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Articles

Affichage des articles du juillet, 2012

Ça se passe comme ça chez Flush

Tiens, j’ai enfin vu Souris City (Flushed Away), un long métrage coproduit par Dreamworks et le studio Aardman. On reconnaît dans le look des bestioles la patte Peter Lord (Wallace et Gromit et Chicken Run ), et c’est épatant de voir à quel point c’est ultra Brit dans l’esprit.

Le héros (dont la voix en VO, c’est Hugh Jackman, notons d’ailleurs que quand il fouille une caisse de costumes de Barbie/Ken pour s’habiller, il tombe sur un costume de Wolverine, et pas n’importe lequel : le vrai, l’original, le jaune bleu et noir avec les triangles sur les côtés) est un rat domestique vivant chez une famille de Londres, avec sa cage, sa roue et ses croquettes. Alors que la famille est en vacances et qu’il fait mumuse avec les Barbie de la fille (et on se rend compte qu’il est salement dingue, ça fait penser aux scènes des mannequins dans Je suis une légende version Will Smith), son logis est envahi par une espèce de rat punk, surgi des égouts, fan de foot, buveur de bière, roteur et crasseu…

Waiting for a train

Mais au fait, pourquoi que des bateaux (voir le post d'hier, et un paquet d'autres du même genre) ?

En fait, je sais pourquoi : je collectionne les photos de bateaux rouillés comme doc sur un projet en cours. Mais je ne vois aucune raison de me cantonner spécialement aux barlus ! Les tchoutchous déglingués ont le droit de cité ici aussi, non mais !






Ouille ouille ouille, la rouille

En faisant une recherche rapide sur le net, je me suis aperçu que je n'étais pas le seul à creuser le concept de rustpunk. Il faut dire que c'est dans l'air du temps depuis longtemps, au moins depuis les premières BDs de Bilal et le premier Alien. L'intérêt du rustpunk, c'est son paradoxe fondamental : des objets qui ont un âge, un passé déjà long, mais qui sont pourtant l'image de notre avenir. Tous, nous savons confusément que même les vaisseaux briqués de 2001, ils finiront comme ça, avec suffisamment de kilométrage. Que même le dernier iPhone pas encore sorti, des exemplaires finiront par pourrir sur le tas de pièces détachées d'un revendeur/réparateur de Dakar, qui le cannibalisera graduellement pour en intégrer des morceaux à des appareils moches et mal foutus, mais pourtant fonctionnels. Que toute nouveauté, toute idée qui jaillit, tout gadget et tout appareil s'usera, sera graduellement ringardisé après avoir été hype, et ne finira par tenir qu…

Ironie fondamentale

Les Jeux Olympiques de Londres approchent. Ce sera une fois encore pour moi l'occasion de ne pas allumer la télévision ni la radio, et de me déconnecter un peu des flux d'information, qui seront phagocytés, métastasés et envahis par cette espèce de frénésie quadriennale. Mais ce que j'apprends, c'est que le CIO défend bec et ongles la marque olympique. Ça avait déjà été le cas les fois précédentes, mais ils en rajoutent une couche à chaque fois.

Cette année, il semblerait qu'il y ait des brigades de police spéciale, la "brand police" (c'est la beauté de la langue anglaise : le mot "brand", qu'on traduit généralement par "marque", désignait aussi, du temps de cette pratique, le marquage au fer rouge des esclaves et du bétail) chargée de traquer les utilisations illégales (le CIO a imposé au gouvernement britannique le vote d'une loi ad hoc) des marques olympiques. Il existe de fait une zone d'exclusion des marques, dans…

Vu du ciel, mais de vachement plus du ciel que Yann Arthus Machin

Un montage de photos prises de l'ISS. C'est absolument somptueux. Et puis une autre, tenez, avec des aurores boréales :

Je vous jure que ça avance !

On a eu une grosse réunion de travail aujourd'hui sur Fly me to the Moon, album à sortir... euh.... l'année prochaine depuis quatre ans, aux éditions La Cafetière, et avec Marc Botta aux dessins. Et on a débloqué plein de soucis techniques.

Ça avance ! On va y arriver ! On va le sortir, ce bouquin maudit qui racontera toute la vérité sur l'affaire Roswell !

