lundi 28 septembre 2015

Kirby's here !!!!




Jacob Kurtzberg (1917-1993), dit Jack Kirby est l’un des créateurs les plus importants dans le domaine des comic books américains. Il est à l’origine d’une grande partie des personnages qui alimentent la vague de films consacrés aux super-héros : il a créé, avec Joe Simon, puis Stan Lee, les Avengers, les X-Men, les Quatre Fantastiques, Captain America, Hulk, Ant Man, Thor, le Surfer d’Argent... Et il insuffla à ces personnages une énergie qui lui était propre en faisant éclater le cadre de la bande dessinée américaine, en assumant totalement la part de démesure épique du genre. Géants stellaires, dieux cosmiques et puissances de l’espace sont des motifs récurrents et structurant de son œuvre.

En une vertigineuse échelle de Jacob allant de l’humain trop humain jusqu’au dieux créateurs d’univers, Alex Nikolavitch révèle dans cet essai de mythologie comparée les grandes lignes de forces et les systèmes présents dans l’oeuvre de Kirby. Il démontre que Jack Kirby est le créateur d’un système mythologique cohérent pouvant dialoguer avec les anciennes mythologies, celles de la Mésopotamie, de la Grèce ou de la Scandinavie.

 

Format : 14,8 x 21 cm
Pages : 174 pp
Illustrations : 90
ISBN : 978-2-9542713-5-4
Prix public : 18€ TTC


Et un extrait


jeudi 24 septembre 2015

Chez Paulo, c'est trop beau

Un petit déplacement éclair à Paris m'a conduit à prendre le RER. C'est une information qui n'a en soi, je suis le premier à le reconnaître, aucune espèce d'intérêt. D'autant qu'on n'est ni sur fèces-bouc, ni sur Imstramgram.

Ce qui est intéressant (en fait non, mais je fais un effet purement rhétorique, là) (genre une espèce de buildup tout pourri qui ne trompe personne, et pas même moi), c'est de regarder les gens. Genre par exemple ce que lisent les gens. La jeune fille bien sous tout rapport plongée dans un Harlequin. Ou un Barbara Cartland. Ou un Danielle Steel. Vous voyez le truc, quoi, un de ces bouquins de poche à la couverture blanche et rose saumoné juste ce qu'il faut pour avoir l'air romantique et faire rêver (en tout cas faire rêver les gens que le rose saumoné fait rêver) (moi il me fait rêver dans l'assiette, pas en couverture). Elle était complètement absorbée par le machin.

Et puis son téléphone portable a sonné et elle a refermé le bouquin pour le poser à côté d'elle. Ce qui m'a permis de voir la couverture en question. Quelle ne fut pas ma surprise, vite surmontée d'ailleurs, de découvrir qu'en fait, le bouquin en question était un Paulo Coelho.

Y aurait-il chez l'éditeur un génie du marketing qui a tenté de cibler un public féminin et fleur bleue pour lui vendre les bouquins de Paulo, entre "développement personnel", quête initiatique et littérature facile d'accès. C'est une excellente manière de gérer le truc. Je ne sais pas si la femme est l'avenir de l'homme, mais la midinette est en tout cas celui de l'édition, comment l'ont prouvé les succès de Twilight, de Cinquantes Nuances ou de Marc Lévy, coulant dans ce format les trucs les plus divers.

Y a un vrai marché, quoi.

Reste à voir qui a marché dedans et de quel pied. Mais comme dirait l'autre, cette histoire-là reste à raconter.

mercredi 23 septembre 2015

Chorizo c'est beau la vie, pour les grands et les petits

De temps en temps, il faut ravitailler. C'est à dire aller un peu plus loin que le marché des quais ou que la supérette du coin. Et donc aller dans un de ces temples de l'hyperconsommation que sont les magasins Michel-Edouard, Cercle-de-jeu, Croisement ou Aupré.

Et donc, ayant reçu dans ma boîte aux lettres un prospectus détaillant quelques promotions alléchantes chez l'un de ces grandistributeurs-qu'ils-sont-méchants-ils-oppriment-les-paysans, et constatant que que les placards se vidaient (et qu'il me fallait du pécul, de la lessive et autres denrées de première nécessité), j'ai couvert la distance qui me séparait de ce lieu de perdition.

