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Articles

Affichage des articles du mars, 2013

Pâques Vobiscum

Semaine de surmenage total. Un changement de planning m'a torpillé par tous les bouts, là. L'horreur totale.

J'essaie de rattraper ça, tout en avançant sur des choses dont j'ai pu discuter avec deux de mes éditeurs au Salon du Livre, la semaine dernière. Ce qui fait que je suis sur l'ordi dix à douze heures par jour, sauf quand des engagements à l'extérieur (pris pour dépanner un ancien employeur, à un moment où je pensais avoir le temps de lui prêter main forte) m'obligent à sortir.

Et là, ce midi, je me suis effondré. Un pot d'un demi-litre de café dans une main, la zapette dans l'autre, j'ai comaté devant la télé.

Et pire que devant la télé, devant ces émissions zarbi de Discovery Channel, qui vous expliquent comment on fabrique des clubs de golf, ou vérifient si on peut vraiment être éjecté à vingt mètres par un accident de chariot élévateur.

Bien entendu, ces émissions ne sont pas doublées, ce serait trop cher, pour un canal qui est avant t…

Révolution culturelle

Pour filer un coup de main à un ancien employeur, j'ai passé pas mal de temps au téléphone ces derniers temps. Moi qui n'apprécie que fort modérément cet outil, j'étais ravi, vous pensez bien.

Et je me suis retrouvé confronté à pas mal de répondeurs, de messages d'attente et de serveurs vocaux.

Et d'un coup, je m'aperçois d'un truc : depuis le temps que les répondeurs existent, aucune loi n'a encore interdit de foutre du Vivaldi dessus ? Parce que franchement, c'est quand même insupportable, les répondeurs/messages d'attente/serveurs vocaux agrémentés au Vivaldi.

Le jour où je suis président du monde, je crois que ce sera la première loi que je ferai passer, tiens.

Nota bene

A force de lire ici même mes vaticinations régulières, les plus perspicaces d'entre vous auront sans doute noté que je suis un grand malade accumulant de la documentation et des notes sur tout, comme d'autres accumulent avec un plaisir et un soin maniaques les Dinky Toys ou les timbres postes.

Le problème récurrent, dans ce genre d'accumulation, c'est le classement et le tri. Encore, quand il s'agit de documentation "en dur", la répartition dans les étagères permet de s'y retrouver un peu. Les vieux textes sacrés sont ensemble, les bouquins d'astrophysique dans le même coin, les élucubrations d'illuminés ont leur étagère bien à elles, avec certes des tas d'exceptions, mais c'est encore gérable. Le numérique a changé la donne. Les articles de journaux téléchargés sur les sites d'infos, les pages copiées-collées dans des fichiers Word, les e-books récupérés Dieu sait où ont une furieuse tendance à échouer dans des dossiers intitulés …

Back from the books

Et donc, j'étais en dédicaces au Salon du Livre. C'est quand même une manifestation épuisante. Non que j'aie énormément dédicacé, quoique je l'ai fait aussi (la queue pour mes dédicaces du matin était face au stand Casterman, qui recevait Tardi. C'est ainsi que j'ai découvert que Tardi avait une plus grosse queue que moi), mais il y a quand même un brouhaha énorme et permanent, dans ce hall immense.

Entre deux, j'ai quand même pu faire mon petit tour, croiser des gens que je connaissais, mais aussi des gens que je ne connaissais que de vue (genre de vue télévisuelle, comme Jean-Louis Debré ou Jean-Claude Dreyfus), ou à l'inverse des gens que je connaissais sans les avoir jamais vus, comme mes éditeurs chez les Moutons électriques (et ça c'est très bien, parce que ça permet de discuter boulot de façon plus directe).

Et puis j'ai fait mon marché, aussi, des bouquins sympas qui vont encore alourdir mes étagères (dont un Dunsany et un Hogdson, on ne…

Au salon

Bon, je rappelle mes horaires de dédicaces au Salon du Livre de Paris.

Ce sera ce dimanche, Porte de Versailles.

De 11 heures à 13 heures au stand Région Île de France, chez les éditions La Cafetière, pour La Dernière Cigarette.

Et de 14 heures à 16 heures au stand Région Rhône-Alpes, chez les éditions les Moutons électriques, pour Mythe & Super-Héros, et Apocalypses, une brève histoire de la fin des temps.

Voilà, vous êtes prévenus !

