dimanche 11 août 2013

Power of the Potemkine !

Le fiston matait la cérémonie d'ouverture, ou de clôture, ou de milieu, ou de je ne sais quoi d'un quelconque raout athlétistique qui avait lieu en Russie ces temps-ci. Et comme souvent dans ces cas-là, les organisateurs essayaient de convoquer de grands classiques de la culture locale. D'où extraits du Cuirassé Potemkine, le célébrissime film d'Eisenstein (si vous ne l'avez jamais vu, c'est libre de droits et dispo sur Youtube et Internet Archive) sur une musique de Prokofiev. Rien de bien surprenant. Et il y avait aussi des chorégraphies.

Et là, j'ignore si les organisateurs de ce genre de cérémonies ont le sens de l'ironie, surtout en Russie. Je vais donc supposer que l'ironie profonde de ce que j'ai vu était parfaitement involontaire. Parce que nos braves danseurs ont pénétré sur le stade en portant sur leurs épaules un énorme cuirassé Potemkine gonflable. Un Potemkine bidon. Un Potemkine Potemkine, un Potemkine au carré, en quelque sorte.

L'hommage à l'oeuvre du Maréchal Potemkine et à son sens du décor en carton pâte était magnifique. Fabuleux. Grandiose. Et probablement pas voulu du tout.

C'est beau, la Russie de Poutine, quand elle essaie de magnifier son passé Soviétique, et parvient en même temps à reprendre les bonnes vieilles habitudes du temps des Tsars et des Tsarines.

Na zdrovié et tout ce qui s'ensuit.