Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du janvier, 2012

Burtonneries

Vu que vous avez tous l'air de réagir favorablement à l'annonce du Burton (en collaboration avec Christian Clot et Dim D, chez Glénat, en septembre prochain), j'en profite pour vous en dévoiler un extrait :


Like a bat out of Angoulème

Hop, me voilà reviendu de mes quatre jours annuels de parcours du combattant. Dédicaces aux deux bouts du festival (pourquoi, pourquoi est-ce que les deux bulles sont respectivement en haut et en bas d'une colline, bon dieu ?), deux interviews, un débat, une conférence, le tout effectué au pas de charge. Plus les indispensables ripailles et beuveries habituelles en ce genre d'occasions. Et la possibilité de découvrir que mon responsable éditorial chez Urban est aussi mauvais que moi au billard, ce qui relève quand même de l'exploit. Au temps pour François l'Imbattable*.

Le stock de Mythe & super-héros amené pour la circonstance était épuisé dès samedi soir. Il est plus fort que pas mal d'auteurs présent, qui étaient épuisés dès vendredi matin, ceci dit.

Niko au festival, ça a aussi été ça, une conférence fleuve à la Castro, des heures durant. (cliché de.... zut, flûte et cacaboudin.... Charlie95. tu m'as filé ton vrai nom pour la dédi, mais la position par dé…

Tric trac

Tiens, grosse attaque de trac cette nuit. J'ai rêvé que je prenais le train pour donner ma conférence, et que je m'apercevais en montant dans le wagon qu'en lieu et place de mes notes, j'avais sous le bras une planche à repasser. Je discutais avec un toubib dans le train, un genre de neurochirurgien avec des idées très avancées en génétique (me demandez pas de vous les expliquer, c'était révolutionnaire et, si j'ai tout compris dans mon rêve, au réveil, c'est tout de suite moins clair). Et puis le train s'est arrêté à l'aéroport d'Alger, en pleine campagne d'attentats (une moto piégée faisant sauter un réservoir de méthane, je crois) et dans les hauts parleurs, ils ont dit que la conférence....

Et puis je me suis réveillé.

Bon, c'est pas tout ça. Pipi, pâte à dents, sac et train.

Angoulème, nous voilà !

Alors, je viens de passer une journée affreuse à boucler l'iconographie de ma conférence. Je déteste cette partie-là du boulot, surtout quand ça se fait dans l'urgence. Bref, c'est fait. La conférence sur DC Comics, je vous le rappelle, ce sera à 17 heures samedi au conservatoire. Vendredi après-midi, il y aura aussi le débat avec Jean-Marc Lainé, Harry Morgan et moi sur "les super-héros sont-ils mortels".

Sinon, je serai en dédicaces au stand du Motif, bulle Champ de Mars :

Vendredi 27 de 17 à 19 heures
Samedi 28 de 14 à 16 heures
Dimanche 29 de 12 à 14 heures

Et le reste du temps chez Vertige Graphic/La Cafetière, Bulle New York.

J'essaierai d'avoir quelques exemplaires du tome 2 de Crusades. Sinon, je serai là essentiellement pour signer du Dernière Cigarette et du Mythe et Super-Héros.

voilà, je boucle mon paquetage, dodo, et je file.

Mars et ça repart... Ou pas.

Même si les USA ont drastiquement réduit les moyens alloués aux vols habités dans l'espace, se retrouvant d'ailleurs dépendants pour une durée indéterminée de l'antédiluvien programme Soyouz des Russes (alors que si l'Europe et la France n'avaient pas coupé les ailes au programme Hermès au début des années 90, Ariane 5 permettrait d'envoyer du personnel sur orbite depuis au moins cinq ou six ans), une expédition vers Mars reste dans la ligne de mire, à l'horizon 2030.

Ceux qui s'intéressent à la question savent que des moyens sont d'ores et déjà alloués à cette mission, avec l'étude technologique des boucliers antiradiations, entre autres, mais aussi le test d'isolation réalisé sur des volontaires l'année dernière, pour juger des contraintes psychologiques), mais qu'il reste plein d'inconnues. On n'a encore jamais assemblé en orbite un engin avec suffisamment de masse et de capacité d'emport pour une mission de 2 fois 6 m…

Kruisvaart 2 !

Tiens, juste pour la rigolade, un extrait de Kruisvaart 2*, la traduction batave de  vous-savez-quoi, aux éditions Daedalus. En fait, c'est sorti en mai dernier mais la communication avec mon éditeur est tellement bien huilée que les infos (et les droits d'auteur qui sont censés aller avec) passent assez bizarrement. Mais bon, ça fait assez plaisir de voir que mon boulot franchit un peu les frontières.


