mardi 15 avril 2014

Not dead yet

Hmm, plus de dix jours sans déverser ici-même mes vaticinations et autres états d'âme. Il faut dire que les dix jours ont été pas mal occupés. Entre autres à reconstituer le manuscrit de Cosmonautes, mangé par l'ordinateur à l'occasion d'un plantage. Il a fallu tout reconstruire façon puzzle, à partir de vieilles sauvegardes, d'une copie papier récente et d'éléments envoyés à droite et à gauche pour relecture.

Hop, un extrait, du coup :


Moon (Duncan Jones, 2009) est l'illustration de la désaffection des décideurs envers l'espace. L'exploiter, oui. Mais en mettant l'accent sur la notion d'exploitation. Le film raconte le graduel voyage vers la folie de Sam Bell, travailleur solitaire occupant une base lunaire. Il combat à lui tout seul la crise énergétique qui frappe la terre en extrayant l'helium-3 du sol de notre satellite. Une tâche ingrate, mécanique, qui le conduit à compter les jours le séparant de la fin de son contrat. Mais un incident l'amènera à prendre conscience du mépris abyssal dans lequel le tiennent ses employeurs, qui l'ont totalement chosifié, réduit à une variable comptable, à une pièce interchangeable. L'esthétique du film emprunte délibérément à 2001 et à Silent Running, mais en y ajoutant une couche de crasse et de graffitis, et en montrant la face cachée, moins reluisante, de ces univers qui se voulaient aseptisés. Sorti au plus fort de la crise économique dite des subprimes, Moon est l'expression claire et nette d'un ras-le-bol, d'une désillusion, et de la façon dont l'ordre établi retombe toujours, hélas, sur ses pieds en instrumentalisant des rêves de plus en plus terre-à-terre, et en disqualifiant toute contestation grâce à des armées d'avocats. La dernière réplique du film est de ce point de vue tout à fait dans le ton, et tout à fait grinçante. Et la solitude du travailleur montre le chemin parcouru depuis Alien : alors que les mécanos et pilotes du Nostromo pouvaient faire corps et et se montrer solidaires dans l'adversité, même et surtout quand cette adversité provenait de la compagnie leur signant leur chèque à la fin du mois, l'anti-héros de Moon est seul. Il ne peut se tourner que vers lui même. Il n'est même plus David face à Goliath, il est la fourmi sur la sandale du géant.

En tout cas, ayé, c'est fait, j'ai à peu près tout remonté les morceaux.

Tout en relisant les pages du Saint Louis qui arrivent à un rythme soutenu.




Et les traductions à rendre.

Et j'ai vu le premier épisode du Château des Etoiles, d'Alex Alice, dont j'ai écrit les bonus. C'est une tuerie (la BD, je ne me permettrait pas de m'auto-cirer les pompes comme ça en public, voyons) (il faudrait, pourtant. Elles sont dégueulasses, mes pompes, mais c'est un autre problème).

Et l'article du prochain Fiction à relire.

Et l'article pour H... Ah, je sais pas si j'ai le droit d'en parler, plus d'info cet été. Et l'enregistrement télé pour... Pareil, je vous en parle début mai.

Meuh.

Crevé, le Alex.





4 commentaires:

Axel Froment a dit…

Well, looks like you've been fucking around big time for the dialogues... All the captions are blank! What's wrong with this picture?
PS: tu as toujours mon iMac?....

Alex Nikolavitch a dit…

le circuit THT de l'écran a lâché y a quelques années. le remplacer coutait plus cher que la machine, hélas.

Axel Froment a dit…

T'es a j'ter circuit THT!
L'iMac reste mon ordinateur prefere. La poignee, le systeme de ventilation repoussant la poussiere, les couleurs 80' et pouvoir configurer la machine a sa convenance pour faire tourner des truc lourd. Je me souviens tu m'avais configure et boosted mon ordi aux petits oignons.

Alex Nikolavitch a dit…

c'est une machine qui a bien duré, ouais.