lundi 31 octobre 2016

Zombie zombie la mouche

Il a fallu sortir un peu tard pour un rendez-vous toubib, puis faire quelques courses. Je dis un peu tard, parce qu'avec le changement d'heure il fait nuit noire super tôt, maintenant.

Et comme le toubib en question est à l'autre bout de la ville, on s'est tapé une petite demi-heure de marche dans le noir avec la petite dernière, à compter les étoiles quand on en voyait (et j'en vois de moins en moins, parce que l'éclairage urbain dans tous les sens, ça me nique les yeux d'une force).

Et on s'est rappelé en croisant des individus louches que oui, c'était ce soir Halloween. Ma cervelle est ainsi faite que j'en ai causé ces jours derniers, mais que j'avais pas tilté que c'était aujourd'hui (c'est tout moi, ça :ça me fait pareil avec mon annive).

Question qui se pose, quand on croise un fox terrier avec un foulard couleur citrouille : est-ce un vrai chien, ou un chat qui fait le guignol et a enfilé un costume ? Oui, la petite dernière a de l'imagination.

Jalouse des petits orques et darkmauls qui ramenaient des saloperies à la gélatine trop colorées et trop sucrées, et dépourvue de déguisement, elle s'est mise à marcher en flageolant et en gémissant. Ma fille avait décidé d'être un zombie. En plus de l'imagination, elle a de la ressource. Le McGyver du déguisement.

Et puis elle a fini par proposer un truc rigolo, en voyant des mômes se casser le nez sur trop de maisons vides : "ce serait pas plus pratique de faire un stand de distributions de bonbons ?" Non seulement elle a de l'imagination et de la ressource, mais en plus l'esprit pratique. Et je me suis dit que l'idée était géniale : ça mettrait à exactement six mois d'intervalle (ouais, bon, à douze heures près) les stands de muguet du Premier Mai et les stands de bonbons d'Halloween. La symétrie, y a que ça de vrai.

Y a un truc à creuser. Ecrivez donc à ce sujet à votre député. Ça le changera du voile et des crèches de Noël, tiens. Il vous remerciera.

dimanche 30 octobre 2016

En passant par l'Halloween avec mes gros sabots

Je n'ai jamais été un gros consommateurs de films d'horreur. C'est sans doute un genre qui, chez moi, marche mieux en littérature. Lovecraft et Barker m'ont mis la tête et les nuits à l'envers plus qu'à leur tour. Sans doute parce qu'ils suggéraient énormément en allant gratter dans des coins vraiment inquiétants et dérangeants. (alors que King m'emmerde assez globalement).

Au cinéma, j'ai plus de mal. Sans doute parce que c'est plus direct, et qu'il faut des réalisateurs vraiment doués pour passer par la pure suggestion de façon vraiment efficace. Ce que j'appelle l'effet ballon, en référence à la scène du ballon dans le couloir, dans Shining, qui arrive à mettre très mal à l'aise avec zéro effet. Les films qui parviennent à me faire cet effet-là, j'adore.

Mais ils sont peu nombreux. Après, si je ne dédaigne pas les trucs gores et sanguinolents, je n'en pense pas grand-chose. Leur "shock value" s'émousse vite, et ils me semblent plus drôles qu'autre chose, qu'ils soient conçus comme tels (les récents Piranhas) ou qu'ils se prennent très au sérieux, ce qui nuit un peu à l'effet. Les trucs à la Saw ne parviennent pas à m'intéresser (j'ai essayé une ou deux fois). La série télé Walking Dead a été, chaque fois que j'ai tenté le coup, une forme très aboutie de la notion d'ennui. Et les slashers avec des ados crétins qui se font dégommer me donnent souvent envie d'aller prêter main forte au tueur, même quand c'est en fait un gros nullard.

Le found footage, à de très rares exceptions, m'insupporte. Je le trouve fainéant et putassier.

Par ailleurs, certains films présentés sous l'étiquette "horreur", par exemple certains Del Toro, me semblent la perdre très vite, se glissant plutôt dans la catégorie des grands films fantastiques, avec parfois une ou deux séquences horrifiques. Faudrait sans doute que j'essaie les Dario Argento, ça a toujours manqué à ma culture. Enfin bon, je ne vais pas faire un catalogue de tout le genre. D'autant qu'en tant que tel, ce n'est pas un genre qui m'inspire un rejet de base, contrairement mettons aux films de sport ou aux comédies pas drôles à la française ou à la Adam Sandler.