**éclate d'un rire nerveux et à demi dément.**


Message from space

Peut-être qu'en fait, si le programme SETI ne trouve rien, aucun message radio provenant des étoiles, c'est que nos amis extraterrestres sont trop avancés pour ça.

Grosso modo, le programme SETI cherche des redondances et des structures dans les signaux radio parcourant le ciel étoilé. Les étoiles et les planètes elles-mêmes produisent énormément d'ondes radio, mais elles sont bordéliques et ne contiennent pas de message.

Le truc, c'est que les redondances, c'est précisément ce qu'on élimine quand on compresse un signal. Et plus les signaux sont complexes et denses, plus il est intéressant de les compresser pour les transmettre plus rapidement, et plus efficacement.

Si ça se trouve, les extraterrestres de l'espace qui en sont encore à utiliser la radio au lieu de la télépathie (il y a des civilisations arriérées partout, ma bonne dame, que voulez-vous, on en parlait pas plus tard que l'autre jour à la télé avec Monsieur Claude G., du Kop de Boulogne), p…

Trop le pied

En allant faire les courses ce matin, j'ai fait un crochet par une boutique de godasses, en me disant que ça pourrait être une idée de profiter des soldes pour me rééquiper.

Et j'ai retiré de la contemplation des rayonnages un aphorisme définitif qui résume la situation du design  vestimentaire à notre époque.

"Les gens qui inventent les chaussures, de nos jours, ils méritent qu'on les enferme dans une prison. Turque. Ou à défaut, Mexicaine."

Voilà.

Tout ça pour dire qu'en fait, j'ai préféré faire des économies*, finalement.


*Des vraies économies, je veux dire, c'est à dire ne pas dépenser. Alors qu'en période de soldes, les filles disent qu'elles font des économies parce que le truc moche qu'elles ramènent, "il était à 50 %, tu vois !".

Faites vos jeux

Dans mon rêve de l'autre nuit, je m'infiltrais dans un casino flottant pour péter la gueule à un type. Je ne sais pas, ou plus, qui était ce type ni pourquoi il fallait à ce point que je lui mette une danse. L'endroit était bizarre, avec plein de plateformes surélevées ceinturées par des bars, éclairées par des guirlandes lumineuses, surplombant une eau noire et inquiétante. Il était très difficile de déterminer si on était en intérieur ou en extérieur, chaque pas modifiant la perspective, le rapport aux plafonds qui s'avéraient parfois n'être que des rails de théâtre auxquels étaient boulonnés des projecteurs.

Déguisé, portant une gabardine, les cheveux et la barbe blanchis, les lunettes rangées, voûté, je montais un grand escalier parcouru par des serveurs portant des plateaux surchargés, exécutant une sorte de pantomime synchronisée à faire pâlir Busby Berkeley. Je fendais la foule des serveurs en tentant d'avoir l'air complètement dégagé, je localisais …

Considération geek

Une récente discussion sur un forum m'a conduit à réfléchir.

C'était parti d'un truc assez idiot : un lecteur de manga qui lisait de temps en temps du comics s'étonnait du fait que les lecteurs de comics n'en avaient souvent pas grand chose à faire de commencer leurs séries dans l'ordre et du début du numéro 1, et que même les tentatives d'intégrales n'étaient souvent qu'approximatives, quand elles existaient. Ce à quoi les lecteurs de comics lui avaient répondu qu'il était un tout petit peu complexe de démarrer la lecture des aventures de Batman et de Spiderman à partir  du numéro 1, vu que primo, pour Batman le numéro 1 c'était Detective Comics 27 et pour Spider-Man Amazing Fantasy 15, et qu'en plus, sur respectivement 50 et 80 ans, c'était difficile de tout avoir, surtout que chacun des personnages avait eu droit à jusqu'à quatre ou cinq séries simultanément.

De fait, le lecteur qui s'intéresse au comics se fait très vite …

Parodie et parano à moins que ce ne soit l'inverse

De temps en temps, je regarde les stats du blog, pour voir quels mots clés amènent les gens ici. Il y a parfois des trucs assez grotesques, j'en avais déjà parlé, et aussi des trucs qui semblent délibérés, tapés par de facétieux mauvais plaisants pour voir si je réagirais (genre "Mazinger Fulchibar Chirac" et des âneries dans le genre, ou des considérations sur la bite à Tourriol, et j'en passe et des meilleures). Et puis, j'ai déjà repéré des requêtes google concernant les vieux articles perdus dans le naufrage de l'ancienne version de superpouvoir.com, requêtes récurrentes qui ressemblent bien à des demandes de remise en ligne. La plus récente, assez insistante, concernait un vieux truc que j'avais écrit à propos de Patlabor 3, et particulièrement des bonus qui étaient fournis avec le DVD.





