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Articles

Affichage des articles du juillet, 2015

Et pourtant, il tourne ?

Je viens d'apprendre (tout bêtement en lisant la presse) que la Chine continuait à mettre en place son système Beidou, qui est tout simplement un GPS en Tching-tchang-tchoung (oui, c'est dimanche matin, je n'ai qu'un seul café dans le bide, j'ai mal dormi alors je parle simple pour me ménager les neurones). Outre le GPS américain, le système chinois doit aussi concurrencer le Glonass russe. Ce n'était pas le cas jusqu'ici, parce qu'il ne couvrait que la zone Asie-Pacifique, les Chinois l'ayant initialement développé pour leurs besoins personnels et locaux.

Et donc, à présent, les grandes puissances ont chacun un système de géolocalisation indépendant. Ça pourrait s'avérer pratique en cas de brouille ou de coup dur.

Les grandes puissances, sauf l'Europe, bien sûr, dont le système Galiléo, censé rendre le même service, continue à peiner à se mettre en route. La décision de lancer le système a été prise en 1988. Le cadre opérationnel mis en pla…

Considérations scripturaires

Au fur et à mesure que j'avance dans la rédaction de mon roman, mon écriture s'affranchit de son côté scénaristique.

Je m'explique : mon approche de la BD fait que j'envisage mes personnages d'une façon essentiellement "comportementaliste". Leurs actions doivent parler pour eux. Si à mes débuts j'ai usé et abusé de la voix off, c'est un outil qui était trop "facile" et j'ai fini par m'en débarrasser, n'y revenant que pour des projets particuliers, qui restent d'ailleurs un peu dans les tiroirs (dont les deux projets Tablettes d'Argile que j'évoquais dernièrement). Sans la voix off, les personnages ne s'expliquent plus, ne se justifient plus. C'est leur manière de fonctionner qui doit idéalement donner au lecteur l'intuition de ce qui se passe à l'intérieur. C'est le vieux principe du "show, don't tell" qui me semble être au cœur de la bonne bonne BD (ou en tout cas de ce que perso…

Pas de repos pour les braves

Mine de rien, j'aurai bouclé en ce début juillet les versions finales de deux projets. La monographie Les dieux de Kirby, qui sort cet automne aux éditions Confidentiel, et qui décortique les hiérarchies cosmiques du King des comics, mais aussi un scénar de BD dont le nom de code est Projets Grandes Oreilles, parce que les annonces officielles du truc n'ont pas encore été faites.

Et si je continue d'avancer sur un autre gros projet, mon roman, ça m'a quand même libéré la tête, et j'ai lancé  et relancé divers trucs. Un projet pour le même éditeur que Grandes Oreilles, et dont le nom de code est Projet Tentacules, qui sera aussi une BD, et j'ai réactivé deux projets liés entre eux, pour de la BD aussi, que je réunirai sous le titre collectif de Projet Tablettes d'Argile, mais pour lesquels il me reste à faire la tournée des éditeurs. Du coup, ça bouillonne.

L'été sera studieux, une fois encore.

La nuit est un monstre fait d'yeux (suite)

Forcément, il a fallu qu'un petit malin passe à la moulinette du logiciel de reconnaissance graphique que j'évoquais dernièrement une des dernières photos de Pluton envoyée par la sonde New Horizons.

Ça a donné ça :




Et du coup, je n'ai qu'un mot à dire.

Et c'est "Yuggoth".

Sur Pluton au plus tôt

Ah, ça me fait toujours des nœuds à la tête, ces grands défilés militaires donnés le jour où l'on commémore la mort de Léo Ferré.

Mais ce n'est pas l'info importante de la journée. Le truc qui m'intéresse, là, c'est New Horizons, la sonde lancée il y a neuf ans et qui arrive enfin à destination. Elle vole à une vitesse qui lui permettrait de faire Paris-Mickeyland et retour en une seconde (soit plus de 4000 fois plus vite que le RER, pour situer), et pourtant il lui a fallu près d'une décennie pour approcher de Pluton. C'est dire si c'est loin, cette affaire.