Lots de yaourts, paquets de café et tranches de lard font partie de l'ordinaire de ce genre d'expédition. Tout comme les tablettes de chocolat. Non, je n'arbore pas un ventre d'Apollon (le mien est plutôt modèle Dionysos, pour situer), mais il y a des filles de tous les âges à la maison, et si je n'ai pas de quoi fournir leur consommation de chocolat, c'est la révolution, et je les crois même capables de couper des têtes si on les prive trop longtemps de leur drogue marron en carrés sécables.

Et puis ça a été le drame. Je suis tombé sur une nouveauté. Je ne savais pas que ça existait. Vous connaissez les Tuc ? Pas les travaux d'utilité collective, non, les biscuits salés addictifs. Eh bien ils viennent d'en sortir au goût chorizo. Alors fatalement, il a fallu que j'essaie.

Donc j'ai pris le paquet modèle maousse. Parce qu'un essai de ce type doit être scientifique. Et méthodique. Et poussé. Et avec un Igor ou un Robin local. Un jeune assistant, quoi. Genre mon fils qui adore les Tuc ET le chorizo, et qui n'aurait pas eu idée jusqu'ici d'associer les deux sans ces pousse-au-crime de l'industrie agro-alimentaire. Et qui, s'il avait appris que j'étais passé devant une pile de paquets de Tuc au chorizo sans en prendre, j'en aurais entendu reparler jusqu'à la fin de mes jours.

Et donc on a testé.

Et validé le concept.

Et développé.

En fait, ce sera le bon tuyau du soir de l'oncle Niko : prenez une tranche de fromage plat pour croque-monsieur. Pliez-la en deux, et glissez dedans un Tuc au chorizo. Une fois ceci fait, NE MANGEZ SURTOUT PAS le produit de votre expérience, mais prenez-le en sandwich entre deux autres Tuc au chorizo. Une fois que ça c'est fait, là vous pouvez manger.

Et en vérité je vous le dis : c'est matricide*.





*En langage djeunz, on dit "ça tue sa mère", mais le principe est le même, à une vache près.

dimanche 20 septembre 2015

Enter the professor

Bon, ayé, j'ai donné hier mon premier cours de bande dessinée.

Entendons-nous bien : des ateliers BD, j'en ai donné quelques uns dans diverses écoles et collèges de la région, mais là, la MJC de ma ville m'a embauché pour donner un cours hebdomadaire sur les principes de la BD, et c'est pas du tout le même sport, du coup.

Le truc s'est décidé au printemps dernier, on a mis en place avec la structure les conditions de l'opération, et depuis hier, c'est parti. Toutes les semaines, je vais inculquer des notions de narration, de découpage et de construction du récit à des élèves de 7 à 77 ans ou presque (en fait, l'amplitude totale est plutôt d'une quarantaine d'année, ce qui est déjà pas mal et m'oblige à un grand écart permanent sur les notions abordées).

En arrivant hier, je me chiais positivement dessus de trac. Et en fait y avait que des élèves sympas, attentifs, et même studieux. Du coup c'est passé d'une traite, on a abordé plein de trucs et on a fait connaissance. Et c'était super. Ça m'a refilé la niaque, du coup.





In auzeure niouzes : il paraît que Friends a été élue meilleure série télé de tous les temps. Je commence à piger pourquoi je ne regarde plus tellement la télé.

samedi 19 septembre 2015

Passez en bande son The Wall à fond les ballons

Okay, j'ai compris, c'est terminé, j'arrête.

J'en fais le serment solennel, je ne foutrai plus les pieds dans les réunions d'information de début d'année dans les écoles.

En général, elles sont passées à énoncer les mêmes platitudes ("c'est l'année la plus déterminante" -les dix qui avaient précédées l'étaient déjà, dans les bouche des proviseurs- ou "là, ils faut qu'ils se mettent à vraiment travailler, ils ne peuvent plus fonctionner sur des acquis" -répété en CM2, 6ème, 4ème, 3ème, seconde et maintenant première-). Ça, encore, pourquoi pas, c'est la nature de l'exercice, et la langue de bois scolaire (sur le même rang du "je n'ai jamais vu une classe aussi dissipée de toute ma carrière", répété par tous les profs à 80% ou 90% des classes, ce qui pose un intéressant problème statistique).

Passons sur le fait qu'un lycée se piquant d'enseigner l'art et le design ne devrait pas faire ses présentations en Powerpoint. C'est comme si une école hôtelière distribuait des lasagnes Findus au cheval. Mais le Powerpoint avec des textes en corps 6, projeté dans un auditorium de 150 place, ça mérite très clairement le camp de travail en Ouzbékistan. Et en slip.