*De Poort van Hermes, par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu

Fonds de tiroir

Il y a de ça bien des lunes, quand on était jeunes, Jeff, quand c'était le temps d'avant, comme dirait l'autre, je me suis retrouvé impliqué dans l'aventure des pockets chez Semic... Ou, plus précisément, dans le chant du cygne des pockets chez Semic. Les pockets en question, si vous n'êtes pas un de ces moins de vingt ans qui ne peuvent pas connaitre, vous en avez forcément eu entre les pattes : Rodéo, Mustang, Kiwi avec Blek le Roc, et ainsi de suite. De la BD populaire à l'ancienne, carburant sur des concepts remontant parfois aux années 50.

Au début des années 2000, quand je me suis retrouvé à bosser dessus, la ligne des pockets agonisait doucement à coups de rééditions systématiques. Le rédac'chef de l'époque (que nous appellerons Terry Stillborn., pour respecter son anonymat) et ses sbires (qu'on désignera par les diminutifs Jim et Jeff, par commodité) décidèrent d'y remédier, de redynamiser tout ça et d'en faire un laboratoire de créa…

Question existentielle d'océanographie

En Anglais, le cachalot s'appelle "sperm whale".

Et quand on retombe sur des informations de ce type, on finit par se poser l'inévitable question : "mais ça ressemble à quoi, alors, un bukkake de cachalots ?"

Et on finit par aller se resservir un verre d'un truc fort.

Demain, comment élever et nourrir vous-même votre pikaschtroumpf.

histoire de violence

Tiens, c'est le moment de vous signaler une réédition qui fait bien plaisir : celle de A history of violence , de John Wagner et Vince Locke, la BD qui avait inspiré le film de Cronenberg avec Viggo Mortensen et Ed Harris. Si vous avez aimé le film, foncez sur la BD. Elle est encore mieux.

Ce n'était pas tout à fait ma première traduction pour les éditions Delcourt, mais pas loin, alors c'est un album un peu cher à mon cœur. En tout cas, ça sort le 18, je vous conseille vivement d'y jeter un oeil.

que bella fumetti delle Crociati ! (syntaxe et orthographe non contractuelles)

La curiosité du jour, c'est Skorpio. Je ne connaissais pas cette revue italienne, mais voilà qu'elle se met à publier Crociati, la version transalpine de Crusades, depuis le 24 novembre dernier. Et attention, tutticolore. Et c'est cool.

Ça m'intéresserait d'y jeter un oeil, d'ailleurs : sous une forme hebdomadaire, ils ne doivent pas balancer de grandes quantités de pages d'un coup, 6 ou 10, sans doute, 12 au plus. Et la série n'a pas du tout été conçue comme ça, c'est la première fois qu'une de mes histoire est sérialisée sans avoir été spécifiquement écrite en vue du découpage (contrairement à Tengu-Do, par exemple, dont le chapitrage était calé sur celui de feu le magazine Shogun). J'aimerais bien voir comment ça fonctionne, du coup, s'ils ont pu ménager des cliffhangers et tout.

à Angoulème en dédicaces

Le festival d'Angoulème approche, c'est pour la fin du mois. Il faut commencer à s'organiser. Alors si vous avez un agenda,  notez donc ça :

En plus de mes passages au stand des éditions La Cafetière, bulle New York, je serai en dédicaces sur l'espace Champ de Mars au stand du MOTIF.
Vendredi 27 de 17 à 19 heures
Samedi 28 de 14 à 16 heures
Dimanche 29 de 12 à 14 heures

Venez nombreux !

And more, much more than this (air connu)

Tout en jonglant avec les boulots, les obligations familiales diverses, les réponses à des questions épineuses de collègues traducteurs (là, je viens de répondre à un truc sur les couilles de chats et les cacas de chiens, dont un confrère avait besoin pour une traduction, on fait un métier vraiment exaltant) et les besoins plus terre à terre (cette agaçante manie qu'a mon corps de réclamer quelques heures de sommeil de façon régulière, par exemple. qu'est-ce que c'est contre-productif. en plus je fais des rêves confondants de stupidité, en ce moment. j'ai rêvé que Jean-François Copé était ministre de la Défense, l'autre nuit, par exemple, le truc grotesque, un mec qui n'a jamais servi à rien de constructif ni d'utile à la communauté, à un poste régalien de ce type ? Ridicule. Bon, je rêvais aussi que les chars tombaient en panne les uns après les autres et s'affaissaient mollement comme des méduses en train de mourir, c'était presque poétique. enfin…

Le futur est en train de nous rouiller dans les mains

Rétrofuturiste, ce n'est peut-être pas le mot le plus approprié, mais c'est celui qui me vient immédiatement à l'esprit.

