mardi 21 janvier 2014

Top qualité, top crédibilité

Formidable, le ministère de la Culture va se doter, en partenariat avec l'INA, d'un outil permettant enfin de juger de la qualité de la télévision dans notre beau pays.

On ne peut qu'applaudir des deux mains à cette volonté de...

**insérez ici un bruit de disque 33 tours qu'on arrête sur la platine**

Attendez une seconde…

On parle quand même du même ministère de la Culture qui, il y a à peu près un an, a tenté de coller la Légion d'Honneur au père Tardi, sans comprendre qu'il ne pouvais pas faire autrement que de la refuser. L'histoire s'était terminée, d'ailleurs, par une médaille, mais c'était celle de Chevalier des Arts et Lettres décernée à Pénélope Bagieu*. On sent les stratèges de haute volée.

Du coup, on regarde d'un peu plus près le dispositif.

Et ça passera par des enquêtes de satisfaction des téléspectateurs. Avec des questions sur "suivent-ils l'émission jusqu'au bout ?", "sont-ils assidus ?" et ainsi de suite.

Donc avec un système pareil, tout dépendra de la composition du panel. S'il est complètement représentatif du public, les talks-shows-débiles-d'access-prime-time-avec-comiques-snipers, les émissions-de-télé-réalité-qui-suivent-des-citoyens-lambda-affligés-de-surpoids-de-complexes-et/ou-de-troubles-érectiles et autres programmes-voyeurs-avec-Christophe-Hondelatte-qui-s'habille-comme-le-commissaire-Moulin-mais-parle-comme-le-Schtroumpf-à-lunettes ont encore de beaux jours devant eux.

Et ce sera payé par nos impôts.

Consultée par le ministère, le docteur Scully
exprime son opinion en effectuant le geste dit "de la Quiche"







*Attention, hein, je n'ai absolument rien contre Pénélope Bagieu. Ni à titre personnel, je ne la connais pas, ni à titre professionnel, je ne suis pas dans le cœur de cible de son travail mais je reconnais tout à fait sa pertinence dans son domaine. C'est juste que mettre Tardi et Bagieu dans le même sac, c'est un peu comme mettre Mike Tyson et Darry Cowl sur le même ring pour un combat à la machette, c'est rigolo mais voilà, quoi.

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