mardi 22 octobre 2013

Toute la vérité sur Batman !

En fait, dans les années 60, Batman était porteur de valises pour les Vietcongs :


Et c'est pour ça que, prenant exemple sur les US Marines, le Joker s'est mis au napalm, parce que c'est un bon américain, lui. D'ailleurs il aime les armes à feu, alors que Batman, non. Si c'est pas une preuve, ça…







samedi 19 octobre 2013

Interrogations métaphysiques

"Pourquoi est-ce que quand je ramasse un numéro du Parisien dans le RER, c'est marqué Aujourd'hui, alors que c'est le numéro d'avant-hier ? Est-ce que je peux les attaquer pour publicité mensongère ?" (un lecteur du Parisien, dans le RER)

"Si les footballeurs se mettent en grève, n'a-t-on pas tout intérêt à jouer le pourrissement du mouvement pour qu'on ait encore moins de football, encore plus longtemps ?" (un type qui veut bien pardonner au mec qui lit le Parisien tous les matins, mais pas au mec qui lit l'Equipe, parce que faut pas déconner, quand même)

"L'incompétence organisée des mutuelles étudiante est-elle un moyen de faire de la trésorerie pour financer des viviers de futurs politiques, ou juste un reflet de la connerie crasse intelligence de nature différente* de ceux qui y travaillent sont payés pour faire acte de présence mais ne respectent même pas les horaires de leur bureau ?" (un type qui se demande si les choses ont beaucoup changé dans les mutuelles étudiantes depuis la précédente affaire DSK l'affaire MNEF et se demande ce que coûte à la vraie sécu la brillante absence de résultat de ces régimes obligatoires qui s'échinent à s'affranchir des règles communes des régimes obligatoires**)

"C'est la semaine du goût. Est-ce qu'il faut se laver la bite, ou pas ?" (Dominique Strauss K., de Paris)







* Oui, je me méfie, maintenant, avec la jurisprudence Morano. 
** D'ailleurs, sur un plan juridique, comment fait-on pour faire tenir DEUX régimes obligatoires sur un même segment ? ça n'a aucun sens.

vendredi 18 octobre 2013

Tirelipimpon sur le chihuahua

Un peu le nez dans le guidon ces jours-ci, alors je n'ai suivi que de très loin l'actualité. J'ai pourtant saisi que Nadine Morano avait porté plainte contre Guy Bedos qui l'avait traité de "conne" et de "salope".

Et là, je me vois forcé de me livrer à une petite mise au point. C'est mal, ce que vous avez fait, Monsieur Bedos. Très mal. On peut penser ce qu'on veut de Madame Morano (moi-même, j'en pense pis que pendre), mais là, vous avez commis une grossière* erreur. Et même deux, en fait.

D'abord, parce qu'on juge un homme à la valeur de ses ennemis, et là, vous venez de vous dévaluer d'un coup. On croirait le Dinar d'ex-Yougoslavie juste avant la guerre.

Ensuite, parce que vous venez de donner à Madame Morano un prétexte à ouvrir sa gueule. Et ça, c'est toujours dommage. On ne l'entendait plus ! Qu'est-ce que c'était reposant. Et là, forcément, vous lui avez tendu la perche et offert une tribune. Manquerait plus que Freddie Lefebvre (dit "les griffes du tapis puzzle") et Eric Besson ne viennent prendre la parole pour la défendre.

Non, franchement, c'est pas bien, ce que vous avez fait.






*Outre la grossièreté de votre formulation. "Personne à intelligence réduite" et "personne à éthique inexistante" auraient été de meilleur aloi. Et avec un peu de chance, elle n'aurait pas compris, en plus.

dimanche 13 octobre 2013

Exercice de diction

à table, on a mis au point un nouvel exercice de diction, à la façon des "chaussettes de l'archiduchesse".

"Les cannelloni honnis à la cannelle de Calédonie ont fait caner Léonie."

Un barbu, c'est un barbu. Trois barbus...

Les fabricants de rasoir font la gueule, ils ont perdu 7% de chiffre d'affaires en dix ans. Mais nous pouvons rendre grâce à leur dignité : ils n'ont pas accusé Internet, eux. Faut dire que je n'ai jamais trouvé de liens où télécharger des lames de rasoir. Faut dire aussi que je n'ai pas cherché. Parce que pour moi, les rasoirs, c'est un peu comme les disques de Christophe Maé ou les films de Michael Bay, c'est des trucs dont je n'ai pas besoin chez moi, même à gratuit, et donc qu'il ne me viendrait pas à l'idée d'aller les télécharger.