Mais tout ça, en fait, c'est véniel.

Le problème commence vraiment quand sur une heure dix d'intervention, un intervenant parle pendant 45 minutes de l'importance du travail pendant que trois des autres hochent la tête (et ne prendront la parole que trois à quatre minutes chacun), sachant que pour chacun d'entre eux, cette heure sera décomptée comme du travail. Je ne supporte plus cette façon qu'on a de considérer comme du "travail" l'acte de présence passif à des réunions où ne s'échangent de toute façon que des platitudes, de la langue de bois et des omissions gênantes.

Problématique aussi est la mise en scène laborieuse d'une incompétence généralisée. Comme l'année précédente, certains postes d'enseignants n'étaient pas pourvus à la rentrée, et la raison invoquée c'est que les enseignants prévus se sont désistés (ou ont entamé leur congé maternité la veille de la rentrée). Le rectorat n'a pas eu le temps de se retourner, et donc, pas de prof pour l'instant. Comme personne ne semble se préoccuper d'une quelconque chaîne de responsabilité dans l'histoire, ce genre de situations se répètent d'une année sur l'autre. Et la question qui se pose, alors, c'est : à quoi sert l'obèse appareil administratif de l'éducation nationale ? Parce que toutes les réformes semblent peser sur les professeurs et les programmes, et apparemment jamais aucune sur ce qu'on appellerait ailleurs "le back office" et "les ressources humaines". Un peu de communication entre les intervenants début Août, et le problème serait probablement déjà réglé... Mais bon, "communication", visiblement, c'est un problème (la dernière fois que j'ai vérifié, la communication consiste à faire circuler des informations dans les deux sens. de nos jours, elle est généralement pratiquée comme un moyen de faire circuler à sens unique des formules toutes faites et généralement vides de sens) et "début Août" le plus sûr moyen de faire s'étrangler toutes les personnes concernées.

Restaient les représentants des organisations de parents d'élèves. Les pétitions de principes de ces gens-là sont toujours belles. Mais à force d'insister sur le fait qu'ils sont apolitiques, ils doivent taire leurs divergences d'opinion (tout au moins en public) et vident de son sens par là même la raison de leur existence. Car dès qu'il y a élection, représentation et confrontation de points de vue, il y a politique. C'est pourquoi le "syndicat non politique" est une fiction nuisible. Dépolitiser les débats portant sur l'organisation et l'exercice de l'autorité, c'est les vider de leur sens. Et ce d'autant plus qu'on sait tous sur le fond que ces organisations sont politiques de toute façon. Ce qui ajoute l'hypocrisie à la manipulation.

Donc là, au fil de cette heure ce matin, ma mauvaise humeur a monté, monté, monté, aggravée par cette sensation de perte de temps foncière, de vacuité emballée de formules et de déclarations d'intention.

Je m'inflige depuis des années ces conneries par sens du devoir. Après tout, il s'agit de l'avenir de mes enfants. Mais là, quand je vois à quoi je confie l'avenir de mes enfants, je commence à ressortir les épingles à nourrice et les slogans punk qui avaient cours quand j'étais gosse. En tout cas, pour la première fois de ma vie, je me suis barré d'un de ces machins avant la fin. Et je n'y refoutrai plus les pieds, jamais. Trop risqué : je risquerais de taper sur des gens, et il parait que c'est mal vu.

mardi 15 septembre 2015

Franc du collier

Une fois n'est pas coutume, je vais peut-être donner raison à Marine Le Pen, qui vient de rouvrir un dossier très douloureux. Elle a en effet comparé la situation actuelle avec les "migrants" (je trouve gênant ce terme, et je ne suis pas le seul : il dédramatise délibérément la situation de ceux qui sont avant tout des réfugiés) à ce qui s'était passé sous nos latitudes au cinquième siècle de notre ère, à l'époque de ce qu'on a appelé les "invasions barbares" et que nos voisins Allemands, qui ont l'air de s'y connaître appellent Völkerwanderung, ce qui signifie "migration des peuples".

