mardi 22 mai 2012

Rappel dédicaces

Je serai présent le samedi 26 et le dimanche 27 mai, c'est à dire ce week-end au festival de la Teste de Buch, vers Arcachon. Le dimanche, j'animerai aussi un atelier de création de BD, et le vendredi 25 je donnerai des conférences pour les scolaires.


Ça me donnera l'occasion de tester les huîtres, tiens. Vu qu'en général, j'en mange quand je suis dans le coin de Cancale. C'est donc pour moi, dans l'intérêt de la science, l'occasion de me livrer à un comparatif in situ.




Bon, allez, en attendant je vous file un autre extrait d'Apocalypses, histoire de teaser et de vous mettre l'eau à la bouche :



Dans Holocauste 2000, sorti en 1977, Kirk Douglas découvre que son fils est l'Antéchrist, et que la centrale nucléaire qu'il construit au Proche-Orient est la Bête qui détruira le monde. Cette production italienne use et abuse de symboles bibliques assénés avec un manque de subtilité qui force l'admiration : sept "têtes" de la centrale, nom des protagonistes renvoyant à Caïn, à Eve et aux anges, "cène" avec les membres du conseil d'administration dont le nombre passe de 12 à 21, inversion forcément démoniaque comme celle du nom de Jésus par l'ordinateur, en 2V231, massacre des innocents… Tout y passe, y compris une fuite en Egypte.

Mais malgré (ou à cause de) ses outrances, le film est tout à fait représentatif du cinéma d'exploitation de l'époque. Si Alberto de Martino avait déjà réalisé peu de temps auparavant un assez étrange Antéchrist, maladroit démarquage de l'Exorciste, Holocauste 2000 lorgne très fort du côté de La Malédiction. La préoccupation écologique n'est encore qu'une façade : c'est le fait que la centrale soit construite sur une grotte sacrée qui semble problématique plus que sa nature nucléaire. Les effets sont appuyés au point de perdre une bonne partie de leur impact. L'aspect antéchristique est clairement considéré sous l'angle "antichrist", image miroir négative du messie. Mais désormais, l'Antéchrist n'est plus un diable grimaçant, il porte costume et cravate et siège au conseil d'administration. Vision prophétique, peut-être, de la figure tutélaire de la période suivante : le yuppie sans scrupule faisant danser Wall Street. Peut-être n'est-il pas innocent que l'authentique fils de Kirk Douglas en soit la représentation la plus iconique au cinéma.

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