samedi 30 juillet 2011

Spécial Origines

Alors que je me livrais à des activités translatatoires (néologisme un peu barbare, quoique non Cimmérien, qui signifie juste que je me déplaçais d'un point à un autre, mais dire juste "j'étais dans la rue" m'ennuyait, sur le plan de la simple construction de phrase, c'était un moyen tristement banal de décrire uin état tristement banal. bref.), je suis tombé sur une colonne Morris (je n'ai pas encore trouvé de colonne Goscinny). Elle était agrémentée de deux affiches annonçant des prochains films à sortir cet été, un remake de la Guerre des Boutons et une préquelle de La Planète des Singes, preuve s'il en est que, de chaque côté de l'Atlantique, on manque d'imagination au point de recycler jusqu'à plus soif les vieux succès.

Ce qui m'interpèle le plus, là dedans, c'est quand même le prologue inutile. La Planète des Singes, on sait comment ça à commencé :






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"Tu vas les faire sauter, tes putains de bombes, espèce de fou maudit ?"

Je ne sais pas quel moyen les scénaristes mercenaires de ce machin auront trouvé pour étaler ça sur un long métrage.

Et en fait, je m'en fous, ça me fait juste pas envie. "Si j'aurais su, j'aurais pas venu", disait l'autre. eh bien là je n'ai même pas besoin de savoir, je sais déjà d'avance.

vendredi 29 juillet 2011

Mon Dieu, c'est plein d'étoiles

En mettant de l'ordre dans mon disque dur, qui malgré tous mes efforts d'archivage rationnel sur des unités externes reste un incroyable foutoir*, je suis retombé sur cette photo :

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Ça date du premier vol de Gagarine. C'est une photo moins connue que le portrait de trois quarts, souriant, la visière relevée, qui est devenu légendaire, mais c'est une belle image, une image forte. Si on n'y voit pas assez le héros pour en faire un bon document de propagande, et si la qualité laisse à désirer (et la compression jpeg n'arrange rien), ça reste quand même, sept ans avant la sortie du film de Kubrick, une extraordinaire annonce de ce que serait l'esthétique de 2001. J'ignore totalement si le cinéaste connaissait cette photo : il est allé se documenter à la NASA plutôt qu'à Baïkonour, mais ça reste néanmoins tout à fait possible (la récente expo et les recherche effectuées chez lui ont démontré qu'il collectionnait et accumulait la doc avec une complétude maniaque).

S'il ne connaissait pas le cliché, la coïncidence est amusante. S'il le connaissait, il a su en tirer un parti iconique incroyable, qu'il aura été seul à discerner avant d'en faire un film.

C'est le genre de document qui me fait rêver, en tout cas.




*Si ça peut vous rassurer, mes disques durs externes et mes archives CD sont aussi un incroyable foutoir. Je sais, en fait ce n'est pas rassurant.

mercredi 27 juillet 2011

Considérations actualisées

Bon, plutôt que de carburer au disco, musique de dégénérés s'il en est (il suffit de voir ce qu'est devenu Travolta, qu'on a même vu tourner dans des productions Besson, si c'est pas une preuve, ça), j'ai sur le conseil de l'autre Alex mis le nez dans Sachal, un groupe pakistanais qui fait des reprises de classiques jazzy/bossa comme Take Five ou Girl from Ipanema en musique traditionnelle de chez eux. C'est à la fois très sympa et très reposant*.

C'est ce qu'aurait dû écouter ce Norvégien qui se déclarait contre le métissage culturel, il est con, il se prive de bien des plaisirs de gourmet. (après, tout le monde a brandi les jeux vidéo comme cause de son coup de folie, et tout le monde regarde le bout de ses chaussures en expliquant que ce n'est pas parce qu'il est de Droite, ce garçon, attention aux amalgames) (alors que la Droite, on voit le truc, il faut que Guéant aille se faire opérer pour qu'on ait la démonstration qu'il a un cœur. Et encore, si ça se trouve, il a soudoyé les médecins pour qu'ils racontent que oui, il en a un, alors qu'à la place, si ça se trouve, il a un phonographe La Voix de Son Maître en parfait état de marche). Bref, tout ça pour dire : Sachal, c'est bon, mangez-en.