J'aime bien les vieilleries de la Hammer pour leur côté kitsch, parce qu'elles ne me font plus peur depuis longtemps.

Alors peut-être ai-je changé : Holocauste 2000 ou Le Triangle du Diable qui, quand j'étais minot, m'avaient foutu une frousse bleue. Et qui revus à l'âge adulte sont pour le premier juste drôle et pour le deuxième bien foutu mais cheap.

Enfin voilà, c'était mon petit dégobillage de bile né d'un instant où je me suis dit "tiens, je me materais bien un film de saison, vu que c'est Halloween", et que j'ai passé une heure à ne pas me décider.

Mon côté vieux con bougon ressort en force, ces temps-ci.

samedi 29 octobre 2016

Chants d'Halloween

Vu que ça va être Halloween, et donc que tous les français se doivent maintenant de célébrer cette fête, vu que c'est la version moderne de celle de Samain, et donc un truc de Celtes et de Gaulois, eh oui, et donc obligatoire pour des raisons évidentes d'identité ancestrale et nationale, j'appelle à la barre Gérard Lenorman, qui n'est probablement pas un bon patriote, parce qu'on le sait tous, les Normands n'ont pas des ancêtres gaulois mais barbares venus du Nord-Est, des pillards qui ont opéré un grand remplacement avec la complicité d'un état en déréliction, dont le représentant était à l'époque Charles le Simple, un "roi normal", donc, comme son surnom l'indique. Allors que Gérard avait porté haut et fort jadis l'étendard de l'exception culturelle française en brocardant dans une de ces célèbres chansons un non moins célèbre film de Steven Spielberg, le voilà qui revient en s'attaquant à la fête d'Halloween (et probablement par contrecoup au film de ce sale nihiliste de John Carpenter qui a le front d'usurper les initiales de Notre Sauveur) et ce n'est pas gentil.

Le Gentil Défunt Triste
Toi mon petit copain
De Corneville Les Bains
Tu n'oses plus sortir sur l'avenue
À cause de ces sorcières
Que les Américains
Ont inventé pour faire peur à ton père
Moi le gentil défunt
Je n'y suis pour rien
Je ne suis pas méchant tu le sais bien
Si tu me fais la gueule
Je vais rester tout seul
On va rater nos vacances d'hiver
Moi le gentil défunt
Je n'y comprends rien
Pourquoi tout ce fracas ce cinéma
Pour un fantôme bidon
Un zombie de carton
Allez sois chouette envoie-moi ton ballon

Toi la petite Anglaise
Tu jettes les chrisanthêmes
Tu n'oses plus comme l'année dernière
Les poser sur ma dalle
Ni sortir à l'heure blème
Courir après les corbillards
Moi le gentil défunt
Je n'y suis pour rien
Je ne suis pas méchant tu le sais bien
Si tu me fais la gueule
Je vais rester tout seul
On va rater nos vacances d'hiver
Moi le gentil défunt
Je n'y suis pour rien
C'est moi qui t'ai donné en novembre
L'amour du cimetière
Un goût d'éternité
Tu avais promis de m'apprendre à parler
Oh oh oh oh que je suis triste
Oh oh oh triste triste triste

Il faut vous réveiller
Vous n'allez pas rester
Comme des zombies à marcher de travers
Ou comme des fantômes
Qui font peur aux mômes
En attendant que revienne l'hiver
Moi le gentil défunt
Je n'y comprends rien
Vous allez chercher quoi au cinéma
Du sang et du malheur
Des larmes et de la peur
Vous feriez mieux d'apprendre à être heureux
Moi le gentil défunt
Je n'ai peur de rien
Surtout pas d'un psychopathe à sensation
Rangez dans vos cartons
Vos bonbons et vos bâtons
On ne va pas se gâcher la saison
Oh oh oh oh ce serait triste
Oh oh oh triste triste triste
Oh oh oh ce serait triste
Oh oh oh triste triste triste

mercredi 19 octobre 2016

Where no one has gone before ? En vrai ?

J'ai enfin vu le dernier Star Trek, comme d'hab avec un poil de retard. Et comme d'hab avec ces Star Trek non pas nouvelle génération, mais nouvelle formule, j'ai des sentiments vachement mitigés.

