lundi 26 septembre 2011

Non, non, confondons pas tout

C'est marrant, quand même, le Sénat qui bascule à Gauche, c'est un truc dont on m'avait appris dès l'école que c'était à peu près impossible à réaliser, que ça n'existait pas, que structurellement, c'était même pas fait pour. Ça ne pouvait pas arriver.

Et là, c'est pourtant ce qui vient d'arriver. Genre il faut quand même que la politique actuelle de l'exécutif ait bien énervé pas mal de notables pour arriver à ce brillant résultat. Mais pour cette tête de fayot de Copé, jamais à court d'un bon mot, ce n'est bien sûr par un désavoeu de l'action du Gouvernement, et les réformes doivent continuer. Ben voyons. Ce pauvre Emile Coué doit s'en retourner dans sa tombe, dynamo style, en entendant les abus, les outrages même, qu'on fait subir à sa méthode. Le concept de mauvaise foi prend néanmoins une dimension cosmique, quand on entend parler ce type.

Mais bon, revenons-en à des sujets vraiment intéressant, et pas à la vaine agitation de grabataires baveux qui se disputent le fruit de vos impôts. Et justement, en parlant de cosmique, je me suis aperçu que j'avais du retard sur quelques épisodes. En me documentant, j'ai appris qu'Europe (la lune de Jupiter) n'était pas le seul astre de son système à être soupçonné d'être susceptible d'abriter des océans d'eau liquide sous sa calotte glaciaire, mais que Ganymède et Callisto étaient dans le même cas. C'est fou à quel point ça va vite, ces découvertes, et à quel point on a vite fait de plus suivre. Mais c'est autrement plus passionnant que les chaises musicales avec Douillet et consorts.

dimanche 25 septembre 2011

On ne peut pas gagner à tous les coups !

Bon, merci à tous ceux qui m'ont encouragé devant leur écran de télé (et j'hallucine quand je vois comme la nouvelle a fait le tour, je viens même de recevoir un mail de Sylvain "Boston Justice" Delzant qui a suivi la saga de chez lui, dans son pays loin là-bas, et avec une constance qui force l'admiration. Trop une star internationale, le Niko.)

Rigolo aussi, quand je fais mon marché, des mamies que je n'ai jamais vues de ma vie me disent bonjour, maintenant. Alors les mamies que je connais, je ne vous en parle même pas. Et il y a ces regards curieux, ce temps d'arrêt marqué par des gens en me voyant, ce regard "je connais cette tête, il joue dans/chante quoi, lui, déjà ?". Ça, ça m'avait fait pareil quand j'avais eu ma photo dans l'Echo des Savanes, jadis. C'est très warholien, je sais que d'ici quinze jours, ces regards-là se raréfieront avant de disparaître totalement dans un mois.

Ce fut une expérience amusante et intéressante, et j'espère (c'est le scénariste en moi qui se réveille et secoue les barreaux de sa cage, là) que ça vous aura fait vibrer un peu. Après, voir fonctionner de l'intérieur un studio de télé de ce genre était absolument passionnant.

Voilà, merci encore à tous, et à bientôt pour de nouvelles aventures !

mercredi 21 septembre 2011

C'est plus fort parce que ça va jusqu'à 11 !


Un classement des meilleures comédies de tous les temps vient de décerner à This is Spinal Tap la toute première place. Eh bien, comment dire, ça fait quelques années que j'attendais ça, parce que quand même, le coup des empreintes de vomi, c'est quand même ultime fort. Genre 11, quoi, mec. Plus fort que tout, quoi, mon bouton il va jusqu'à 11 ! C'est à la fois un superbe résumé de l'histoire du rock n'roll, et un hymne à la bêtise humaine comme je les aime. Parce qu'ils sont lamentables, ces couillons-là, mais tellement humains, aussi.

Bon, et pour ceux qui suivent le feuilleton sur la 3 avec moi en guest star, comme vous l'aurez peut-être remarqué, c'est encore un coup à la demain, same bat hour, same bat channel ! Qu'on se le dise !

Rha, c'est trop bon, quand j'y repense, allez, j'en remets un petit coup :


Hein ? Quoi ? Mais non, pas moi dans la téloche ! Spinal Tap, quoi ! Plus fort ! 11 !  Onze, t'entends ?

lundi 19 septembre 2011

As seen on TV

Félicitations à Peter Dinklage pour un Emmy Award bien mérité. Que ceux d'entre vous qui n'ont pas encore tâté de l'adaptation TV du Trône de Fer s'y mettent séance tenante, c'est du très bon.