*Bon, après, ce qui me repose n'est peut-être pas ce qui vous reposera vous : je suis quand même le genre de pervers qui lit la Chronique universelle de Saint Isidore de Séville parce que ça me fait marrer (ça a terrorisé mon voisin dans le RER, l'autre jour. J'ai pouffé en voyant cette bonne âme d'Isidore se livrer à des contorsions sémantiques incroyables pour faire coller des évènements culturellement disparates dans son système, mon voisin a risque un œil pour voir ce qui me faisait rire, et il a eu une expression atone qui valait son pesant de cachou en voyant cette liste austère d'évènements antiques et de savants calculs chronologiques)

lundi 25 juillet 2011

Totally groovy fever... Ou pas.

Gnagnagna, trop de boulot, fatigué, pffff, difficile de tout mener de front, cavaler, etc. Vous avez l'habitude de voir la War Zone devenir le petit théâtre de récriminations de ce type. Faut dire que c'est vrai. Je bosse trop, et trop pour des clopinettes, en plus. Mais bon, on ne se refait pas, j'irais bosser dans les locaux d'une grosse boite, avec des horaires, une cravate, des réunions à n'en plus finir et un plan épargne-machin, je crois que je finirais par me pendre. Donc bon, je me plains, mais je sais que l'alternative serait largement pire, parce que dans ma situation actuelle, je trouve le moyen de m'amuser et de me faire plaisir en bossant. C'est déjà pas mal.

Mais bon, pour bosser comme un dingue, il faut du carburant. Et comme je ne suis pas trader, vedette de télé ni star du rock, je n'ai pas les moyens d'employer des carburants trop puissants (et puis le petit Jean-Claude V, de Bruxelles, plane comme un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés. Et je ne parle même pas de la petite Amy). Bref. Je dois faire avec les moyens du bord, et ce week-end, c'étaient café et musique. Pas forcément dans cet ordre. D'ailleurs c'était parfois en même temps.

Après une grosse cure de Cure, ces dernières semaines, je me suis avisé que, malgré les immenses qualités de l'œuvre de Robert Smith et consorts, ce n'est pas forcément le carburant idéal pour se redonner la pèche, la niaque, la gagne.

Il fallait se tourner vers quelque chose de plus fort. Après avoir grenouillé quelques heures dans Amii Stewart et consorts (je touche du bois), j'ai trouvé pile ce qu'il me fallait.

KC & the Sunshine Band.

Mais si, vous voyez très bien qui c'est.

Dat's the way, hin-hin han-han, I like it, hin-hin han-han, dat's the way, hin-hin han-han, ad lib.

Vous voyez bien que vous voyiez ce que c'était. Je vous l'avais dit. Mais personne ne m'écoute, pff, vous ne me méritez pas.

Bref.

KC & the Sunshine Band, c'est du gros disco canal historique, ça bouge dans tous les sens, ça dégage une odeur palpable de spots colorés, de coupe de cheveux en forme de mousse de micro, de semelles ultra compensées, de couleurs improbables et de boule à facettes. La musique à fond pendant que je bosse, je me laisse entraîner. D'instinct, ma main monte vers mon cou, pour rajuster un imaginaire col pelle à tarte.

Et là, c'est le drame.

Le méchant flashback.

La plongée vers un passé ô combien révolu.

La vision d'un petit gars de six ans et demie faisant le même geste, rajustant son col pelle à tarte brodé d'éclairs dorés, sur cette incroyable chemise complètement dans le move qu'il avait mis pour aller à l'école, assortie au pantalon pattes d'eph beige. La tenue de super cador, j'étais le roi du danceflo… De la cour de récré. Mais le col rebiquait souvent… Et il fallait que je tire dessus régulièrement pour le rajuster. Au bout d'une heure d'une leçon passablement ennuyeuse dont j'ai oublié le sujet, le geste était devenu automatique, le petit coup de poignet pour retendre la pointe du col.

Puis le regard courroucé de la maitresse, cette vieille femme acariâtre qui m'a balancé : "Monsieur le playboy, cessez de jouer au mannequin, je vous prie."

Figé sur place, tel un lapin pris dans les phares. Saisi d'humiliation.

Je n'ai plus jamais remis cette chemise. Elle s'est systématiquement retrouvée rangée tout au fond du placard, cachée, occultée. Je n'ai plus jamais voulu porter quoi que ce soit du genre. Alors que j'aurais pu poursuivre dans cette voie de la coolitude seventies, grandir pour devenir une sorte de Bee Gees ultime et perpétuel à mesure que le poil me venait.

