jeudi 31 juillet 2014

Meuh, le retour

Vous l'aurez remarqué, j'ai un poil négligé ces colonnes ces deux dernières semaines. J'avais à cela une excellente excuse : dans une poussée d'hédonisme décadent, je m'étais pris quinze jours de vacances (c'était d'ailleurs tellement des vacances que j'ai écrit trois chapitres d'un roman, un article, revu la maquette de Cosmonautes ! que m'envoyait l'éditeur parce que bon, ça sort le 4 septembre et c'est dans pas longtemps, mais j'ai aussi bossé sur deux scénars de BD , dressé le plan de deux conférences dont celle d'Angoulème l'hiver prochain, et traduit le dernier épisode de Kick-Ass) (des vacances tranquilles, quoi).

Ces plages de farniente (sérieux, ça donne l'impression que j'ai bossé comme un damné, la parenthèse ci-dessus, mais justement non, c'est ça le plus drôle, c'était tranquille) m'ont permis de bouquiner, de regarder la télé (y avait une semaine des films de requins tout pourris sur Sy-Fy, j'allais pas manquer ça) (et puis j'ai pu voir le film tiré de Cluedo, un truc démentiel avec Tim Curry et Chris Lloyd, ainsi que le film moins mauvais que ce qu'on a bien pu en dire tiré du Guide du Routard Galactique*, avec notre Watson the Hobbit préféré dans le rôle d'Arthur Accroc, et puis j'ai vu le spectacle d'Alexandre Astier sur Bach, Que ma joie demeure, et c'est balaise, je recommande). J'ai traîné dans des brocantes où j'ai fait le plein de vieux bouquins (dont un manuel d'astronomie d'époque, signé Arago, qui me servira bien pour les prochaines livraison du journal du Château des Etoiles)(j'ai bien trop mis à contribution ce pauvre Camille Flammarion qui n'en demandait pas tant).

Et surtout, au mépris des injonctions de mon toubib, je me suis empiffré de charcuterie locale, de crêpes, de trucs cools, quoi. Et j'ai trouvé le temps de faire un peu de vélo, de dessiner des trèfles et des chiens dans le jardin, de picoler un peu, de dormir, tous ces trucs que je ne fais pas assez le reste de l'année.

Bref, me voilà regonflé à bloc.




* Oui, c'est comme pour les barres chocolatées Raider, Mon Petit Poney, Serval ou Antenne 2, je suis intégriste des anciennes dénominations, et d'autant plus que sur les bouquins de Douglas Adams, le titre a été changé suite à un procès, et que je lève très haut mon doigt aux avocats qui ont besoin de se lancer dans ce genre d'attaques sur des romans pour justifier leurs émoluments. Messieurs, la basse-cour, et tout ce qui s'ensuit.

mardi 15 juillet 2014

La citation du lundi

"Mothra suce des bites en enfer, ha ha ha !"


Oui, bon, c'est pas ma faute à moi, comme dirait l'autre, c'est celle d'un collègue qui m'a envoyé vers ce tumblr, et du coup j'y ai cramé une partie de mon après-midi. Alors que j'ai plein de taf à finir. Pffff, on n'est pas aidé.

Il me renvoyait vers ceci, se rappelant que j'avais utilisé en conférence
une image tirée de cet épisode de WW.

Soit dit en passant, je n'ai pas le réflexe d'aller chercher des trucs sur tumblr. J'ai jamais trop compris le principe. Que ce soient des blogs d'image, okay, je pige. Mais j'ai pas l'impression que ce soit vraiment indexé, ni fait pour qu'on puisse chercher quelque chose de précis dedans. Du coup, ça donne l'impression d'un vaste bordel où chacun fait son truc dans son coin (le premier qui cite ce bout de phrase hors contexte a mon pied au fondement) et je n'y vais point traîner mes bottes. Faut qu'on m'aiguille dessus pour que j'aille y voir. C'est sans doute dommage, mais c'est comme ça.

samedi 12 juillet 2014

Et le votre, il mousse aussi, quand on le secousse ?

Dans le vieux Mickey que je traduis en ce moment, il y a le jeune Davy Crockett qui vient s’installer chez Mickey. Il en profite pour poser des pièges à ours dans le jardin, comique de situation, portes qui claquent, hilarité générale, tout ça.

à un moment, un hibou l’appelle "Sonny", en VO, terme qui dans le cas présent, est de l’ordre du "petit". Mon cœur saigne de ne pas arriver à garder ça en VF, et de ne pas pouvoir faire dans la foulée une vanne sur Ricardo, qui serait quand même passablement anachronique*. Non que ça m'arrête, mais ça se verrait, quand même.

Puis débarque Jiminy Criquet, celui de Pinocchio. Avec un raton-laveur mort sur la tête.

Et en fait, c’est Jiminy Crockett.

Et là, je dis….

Ah ouais, quand même. J'en mets, des conneries, dans mes traductions, mais parfois, les auteurs que je traduits sont pires que moi.







*Dans une histoire précédente du même album, Mickey va au cinéma voir un film de SF. En VF, ça s’appelle "Planète : un termite", justement parce que ce sont des épisodes des années 50 et que je ne voulais pas faire de gag anachronique sur Star Wars ou 2001.

mercredi 9 juillet 2014

L'apéro des comiques

Donc c'est ce vendredi qu'a lieu l'apéro-comics chez Pulps, rue Dante dans le cinquième à Paris.

Ça devrait être bien sympa.



vendredi 4 juillet 2014

Le Marxisme spencerisme passera par moi

Il aura fallu le temps pour que tous les espaces laissés vacants par le naufrage des magasins Virgin soient à nouveau occupés.

Je passais à La Défense faire quelques courses (dépenser de l'argent gagné à la sueur de mon clavier pour assouvir la soif de colifichets soldés de toutes les femelles de la maison, par exemple) quand j'ai découvert qu'un Cultura remplaçait le grand Virgin, et cela me fit grand plaisir. Parce que depuis la fermeture du Virgin, j'étais condamné à aller à la Fnac, et bon… La Fnac, quoi.

Pas mal foutu, le Cultura, avec en plus un gros rayon papeterie. Et un rayon comics assez énorme, à vue de nez aussi grand que le rayon manga. C'est impressionnant.

Et puis à la place du petit Virgin, d'en bas, dans le hall du RER, il y a…

Un Marks & Spencer Food.

Je bande des papilles rien que d'en parler (et heureusement que j'en parle par écrit, parce que parler oralement quand on bande des papilles, je ne vous en parle même pas, justement). Plein de bouffe indienne. Plein de sauces diverses. Plein d'amuse-gueules sympas. Plein de trucs goûtus. Même le sandwich que je me suis pris là-bas était cool : rosbif, salade et sauce au raifort. Et ils ont des bonbons au goût custard/rhubarbe. Et là, forcément, je dis n'en jetez plus et je plie le genou en basculant dans le côté obscur avec un rire hystérique.

J'ai fait chauffer la carte bleue et je ne regrette rien.