Insulte vaut mieux que deux, tu l'auras

Tiens, je viens de voir qu'un type avait été condamné pour insultes sur internet (sur Twitter, précisément) envers Jean-François Copé. Du coup, je m'interroge. Ça ressemble à quoi, une insulte envers Copé ? Parce que normalement, une insulte, c'est traiter quelqu'un d'un mot qui désigne quelque chose de pire que lui. Par exemple, traiter un honnête homme de voleur, c'est l'insulter. Par contre, traiter un voleur de voleur, ce n'est pas l'insulter, c'est faire un constat. (c'est un peu, à l'envers, le principe de la flatterie dans La Folie des Grandeurs "Monseigneur est riche" "Mais non ! Ça c'est pas une flatterie, puisque c'est vrai !" "Monseigneur est beau." "Vraiment ?" "Je flatte, Monseigneur, je flatte"). Donc du coup, ça pique ma curiosité. Il a dû être créatif, ce pauvre condamné, pour trouver des trucs désagréables à dire sur Copé qui soient effectivement des insultes, et …

Y aurait encore de quoi inventer un univers farfelu, avec ça

Tiens, grâce au Doc qui postait dernièrement un commentaire à propos de Conan, je suis tombé là-dessus :


C'est de Jim Steranko, et c'est une espèce de Conan, mais avec des faux airs de Steeve Reeves ou de Clint Eastwood. Et d'un coup, on essaie d'imaginer un Conan avec Clint Eastwood, et ça télescope un peu des concepts bizarres dans la tête (du genre "Go ahead, Pict. Make my day, by Crom.").
Sachant que Steranko a aussi donné, à l'occasion, dans la Clinterie pur jus :

Bref, tout ça pour dire que bon, un Conan par Sergio Leone avec Clint Eastwood, ça aurait pu avoir de la gueule (et avec Lee van Cleef en Nabonide, Ellie Wallach en Nestor le Gunder, et Gian Maria Volonte en Murillo, par exemple).
Et si ce film avait existé, alors Impitoyable aurait été une adaptation de King Conan.

Enfin tout ça pour dire qu'il est probablement grand temps que j'aille me pieuter, moi.

Casting de rêve

Ils viennent d'annoncer un nouveau remake américain de Godzilla.



Et en fait, je me dis qu'on a raté une magnifique occasion, là.




Parce que Depardieu en Godzilla, je crois que ça me ferait grave kiffer, en fait.

Seul au monde, Kane ?

Puisque c'est samedi, autant poursuivre dans le thème. C'est samedi, alors c'est Robert E. Howard. Au cinéma.

Et donc, dans les récentes howarderies, il manquait à mon tableau de chasse le Solomon Kane, dont je n'avais chopé que vingt minutes lors d'un passage télé, vingt minutes qui ne m'avaient pas favorablement impressionné. Et puis là, je me suis dit "soyons fou, après tout j'ai été exhumer Kull avec Kevin Sorbo, donc je suis vacciné". Et donc, j'ai vu Solomon Kane en entier.

En terme de rendu, c'est loin d'être honteux
Mais resituons un peu. Le personnage emblématique de Robert Howard, c'est Conan. Conan le barbare, le voleur, le pirate, le fêtard, le bon vivant, devenu roi de ses propres mains, celui qui foule de ses sandales les trônes de la terre, un homme aux mélancolies aussi démesurées que ses joies. Un personnage bigger than life, jouisseur, assez amoral, mais tellement sympathique. Conan, quoi.

L'autre grand héros h…

Ça casse pas cinq pattes à un mouton irradié

En cherchant deux ou trois infos techniques (je suis un énorme consommateur d'infos techniques de toutes sortes, on ne sait jamais ce qui peut servir à un bouquin ou à un scénar), je suis allé faire un tour sur le site de la Criirad. Mais si, vous savez ce que c'est, la Criirad, on en interviewe des représentants dès qu'il y a un boulon qui pète dans une centrale atomique quelconque. Du coup, j'étais resté sur l'idée que c'était un truc vaguement officiel* et une bonne source d'info.

Inutile de dire que j'ai été un peu surpris de tomber sur un site tout ce qu'il y a de plus amateur, imbitable, dans lequel les infos sont introuvables. Même à la SNCF, maintenant, ils ont compris que la présentation des infos et leur classement font beaucoup pour l'efficacité d'un site. Là, on à affaire à un site visiblement animé par des gens tellement persuadés de la justesse de leur cause que ce serait la salir que de l'emballer un peu proprement. Du cou…

Cette obscure clarté qui tombe du ciel plombé

La petite cour intérieur sur laquelle donne mon logis n'est pas éclairée. Ou rarement, par l'effet de la lumière qui tombe d'une fenêtre, ou par celui de la minuterie, très courte, qui me permet de ne pas passer dix minutes à trouver le trou de la serrure. En temps normal, la nuit, il faut vraiment que la lune soit à la verticale de ce lieu étroit, et qu'elle soit raisonnablement pleine, pour qu'on y voie quelque chose.

Mais là, ce soir, l'épais tapis neigeux se conjugue à la pollution lumineuse des rues alentours et au plafond atmosphérique aussi bas qu'une polémique préélectorale pour donner à l'endroit un aspect étrange et fantomatique. On serait à Fukushima, je dirais que la neige est radioactive. Alors qu'en fait non, c'est juste ce ciel bas et dégueulasse qui reflète les lampes au sodium du quai, et répercute tout en la filtrant leur lumière sur le blanc manteau qui couvre le sol. D'un coup, cet endroit obscur se fait féérique, mais d&…

Le prochain Burton

Ah, la date de sortie officielle du Burton 2, le voyage à la Mecque, c'est le 12 juin prochain.