Au lieu de ça, j'ai préféré me jeter à corps perdu dans la sobriété vestimentaire, vouant une sorte de culte au t-shirt noir et à ses dépendances pantalonesques de même teinte.

Vers la même époque, la Légion sautait sur Kolwezi, le type qui faisait le colonel Hogan dans Papa Schultz était assassiné, des coups d'état secouaient aussi bien l'Amérique Latine que l'Afrique, l'Amoco Cadiz menait un programme de redécoration des côtes bretonnes, Patrice Leconte tournait les Bonzés et les communistes prenaient le pouvoir en Afghanistan. Mais je n'avais pas conscience de toutes ces catastrophes et horreurs du monde. J'étais déjà trop choqué, trop K.O.

Cette femme m'a détruit, ce jour-là.

Ma main en tremble alors que je tape ces lignes, plus d'un tiers de siècle après.

En fait, je vais arrêter KC et me remettre à Joy Division. Ça me fera du bien.


jeudi 21 juillet 2011

Le point trad de Juillet

Tiens, ça me fait penser que j'ai pas encore fait de point trad ce mois-ci, Bwana.

Chez Panini, il me semble que doit sortir bientôt le DC Universe Hors Série 19, consacré à Green Lantern, un prologue au film.

En Août, attendez-vous à voir débouler The Boys, Tome 11, dans lequel Hughie infiltre l'inénarrable groupe de super-héros Super Pépère, une mission qui est loin de l'être. Pépère, je veux dire. Et Project Superpowers 4, qui résout les mystères des précédents.

Chez Delcourt, c'est fin Août que sortira Bienvenue à Hoxford, un truc crado, poisseux et rigolo signé Ben Templesmith. En attendant, les comics Star Wars des années 80 continuent à sortir en kiosque ainsi que le magazine Star Wars : the Clone Wars, qui atteint ces temps-ci son cinquième numéro, alors que les Chroniques de Spawn viennent de s'arrêter (mais pas d'inquiétudes, la série se poursuivra en albums).

Chez Glénat, l'album Donald : Les plus belles histoires de vacances contient une vingtaine de pages traduites en urgence par moi. Comme quoi les vacances, c'est pas pour tout le monde.

Et sinon, j'ai rendu le troisième tome d'Irrécupérable, le deuxième tome de DC Legacies, et sinon, comme vous l'aurez peut-être deviné en décryptant le message d'hier, je suis en train de traduire de vieux comic strips de Mickey Mouse.

Voilà, CTPM.

mercredi 20 juillet 2011

Boula Niko kila boucou fatigué, missié

Bwana editeu' demandé Niko t'adui'e vieilles aventu'es Mickey la sou'is. Aventu'es des années T'ente, époque Tintin boula matari au Congo. Moi devoi' t'adui'e dialogues po'teu's tout écr'its en petit nèg'. Moi fatigué, missié, t'op de boulot ! Pas facile, missié ! Mais moi continuer car moi peu' éditeu' donner moi kiboko ! Kiboko fai'e t'op mal à pauv' t'aducteu'. Te''ible, missié, te''ible. Oh là là, vieux épisodes Mickey êt' ép'ouvants pou' t'aducteu'. Gagner pain à sueu' de son f'ont, t'aducteu' bien mé'ité maig'es émoluments. Et là, passer à scène cannibales, accent diffé'ent, encor', t'op compliqué tout suiv'.

(Bon, épisode d'avant avec professeur Mirandus parlant avec accent Vaterland, ça pas mal non plus, Ja ? Epoque épisode Mickey, Schweiner Dummkopf Amerikäner pas encore savoir savants Allemands tous gros Nazis, ou alors pas savoir Nazis gros méchants. En tout cas, savant Allemand inventer armes atomiques pas vouloir laisser entre mains n'importe qui, Nein pas même Mickey Maus, d'ailleurs, souris à la solde d'Hollywood la juive si ça se trouve.) (et encore, sur accent Boche, Herr Tradukteur avoir un peu adouci mélange, Ja, parce que pas falloir déconner non plus)

Vivement que je refasse un Star Wars pour me remettre sur les rails. C'est simple, ça me manque.

