samedi 30 août 2014

L'estomac de les Talon

Je viens de prendre les Impetueuses Tribulations d'Achille Talon T1 : Achile Talon est un homme moderne, le tout nouvel opus d'Achille Talon. Ça faisait longtemps que je n'avais pas acheté un album du pontifiant petit bourgeois inventé jadis par Grec. Quasiment depuis la mort de Greg, d'ailleurs. Je ne m'étais pas tellement intéressé aux diverses reprises du personnage (qui avait d'ailleurs été traîtreusement assassiné par un dessin animé sinistrement cuistre et imbécile).

Mais là, je ne pouvais pas laisser passer le truc, parce que l'album est écrit par Fabcaro, et Fabcaro, c'est un très bon dans son genre. Le steak haché de Damoclès, par exemple, c'est juste énorme. L'humour de Fabcaro allie la politesse du désespoir à un côté complètement lunaire et absurde. C'est pas forcément le premier type à qui j'aurais pensé pour reprendre Achille Talon, mais j'aime tellement ce qu'il fait qu'il fallait que j'aille y voir. J'ai vu sur internet que les puristes râlaient déjà au graphisme pas totalement raccord avec celui d'origine (mais qui est un pastiche convenable) et à un humour qui fait la part belle aux téléphones portables et aux salles de sport. Mais justement, c'est là qu'est l'idée de génie : confronter un personnage confit dans une vision du monde passéiste comme l'est Talon à notre monde de technologie et de réseaux sociaux. N'oublions pas que le sieur Talon brocardait en son temps la presse people et la télévision, se moquant au passage de Druillet et de Goldorak. Et que voir un péroreur amoureux du verbe ronflant comme l'est Talon s'essayer à taper un SMS, c'est plus que croustillant, c'est délicieux.

Alors forcément, il y a des gags plus ou moins bons. L'exercice est difficile et s'apparente à de la haute voltige. Mais le ton est juste, les échanges aigre-doux entre Talon et Lefuneste ne déméritent pas. Et le résultat est souvent très drôle. N'hésitez pas à y jeter un œil, surtout si vous aimiez le personnage tel qu'animé par Greg.

jeudi 28 août 2014

e-Saucisse sèche

Ça se niche partout, ces conneries. Ce midi, j'avais acheté vite fait deux trois bricoles à la supérette du coin, qui ferme ce week end pour travaux (yes week end, comme on dit dans la Barack) et comme les rayons étaient déjà à peu près vides en prévision du bazar, il avait fallu se contenter de ce qu'il restait. Donc j'ai pris un saucisson. Je veux dire, un saucisson pas vraiment artisanal, vendu sous emballage plastique et dont je crois qu'il y a des pubs à la télé, des fois (ou en tout cas il y en a eu à des époques où je regardais la pub à la télé). En général, j'essaie de prendre des trucs un peu plus mieux, en matière de saucisson, mais bon, faut de grives on prend des merles et tout ce qui s'ensuit. Parce que le "tout doit disparaître avant travaux", il a été pris très au sérieux par le boss. J'ai vraiment pris ce que je pouvais pour manger ce midi sans avoir à faire trois bornes à pinces pour aller chez le Michel Edouard le plus proche. Donc un pot de miel, trois sachets de soupe miso et des corn-flakes. La dèche, je vous dis.

Et donc, je déballe le sauciflard au repas. Et en ôtant l'emballage, je tombe sur un de ces nouveaux codes barres sans barre, ces trucs à petits carrés qu'ils font, maintenant. Lisant les mentions portées à côté, je découvre qu'en flashouillant le code avec un téléphone (un téléphone portable de maintenant tactilo zigouiguesque, hein, pas un truc comme le mien qui date d'une époque où l'on trouvait encore du steak de stégosaure à trois pistoles la livre sur le marché, genre) on pouvait accéder à des contenus exclusifs sur le site internet du fabriquant.

Ça a piqué ma curiosité. Non, ça m'a pas donné envie d'aller voir ce que ça peut être que du "contenu exclusif" sur un site internet de saucisson. Rien que la notion de "contenu exclusif sur un site internet de saucisson", une fois décontextualisée, ça donne tout de suite l'idée d'un truc vaguement crade. Non, la question qui me turlupine depuis (me turlupiner à propos de "contenu exclusif sur un site internet de saucisson", déjà, je crois que je devrais éviter de le formuler comme ça de peur que ce soit versé à mon déjà trop lourd dossier), la vraie question, c'est : les gens y vont vraiment ? Les gens le font vraiment, ça ? Flashouiller leur emballage de saucisson pour accéder au "contenu exclusif du site internet de saucisson" à regarder sur l'écran de son téléphone tactile alors qu'ils ont les doigts gras d'avoir épluché la saucisse ?

Sérieux ?

En vrai ?

mercredi 27 août 2014

What else ?

