jeudi 29 septembre 2016

Mars, the bringer of war

Ah, vous les avez cliqués, mes liens idiots d'hier, hein, bande de grands malades.

C'était fait pour. C'est le "régime infaillible" qui vous a le plus motivés, je note. Faut dire que c'était le premier lien, donc après vous aviez pigé le truc. mais y a eu des clics sur tous les autre quand même. J'aurais dû monétiser le blog, tiens, ça m'aurait payé un pack de bières ou deux. Je note que celui qui vous a le moins motivé, ce sont les "orgies romaines de Ciotti". Ça se comprend. On préfère ne pas savoir, hein ? Mais il a été cliqué quand même. Petits coquins, va.

Bref.

C'est même pas de ça que je voulais vous causer aujourd'hui, mais de la présentation des projets martiens d'Elon Musk. Il annonce un lanceur pharaonique (550 tonnes de charge utile), des chiffres étonnants (trois mois de voyage aller, contre six actuellement), un projet en l'état difficilement croyable, d'autant que le calendrier prévoit un premier vol d'essai en 2022, ce qui donnerait un temps de développement nettement inférieur à celui du programme Apollo, et l'amènerait sur la planète rouge dix ans avant la projection la plus optimiste d'une mission de la NASA.

Mais Musk a déjà accompli au moins deux missions impossibles en installant durablement une société jusqu'alors inconnue sur le marché jusqu'alors inexistant de la voiture électrique de luxe, rendant la voiture électrique cool, et surtout en créant une compagnie privée de lanceurs spatiaux. Ses nombreux échecs à ce jour ne condamnent pas plus SpaceX que les nombreux échecs de la NASA à ses débuts, et ses réussites sont par ailleurs impressionnantes.

Donc même si ses chiffres me semblent délirants, c'est le genre de bonhomme que j'écoute quand même avec attention. Il annonce plusieurs changements de paradigmes techniques et des ambitions visionnaires, ainsi qu'un choix radical de trajet direct du sol terrestre au sol martien, sans assemblage d'un vaisseau en orbite. C'est ce choix technologique-là qui me chiffonne le plus dans l'affaire, parce que son option me semble la plus coûteuse et en argent, et en carburant (mais elle a peut-être un intérêt en termes de mécanique orbitale, j'ai pas le niveau en math pour en être sûr). En tout cas, il reste sur de la fusée lourde, et pas sur des lanceurs avioniques comme Virgin Galactic (qui a perdu un appareil, et l'un de ses pilotes, il y a deux ans).

En attendant, la compétition devient féroce sur le marché du vol spatial privé. On aimerait que ça fasse avancer le bazar, mais qui dit compétition dit coups tordus. Et en mettant la barre si haut, Musk a d'ores et déjà envoyé une salve féroce, s'emparant du terrain médiatique et de l'agenda. Il s'est donc probablement fait des ennemis à la NASA et ailleurs.

à suivre…

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