Hop, la star du jour.

Et c'est la preuve vivante que, malgré celui qui nous gouverne, tous les nains ne sont pas mauvais. C'est important de le rappeler, parce que l'autre prend tellement de place qu'on aurait vite fait de généraliser.

Sinon, à propos de télé, regardez la 3, demain mardi à partir de 18 heures. Ça pourrait vous faire marrer.

samedi 17 septembre 2011

Le mec, il a HP dans son nom, pas étonnant que ses personnages deviennent dingues

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Hop, j'ai continué ma série sur Lovecraft, dont la troisième partie est en ligne depuis aujourd'hui. Si ça vous intéresse, allez y faire un tour.

Il faut dire que j'ai ma petite période Lovecraft, en ce moment, frénésie de lecture qui s'étend aussi à Machen et Hodgson. Ces univers sont assez riches et vont au-delà de la simple évocation horrifique. Leur aspect un peu suranné ajoute à leur charme. Je suis fan de longue date et je me replonge dedans à intervalles régulier, toujours avec un grand plaisir, et en y redécouvrant à chaque fois de petites choses.

Et la série d'articles (à vrai dire, le gros article tronçonné en feuilleton*) que je poste depuis quelques jours sur Superpouvoir.com en est l'illustration. C'est en me plongeant l'année dernière dans le cycle des rêves de HP Lovecraft que je me suis avisé que les liens avec ses nouvelles ultérieurs dites du Mythe de Cthulhu n'étaient probablement pas fortuits. Bon, j'ai pris des notes, et quelques mois plus tard, j'ai fini par en faire quelque chose, comme ça arrive parfois.



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Comment faire plus affreux que Cthulhu ?
C'est simple : offrez-lui une cravate à Noël et un poste de DRH.



*Les première et deuxième parties sont encore accessibles.




Edit : Plus rien n'est accessible sur Superpouvoir. J'ai donc reposté l'article en un seul morceau ici.

vendredi 16 septembre 2011

Le Michel Chevalet des super-slips


Tendances [S.2] [E.1] - Le retour des supers héros par mensup

Non, vous ne rêvez pas (et d'ailleurs, je vous avais prévenus cet été, au moment où j'avais été interviewé), c'est bien moi qui cause dans le poste, aux côtés d'autres sommités.

Le sujet, qui s'en étonnera ? Le super-héros.

mardi 13 septembre 2011

Je voudrais changer les couleurs du temps

Je ne sais pas si vous avez remarqué ce tic agaçant des émissions de télé, quand elles font une rétrospective sur la vie de quelqu'un : les photos d'enfance qu'elles présentent en banc-titre, elles les mettent en noir et blanc. Je veux dire, même quand ils vous parlent de la jeunesse d'une chanteuse quelconque née en 82 ou 89, les photos à l'âge de cinq ans, ce sera du noir et blanc. Quand bien même c'était typique le genre de photo qu'on faisait en couleurs à l'époque.

Mais la télé, de nos jours, aime bien jouer sur une corde nostalgique. Mais la télé est un média de masse, alors elle ne peut pas jouer sur la nostalgie de l'odeur du savon à barbe rare qu'employait le grand-père, ou le goût précis des pains de semoule de l'arrière-grand tante au bled. Non, la nostalgie doit être préemballée, calibrée et dûment étiquetée. D'où la bascule en noir et blanc, pour faire style "y a longtemps, une époque révolue, le bonheur de l'enfance", c'est de la sémiotique au petit pied, de la manipulation à 30 centimes d'euros, mais ça marche.

C'est la séquence "émotion nostalgie, sortez vos mouchoirs". Les télés adorent ça. Alors forcément, je déteste. Je trouve ça artificiel, faux-cul et en plus daté. Ce sont les cadres de ces télés, qui avaient des photos de leur enfance en noir et blanc. Même les miennes, aussi jaunies soient-elles (les émulsions des années 70 vieillissent très bizarrement, je trouve) elles étaient quasiment toutes en couleur. C'est un codage temporel qui est obsolète, mais qui perdure uniquement par une étrange forme d'inertie.

C'est comme ces annonces "vivez le match en direct". Si "vivre", c'était rester devant sa radio ou sa télé, ça se saurait.

dimanche 11 septembre 2011

Mignonne, allons voir si les deux tours...