Je l'aime bien, George Clooney. Je me refuse à lui reprocher le fait de gagner sa vie en faisant la pub pour des conneries. Faut bien manger, des fois.

Mais quand même. Le café en capsules, c'est le prototype du modernisme qui ne sert à rien. Le temps de manipulation qu'on gagne en utilisant les capsules ne doit représenter qu'une dizaine de secondes par tasse. Si on calcule la différence de prix entre les capsules et le café acheté en vrac, je ne suis pas certain que le temps gagné justifie le truc (c'est vrai pour plein de trucs : renseignez-vous sur le prix des abonnements 4G, par exemple, et faites le calcul). Et, les capsules étant souvent en métal ou en plastique, l'impact sur les volumes de déchets à traiter ne doit pas être négligeable, d'autant que la présence de poudre de café à l'intérieur empêche de les mettre à recycler.

Par contre, et pas mal d'associations de consommateurs l'ont fait remarquer, le possesseur d'une de ces machines à expresso à dosettes est captif du format de capsule, format breveté, il y a eu d'ailleurs quelques procès retentissants à ce sujet. Rien que par principe, on devrait boycotter ce genre de systèmes. (après, dans les collectivités, je peux comprendre l'intérêt du truc, mais préférez dans ce cas les capsules plates en espèce de gaze de papier qui sont apparemment biodégradables, elles).

Et là, je viens de tomber sur une déclaration du grand patron de la boîte leader du marché : "Le  processus de transition des machines à filtre vers les dosettes est encore pleinement à l'oeuvre", explique-t-il. "Même dans les pays les plus équipés, la France et la Suisse, nous ne sommes même pas encore à 50% des buveurs de café, je suis donc vraiment optimiste pour la croissance à l'avenir." Et là, je crois que l'heure est à la résistance. Le masque est tombé : il y a un plan diabolique à l'œuvre pour instaurer le totalitarisme du café en dosette. Ces gens ne seront satisfaits que quand nous serons 100% à nous servir de leur machins.

Comme disait Coluche "ça se vendrait moins bien si les gens n'achetaient pas." Vous savez ce qu'il vous reste à ne pas faire.

Après, c'est intéressant d'étudier l'actionnariat du groupe. Dedans, y a Mamie Zinzin, de Neuilly. Vous savez, celle qui le vaut bien. Donc quand vous achetez des capsules, vous savez quelles campagnes politiques vous financez, maintenant. Et ça, j'ai dans l'idée que George Clooney ne s'en rend pas tout à fait compte.

mardi 26 août 2014

Aïe glandeur

Ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas fendu d'un bon décorticage en règle d'une bonne bousasse filmique bien foireuse. Il faut dire que, parfois, pour protéger ce qu'il peut me rester de santé mentale, et pour le repos de mon âme flétrie, je m'abstiens pendant de longues périodes de me vautrer dans cette fange nanardesque que le cinéma de genre sait nous livrer par pleins tombereaux.

Et puis parfois, je replonge. Je repique au truc. De malencontreux enchaînements de circonstances conspirent à me mettre le nez dedans. Là, cette fois-ci, c'est la faute à un copain que je ne nommerai pas parce que c'est un traducteur "just wow", comme on dit, qui m'avait mis sur la piste d'une édition plus complète de la musique du film Highlander. Et qu'en effet, la galette était bien, avec de chouettes morceaux qui fatalement mettent en route la machine à nostalgie.

"Fais pas le con, Niko !
Tu sais que tu te fais du mal !"

Et là, c'est le drame. Non, pas le revisionnage du film Highlander de 1986, qui malgré ses déchaînements un peu kitsch reste quand même un sacré morceau de pellicule, avec des combats de première bourre. Et puis avec le Kurgan, aussi, qui reste quand même un méchant complètement démentiel. Revoir Highlander, c'est toujours un plaisir. Petit plaisir coupable, peut-être, mais un plaisir que je ne boude jamais.

Non, le drame, c'est un peu tout le reste de la licence. Et c'est là-dedans que j'ai été me vautrer comme un verrat dans un marigot. J'ai voulu me revoir quelques épisodes de la série télé. Si le démarrage avait été pataud, la série avait su prendre sa vitesse de croisière et créer une mythologie plutôt pas mal fichue, avec les Veilleurs, les Cavaliers de l'Apocalypse, etc. Et, après avoir revu un ou deux épisodes plutôt chouettes, j'ai remis le nez dans le tout début de la série. C'est à dire avant qu'elle ne décante sa mythologie, avant qu'elle n'introduise des concepts, et avant qu'Adrian Paul, qui incarne le McLeod local, n'apprenne vaguement à jouer la comédie. Bref, ces épisodes que, pris à l'époque de leur sortie d'une curiosité malsaine, j'avais tenté de regarder, et devant lesquels j'avais dû tenir dix minutes avant de vouloir m'arracher les yeux. Là, j'en ai revu un ou deux, à tête reposée, et en VO. Et là, je me suis rendu compte des efforts herculéens que faisait Pierre Dourlens (la voix de Salieri) pour donner un peu d'épaisseur à McLeod. En VO, ce dernier adopte un timbre que je ne pourrais qualifier que de schwarzeneggeresque, sans doute pour se donner un style tough guy. C'est juste lamentable.