Et donc, nous commençons à avoir des gros plans de ce caillou qui n'était jusqu'alors qu'un blip un peu mystérieux sur les radars, ou au mieux une forme floue, aux taches incompréhensibles, accompagnées d'autres blips qu'on ne parvenait qu'à étudier que grâce à la spectrographie (outil déjà très riche d'enseignements, notons-le).

Voilà ce que nous avons déjà, et très bie…

C'est mon dernier bal

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais dans le Bal des Vampires, de Polanski, les vampires ils étaient un peu usagés. Ça sentait bien la vieille fin de race décadente, un ancien régime (régime hématophage, ça va de soi) qui se serait survécu dans la poussière, la naphtaline et une nuit éternelle.

Et puis, les Bal des Vampires, c'est comme tout. Il fallait bien que quelqu'un en fasse un jour une comédie musicale à grand spectacle. Et donc, les affiches sont placardées dans tout Paris.

Et comme tout œuvre portée de la sorte, elle doit s'adapter à son nouveau public. Et donc, à la place de nos dégénérés ridés et poussiéreux, nous avons de quoi ravir la génération Twillight : l'affiche représente clairement une Bela et un Edouard. Et pour gratter aussi du côté des lectrices de mangas shojo, le Edouard local a une coupe de cheveux à la Lucius Malefoy, cette coupe aux cheveux très longs et lisses pour laquelle le terme technique est justement "coupe de vampire pédé …

La fin du monde, "gong", la fin du mooooooonde !

Ah, d'après les premières estimations, les Grecs renverraient les FMI et les créanciers se faire voir... Eh bien, chez les Grecs.

Je note au passage, après avoir potassé quelques camemberts statistiques (oui, en toute logique, ils devraient plutôt être adeptes de la feta statistique, mais vous savez ce que c'est, le système français est tellement le meilleur du monde que les autres pays utilisent notre système) (bon, je sais que les Américains appellent ça genre des Apple Pie Diagrams ou une connerie dans le genre, mais vu que le quatre juillet est passé, qu'ils remballent leur patriotisme mal placé, merde) (sont cons, aussi, les Ricains, d'avoir le quatorze juillet le quatre. c'est vraiment n'importe quoi), donc, après avoir potassé quelques camemberts expliquant la dette grecque, j'ai découvert que les créanciers les plus bruyants et les plus exigeants ne détenaient qu'un pourcentage assez faible de l'ensemble de la dette, et se comportent donc ex…

HAL 9000 Powaaaaaaaaaaa !

Tiens, un ouvrier a été tué par un robot dans une usine Volkswagen en Allemagne.

Et l'enquête conclut à une erreur humaine. Car le robot, lui, c'est comme l'homme politique ou l'huile Lesieur, il ne fait pas d'erreur, c'est bien connu.

Et quand on creuse un peu l'histoire, on découvre que le jeune ouvrier était rentré dans la cage du robot et s'y est fait défoncer la gueule. Et donc, dans les faits, oui, l'erreur humaine est constituée : c'était un peu comme rentrer dans la cage aux lions ou aller asticoter la maman de Dumbo, c'est à vos risques et périls. Là, il a commis en fait une énorme bévue : il venait d'installer le robot et l'a mis en route. Et quand on vient de faire l'installe d'un nouveau système, que faut il faire immédiatement après, avant même de s'en servir ? J'en vois qui ont la réponse, là, au fond à droite, les informaticiens qui ricanent, je vous ai reconnus. Ne soufflez pas la réponse à vos petits …

C'est les vacances ?

Longtemps que je n'avais pas bricolé un peu des photos. Vu que c'est un peu moins la course depuis ce week-end (bon, j'ai encore deux bouquins à finir d'écrire pour cet été, mais c'est pas pareil), j'ai décidé de faire un peu mumuse. Et donc, d'inventer un vaisseau spatial à partir de pièces mécaniques improbables.


(de toute façon, je sors plus de chez moi. pour tout plein de raisons, ma maison et mon allée sont très fraîches. Mais dès que je sors sur le quai, c'est à dire quand j'ouvre la porte du porche, je me trouve heurté par un mur d'air chaud. Et avancer dans cet air chaud, ne serait-ce que pour aller à la boulangerie à cinquante mètres, ça donne l'impression de marcher dans une sorte de sirop bouillant) (bref, je reste claquemuré dans mon bunker, comme d'hab)