment on la fait.

Le samedi 7 octobre, une journée d'animation autour de la BD et des comics à la médiathèque Visages du Monde, place du Nautilus à Cergy (95).

Le dimanche 8 octobre, je dois participer à une table ronde à Octogônes, à Lyon.

Jeudi 12 octobre 2017 de 19h30 à 21h30 à la Sorbonne, je participerai au colloque Jack Kirby, l'éternel combattant, avec Jean Depelley (auteur de la bio de référence du King des comics), Mickaël Géreaume et Alain Delaplace, organisateurs de l'album hommage Kirby & Me.

Dimanche 22 octobre 2017, je viendrai signer mes bouquins à Galactic Days, Complexe sportif des Hauts d'Auxerre, Boulevard de Verdun à Auxerre (89) et …