Par ailleurs, il va falloir sérieusement songer à augmenter les amendes pour stationnement gênant, comme le démontre très bien le document accablant que voici :


vendredi 11 octobre 2013

Bon, fini de râler

Vu que j'ai pas donné la bonne heure hier, voilà la session de rattrapage du débat sur Game One :

jeudi 10 octobre 2013

Nikose dans le poste !

Hop, avant que j'oublie, je rappelle que c'est ce soir à 21h45 que je passe à la télé sur la chaine Game One, dans l'émission le Débat de Marcus. Je sais pas sur quelle canal sa passe chez vous (sur mon biniou, c'est 51 ou 52, je ne sais plus) ni s'il y aura une rediff sur le net (ils mettent des vidéos de l'émission en ligne sur le site, mais je n'ai pas l'impression que ce soit systématique), donc foncez. Enfin, foncez si vous tenez absolument à voir ma carcasse avachie dans le poste, bien sûr.

Le thème, ce sont les Marvel Comics, et les autres intervenants sont Xavier Fournier (l'indéboulonnable de Comic Box), Lex Castanheira (ancien makman, mais actuellement aux manettes dans la branche française de Comixology), et Daniel Andreyev,  (ancien de France Five, et actuellement journaliste).

Ce qui est digne d'être noter, c'est que pour le coup, l'émission est bien foutue, et qu'on échappe globalement aux platitudes de rigueur dans ce genre de talk show, et ça ça fait vachement du bien.

mercredi 9 octobre 2013

Un clafoutis s'est échappé du zoo

Ah, ça faisait bien trois mois qu'on n'avait pas eu un beau scandale sanitaire. Ça nous manquait. Là, on a quatre morts présumés, par la faute d'un méchant médicament qui au lieu de les soigner, les a rendus bien malades. D'où indignation générale, grandes déclarations fracassantes, et larmes à la Une.

Et quand on gratte, on s'aperçoit que c'est un anti-coagulant et qu'il a donné des hémorragies aux malades en question.

Hop, on la refait :

Un anti-coagulant qui a donné des hémorragies.

C'est à dire que le médicament a fait précisément ce qu'on lui demandait. Un peu trop bien, certes, mais je crois me souvenir (mes cours sur le sujet sont un peu loin) que la prescription d'anti-coagulants doit s'accompagner d'un suivi hématologique régulier. Et qu'il faut surveiller de très près les interactions nombreuses avec pas mal d'autres médicaments (tout ce qui est anti-inflammatoires vient immédiatement à l'esprit). Parce qu'en général, les patients qui sont sous ce type de médicaments ont plein d'autres problèmes de santé en dehors de leurs problèmes de risques d'infarctus (parce que c'est ça qu'on protège avec ce genre de produits, faudra retrouver le nombre de morts par an suite à des accidents circulatoires comme l'infarctus, mais il me semble que c'est assez élevé).

Donc bon, ce serait pas mal qu'avant que les télés nous sortent de grands sujets larmoyants, les gens creusent un peu le sujet et laissent les autorités concernées enquêter. Ça évitera les dégonflages énormes comme celui de l'affaire du Furosémide, où il s'était finalement avéré que la petite mamie s'était mélangées dans ses comprimés, et les avait remis dans la mauvaise boite.

Mais bon, un peu de réflexion et de mesure, de nos jours, c'est probablement trop demander.

mardi 8 octobre 2013

Chargé à bloc

Il y a des matins, comme ça, où l'on se réveille, on met le café en route, et en le buvant, on commence le boulot de la journée tranquillement, histoire de se roder, de ce mettre en route en douceur.

Surtout quand le boulot, c'est la traduction de vieux épisodes de Spawn. Voilà une série sur laquelle je suis quand même un peu au point, depuis le temps. Si j'étais du genre à fêter ce genre de choses, j'aurais pu fêter dernièrement mon deux-centième épisode de Spawn traduit. Il n'y a guère que sur Batman et ses dépendances que j'en ai fait plus. Même en Star Wars, je dois être nettement en dessous, à 170 ou 180 fascicules transposés en langue de Molière.

Bref, cela s'annonçait comme une matinée de routine, tranquille, avec moitié du Spawn, et l'autre moitié, mettons, consacrée à boucler le premier épisode de ma rubrique dans la revue Fiction (normalement, ça s'appellera "les mains dans le cambouis, la tête dans les étoiles").

Et puis pouf, un motif de l'épisode du jour, c'est La Charge de la Brigade Légère, d'Alfred Tennyson. Tennyson, c'est comme Kipling quand il fait de la poésie. Non qu'il écrive pareil, mais c'est un poète tellement marqué par son contexte et la grandeur de l'empire britannique qu'il ne peut que difficilement passer la Manche pour être lu par des froggies contestataires, de la canaille régicide qui ne respecte rien et ne sait pas garder sa dignité et la lèvre supérieure rigide sous la mitraille.