C'est le Onze Septembre aujourd'hui, comme tous les ans. Et comme tous les ans depuis dix ans y en a que pour les tours à New York. Bon, d'accord, à l'époque, ça nous avait tous estomaqués, cette affaire. Mais quand même. Du coup, on ne parle plus que de ça à l'occasion des dix ans du truc. Ce qui permet d'éviter de parler de l'anniversaire du coup d'état de Pinochet, par exemple.

Mais personne ne parle des quarante ans de la mort de Nikita Krouchtchev non plus. Dommage, quand même, le personnage avait marqué son époque. Ou ne souhaite bon anniversaire à Ferdinand Marcos, on dirait qu'on l'a oublié, lui, alors que c'était un peu le Ben Ali des Philippines, épouse psychopathe comprise. C'est le quatre-centenaire (tétra-centenaire ? ou osons le quadri-centenaire, tiens !) de Turenne, immense général de Louis XIV, dont les gens ne se souviennent du nom, à présent, que quand il s'agit d'acheter de la fourrure ou de la nippe, triste époque que la nôtre.

Mais il y a quelque chose à commémorer dans ces dix ans-là. Il y a dix ans, ces avions qui ont percuté les tours ont donné le signal d'un tour de vis quasi universel, le spectre du méchant méga terroriste barbu devenait le prétexte d'un flicage systématique et au grand jour de l'internet, des communications, des déplacements de tous, de tous ceux que, sous prétexte de les protéger, on transformait en présumés coupables. Et au nom de la sécurité et de l'union sacrée, aucun de ceux qui auraient pu s'y opposer efficacement n'a moufté. Les Patriot Act et autres Loppsi n'ont pas été abrogés à la mort de Ben Laden. Vigipirate est à présent permanent et perpétuel, la suspicion même lointaine de terrorisme, même démentie par les faits à la suite de l'enquête, est l'occasion de tomber à bras raccourcis sur le moindre délinquant de banlieue. Les lois d'exception sont devenues la norme.

Triste anniversaire, donc, en ce jour où l'on aurait plutôt dû fêter Ronsard.

samedi 10 septembre 2011

Télescopage

J'avais deux trucs à vous raconter aujourd'hui.

Le premier, c'est que la lutte pour le reslipage de Superman se poursuit, et que le mouvement s'étend, comme le démontre l'accablant document ci-dessous :

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La deuxième, c'est que je poursuis ma série sur Lovecraft, et que vous pouvez aller lire le deuxième épisode dès aujourd'hui.

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"Le Niko, il fait qu'à raconter des carabistouilles indicibles"
signé N. Jarlat-Hotep

Je sais, tout ça n'a aucun rapport avec rien.

Voilà. Comme par ailleurs j'ai passé une semaine un peu dure, à bosser en extérieur sur des trucs compliqués, en fait, j'en ai rien à foutre que ça n'a aucun rapport avec rien. Je vais me refaire du café, plutôt.

Ah oui, et aussi, j'ai réussi à coller un bout de Gigi l'Amoroso, de Dalida, dans une de mes traductions. Je considère ceci comme un accomplissement personnel et professionnel de première magnitude.




Edit : Plus rien n'est accessible sur Superpouvoir. J'ai donc reposté l'article en un seul morceau ici.

vendredi 9 septembre 2011

Anecdote espagnole

Il y a bien longtemps, au pays tugu-de Castille, sévissait un monstre abominable qu'on appelait l'Avaleur (on ignore exactement à quoi il ressemblait. Les moins imaginatifs d'entre vous n'ont qu'à dire que ça avait l'allure générale d'un PacMan géant, les autres du truc dessiné qui court après les héros de Sacré Graal dans la caverne à la fin du film, ou du grand Cthulhu en personne, de toute façon on s'en fout complètement, ça n'influe pas sur la suite de l'histoire).

Cet Avaleur, comme son nom l'indique, dévorait les gens. Mais comme il s'était manifesté dans une région déshéritée du royaume (dans le secteur de Latou, dans la Mancha), il ne mangeait que de pauvres gens, des hères sans naissance et sans fortune. Et curieusement, il ne s'attaquait qu'aux vieillards. Les mauvaises langues disaient que c'était parce que les vieux couraient moins vite, ou que leurs familles les jetaient en pâture au monstre pour couvrir leur propre fuite, mais à la vérité, on n'en sait absolument rien et ce n'est de toute façon pas exactement le propos de cette histoire qui se veut pourtant édifiante.