Parce que rappelons-nous exactement ce qui s'était passé et revoyons l'action au ralenti : un peuple avait débarqué sous prétexte de bosser (les chefs de tribus prenaient aux gallo-romains les boulots dont ils ne voulaient plus parce qu'ils les trouvaient sales et mal payés, genre à l'époque gouverneur de cité ou général de légion) tout en étant poussés au cul par de plus méchants qu'eux, et en ont profité pour prendre les commandes, péter les églises et les vases qu'il y avait dedans Daech style, revendiquer pour eux la polygamie, se lancer dans des opérations d'intimidation religieuse (leur pouvoir politique était inféodé à des instances religieuses), avant d'imposer la loi de leur peuple, qui rabaissait notons-le le rôle de la femme. Ils ont même changé le nom du pays, ces salauds-là. Et ont revendiqué pour eux des droits divins qu'ils refusaient au reste du peuple, et il a fallu plus de douze siècles pour les leur arracher. Et puis ils nous ont entraînés dans un paquet de guerres dans tous les sens.

Ces gens-là s'appelaient les Francs et c'étaient de vrais saloperies, quand même. Et il en reste plein partout, d'ailleurs, on peut faire des statistiques à partir des noms : "Ménard", par exemple, c'est un nom d'origine franque, donc on voit bien qu'ils infiltrent encore nos institutions (bon, on a déjà réussi à leur arracher la monnaie, y a une treizaine d'années, parce qu'ils avaient leur nom sur les pièces et tout, une véritable infection, je vous dis).

Donc ouais, si Mme Le Pen veut aller au bout de son discours et foutre également dehors ces sales parasites de Francs (et qu'on rende son vrai nom à notre pays, du coup), là, d'accord. Sinon on restera dans les demi-mesures de petits joueurs.

dimanche 13 septembre 2015

Le faux crossover, c'est le mashup de la BD

Tiens, en mettant de l'ordre, j'ai retrouvé un truc bien idiot, une planche réalisé pour un premier avril où nous avions réussi pendant deux ou trois heures à faire croire au monde qu'il y aurait un crossover entre Star Trek Next Gé et Predator.

L'objet du délit

vendredi 11 septembre 2015

Tradition du traducteur

Longtemps que je n'avais pas fait un point sur mes traductions qui sortent. Autant le faire maintenant :

Fantastique Jobs ! est une bio illustrée du fondateur d'Apple. Un peu hagiographique, mais sans nier pour autant les travers du bonhomme, et plutôt bien foutu et pas mal contextualisé. Et c'est chez Fayard.

Chez Glénat, Lazarus - Tome 02 nous raconte la suite des déboires de Forever Carlyle, bras armé de sa famille, dans un futur trop crédible pour ne pas être dérangeant.

Urban sort le mois prochain Trees, Tome 1. C'est du Warren Ellis, donc c'est bien. C'est du Warren Ellis sur un sujet de SF, donc c'est intelligent. On ne sait pas encore où il va avec tout ça, mais ça donne bien envie de le suivre.

Toujours chez Urban, BATMAN et ROBIN tome 3 est sorti le mois dernier, tout comme le Flash Tome 3, et c'est du bon super-slip bien distrayant.

à propos de super-slips, Panini réédite THE BOYS T01 et c'est l'occasion de vous y mettre si vous ne l'avez pas déjà fait. Par contre, soyez sûrs d'avoir une  bonne tolérance aux gros mots, situations scabreuses et humour sarcastique.


Et complètement hors traductions, Glénat sort la semaine prochaine un euromanga du genre thriller ésotérique intitulé Mont Tombe : la dernière légende du Mont-Saint-Michel qui a été scénarisé par mon vieux complice Izu (celui de Crusades ). Il se trouve que j'ai été conseiller en Apocalypses et autres complots séculaires et ésotériques sur ce bouquin, coédité avec le Centre des Monuments Nationaux.

Voilà voilà !

mardi 8 septembre 2015

Dépité de devoir débiter

Je parlais l'autre jour d'un média participatif débitant la communication en tranches de 140 caractères, et j'ai découvert depuis la joie sans mélange des contorsions typographiques qu'implique cette limite dès lors qu'on veut faire une phrase. C'est l'occasion, je crois, de vous causer ici-même et non pas là-bas de mon roman, sur lequel je bosse depuis plus d'un an maintenant. Si je devais le débiter en touites, il m'en faudrait 2858 pour le balancer sur le réseau. Mais je vous rassure, on n'en est pas encore là. Parce que quand il sera fini, il en faudra entre 3500 et 3600, rien que ça.