Les lieux de l'action
Avec un peu de retard, je viens de me procurer Patlabor 3 (NdA : je précise que l'article date de 2005) qui, comme son nom l'indique…

Aujourd'hui, c'est high tech

Deux infos high tech m'ont fait tiquer aujourd'hui, et hautement. J'irais même jusqu'à dire que je suis en mode high-tique.

"Y a surtout des gens qui méritent un high-kick"
La première, c'est qu'en France, on recycle 8 kilos de déchets électriques et électroniques par an et par habitant, et les organisations environnementales se plaignent de la faiblesse du chiffre. Dans la réalité, c'est près de 25 kilos par ans et par habitant qui devraient être recyclés. Et là, je fais le tour de ce que je consomme et de ce que je jette en équipements de ce genre. Sur les trois ans écoulés, j'ai calculé qu'on s'était débarrassés, dans mon foyer, d'à peu près 10-12 kilos par personne et par an, qui avaient été à peu près intégralement renvoyés dans des filières de recyclage. Et on avait eu des travaux, qui nous avaient conduits à nous rééquiper de trucs lourds, genre frigo et télé, les anciens étant âgés respectivement de quinze et dix-huit ans, p…

Ne jamais laisser les costards-cravates se mêler de traduction, jamais

Hier, en allumant la télé, je suis tombé sur un truc horrible. Je zappais sur les chaines de dessins animés pour trouver un truc pour ma petite dernière (ça devient de plus en plus dur, d'ailleurs, y a quand même de sérieuses merdes en dessins animés, de nos jours) et j'ai découvert le trailer des nouvelles séries Mon Petit Poney. Mon Petit Poney, ça n'a jamais compté au rang des chefs-d'œuvres. On est déjà dans le bisounours de troisième génération pondu à la chaine pour développer une licence de jouets. C'est clairement un produit conçu selon la règle du plus petit dénominateur, pas un truc dans lequel on peut s'attendre à une quelconque intégrité artistique ou créative.

Mais le propriétaire de la licence a dû finir par penser que localiser les boitages coûtait des ronds. Et donc ça ne s'appelle plus Mon Petit Poney. Même sur les chaines de télé destinées aux enfants de deux ans, ça s'appelle My Little Pony, maintenant.

Et c'est mal. à tellement d…

Ça ne manque pas de recel

Il n'y a pas que la boite qui tente de me vendre des fenêtres par téléphone tous les mois depuis huit ans qui m'emmerde (du coup, tous les mois, je suis de plus en plus désagréable avec les pauvre téléphonistes de T*rr* de Fenêtres qui m'appellent pour me fourguer leurs services. Parce que que j'ai un installateur de fenêtres à cinquante mètres de chez moi). Le démarchage téléphonique, c'est une espèce de cancer de notre société (en fait, c'est une variante du cancer téléphonique. les gens qui se font des scènes de ménage dans leur kit mains libres en marchant dans la rue en sont une autre) (mais le téléphone est un cancer, à la base, et je ne parle même pas des effets supposés des ondes. le téléphone en tant que tel rend les gens feignants et cons, comme la bagnole). On a essayé rien que ce mois-ci de me vendre deux complémentaires retraite, des cadeaux nazes offert par un nouveau magasin magnifique qui s'ouvre dans mon secteur (à trente kilomètres, c'…

Terminologie

Y a des gens qui sont dans le trip steampunk, d'autres dans le dieselpunk

Moi, en ce moment, je suis à fond dans le rustpunk :







Terrorisme mémétique

Aujourd'hui, j'ai traduit du Mickey et écrit du Apocalypses. Alors que c'était le jour du Seigneur et que j'aurais donc été mieux occupé à glander gentiment. Mais c'est comme ça, la marée c'est comme l'éditeur, ça n'attend pas.

Et puis du coup, ce soir, un peu fatigué, je me suis détendu en faisant une connerie.

Et ça a donné ça :


Et là, je me dis qu'il est temps que j'aille me coucher.