mercredi 17 février 2016

La fin d'un bouquin, c'est quand même pas la fin du monde, si ?

Je suis en plein dans les relectures finales d'Eschatôn.

Mais si, vous savez, ce truc-là



C'est une phase compliquée, la relecture finale. C'est la dernière où l'on puisse vraiment modifier des trucs en profondeur, et j'hésite à le faire. Je rajoute des bouts de phrases, des bouts de paragraphes qui fluidifient la lecture ou précisent un point. Parfois, je m'aperçois (grâce aux annotations d'un relecteur des Moutons) que tel ou tel paragraphe qui me semblait parfaitement à sa place s'est retrouvé, au fil des réécritures successives, un peu isolé de son contexte et mérite dès lors d'être réemballé, explicité, raccroché aux autres wagons. C'est aussi une conséquence de mon mode d'écriture assez désordonné, hérité de ma pratique du scénario de BD : dès lors que j'ai un plan m'indiquant approximativement où je vais, je me mets à écrire dans le plus grand désordre, au fil de l'inspiration, des scènes qui vont se mettre en place sur ce plan en laissant entre elles de grandes plages vides, qui se comblent graduellement au fur et à mesure que je continue à travailler. Et parfois, ça laisse des coutures un peu visibles, ça a un côté un peu frankensteinesque qu'il s'agit de gommer.

Et puis il y a des coquilles, des coquilles et encore des coquilles. Y compris sur des portions que je sais avoir relues plusieurs fois. C'est quand même un exercice aussi fastidieux que terrifiant, le bouclage d'un bouquin. Je ne sais pas pourquoi je m'inflige ça à intervalles réguliers, tiens.

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