Mais ce n'est pas avec ça que j'ai touché le fond. Après tout, de la série TV mal branlée, ça demeure de la série TV mal branlée. Non, après, j'ai voulu savoir. J'ai voulu voir un des films de la série que j'avais jusqu'ici évité. Pas le quatrième, Endgame, qui malgré tous ses défauts est plutôt pas si mal foutu, exploitant bien la mythologie de la série TV, et que j'avais vu sur le câble. Pas le deuxième non plus, que j'avais eu le malheur de voir en salle à sa sortie en payant ma place avec du bon argent (mais je vais peut-être tenter la version re-refaite, le troisième montage, par pur vice. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, Highlander II the Quickening est un film tellement mal branlé qu'il a fallu un director's cut qui changeait carrément l'histoire, puis une version remaniée du director's cut pour essayer de sauver le truc. Et essayer, hein, j'ai pas dit réussir). Non, ce que j'ai tenté ces jours-ci, c'était le troisième, celui avec Mario Van Peebles.

Highlander 3, je ne l'avais jamais vu. J'étais tombé sur un passage télé, dont j'avais vu dix minutes un quart d'heure du début, les scènes dans la caverne avec le forgeron illusionniste, que j'avais trouvées plutôt distrayantes et pas si mal foutues. Sauf que j'avais dû m'absenter subitement pour je ne sais plus quelle raison, et que je n'avais jamais vu la suite. Du coup, j'avais vaguement dans la tête l'idée que ce film était moins mauvais que ce qu'on m'en avait dit, et que les gens étaient méchants, se vengeaient sur lui du naufrage retentissant qu'avait représenté le précédent, le lamentable Highlander 2 dont je vous reparlerai un jour ici même parce que les gens ont le droit de savoir. Soit dit en passant, au moins, Highlander 2 avait une justification pas trop en bois au fait qu'il reste des immortels dans la nature alors qu'il ne devait en rester qu'un. Mais ce point précis a toujours été le talon d'Achille de la franchise dans son ensemble : il est toujours difficile de faire une suite à une histoire qui est terminée, et donnée comme terminée sur le plan de son concept même.


Il ne peut en rester qu'un, on vous dit !
C'est pour ça que trois films, c'est deux de trop !

Bref, j'ai déniché une director's cut de Highlander 3, avec notre Highlambert national. Et le début du film était à peu près conforme à mon lointain souvenir, plutôt pas mal, donc.

C'est après que ça se gâte.

En fait, les mauvaises langues, les gens méchants qui disaient pis que pendre de cet opus, étaient encore un poil en dessous de la vérité. C'est pas vraiment un problème cinématographique. S'il y a des faux raccords et des petites pétouilles, ça reste véniel (la scène du combat dans le parking, dans le premier film, présente elle aussi de sérieuses bizarreries de montage, après tout). Non, c'est au niveau de l'écriture que ça coince. Et quand je parle de niveau d'écriture, on doit être à peu près au même étage que Prometheus, à peu de choses près.

Une volonté très nette se dégage de ce scénario : après la tentative malheureuse de Highlander 2 de partir dans d'autres directions, il s'agissait de revenir aux fondamentaux. Les références au premier opus abondent. Pas toujours de façon très cohérente ni légère, mais avec un producteur dont le nom de famille est "Panzer", faut probablement pas trop en demander. En soi, certaines de ces références sont même bienvenues (le flic qui fait le rapprochement avec les autres décapitations survenues à New York quelques années plus tôt). Le problème, c'est d'avoir un méchant qui soit le Kurgan sans l'être. Et donc, le mentor décrit le méchant à peu près dans les même termes que l'autre mentor décrivait le méchant précédent. Et le méchant a à peu près les mêmes origines que le précédent (steppes d'Asie centrale dans les deux cas) (le peuple dit "des Kurgan" ne portait pas ce nom et on ignore comment il s'appelait réellement, mais c'est une peuplade nomade des steppes de l'âge du Bronze, au mode de vie analogue à ceux des Scythes, Huns et autres Mongols des époques postérieures). Ce bégaiement du récit est un peu désagréable, mais c'est toujours le risque quand une série devient un peu formulative.

Le problème, c'est que traiter les deux méchants de la même façon introduit de sérieuses incohérences. Le Kurgan a vécu et voyagé, et a donc eu tout le temps d'apprendre les langues des pays où il sévissait, d'en adopter certaines coutumes, certains vêtements, certains tics, et d'en apprendre les technologies à mesure qu'elles apparaissaient. Sans âge, il traverse les époques et arrive à être du coup toujours de son temps, comme McLeod qui troque son kilt pour un jean et des basket, et sa claymore pour un katana, parce qu'en 1986 on est en plein dans la mode des ninjas. Mais Kane qui dit "t'aurais pu m'écrire" ou "après tout, c'est les années 90", c'est... C'est aussi intelligent, pertinent et bien vu qu'un tweet de Nadine Morano.