Y a plein de trucs que j'adore : les acteurs sont très bien, l'interaction entre personnages fonctionne nickel (le tandem Spock/McCoy, par exemple, est un classique qu'on retrouve toujours avec plaisir) et surtout, y a des caisses de sense of wonder. Du coup, comme avec les précédents, j'ai passé un bon moment.

Et puis y a les trucs qui me gênent plus, comme le scénario assez convenu quand même, les scènes d'action/catastrophe déjà vues, les enjeux un peu faciles. Le scénario multiplie d'ailleurs les "fusils de Tchekov" prévisibles, (gadget alien, moto, radio) mais n'en file aucun à ce pauvre Pavel. Rien de tout ça ne torpille le film, soyons clairs, mais on se dit que bon, ça aurait pu mériter un peu plus d'affinage : rien que sur les scènes d'action, le précédent en ménageait une belle avec la traversée en scaphandre entre les deux vaisseaux et l'univers Star Trek a déjà démontré sa capacité à utiliser de chouettes idées de SF/Space Opera à l'écran.

Mais à un niveau général, je me suis avisé d'un truc (en fait, je m'en étais même avisé avant, mais ce film m'a remis le nez dedans, comme on dit). On a un problème de méchants, en ce moment.

Prenons quelques uns des gros blockbusters de ces dernières années, et un schéma se dessine, qui a peut-être une signification quant à notre époque. Les méchants sont souvent des bons qui ont mal tourné, ou des gens censément dans le même camp, mais qui jouent contre. Dans le cas de Star Trek Beyond, [Spoiler] un ancien capitaine de Starfleet, héros de guerre, qui a basculé.

Regardez les deux derniers Captain America, les deux derniers James Bond et les deux derniers Star Trek ou le Batman v Superman (et même, d'un certain point de vue, le généticien de Jurassic World) et on a soit des retournements de veste, soit une corruption interne du système. La menace vient systématiquement de l'intérieur. Des proches. Du voisin. D'un retournement de notre propre système de valeurs. Ce n'est pas le même discours que dans Les Trois Jours du Condor ou Abyss, avec une opposition entre le citoyen normal et la machine militaire ou barbouzarde. Là, ce sont les défenseurs qui s'entredéchirent. On est dans la mécanique de Rambo contre les hommes du shérif, mais sans le discours sur la déshumanisation.

Qu'est-ce que ça nous dit sur notre monde à nous ?

samedi 15 octobre 2016

Guy Lux, Fiat Lux et Fiat Uno sont dans un bateau

Dans la série des petites questions de logique qui me font marrer, en une époque où le fondamentalisme fait son grand retour, accompagné d'une lecture littérale des textes, j'en ai une à vous soumettre.

Dans la Genèse, Dieu crée le monde et tout ce qu'il contient et l'entoure sur un mode itératif. Dieu dit "que la lumière soit", et la lumière fut, vous connaissez la chanson. Parfois, il sculpte les choses en soufflant dessus : le mot pour "souffle" et "esprit" sont exactement le même à l'époque, et donc quand "l'esprit de Dieu se meut à la surface des eaux", on peut le lire comme quelque chose de bien tempêtueux. Et l'équivalence "souffle / esprit" se retrouve au moment où Dieu confère une âme à l'Homme en lui soufflant dans les narines.

Donc la question est la suivante : si Dieu crée le monde par la parole, en nommant donc les choses… et qu'il demande ensuite à l'Homme de nommer tous les animaux… Dieu et l'Homme parlent-ils la même langue ? Et par ailleurs, quelle langue parlent-ils ?

Vous avez deux heures et je relève les copies. Et pas de bavardage dans les rangs.


Image chopée chez Scorpiondagger
dont j'affectionne le trip néo-Gilliam






Bon, allez, je suis pas chien, je vous explique où est l'astuce. Dieu crée le monde dans une séquence cosmique très connue, puis donne l'ordre à l'Homme de nommer les choses dans une autre séquence qui, dans la Genèse, suit la précédente… Mais n'a pas du tout été écrite à la même époque, ni par les mêmes gens, et pas dans cet ordre. Et ça change tout. C'est uniquement la compilation tardive de ces textes disparates qui crée un effet narratif de continuité. Entre le vieux mythe tribal du jardin et le récit cosmique concocté par des prêtres lettrés influencés par les grandes cosmogonies babyloniennes, il y a un tel décalage culturel que vouloir analyser les deux d'un bloc conduit à des contresens. Comme la question que je posais plus haut.

