vendredi 27 mars 2015

Ça devient n'importe quoi

En passant faire mes courses dans une supérette du coin, j'ai découvert que les "quenelles" s'appelaient à présent "soufflés lyonnais". Genre pour désolidariser le produit des facéties dieudonnesques. Je trouve ça assez misérable, en fait. C'est donner beaucoup trop d'importance à des courants ultra minoritaires de frappadingues paranoïdes. Et c'est, je crois, rentrer dans le jeu de la paranoïa, d'ailleurs, en essayant de modifier le réel en modifiant le langage jusque dans les cuisines.

Et il faut se méfier de la paranoïa. Elle tue. Elle a encore tué cette semaine. Si le commandant de bord de l'avion qui s'est planté l'autre jour avait pu accéder à son cockpit, il aurait pu sauver 150 personnes. Sauf que c'est un peu comme la mort de Staline : les dispositifs de sécurité finissent par contrarier l'accès des gens susceptibles de sauver ceux que le dispositif est censé défendre.

Soufflés lyonnais et portes d'avion de ligne, ce sont des trucs qui n'ont rien à voir, à la base. Et pourtant, je ne peux m'empêcher d'y voir l'effet d'un Zeitgeist un peu inquiétant, d'une sorte d'allemagnedelestification du monde.



En plus, les systèmes barrant l'accès, on sait depuis longtemps qu'ils n'arrêtent pas les crapules déterminées :


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