Un détail : McLeod, qui était censé avoir passé sa (longue) vie à changer d'identité comme d'autres changent de chaussettes a décidé de reprendre son nom de jeune fille. C'est plus facile, sans doute, ça lui évite de se mélanger les pinceaux. Y a plus que le flic de New York qui l'appelle de son ancien nom d'emprunt. Et en plus, c'est rétroactif aussi : il se faisait appeler McLeod pendant la Révolution.

Kane, le nouveau méchant, est resté prisonnier d'une caverne pendant au moins trois siècles, sans contact avec l'extérieur. Quand il sort, il doit peu ou prou être désorienté. Il est impossible qu'il parle la langue (si jamais il a des notions d'Anglais, il ne peut s'agir que d'un anglais élisabéthain, aussi anachronique que le Français de Jacquouille la Fripouille, sans même avoir l'excuse de la comédie) et encore moins qu'il sache ce qu'est un avion. Il sort de sa grotte au Japon vêtu comme un guerrier mongol de la Horde d'Or (sans que ses cheveux n'aient poussé en quatre siècles, d'ailleurs, mais passons). Son camarade retrouve McLeod dans le sous-sol d'un hôpital à New York, toujours vêtu en médiéval mongol. Comment a-t-il fait pour arriver en Amérique, dont trois jours plus tôt il ne connaissait même pas l'existence ? Mystère. Pas en avion, la douane ne l'aurait jamais laissé passer attifé comme ça. Ma théorie, c'est qu'il a grimpé sur le dos du Godzilla du film de Emmerich. C'est une théorie qui vaut ce qu'elle vaut, mais qui n'est pas plus conne que le scénar de ce Highlander.

Accessoirement, pour en revenir à ce sbire qui ne survit pas à sa confrontation ridicule dans la buanderie, je ne savais pas qu'on recousait les têtes, pour les autopsies. C'est peut-être une coutume new-yorkaise, allez savoir.

Il s'est vite mis au goût du jour en termes de look, ceci dit
rasé sur les côtés, piercing sur les tétons, tatoos,
un vrai méchant de BD de Frank Miller !


Ah, rectification : Kurgan bis ne sait pas ce que c'est qu'une capote. C'est normal, ça n'existait pas en son temps (nonobstant le fait que les égyptiens de l'antiquité connaissaient déjà le principe, sauf que les leurs étaient en boyau de chat). Par contre, il sait ouvrir le sachet, et croit visiblement que c'est un chewing-gum. Chewing-gum qui, au 17ème siècle, n'était peut-être pas inventé, faudra que je vérifie. En tout cas, s'il confond avec de la noix de bétel (ce qui s'en rapprochait le plus, dans le temps en Asie du Sud-Est), c'est qu'il est vraiment baltringue. Mais bon, ça doit être un méchant cool, parce qu'il grogne et tire la langue presque aussi bien que son modèle.

Et ainsi de suite. Et quand nos braves scénaristes ne pillent pas le premier Highlander pour remplir leur histoire en décalquant des personnages (la nana historienne, les flics de New York), ils tapent dans le Dracula de Coppola, sorti peu de temps auparavant, pour introduire une histoire de sosie au travers des siècles permettant à McLeod de sauter sur une nouvelle nana alors qu'il est encore en deuil de la précédente (et qu'on sait que le deuil de celle d'encore avant avait été très, très long). Notons au passage que le gimmick des transitions vers les flashbacks est ici très mal utilisé, alors que Mulcahy avait fait des trucs très élégants. Là, c'est juste forcé, et en plus ça ne sert à rien. Si, à justifier le fait que Highlambert passe à nouveau en mode youpi je cours la gueuse.


Je rêvais d'un autre monde...
Où Hollywood ne ferait pas des suites portenawesques.

Et dans ces flashbacks… Oh putain de merde, mais qu'est-ce qu'il fout là, Bertignac ? J'ai pas rêvé ? (**vérifie sur IMDB**) Si si, c'est bien Bertignac. Je ne vais pas me lancer dans une diatribe sur Téléphone et ses séquelles, mais même si je suis dans la bonne tranche d'âge, je n'ai jamais ressenti la moindre nostalgie pour Téléphone. Peut-être parce que j'écoutais les paroles, je ne sais pas. Enfin bref. Bertignac. Pourquoi pas, après tout. Je m'en fous, en fait. Arrivé à ce stade là du truc, je ne suis plus à ça près.

