dimanche 10 janvier 2016

La citation du jour...

La citation du jour, elle est dans le Manuel :

"Expliquer, c'est déjà vouloir un peu excuser." C'est notre cher Premier Sinistre qui l'a sortie pas plus tard qu'hier, et il n'a même pas ri. C'était du sérieux. Et accessoirement, quasiment du Sarkozy dans le texte.

Et ça mérite donc explication.

Parce que de deux choses l'une :

Soit il ne croit pas ce qu'il raconte, et c'est un cynique malhonnête. Auquel cas, bon, pourquoi pas, en tant qu'homme politique, le cynisme et la malhonnêteté font un peu partie de la description de poste.

Soit il y croit, et alors c'est un crétin obscurantiste qui ne vaut pas mieux que les crétins obscurantistes de Daech, il est juste un peu mieux habillé (et juste un peu, hein. la cravate, personnellement, je trouve ça un peu ridicule quand même en tant qu'objet, et en tant que symbole, ça n'envoie de toute façon pas un bon message).

Parce que rappelons ce fait tout simple : la loi de causalité, selon laquelle tout fait a une cause, et donc une explication, c'est juste un tout petit peu le fondement de la science en tant que telle, et plus généralement de la pensée telle qu'on la conçoit depuis quelques siècles dans la civilisation occidentale. Donc notre fier et preux défenseur des valeurs de l'occident, il prend un tout petit peu le problème par le mauvais bout, me semble-t-il.









Du coup, un peu de musique de saison, pour bien nous mettre dans l'ambiance :



Et ça se passe d'explication, ça, non ?

5 commentaires:

Franck Jammes a dit…

Ce type a pété un carreau pour entrer au parti socialiste et plein se sont engouffrés derrière lui.

Tonton Rag a dit…

Tout politicien soumis aux fascistes atlantistes otaniens est de facto un fasciste. Sarkozy, Valls, Hollande, Juppé, Lepen Bayrou sont soumis à l'OTAN... Et vous aurez à chosir en 2017, comme en 2012 et en 2007 entre 3 personnes choisies par les médias comme les candidats principaux parce qu'ils sont soumis à l'OTAN. Selon toute vraisemblance, dans les 2 ans qui viennent, il n'y en aura plus que pour Lepen, Jupé (Sarkozy n'étant plus assez atlantiste au goût de nos maîtres américains, sa candidature a du plomb dans l'aile) et Hollande ou Valls...

Alex Nikolavitch a dit…

Pas besoin de grandes théories pour expliquer la chute de Sarko, hein. le fait que sa nullité crasse et ses postures de matamore ne trompent plus personne joue beaucoup (et à la place de Manu la terreur, je me méfierai aussi, les coups d'épaule et de menton, ça se démonétise très vite)

Tonton Rag a dit…

Parce que le bilan de Juppé est meilleur ?
La Libye était un désastre, non, un crime du président Sarkozy. Mais qui était le ministre des affaires étrangères au moment de l'agression française contre la Libye ? Juppé ...
Et Juppé ne renie pas cette action ...

Et son bilan comme premier ministre ? Déficits, attaque contre les retraites (mais pas celles correspondants aux status de monsieur Juppé), soutien au terrorisme islamiste en Bosnie...

Et ses condamnations ? Sans compter les affaires prescrites (genre je refile un appartement presque gratuit à mon fils)....

Juppé n'a rien des qualités faisant un grand chef d'état. Ni la hauteur de vue, ni l'intégrité. Il ne se distingue en rien de Sarkosy sur tout ce qui compte vraiment (comme Holande, Valls, Bayrou, Lepen et bien d'autres).

L'emballement médiatique est du au fait qu'il est soumis à ses maîtres atlantistes (on ne doit pas livrer les mistrales et autres).

A propos, pour dire à quel point la France est devenu un état fantoche : quand la Corée a fait un essai nucléaire ce mois ci (janvier 2016), le quai d'Orsay a demandé l'aval américain avant de publier son communiqué ...


Alex Nikolavitch a dit…

Je vois pas où t'as pu voir que je disais que Juppé était meilleur. J'étais là en 95, je sais quoi penser du bonhomme, merci. je dis juste que ton coup du "Sarko pas assez atlantiste", c'est une vaste blague. Sarko s'est chié dessus tout seul comme un grand et a perdu le pouvoir parce que les gens n'arrivaient plus à prendre au sérieux ses grandes déclarations et ses coups de menton à la Mussolini de prisunic. et je me borne à dire que les même causes ayant souvent les mêmes effets, les coups de menton de Valls pourraient lui coûter cher.

Juppé, là-dedans, il n'est que la preuve que l'électorat a collectivement une mémoire de poisson rouge qui aurait bouffé des sels d'alumine.