Bon, comme vous êtes gentils, je vous en mets pour 14 touites :


Les venelles étaient tortueuses et en pente, et Wangen trébuchait plus qu'à son tour, rattrapé à chaque fois par un gantelet de métal lui broyant l'épaule pour le remettre debout.
Ils traversèrent une rue plus large, tout en bas, dont le caniveau central recueillait toutes les eaux des alentours, y compris les plus sales. Il fallait trouver des gués faits d'épaisses dalles souillées émergeant du flot brunâtre, et même ainsi l'ont était pas certain d'échapper aux éclaboussures puantes.
De l'autre côté, le groupe s'engouffra dans un nouveau réseau de petites rues, plus rectilignes et parfois pavées. Les maisons étaient plus récentes, certaines étaient même bâties en pierre et nanties de portes de bois épais et clouté d'airain le teintant de traînées vertes là où la pluie l'avait attaqué.
Au détour de ce qui semblait être un entrepôt, ils se retrouvèrent bloqués par une charrette de légumes ayant heurté une borne et versé. La rue était totalement bouchée par les chevaux paniqués, les gamins tentant de chaparder les victuailles ayant roulé sur le pavé, les sergents de ville tentant de contenir la foule et ne faisant qu'ajouter au chaos.
Le petit peloton de licteurs fit halte devant le volet baissé à l'horizontale d'un petit estaminet donnant sur l'extérieur. Épuisé par ce brouhaha et ce grouillement envahissants, qui contrastaient avec ce qu'il avait pu vivre ces dernières semaines, Wangen s'adossa à un mur, puis s'assit, haletant de soif.
«  Qu'a-t-il fait, ce pauvre garçon ? »
Il leva la tête. Derrière son comptoir, l'aubergiste le regardait avec compassion en essuyant des écuelles.
« Il a partagé le pain des hérétiques » rétorqua sèchement un licteur massif.
L'homme eut un léger mouvement de recul. Wangen lui adressa un triste sourire.
« C'était cela ou mourir de faim, l'ami. »
Le boutiquier le contempla un bref instant, le jaugeant du regard, puis lui tendit un gobelet contenant une infusion d'herbes.

dimanche 6 septembre 2015

Power of the 140

Bon, ben voilà, j'ai sauté le pas : me voilà titulaire du compte @Nikolavitch sur Touitaire. J'ai à peu près aucune idée de comment ça marche (mais bon, si Nadine Morano et Nabila y arrivent, c'est que ça doit pas être d'une complexité démentielle). Par ailleurs, j'avais même pas fini de m'inscrire que le bazar me réclamait mon numéro de téléphone et l'accès à mon carnet d'adresse. J'ai failli l'envoyer se faire foutre, parce que je trouve ça quand même outrecuidant (marrant qu'outrecuidant soit la dernière survivance du verbe cuider, qui est complètement sorti du lexique en moins de cinq siècles). Et puis j'ai vu qu'on pouvait zapper cette phase. Sinon, ma grande aventure touitairesque se serait arrêtée là.

J'ai mis en suivi deux ou trois comptes de potes et d'auteurs dont je savais qu'ils touitaient, et à partir de là, vogue la galère.

Et donc, si vous voulez suivre mes vaticinations en 140 caractères, vous savez où aller toquer.

jeudi 3 septembre 2015

La citation du jeudi

Jon Stewart (celui de la télé qui a été remplacé par un noir*, pas le noir de la BD qui remplaçait Hal Jordan) explique pourquoi il arrête le journalisme satirique politique :



Watching these channels all day is incredibly depressing. I live in a constant state of depression. I think of us as turd miners. I put on my helmet, I go and mine turds, hopefully I don’t get turd lung disease.

Ce qui traduit veut dire approximativement :

"Regarder ces chaînes toutes la journée est incroyablement déprimant. Je vis dans un état de dépression perpétuelle : je nous vois comme des mineurs de merde. Je mets mon casque, je descends dans la mine pour aller y chercher de la merde, et j'espère que je choperai pas une merdicose du poumon."

Si vous ne savez pas qui est Jon Stewart, c'est trop tard.







*Accessoirement, j'aime beaucoup l'humour de Trevor Noah, le remplaçant en question. Ses sketches sont à hurler de rire, et essayez de choper la vidéo où il explique Boko Haram à Jon Stewart, ça vaut son pesant de produits pétroliers.