Les combats sont cool. Bon, par contre, dans les films d'action, normalement, on n'est pas censé montrer les trampolines. Là, si. C'est concept. Les échafaudages, c'est une référence visuelle à Highlander 1. Les trapèzes, un moyen de faire comme dans Mad Max 3. La juxtaposition de l'ensemble, ça fait Highlander Movie des frères Wayans, s'ils avaient fait un Highlander Movie. Je crois que je vais m'arrêter là, en fait, continuer s'apparenterait à un ball trap sur ambulance au mortier de 60, et on n'est pas dans la bande de Gaza ni en Ukraine, ici. Même si on regarde des films qui feraient vomir un bouc.

Donc voilà... J'ai scotché sur Highlander 3 alors que j'avais du boulot. Et du coup, ça m'a donné envie de voir le 5, le direct to video produit par Sy-Fy channel. Je crois que je suis irrécupérable.

lundi 25 août 2014

Le chant nuptial du crapaud bigame, c'est : "j'ai deux anoures" ?

L'été, j'en profite quand même un peu pour bouquiner. En juillet, je me suis enfilé les 1400 pages du Vicomte de Bragelonne, conclusion de la trilogie des Mousquetaires d'Alexandre Dumas. S'il y a des longueurs (ah, les amours contrariées de Louis XIV et de Madame de La Vallière, c'est mignon, mais long...), il y a aussi de vrais morceaux de bravoure, et une vraie noirceur dans le traitement des personnages, notamment Aramis, manipulateur et retors. Et puis la mort de Porthos, ça secoue bien. Wow. Bref, une sortie en fanfare pour le père Dumas. C'était un cadeau de fête des pères, ce gros volume, et encore merci à celle de mes filles qui me l'a offert.

Du coup, j'ai enchaîné sur un Capitaine Alatriste que je n'avais pas encore lu, pour rester dans l'esprit capes et épées. C'est toujours bien, Alatriste. Magnifiquement écrit, très documenté, et mordant, avec un mauvais esprit qui fait plaisir.

Puis j'ai changé de style avec L'interrogatoire, un Volkoff qu'on m'avait bien souvent recommandé, et j'ai compris pourquoi en lisant. C'est d'une grande noirceur, mais c'est assez brillant. Les gens qui me l'avaient conseillé me connaissent bien, c'est clair que ça ne pouvait que me plaire. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est l'enquête livrée sur une tuerie en Ukraine, menée par un interrogateur de l'US Army lors des procès de dénazification, entre 1945 et 1947.

Et sinon j'ai un peu picoré dans Hunter Thompson et Bukowski (que j'attaque en VO, cette année, je viens de récupérer une édition anglaise de Post Office) (Thompson, ça fait longtemps que je ne le lis plus qu'en VO, non que ses traducteurs déméritent, mais il a un phrasé tellement particulier que ça en devient quasi intraduisible) (du coup, j'ai un peu peur que ça me fasse pareil avec Buko, que la lecture de la VO me le rende intolérable en VF, par la suite).

En fiction (d'accord, Thompson et Buko, c'est pas exactement de la fiction, mais bon, foutez-moi tranquille, d'abord), c'est à peu près tout ce que j'ai lu cet été. J'ai fait une pause sur la SF, j'en ai consommé des wagons pendant mes recherches pour la rédaction de Cosmonautes ! (ça sort le 4 septembre, normalement), y avait un peu saturation.

Par contre, je continue à éplucher des biographies historiques pour des scénarios à venir, dont je vous reparlerai un peu plus tard, de la doc pour un projet sur la mythologie (sur lequel je prends d'ailleurs du retard), et puis la geste de Cuchulain juste pour le plaisir, parce que c'est un héros bien badass.

Et puis j'ai relu plein de comics. Beaucoup de Batman, d'ailleurs. Sans doute pour rester dans le jus, vu que je travaille sur la traduction de No Man's Land, en ce moment, et que j'ai eu envie de me relire tout ce qui suivait : New Gotham, Officer's Down, Bruce Wayne Murderer, Bruce Wayne Fugitive, et puis les aventures de la Batgirl de l'époque, la petite Cassandra Caïn. C'était vraiment pas mal, cette incarnation de Batgirl, malgré un démarrage grevé par de gros problèmes de narration (à la décharge du scénariste, le concept du personnage ne permettait que peu de dialogue, et pas du tout de voix intérieure, ça complique souvent les choses, et il va vite modifier le concept initial du personnage pour régler le problème). Tout n'a pas été compilé (tout comme pour les Birds of Prey de cette époque), et c'est bien dommage. C'est une série qui mérite la relecture.