Il était où, hein, le wookie ?

lundi 18 juillet 2011

Plein les mirettes en attendant

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Hop, deux petits extraits du Livre de Sod, qui est, vous le savez si vous avez tout bien suivi, le tome 3 de Crusades, cette tonitruante saga que j'écris avec Izu, et qui est illustrée par rien moins que Zhang Xiaoyu, qui sait y mettre la petite dose de Carmina Burana qui va bien.

dimanche 17 juillet 2011

"à fréquenter les livres il n'est pas de fin"

Je viens de me relire Tous à Zanzibar , de John Brunner. C'est un bouquin que j'avais lu il y a très longtemps et qui m'avait bien impressionné à l'époque. En remettant le nez dedans, je me suis aperçu que plus de vingt ans plus tard, j'en avais encore des morceaux entiers dans la tête, comme le sabotage de la navette avec un monofilament, les théories de Chad Mulligan sur les déodorants, l'image de Shalmanezer cogitant dans sa crypte cryogénique ou certaines réflexions sur l'eugénisme. Alors que l'intrigue elle-même était partie bien loin et que je n'en avais plus aucun souvenir. Curieux, les tours que nous joue la mémoire. Formidable bouquin, en tout cas, foisonnant, dense, et surtout pertinent, encore aujourd'hui, comme c'est souvent le cas avec Brunner.

Explorant ma pile des "à lire", je me suis enfin décidé à mettre le nez dans La malédiction d'Edgar de Marc Dugain. Bouquin très intéressant, mais assez vicelard, parce qu'il est très difficile d'y faire la part de la réalité historique et de la reconstruction. Ça humanise en tout cas pas mal le personnage de J. Edgar Hoover, un peu trop, même, tant certains éléments sont réinterprétés par l'auteur. Mais ça reste une lecture tout à fait agréable et recommandable.

Enfin lu la fin de World War Hulk que j'avais loupée à l'époque. Bon, on m'avait prévenu que c'était décevant, mais après tout, le concept étant "Hulk pète la gueule à tout le monde dans l'univers Marvel", conclure un truc pareil d'une façon satisfaisante me semble tenir de la gageure. Ceci étant, je trouve que ça tient bien la route. C'est pas fin, mais ça tient son cahier des charges de comic book spectaculaire, et c'est déjà pas mal.

Et puis je me suis repris Entretiens avec le professeur Y (j'avais prêté mon précédent exemplaire, et c'est un de ces bouquins qu'on ne revoit jamais quand on fait ça) un texte très rigolo de Céline, où il verse délibérément dans l'auto-parodie, au cours d'une vraie-fausse interview totalement grand guignolesque où il dégomme tout le monde devant un universitaire qui se pisse dessus. Les allergiques à Céline détesteront, ses thuriféraires considéreront ça comme un truc un peu anecdotique, mais personnellement, je trouve que c'est une bonne introduction au personnage et que c'est par ailleurs une lecture fort distrayante. Ce sera votre moyen de marquer l'année Céline (celle qui a été annulée par l'autre couillon de neveu, là) si vous décidez de sauter le pas.

Voilà. C'étaient mes petites fiches de lecture du week end.

samedi 16 juillet 2011

Hortense, suspends ton vol

Quoi, déjà samedi ? La semaine aura été chargée, entre le boulot et les travaux.

En plus, sans un mail d'un pote, j'aurais même loupé mon passage à la radio. Tiens, pour ceux qui n'auraient pas suivi, c'est , sur le site d'Europe 1. Si vous voulez l'écouter, ne trainez pas trop quand même, je ne sais pas combien de temps les redifs restent sur le site. Je suis là surtout sur la dernière demi-heure, mais prenez-le temps d'écouter aussi les autres intervenants, qui sont très intéressants.

Sinon, le script de Crusades 3 est complètement bouclé. On fera sans doute une révision générale des dialogues, comme pour les deux précédents, quand le dessinateur aura livré les dernières planches.

Par ailleurs, je suis d'une oreille distraite la polémique à propos du défilé du 14 Juillet, entre ceux qui trouvent que le défilé militaire fait partie de notre identité nationale et ceux qui trouvent qu'il envoie le mauvais message. Suis-je donc le seul à trouver absurde et hypocrite de commémorer un soulèvement populaire par une exhibition de la puissance militaire de l'état ? La prise de la Bastille, je crois me souvenir que c'est ce qu'on commémore ce jour-là, et que les valeurs défendues par les insurgés de l'époque étaient à l'opposé de celles défendues par le type en costard qui faisait la revue des troupes, mais je peux me tromper, hein. Après tout, je suis incapable de voir la différence entre ce triste sire et la fille du borgne, alors qu'il parait que c'est criant (oui, je sais, elle, elle est blonde et pas lui, mais je crois que ces supposées différences ne tiennent pas au physique.

