mercredi 18 février 2015

Histoire, musique et gastronomie

C'est une anecdote peut connue, mais qui mérite qu'on la raconte.

Le grand Wolgang Amadeus avait, à force de fréquenter des musiciens italiens, contracté la passion de la pizza (son camarade Antonio Salieri ne se pardonna jamais d'avoir commandé par livraison la Del Mare fatale pour lui éviter de sortir alors qu'il était concentré sur son Requiem. Les fruits de mer quand on est loin de la mer et que le congélateur n'a pas été inventé, c'est chiant). C'était souvent qu'il s'en allait s'encanailler chez Luigi ou Mario, les deux seuls fournisseurs à Vienne, en vidant des bonbonnes de Chianti ou de Labrusco tout en dégustant des tranches de ce délice transalpin, tomate et aromate sur pâte à pain, plus fanfreluches du jour, olives, lard, poivrons, champignons ou tout cela à la fois.

Et puis le fromage, bien sûr.

Mais en ces temps lointain, la technologie était moins au point, et il fallait être prudent si l'on voulait que la pizza cuise sans que le nappage fromager ne brûle. Et Wolfgang Amadeus ne tolérait pas le goût du fromage cramé et entrait dans des rages folles si l'on lui servait une pizza à la garniture noircie.

Par prudence, Luigi et Mario avaient pris le coup. Ils mettaient la pizza à cuire, et la ressortaient peu de temps avant la fin pour mettre le fromage. En général, ils attendaient même que Wolfgang Amadeus soit entré dans la salle.

"Tu peux y aller, Mozart est là", se signalaient-il pour mettre le fromage.

Et le nom est resté.

1 commentaire:

  1. Je vois que tu t'es enfin procuré la "director's cut" de Amadeus.
    Cela me rappelle une anecdote. Sais-tu pourquoi verdi et Gounod de s'entendait pas?
    Et bien parce que pendant que l'un l'avait Maria, l'autre ôtait l'eau.

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