En Batmaneries, j'ai aussi relu quelques petites choses écrites par Jim Starlin. Si j'aime beaucoup ce que fait Starlin en général, je suis un peu moins fan quand il est sur Batman. Le personnage ne permet pas vraiment de basculer dans la dinguerie cosmique, qui est le genre de prédilection de Starlin, celui où il excelle, avec des anges déchus et des titans fous qui se bastonnent à coup de pouvoirs démesurés qui ravagent des planètes. Sur Batman, forcément, c'est plus soft. Et parfois un peu plus daté : dans Ten Nights of the Beast, Batman sauve la vie du président Reagan, et déjoue un complot visant à détruire son programme Guerre des Etoiles (certains dialogues montrent d'ailleurs que Starlin est loin d'être dupe du programme en question, ultime boursoufflure technologique de la Guerre Froide). Dans The Cult, Batman est confronté au leader charismatique d'une secte qui parvient à le briser psychologiquement. Comme l'a fort justement rappelé l'ami Jim Lainé dans un article récent, Pas mal d'éléments de la trilogie filmique de Nolan sortent de The Cult. Mais ce récit est lui-même inscrit dans la continuité du Dark Knight de Miller (Batman plus dur, narration par écrans télévisés). C'est quand même amusant de constater que le traitement "moderne" du personnage au cinéma est complètement recyclé de ce qui se faisait dans les comics des années 80.

J'ai lu aussi les deux premiers Witch Doctor sortis chez Delcourt. Et je suis très fan. Tenter d'expliquer scientifiquement les caractéristique des monstres du répertoire (vampires, loups garous, etc.) est un cliché, mais le faire aussi sérieusement sur le fond, tout en adoptant ton aussi décalé sur la forme, ça rend le trucs complètement foutraque. Pour situer, Witch Doctor, c'est un peu comme si le personnage joué par Bill Murray dans les Ghostbusters était remplacé par le petit frère de Gregory House. Bref, c'est indispensable.

"Non, mais faut vraiment être une truffe pour avoir peur du Grand Cthulhu.
Trois comprimés de Zantolac™ par jour, et il fait tout de suite moins le fier."
"Mais faut quand même arriver à les lui administrer, alors je sais pas…"
"Tu sais c'est quoi ton problème, Wilson ? Tu chipotes toujours sur des détails à la con."

Voilà voilà, je me disais que c'était le moment de faire un petit point sur mes lectures de vacances, au cas où ça vous intéresse. Et même si ça ne vous intéresse pas, d'ailleurs. Je fais ce que je veux, d'abord.

dimanche 24 août 2014

Quand on fait semblant de danser comme dans La Boum, on mime Marceau

Faudrait que j'arrête de lire la presse. Ce serait dommage, vu que c'est un des rares liens qu'il me reste avec le monde qui m'entoure (j'ai de plus en plus de mal avec les infos à la télé, qui sont présentées d'une façon de plus en plus hachée, de plus en plus decontextualisée). Mais comme pour le coup des musées, l'autre jour, j'ai vite fait de m'énerver en lisant la presse écrite (ou plus exactement, les sites internet d'organes de presse.

Là, coup sur coup, deux trucs m'ont énervé, et du coup je remets ma casquette de vieux bougon :

"Les Allemands travaillent davantage et ne se plaignent pas" en gros titre, et il faut lire l'article pour comprendre qu'essentiellement, vu que c'était une interview de Jean-Pierre Papin, qu'il parlait de football.

Et un article expliquant que les foyers aisés défiscalisent vachement plus que les autres. Ce qui revient à dire que les lions mangent plus de viande que les antilopes, grosso modo. Parce que les pauvres défiscalisent peu, en effet, et qu'il y a peut-être des raisons à ça (ils sont déjà défiscalisés de fait en ce qui concerne l'impôt sur le revenu, n'ont généralement pas moyen de récupérer la TVA sur des frais professionnels), et les classes moyennes n'ont pas les moyens de se payer des fiscalistes (ou pas les moyens de les rentabiliser, pour être plus précis). En tout cas, l'article donnait une sale impression de "pas étonnant qu'ils restent pauvres s'ils savent pas défiscaliser, ils sont cons, les pauvres, yarqueu yarqueu yarque" et je me dis que bon, j'ai beau piocher mes infos partout par hygiène pluraliste, faut peut-être que j'arrête de lire le Figaro.


Après, y a pire. Je crois que c'est sur le Monde que je suis tombé sur un article expliquant que les fans de One Direction (un groupe de chevelus pour prépubères) se sont déchaînés contre les Who, sur Twitter, parce que ces derniers ont attaqué en plagiat les One Direction. Une de leurs chansons pillerait en effet allègrement Baba O'Riley. Réaction des fans des OD (c'est tout ce qu'on leur souhaite, aux fans, d'ailleurs) : "c'est qui les Who ?" (ça c'est plutôt drôle, j'aime assez), mais aussi "ils son même pa conu, ils attaqsuent des artistes pour leur pub". La vieillesse est peut-être un naufrage, mais certaines jeunesses feraient mieux de commencer par une noyade.

jeudi 14 août 2014

Un proprio de moulin de l'époque élizabéthaine, c'est ça qu'on appelle un meunier Tudor ?

Histoire de s'occuper à l'intérieur vu que dehors, le temps qu'il fait évoque plutôt la Toussaint que le Quinze Août, je vous livre quelques extraits du Saint Louis qui sort en octobre chez Glénat (avec Mat Mariolle, Filippo Cenni, etc.).




