samedi 29 décembre 2012

Hard workin' man

Le gros problème, quand on prend des congés, c'est de se remettre au boulot quand on rentre. Oh, certes, histoire de ne pas laisser les muscles traductionnels et scénaristiques s'atrophier pendant une semaine, j'avais emmené un peu de boulot. Bon, j'ai traduit trente pages de batmaneries, et commencé à convertir un vieux projet de BD en projet de roman, juste au cas où.

Mais en fait, l'essentiel du temps de vacances a été passé à bouffer et à boire, et à lire tranquillou. Genre un Hunter S. Thompson que j'avais commencé mais laissé en plan pour des raisons bizarres : Generation of Swine, excellent, des articles assez courts datant de la fin des années Reagan, montrant que si le Docteur Gonzo saisissait très bien l'air et les failles du temps, il était assez mauvais prévisionniste. Par contre, il a aussi probablement raison à propos de la pêche à la truite au shotgun, je suis d'accord avec lui, ça ne doit pas être un bon moyen de se faire bien voir de ses voisins. Mais j'ai aussi mis le nez dans la Naissance de la Tragédie, de Nietzsche, que je n'avais jamais lu, et dans le Tractatus de Wittgenstein, que j'ai trouvé aux limites de l'imbitable. Peut-être la traduction y est pour quelque chose, mais une partie des conceptions développées dedans me heurtent de plein fouet. Je subodore d'ailleurs que des expériences comme le Fulchibar sont intrinsèquement et fondamentalement anti-wittgensteiniennes, mais je n'ai pas assez creusé le sujet pour en être totalement sûr, vu que ça m'est assez vite tombé des mains. Et puis sinon, et dans un tout autre style, j'ai commencé à lire Motel 007, de Ian Fleming, dans lequel il semble prendre un malin plaisir à prendre le contrepied total des codes bondiens.

Tout ça pour dire qu'il devient urgent de me remettre au boulot, mais qu'aujourd'hui, ça n'a pas été particulièrement concluant sous ce rapport.

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