jeudi 13 octobre 2016

Dry bones

J'ai appris un truc rigolo, aujourd'hui…

Vous avez sans doute déjà vu ces photos très impressionnantes des cimetières d'avions dans l'Arizona et le Nevada, ces coins de désert où l'US Air Force range les zincs de réforme. On pourrait croire qu'elle aurait meilleur temps de les envoyer à la casse, mais non, elle les parque pour certains depuis des décennies. Parfois, les machines sont finalement remises en état, d'autres sont cannibalisées pour récupérer des pièces détachées qui ne se font plus (il paraît que ça couvre largement les frais de stockage, d'ailleurs), mais globalement le tout est laissé à pourrir. Si ça vous intéresse, il y a une très belle séquence là-dessus dans le film Baraka, de Ron Fricke (qui avait été le directeur de la photo sur Koyaanisqatsi et a poursuivi dans le même esprit).



Mais pourquoi ces décharges aériennes ?

Peur de laisser des secrets filer dans la nature, ou de voir des avions récupéré par des puissances pas amicales ? Peut-être. Ce que j'ai appris, c'est que la mise au parking des avions relevant de la dissuasion stratégique était une clause des traités de désarmements : si un B.52 est laissé à pourrir dans le désert, alors c'est la preuve qu'il a été retiré du service actif et que le pays a baissé sa capacité nucléaire. Simple et efficace : les deux blocs disposent de satellites assez efficaces pour tenir mutuellement leur inventaire. Séquelle d'une époque, la Guerre Froide, dont on se demande si elle n'est pas en train de revenir, mais passons.

Et à propos de séquelles de l'ancien temps, je suis un peu embêté par le Prix Nobel de Bob Dylan. Bon, faut dire ce qui est, le Nobel de Littérature, c'est un truc dont je me fous un peu. C'est tant mieux pour le primé, et félicitations, Bob, mais bon, voilà. Pour reprendre l'expression du type de chez nous qui était paraît-il pressenti en son temps pour être Prix Nobel de la Paix, "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" (précisons par contre qu'il n'a jamais été pressenti pour le Nobel de Littérature). Mais donc, sur le plus d'une centaine de Nobel de Littérature, je n'en ai lu, je viens de faire le compte, que 22 (dont Dario Fo, sur lequel j'ai eu envie de titrer "Mort non accidentelle", ce qui l'aurait peut-être fait rire) et je m'aperçois qu'il y en avait au moins autant dont je n'avais jamais entendu parler avant de consulter la liste pour faire le compte. C'est dire si je ne suis pas un expert de la question.

Mais Dylan… Bon, du coup, par acquit de conscience, j'ai essayé d'en réécouter une demi-heure cet après-midi, et le verdict est sans appel. Je n'y arrive toujours pas (je me souviens avoir fait ici même mon coming out sur le sujet il y a de ça quelques années). Je ne supporte pas sa voix et sa musique m'ennuie. Et surtout, sa poésie ne me parle pas du tout, on est sur des préoccupations qui ne me touchent pas, et qui me semblent renvoyer tout droit (c'est logique aussi, vous me direz) à la génération de mes parents. Du coup, quand j'étais gamin, on en bouffait, du Dylan, c'était la référence dans son domaine, parce que ça parlait du monde, tu vois. Sauf que le monde que je voyais dehors, c'était les punks qui en parlaient le mieux, en fait.

Alors le Nobel ? Oui, il est peut-être mérité. Je n'irais pas nier que ce type a compté. Mais dans un monde qui n'existait déjà plus au moment de ma naissance (ou disons au moment où j'ai appris à lire). Un peu comme les B.52 pour mes propres mômes, en fait…

dimanche 9 octobre 2016

Illumination matutinale

En fait, c'est en regardant les infos l'autre jour que je me suis avisé d'un truc que je crois fondamental :

La compétence de base que l'homme politique doit maîtriser en tout premier lieu, ce n'est ni la capacité à gérer des dossiers de façon intelligente, ni la connaissance des sujets dont il parle, ni la diplomatie, ni l'éthique, ni la délicatesse, ni le respect de la fonction, ni la retenue, ni le talent. Si nos hommes politiques disposaient de ces capacités là, je crois que ça se saurait.