De fait, Lord Alfred a été peu traduit par chez nous, et il n'intéresse pas grand-monde.

Le problème, c'est que quand je tombe sur des citations de vieux textes comme ça, j'essaie de me caler sur une traduction d'époque, ou traditionnelle. Pour les citations de Shakespeare, c'est pas compliqué de trouver en ligne des VF un peu chouettes dans lesquelles piocher. Pour la Bible, elle est en ligne depuis longtemps dans des dizaines de versions (quand le cas se présente, j'ai tendance à préférer la Louis Second 1910, quitte à remettre un peu le texte à ma main) et ainsi de suite. Google est mon ami, et j'ai généralement vite fait de trouver ce que je cherche.

Pour Tennyson, la seule traduction que j'ai trouvée en ligne était quand même considérablement pourrie. ("league" traduit par "ligue" alors qu'il s'agissait bien entendu d'une "lieue", etc.)

Et donc, pendant que le café refroidissait, il a fallu que je tape un bon tiers du poème, en deux extraits. Je ne prétend pas être poète moi-même, mais il faut quand même faire le boulot.

"Une demi lieue, une demi lieue, une demi lieue, en avant !
Dans la vallée de la mort chargèrent les six cent.
Sans poser de question, et même sans rien dire,
Juste faire leur devoir, quitte à en mourir."


Et

"à leur droite des canons
à leur gauche des canons
Et des canons derrière
Tirs nourris et tonnerre
Boulets et obus tombant d'en haut
Comme tombent les chevaux et tombent les héros
Ils ont tous si bien combattu
Traversé les mâchoires de la mort
Et sont revenus de la bouche de la mort
Tout ce qu'il restait, couvert de sang
Ce qu'il restait des six cent.


Quand donc s'éteindra la gloire
De cette charge barbare ?
Le monde s'en sera souvenu
Et honorera la charge sous la canonnade
Et honorera cette héroïque brigade
Et les noble six cent."

Ce qui est bien, dans ce métier, c'est qu'on a un peu l'impression, nous aussi, parfois, de charger dans la vallée de la mort sous la canonnade, quand on ouvre les bouquins.

dimanche 6 octobre 2013

Un Mars et ça repart, par la barbichette de Lénine !

Message personnel à tous les érudits soviétophiles qui trainent parfois leurs guêtres dans les parages (je sais qu'il y en a quelques uns). J'ai déniché cette affiche :


C'est du Nikolai Prusakov (célèbre affichiste Russe de la période soviétique, on lui doit notamment quelques pièces propagandistes de référence, mais aussi des affiches de film pour des trucs genre le Cuirassé Potemkine) et ça date de 1926.

Sauf que je n'ai trouvé aucune trace de ce film semblant relater un voyage vers Mars, ni en Russie, ni ailleurs (et ça n'a pas l'air de correspondre au film danois de 1918 sur le même sujet, ni le film hybride DA/Prise de vues réelles de et avec Max Fleischer, avec Koko le Clown). Est-ce que quelqu'un en sait davantage sur ce voyage vers la planète rouge ?

(et pour répondre à votre question, oui, c'est dans le cadre de mon travail sur Cosmonautes : les conquérants de l'espace, un fabuleux opuscule à sortir en septembre prochain chez les Moutons électriques, dans la Bibliothèque des Miroirs).


mercredi 2 octobre 2013

Course de fond

Un peu dur, le boulot, en ce moment :

Je boucle la traduction de Knightfall tome 5 (340 et quelques pages), j'enchaine sur celle d'une intégrale Spawn (260 pages) et globalement, en termes de traductions, je ne chômerai pas ensuite.

Mais dans le même temps, j'ai un script à boucler pour un album à sortir l'an prochain chez Glénat, script très complexe à réaliser pour des raisons de format et de documentation (c'est une biographie illustrée, et l'exercice est toujours délicat). Et je suis déjà en retard là-dessus.

En retard, je ne le suis pas encore sur Cosmonautes, les conquérants de l'espace mon prochain bouquin à sortir dans la Bibliothèque des Miroirs, chez les Moutons électriques. Là aussi, la quantité de doc à compulser est hallucinante (d'autant qu'il s'agit aussi de voir, de revoir et d'analyser des films, de relire des bouquins, des BDs et des Mangas, de retrouver des paroles de chansons, etc.). Ça sort normalement en septembre prochain. Ça a l'air loin, mais sur un boulot pareil, ce n'est pas si évident. Ce sera un bouquin transversal à la façon d'Apocalypses*, donc ça implique de bien faire mes devoirs.