Et sinon, je me dois une fois encore de violer le secret de la correspondance privée, parce qu'un de mes collègues, qui se reconnaîtra et que je ne nommerai pas pour ne pas faire de pub à un traducteur de comics qui a les mêmes initiales que Josh Whedon, m'a fait parvenir ceci, après avoir vu un épisode de Robotboy. Et que j'aimerais bien que ce garçon ouvre un blog, un jour, parce que les gens ont le droit de savoir, quoi, merde.

En ce moment, on a la fille de mon neveu (oui, je suis vieux) en
pension, alors de temps en temps, je suis forcé de faire une pause
avec elle devant Gulli.

Et je suis donc tombé sur Robotboy.

Honnête graphisme post-Tartakovsky, rien à dire de ce côté-là, si ce
n'est que Tartakovsky, c'est un peu comme Toriyama : tous les braves
gens qui l'ont copié nuisent un peu à sa place dans l'histoire du DA,
je trouve.

Deux énormes pétouilles de trad ("Ten-Four" traduit en "Dix-Quatre"
dans un DA pour gosses, à la place de "5 sur 5", ça me paraît bancal;
et "sidekick" devient "arrière-droit", merci les Canadiens de
wikipédia), mais ce n'est pas ça qui m'a le plus marqué.

Non, c'est plutôt que quelque part, à un moment, chez les décideurs,
il y a eu une conversation qui a ressemblé a ceci :
- Bob, j'ai une méga-idée. Refaisons Astroboy, qui est parfait et
auquel il ne faut rien changer, sauf que le plus-produit, c'est que ce
sera COMPLÈTEMENT CON.
- Putain de bordel, Steve, cette idée est méga. D'où te viennent
toutes tes idées super primus ?
- De la COCAÏNE, Bob! La bonne COCAÏNE !!! Hahahahaha ! Tiens,
regarde, prends, y en a plein !!!
- HAHAHAHAHA ! COCAIIIIIIINE...!!!
- COCAIIIIIIIIINNNNEEEE.....!!!!!

mardi 12 août 2014

It's a job for Superniko !

Tiens, normalement je devrais être dans le poste demain mercredi 13 à midi et demie sur le journal de France 3, à l'heure de Danièle Gilbert. Sauf que c'est plus Danièle Gilbert depuis longtemps et que je ne sais même plus si c'était sur la 3 ou pas.

Ce sera pour causer de Superman en tant qu'icône culturelle, et du poids des comics dans le paysage pop-culturel et ce genre de trucs.

lundi 11 août 2014

Walking vioques

Mon patelin, au mois d'Août, c'est pas hyper vivant. Les lundis d'Août, encore moins. Alors le lundi de la semaine du quinze Août, vous imaginez bien que c'est vide.

Je me faisais la réflexion en cherchant un truc ouvert pour manger ce midi, et là aussi, y avait pas grand-monde au bataillon. Il a fallu monter jusqu'à la gare. Le désert.

En arrivant à l'angle du quai, on en était à se dire que ce décor de ville fantôme avait un côté apocalyptique*. Et qu'en tournant au coin, dans ces conditions, on s'attendait presque à voir des zombies claudiquants, errant dans la rue de la mairie.

Et on est tombé pile dessus.

Le coup au cœur, quoi.

Et en fait, c'étaient juste les vieux de la maison de retraite qui faisaient une promenade.

L'imagination, c'est pas bon, des fois.






* Apocalypses ! une brève histoire de la fin des temps est toujours en vente chez les bons libraires, à ce propos. Je dis ça, je dis rien.

samedi 9 août 2014

What's Next ?

Quelques dates situées dans un futur proche, et qui peuvent vous intéresser, si vous vous intéressez au moins vaguement à ce que je fais :

4 septembre : Cosmonautes ! sort dans la collection Bibliothèque des Miroirs chez les Moutons électriques !

12 septembre : soirée de lancement de Cosmonautes !, probablement aux Caves Alliées à Paris.

27 septembre à 15 heures : la médiathèque de Lagny sur Marne organise une projection de Super-Héros, l'éternel combat, et m'a demandé d'animer une discussion autour de ça.

15 octobre : sortie de Saint Louis, dans la collection Ils ont fait l'Histoire chez Glénat, réalisé avec Matthieu Mariolle, Filippo Cenni, Etienne Anheim, Valérie Theis et Hugo Poupelin (pas mal d'extraits des couleurs sur son blog, d'ailleurs). Je sais que c'était prévu pour fin Août, mais bon, des retards divers ont conduit à le repousser encore. Mais le 15 octobre, ça me semble crédible comme date.

1er et 2 novembre : je devrais faire un passage au Salon Fantastique à Paris, avec une dédicace au stand des Moutons électriques.