En fait, la seule compétence particulière que je leur ai remarqué, c'est la capacité à s'emmerder pendant des heures. Regardez les infos, et comptez le genre de cérémonies à la con qu'ils doivent se fader à longueur de temps : hommage au collègue parti trop tôt, hommage aux victimes de telle ou telle catastrophe, inauguration de machin inutile dont ils ne comprennent pas la fonction, en dehors de recaser les copains dans des sinécures, réunions inter-truc ou inter-bidule, conseil de ceci ou de cela, séance plénière, colloque d'enterrement de dossier, colloque de noyage de poisson, cérémonie des vœux, cérémonie du souvenir, cérémonie de passation, cérémonie de retour, cérémonie de départ, cérémonie d'ouverture, cérémonie de fermeture, sans compter les trucs sportifs dont ils ont l'air de raffoler.

D'où ma question : et vous ? Au bout de combien de temps d'une réunion insipide ou des crétins incompétents se font mousser et imposent des conneries avez-vous envie de tuer vos collègues ? Moi, c'est quand c'est tombé sous le quart d'heure que j'ai compris pourquoi je n'étais pas fait pour la vie en entreprise, et pourquoi l'entreprise allait mal : ce ne sont pas les charges qui la tuent, ni les 35 heures, mais la réunionnite (qui n'est pas, comme on pourrait le croire, une maladie des îles comme le Chikungougnagougna, mais bien un cancer de nos pays civilisés). Au bout de combien de slides de powerpoint surchargées de texte et ânonnées par l'illettré ayant conçu cette horreur êtes-vous pris de spasmes qui vous font remercier le ciel de ne pas disposer de mallette contenant le bouton rouge des armes atomiques ? (c'est précisément à cause de ces Powerpoints que je ne me déplace plus au réunion de début d'année des écoles de mes divers enfants) Au bout de combien de temps de n'importe quelle cérémonie religieuse vous dites-vous que si Dieu a voulu ça, c'est qu'Il ne s'est pas arrêté à la ganja et prend des trucs vachement plus forts, et que s'Il ne fait pas tomber Sa foudre sur tout ce bazar rien que pour le principe, c'est que selon toute probabilité Il n'existe pas et est mort d'ennui la première fois qu'Il a tenté de voir par Lui-même comment ses ouailles lui rendaient un culte ?

Faites le calcul : n'importe quel de vos édiles supporte ces conneries au moins vingt à trente heures par semaine. Faut-il donc qu'ils soient morts à l'intérieur…

samedi 8 octobre 2016

Le point trad d'octobre

Pas mal de traductions continuent à sortir avec ma signature quelque part dans les crédits. Donc, je fais le point sur les plus récentes.

Ce mois-ci, deux Warren Ellis chez Urban Comics : la suite de Trees, et surtout la réédition de ses vieux Stormwatch, série absolument fondatrice qui mêle politique, super-héros, SF et mauvais esprit. La quintessence d'Ellis, donc.

Et toujours chez Urban, la suite de Batman et Robin. Le mois prochain, toujours chez Urban, il y a la suite de Flash.

Chez Delcourt, Genius, un petit polar sympa sur une révolte des quartiers, puis la suite de Spawn Renaissance et le tome 5 de Star Wars Classics avec une chouette période de la série sous les crayons de Walt Simonson.

Chez Glénat, Shame, la trilogie de la honte est un chouette conte peint par Bolton. Le troisième Drifter sort bientôt, et le mois prochain il y a l'intégrale des strips de Betty Boop (strip au sens de bande dessinée, bande de voyous voyeurs !) dont j'ai assuré toute la partie qui n'était pas déjà publié dans l'album consacré à la belle chez Vents d'Ouest et sorti y a déjà plus d'une demi-quatorzaine d'années.

Voilà, je crois que j'ai fait le tour.


Questions sorties, à présent. Je vais quitter mon bunker à quelques reprises pour voir des vrais gens dans les semaines à venir. Le planning, tel qu'il se décante, ressemblera à peu près à ça :

Le samedi 26 novembre, je serai à Sèvres pour les Rencontres de l'Imaginaire.

Le samedi 3 décembre, je devrais participer à une soirée Lovecraft au Gibert de Barbès.

Et le dimanche 11 décembre, je serai en dédicace avec les Moutons électriques (arrivés la veille) au festival Galactic Days d'Auxerres.