Non, ce n'est pas la couve. Mais un truc dans l'esprit ne me déplairait pas.


D'autant que, toujours pour les Moutons, j'ai accepté de tenir une rubrique régulière dans la revue Fiction. Je vous en reparlerai bientôt, mais là encore, ça implique des recherches et des vérifications dans tous les sens, même pour des papiers de 12 ou 15.000 signes.

Pfou. Et avec tout ça, il faut aussi prendre du temps pour manger, dormir, avoir une vie de famille et même, des fois, des loisirs.




*On ne peut pas être exhaustif, dans ce genre d'exercice, mais on a toujours peur de louper une référence majeure. Et de fait, dans Apocalypses, je n'ai pas cité une seule fois Ballard (on me l'a d'ailleurs reproché). Il faut dire que c'est un auteur que j'ai assez peu lu, et qui me parle assez peu, contrairement par exemple à John Brunner. Mais ce n'est pas une raison.

mardi 1 octobre 2013

Advertising is boring. Burning it is fun.

Les dernières fois où j'ai pris le métro, je suis tombé sur une campagne d'affichage qui expliquait que "Shoes are boring, sneakers are fun" (et des déclinaisons, mais celle-ci est la plus répandue. en tout cas, à chaque fois, l'idée est d'expliquer que les shoes, c'est naze, et les sneakers, c'est le seul truc cool qui existe).

Je méprise généralement cordialement (mais profondément) la caste des publicitaires, qui font plus pour l'abêtissement des masses que les vins en cubitainer, la Française des Jeux et Jean-Marc Morandini réunis. Voire que deux barils de Cyril Hanouna. En général, je ne fais même plus attention à la pub.

Mais là, faut dire que des panneaux pour les grolles, y en a partout. Et que bon, celui-ci est agaçant à plusieurs titres.

Déjà, le fait de dire "nos chaussures ne sont pas des chaussures", c'est direct se classer dans la pire catégorie d'hypocrites. C'est se ranger aux côtés de ces sectes qui disent "non, nous ne sommes pas une secte", de ces partis d'extrême droite qui disent "non, nous ne sommes pas des nazis", de ces DRH qui disent "non, nous ne sommes pas de gros salopards" ou de ces créatifs de pub qui disent "oui, nous faisons de l'art"*. Jusqu'à plus ample entendu, les trucs qu'on voyait sur ces affiches étaient du genre qu'on met aux pieds pour sortir et dans mon dico, ça s'appelle collectivement des chaussures et pas autre chose (après, qu'il existe des sous-catégories, c'est un autre problème, mais un mocassin, un escarpin, une basket ou un croquenot clouté restent des chaussures).

Après, je m'interroge. Il y a vraiment des gens, des vrais gens, je veux dire, pas des cocaïnomanes d'agence, il y a des vrais gens pour appeler "sneakers" ces chaussures de sport qu'on porte pour faire n'importe quoi sauf du sport ? Personnellement, je n'ai dans mon entourage et dans mon voisinage aucun individu qui tombe aussi bas dans les tréfonds saumâtre du snobisme le plus débile. Et pourtant, il y a dans le tas pas mal de jeunes qui en portent tous les jours ou presque. Je n'en ai jamais entendu un seul employer ce mot pour désigner ce qu'il avait aux pieds. Aucun. Jamais. Ça n'existe pas dans la vraie vie.

Bref, j'ai bien envie d'écraser de mes grosses bottes taille 47 les doigts du type qui a tapé ce slogan. Shoes are not enough. Big boots hurt more.

Enfin bon, si j'ai été exposé à ces navrantes déjections pubardes**, c'est parce qu'il a fallu que je quitte mes terres et mon bunker pour aller une fois de plus faire le kakou à la télé. Il y avait un débat Marvel Comics sur la chaine Game One, et donc j'ai été donner la réplique en tant que spécialiste des comics à d'autres gens spécialistes des comics. Genre le camarade Xavier Fournier, de Comic Box, Lex Castanheira, de la branche française de Comixology (mais que je connais de son passage dans la bande à Tourriol) et un journaliste de jeux vidéo que je ne connaissais pas, Daniel Andreyev, mais qui a dit autant de conneries que nous autres, un gars sympathique, donc.

Ça passera normalement à la télé le jeudi 10 octobre, je vous redonnerai le détail d'ici là.


*Voire de ces réalisatrices de dessins animés qui disent "non, moi je fais du film d'animation".
**Comme je dis toujours, "le tubard a cet avantage sur le pubard que le tubard, on a des médicaments pour le soigner". Alors que le pubard, il n'y a qu'à voir le père Séguéla, les séquelles c'est à vie.