22 ou 23 novembre : il est possible que je fasse quelque chose à Paris Comics Expo. Je vous en reparle d'ici là.

29 et 30 novembre : je serai en dédicace au festival de Marines, dans le Val d'Oise.

9 décembre à 19 heures : je donnerai une conférence Figures et Mythes des Super-héros à la médiathèque de Bagneux, dans les Hauts de Seine.

29 janvier au 1er février 2015 : je serai comme d'habitude au Festival d'Angoulème, où cette année je devrais donner une conférence sur Kirby.

Bien entendu, tout cela peut être amené à évoluer, il pourrait y avoir des choses en plus, par exemple, mais n'hésitez pas à le noter dans vos agendas.

jeudi 7 août 2014

Les nanas moussent qu'au Ritz

Je suis tombé dans le journal sur un titre accrocheur qui disait "n'emmenez pas vos enfants au musée, ça ne sert à rien". Ça m'a un peu gêné. Même si je ne sors pas beaucoup, j'ai emmené mes enfants dans divers musées, tout comme mon grand-père et mes parents m'ont emmené au musée quand j'étais minot (j'ai des souvenirs très forts du Louvre avec mon grand-père, quand j'avais huit ans). Il me semblait qu'en général, mes mômes avaient apprécié et en avaient toujours retenu au moins un petit quelque chose.

Du coup, j'ai été lire l'article, un peu inquiet quand même. Quand on est parent, tout ça, on a un peu la paranoïa de ne pas faire ce qu'il faut. Et là, bien entendu, en lisant l'article, j'ai vu l'arnaque. Le titre est aussi tronqué et malhonnête qu'une une de Voici ou de Gala. Quand on lit l'article titré "n'emmenez pas vos enfants au musée", on découvre que les seuls musées dont il est question sont des musées d'art contemporain. Ça change quand même un peu tout, je crois. Oui, c'est une évidence que Rothko ou Pollock ne sont pas tout à fait accessibles à des gamins. Ou Soulages, tiens, puisqu'il y a eu dernièrement une polémique à son propos. L'article, sur le fond, je suis assez d'accord avec.

Mais il est parfaitement malhonnête de titrer un tel article en insistant sur "musée" sans dire de quel type de musée il s'agit. C'est même un tout petit peu puant.

Après, l'article posait de façon sous-jacente, sans s'en apercevoir, d'ailleurs, je crois, le vrai problème. Beaucoup de parents ou d'enseignants qui emmènent des mômes au musée y vont pour les éduquer. Pour leur "apprendre". Ce qui est, dans 90% des cas, un bon moyen de faire chier les gamins aussi fort qu'une bonne crise d'ebola ou de kebab de la rue du faubourg St Denis.

Vouloir "éduquer" les gamins en les emmenant au musée, c'est prendre le problème par le mauvais bout. On emmène les mômes là-bas pour les faire rêver, pour qu'ils s'en mettent plein les mirettes, pour qu'ils kiffent grave. Et pour ça, ça suppose de bien choisir le musée, et de préparer le terrain avant.

S'il y a des tableaux qu'ils aiment bien, des toiles qui font partie de leur paysage mental, les voir "en vrai" et de près, c'est chouette ! Voir les vrais objets de vie courante des vrais Egyptiens ou des vrais Gaulois, avec quelqu'un qui peut les mettre en situation, qui peut les raconter d'une façon vivante, ça peut être un vrai plaisir, pour un môme ! Et je ne parle même pas de la grande galerie de l'évolution avec ses dinosaures ! à partir de là, faut simplement ne pas essayer de se faire le musée en entier, parce que les enfants, ce sont des petites bêtes fragiles avec de petites pattes qui vont pas faire d'énormes distances comme ça, mais se concentrer sur des trucs auxquels on saura les intéresser. Et là, ce genre de sortie deviendra une vrai sortie et un plaisir. Et c'est là qu'ils retiendront des trucs. Qu'ils les assembleront peu ou prou au bon endroit dans leur banque de données mentale. C'est là qu'ils "apprendront". Mais l'éducation, dans ces cas-là, c'est une propriété émergente, pas l'objectif initial.

mardi 5 août 2014

Le scoop de l'été

Là, je vacille sous le choc. Je suis complètement effondré d'apprendre ça. Ça me touche, profondément. Je n'y aurais pas cru.

Dans une interview récente, Catherine Deneuve vient de confier, sur le ton de la confidence, que Gainsbourg "buvait trop".

Il doit pas y avoir assez d'infos, cet été, entre les avions qui tombent comme des mouches, les Palestiniens qui font de même, l'effondrement annoncé de notre économie, la guerre financière à mort menée contre l'Argentine, la guerre civile en Ukraine qui pourrait bien se yougoslaviser, l'ebola qui fait gravement chier et ainsi de suite. Là, il fallait que quelqu'un lâche une pareille bombe, et c'est Catherine qui s'y colle.

J'applaudis très fort, et je vais me recoucher, tiens.