La clameur de ces pauvres vieillards maltraités monta jusqu'à Tolède, où le roi, dans on infinie sagesse, décida d'envoyer son champion, un certain Rodrigo Diaz de Bivar, celui qui entrera dans l'histoire sous le nom de Cid parce qu'il ne perdait pas son temps à bailler aux corneilles.

Encore jeune à l'époque, Rodrigo fonça bille en tête, l'épée à la main, jusqu'à ce qu'il se retrouve face au monstre. Là, il marqua un temps d'arrêt, parce qu'il faut bien le dire, il était balaise, le monstre. Mais il avait néanmoins confiance dans la force de son bras (il n'avait pas encore conclu avec Chimène).

Pour se donner du courage, et à la manière du temps, il se lança dans une harangue héroïque, ignorant totalement (ou alors c'est qu'il s'en foutait) si la créature était capable de le comprendre.

Les chroniques du temps nous en donnent la teneur :

"Hola, monstre visqueux et sans contenance ! Tu as beau jeu de dévorer des vieillards sans naissance, mais j'ai pour moi la vigueur de la jeunesse, et un lignage de haute noblesse ! En garde !"

La créature immonde contempla le freluquet d'un œil torve, puis sans plus attendre, l'avala tout rond.



La morale de cette histoire, c'est : "Aux âmes bien nées, l'Avaleur n'attend pas le nombre des années."



Voilà voilà voilà....

dimanche 4 septembre 2011

Fhtagn ta gueule à la récré (air connu)

Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas fendu d'un article pour le forum de Superpouvoir. Quand je pense qu'en mon temps, je livrais une chronique par semaine, mais c'est loin, tout ça. J'étais jeune et plein d'énergie, pas encore usé par la vie, tout ça. Hum, je regarde les dates, c'est pas si vieux, en fait. C'est fou ce que ça use, la vie moderne.

Ça tombe bien, l'article en question cause de Lovecraft, encore un type qui n'aimait pas la vie moderne et qui trouvait que depuis qu'on avait arrêté l'Ancien Régime, tout se barrait en couilles (je subodore qu'il ne l'aurait pas formulé comme ça, ceci dit).

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Peace and Lovecraft, man

Bref. Le sujet de l'article en question, c'est Les Contrées du rêve chez Lovecraft, et la façon dont ce cycle s'apparentant à la fantasy est la clé de ses textes horrifiques. Bon, l'article vous laissera peut-être sur votre faim à ce stade, vu qu'il ne s'agit que de l'introduction. Je publierai la suite par épisodes sur le site, à un rythme approximativement hebdomadaire (vous inquiétez pas, je devrais tenir le rythme, vu que la deuxième partie est faite, et la troisième largement entamée).

Voilà voilà.





Edit : Plus rien n'est accessible sur Superpouvoir. J'ai donc reposté l'article en un seul morceau ici.

samedi 3 septembre 2011

à la lanterne !


La sortie du film Green Lantern est l'occasion de revenir rapidement sur ce qui se passe dans les comics liés au personnage. Ces derniers temps, pris d'une frénésie inflationniste, les auteurs ont démultiplié le concept, avec un corps de guerriers de l'espace basé chacun sur une couleur, et non plus exclusivement sur le vert. Il y a donc des Yellow Lantern, des Blue Lantern, etc. Notons qu'à la traduction, les collègues qui s'en chargent ont préféré garder les noms en VO. Faut dire que "Lanternes Rouge", ça sonnait mal pour les terreurs de la galaxie.

Mais quand je me suis penché là-dessus, je me suis avisé d'un manque flagrant, qui disqualifie tout le concept des Red Lantern. S'il doit y avoir des Red Lantern, alors il doit y avoir un personnage ressemblant à ça, sinon ça le fait pas :

Tovar Retch

Voilà. Faut qu'ils me filent leur série à écrire. Sinon ils s'en sortiront pas, c'est clair.


jeudi 1 septembre 2011

Ça crusade ferme !

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Tiens, ça faisait quelques temps que je n'avais pas posté ici même un extrait du tome 3 de Crusades (dont le titre ne sera finalement PAS le livre de Sod, pour des raisons éditoriales assez complexes qui m'échappent d'ailleurs un peu). Bref, ça avance gentiment, et je vous donne la date de sortie dès que je l'ai.