Je viens d'aller faire un tour sur un site russe monté par une certaine Lana. Rien de cochon, ici non plus, je vous rassure tout de suite, mais elle risque quand même d'avoir des soucis avec les autorités de son pays. En effet, elle s'est nuitamment glissée, et bien sûr en douce et sans autorisation, dans l'usine fabriquant les moteurs Soyouz, dans la banlieue de Moscou. Elle en a ramené des images extraordinaires mais aussi, quand on y réfléchit un peu, assez terrifiantes, entre Alien et Stalker. Et c'est là-dessus que repose l'avenir du vol spatial, vu qu'Ariane ne tire que quand elle a le temps, que la Navette est à la retraite, et que les Taïkonautes, on ne sait pas trop où ils en sont. Florilège :








"J'ai peur, Dave... Mon cerveau se vide, je le sens..."

Tiens, l'autre jour, en zappant, j'ai vu qu'il y avait Dave à la télé. L'a pas trop vieilli, le père Dave. Toujours égal à lui-même.
Et à propos de Dave, justement, j'ai vécu à cause de lui un traumatisme terrible quand j'avais cinq ans.
Je vous rassure tout de suite, ce n'est pas cochon, hein. Mais revoyons l'action au ralenti.
Mon père m'avait amené avec mon frangin à la fête foraine de Vélizy, appelée sobrement "Foire à la Saucisse" (ça ne s'invente pas). Et il y avait un manège.
Je suis monté sur la moto, et c'était parti. La sono s'est mis à passer Du Côté de chez Swann (à l'époque, je croyais sottement que Swann chez qui Dave risquait de revenir était une fille, et pas le manager eltonjohnnesque du Paradise Club). Et le couplet sur "refaire le chemin à l'envers" me fascinait, parce que j'étais à moto et que je voyais le truc genre le mec roule tellement vite pour refaire le chemin, tellement il est …

Qui nous gardera de nos bouquins ?

Depuis des années, quand on me parlait des rééditions françaises de Watchmen / Les Gardiens, fracassant chef d'oeuvre signé Moore et Gibbons, je ne suivais ça que distraitement. Je glissais parfois, dans la conversation, que j'avais la première édition VF chez Zenda, achetée à l'époque. Je jouais les vrais de vrais, les purs de durs, les apifiouves, quoi (alors que si un pote ne m'avait pas dit "Alex, je crois qu'il se passe vraiment un truc, là, faut que t'ailles voir cette série, je veux ton avis" alors que le tome 2 consacré à Doc Manhattan venait tout juste de sortir, je serais totalement passé à côté, soyons clairs. Et ma vie en aurait peut-être été changée, d'ailleurs, mais c'est une autre histoire), je flambais perfidement, je roulais les mécaniques. J'ajoutais même que j'avais l'autre première édition, celle toute moche et mal foutue d'Aredit Artima, mort-née au bout de deux numéros (achetée, quand à elle, quelques anné…

Send in the Crusaders

Bon, ayé, c'est bouclé, après les derniers calages et correctifs, normalement, le tome 3 de Crusades (cette fracassante fresque co-signée par Izu, Zhang Xiaoyu et moi-même) part chez l'imprimeur ces jours-ci. Je suis assez content de certains petits trucs que j'ai pu glisser dedans. Ça sort normalement en Février (c'est la version officielle, mais je sais pas comment ils vont faire pour aller aussi vite, alors je pense que ce sera plutôt début Mars, je vous donne la date dès que je l'ai).


Voilà voilà. Bon, j'ai un script à boucler avant la fin de la semaine, aussi, pour un album chez Glénat, mais je vous en reparle prochainement avec plus de détails. 

Ça commence bien, encore...

Bon, j'en étais au café, j'ai mis la télé pour avoir les infos, c'était la météo. Et la nana disait "ce début d'année débute dans la douceur". Douceur n'est pas le mot qui qualifie le mieux le geste d'énervement qui m'a permis d'éteindre sur le champ la télé. Je sais qu'un jour férié, on file le taf aux stagiaires, remplaçants, punis et autres dix-neuvième roue du carrosse. Je sais aussi que savoir parler à peu près correctement n'est plus un prérequis depuis longtemps, ni en télé, ni en politique. Mais au temps de l'ORTF, c'était un coup à être muté pour aller présenter la météo sur les îles Kerguelen, histoire de faire marrer les pingouins. Autres temps, autre mœurs, les pingouins d'aujourd'hui peuvent dormir tranquilles.