Du coup, je vous en balance deux nouveaux extraits :



Et pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, c'est dans la Collection Explora, c'est chez Glénat, et c'est par Alex Nikolavitch, Christian Clot et Lionel Marty.

Guerre du Sleeper

Tiens, j'ai retrouvé dans mes archives une intro rédigée jadis pour la VF du comic book Sleeper. La traduction de l'album n'était pas de moi, mais on m'avait demandé de me fendre d'une petite bafouille pour resituer la série.


Il y a une justice à rendre à Richard Nixon : c'est grâce à lui que la paranoïa est devenue un genre en soi. Sans le Watergate, les Américains seraient moins prompts à s'interroger sur les actes de leur gouvernement. On n'aurait pas eu X-Files, on n'aurait pas eu ces films où un innocent est poursuivi par la CIA, le FBI ou autres. Et l'univers Wildstorm aurait sans doute été bien différent. Car l'univers Wildstorm, c'est un univers d'agents secrets plus que de super-héros. Certes, vous allez me dire qu'ils ont pouvoirs, hyper gadgets, vaisseaux interdimensionnels, etc… Mais les personnages majeurs de Wildstorm ne sont pas des sauveurs venus d'ailleurs, comme chez DC, ou des scientifiques jouant avec la r…

L'apocalypse est (encore) reportée

Ah, finalement, on m'annonce que la conférence Apocalypse au Salon du Livre (Porte de Versailles à la fin du mois) est annulée. Bon, par contre, j'y serai en dédicaces le dimanche 24 mars.

Le matin, chez les éditions La Cafetière, sur le stand de la région Ile de France.

Et l'après-midi, chez les Moutons électriques, sur le stand de la région Rhône-Alpes.

Voilà voilà, vous êtes prévenus !

Réflexions autour d'un oeil d'or

Tiens, en cherchant tout à fait autre chose, j'ai découvert l'existence d'un téléfilm intitulé Goldeneye et datant de 1989. Aucun rapport avec l'épisode de la série James Bond portant le même nom. Ou presque. Car ce Goldeneye-là est consacré non pas à James Bond, mais à son créateur, Ian Fleming, à l'époque où lui-même était barbouze, pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Bien entendu, impossible de choper ce film, le pauvre DVD Zone 1 qui était sorti étant indisponible depuis une sacrée paye. Et bien entendu, avec Charles Dance dans le rôle de Fleming, ça ne peut que me faire gravement baver.

Un autre type dont la biographie à l'époque est fascinante, c'est un vague cousin de Fleming. Un garçon qui, d'ailleurs, a joué dans un James Bond. Mais qui pendant la Guerre a fait le coup de feu dans les commandos. Et qui avait tenté de participer à la Guerre d'Hiver en Finlande, juste avant (et la Guerre d'Hiver, c'est un conflit ultime badass, faites…

Je me suis jamais remis du fait que le capitaine Kirk, maintenant, il est joué par un mec qui s'appelle "Pine"

En fait, je me dis, en tant que traducteur, que c'est dommage qu'on n'ait jamais traduit le titre de Star Trek comme on l'avait fait en son temps pour La Guerre des Etoiles.

Or, il y avait un truc chouette à faire : La Piste aux Etoiles, ça l'aurait fait, non ?

Non ?





Bon, ça va qu'il fait beau dehors. Mais vous n'êtes que des barbares qui ne comprenez rien à mon art ! Sinon, j'ai vu la bande annonce du prochain Piste aux Et.... Pardon... Star Trek avec Chris Braquemard, et ça donne bien envie. 



Axe pour homme

Ça doit être le thème de la saison, mais après avoir profité de mes transports et de ma tablette pour me regarder le récent Conan avec Jason Momoa, je viens de regarder Kull le Conquérant, avec Kevin Sorbo.

Kevin sort beau. Ou pas.

Alors oui, je sais, à ce stade, ça ne pouvait que s'apparenter à une forme particulièrement perverse de masochisme. Et, de fait, il y a un peu de ça, je l'admets.

Alors déjà, re situons un peu le contexte. Kull date de la fin des années 90, au moment où Kevin Sorgho, auréolé de sa performance sur la série Hercule, décide de passer au grand écran pour se faire du blé. Il intègre donc le casting de King Conan, qui aurait dû être le troisième volet de la série commencée avec notre Schwarzennator préféré. Sauf que notre héros voit venir le piège. Il préfère ne pas être comparé à Arnold.

Et donc, le script de King Conan, librement adapté du roman L'heure du Dragon, est prestement transformé en un scénario de King Kull. L'Aquilonie devient Valusie,…