Bon, moi, de toute façon, le 14 juillet, j'ai collé du lino et commémoré la mort de Léo, et non pas l'inverse.

lundi 11 juillet 2011

Quand les questions en disent plus que les réponses

J'ai été sondé par téléphone, comme ça m'arrive parfois. Là, le sujet, c'était le logement. L'opérateur chargé de réunir les données était visiblement débutant, ce qui m'a permis de prendre un malin plaisir à lui faire répéter les questions, à répondre délibérément des choses inexploitables et à lui indiquer les questions dont la formulation était aberrante, celles qui sentait bon le plumitif tentant de mettre le plus d'éléments possible dans une question qui reste courte, au risque de la rendre incohérente ou ridicule, en tout cas parfaitement déconnectée de la réalité de son sujet.

L'intéressant, dans ce genre de cas, c'est que l'affaire se présente comme un "sondage". Mais le type de questions, leur sujet, leur enchainement les unes par rapport aux autres et leur regroupement indiquaient la vraie nature de l'opération : une étude de marché pour le compte d'une entreprise, en l'espèce un agent immobilier opérant sur le net, souhaitant s'implanter en France (une question qui revenait sous diverses formes : utiliseriez-vous internet pour vous aider dans la recherche d'un logement, et si oui, dans quel mesure, avec quels objectifs et en y accordant quelle crédibilité).

L'autre élément révélateur, c'étaient les questions tentant de cerner l'impact de la situation économique actuelle sur les exigences des acheteurs de logement. Et ça, c'était très intéressant, parce que l'ordre des questions donnait à penser que cet agent immobilier se positionnait sur ce créneau-là : les gens qui, suite à des déconvenues économiques, ont besoin d'acheter n'importe quoi à pas trop cher, en ciblant les critères auxquels ils tiennent (proximité du centre ville, des transports, parking, etc) pour leur fourguer des logements auxquels ils n'auraient pas accordé un regard dans des conditions normales (vue dégueulasse, quartier en déréliction, apparence miteuse, organisation de l'espace absurde).

J'ai bien peur que le jeune homme qui m'interrogeait n'ait pas eu conscience de la dégueulasserie crasse des intentions de son commanditaire. Beaucoup d'éléments me donnent à penser que j'étais un de ses premiers sondés, peut-être même le premier à prendre le temps de lui répondre, et qu'il n'avait pas encore eu le temps d'analyser en profondeur cette masse d'interrogations, dont chacune prise isolément pouvait sembler innocente. D'autant que la capacité à faire ce genre de rapprochement, ce genre de lectures entre les lignes, on ne nous l'apprend pas à l'école (sinon les gens voteraient et consommeraient autrement, déjà).

C'était fascinant, en tout cas, ce portrait en creux qu'une série de questions permettait de brosser, celui d'affairistes sans scrupules profitant de situations de chute sociale pour refourguer des merdes. Des bon gros marchands de taudis à l'ancienne.

Il est de plus en plus charmant, ce monde dans lequel nous vivons.

La petite bicoque que j'aie eu pour rien et que je retape gentiment à mon rythme, elle me plait de plus en plus. Good night et good luck, les gars.

jeudi 7 juillet 2011

Quarts d'heure de célérité

Je n'arrête pas de cavaler, en ce moment. Des travaux chez moi, bien sûr, et des traductions en pagaille, pas forcément des plus faciles (du Mickey vintage, notamment), mais aussi les médias, avec une émission sur Europe 1 qu'on vient de mettre en boite (elle passera le samedi 16, dans les Week-Ends Extraordinaires, je vous donnerai les horaires exacts d'ici là et le podcast éventuel) et même de la télé de prévue (par exemple sur Men's Up TV, un truc dont je ne savais même pas que ça existait, alors que, j'ai vérifié, je l'ai sur mon bouquet ADSL) (ma méconnaissance est probablement due au fait que ça parle beaucoup moteurs, sports et fringues, tous sujets auxquels un geek dans mon genre est assez peu perméable).

Je dois aussi peaufiner des choses sur Crusades 3 et sur un autre projet, dont le dessinateur attend des pages pour... Hum... Pour ce matin...

Plus les mariages auxquels ont est invité à la belle saison (ça c'est samedi, meilleurs voeux de bonheur d'avance à vous deux, les enfants !), les préparatifs des vacances des mômes, les dépannages pour les amis et tout. Avec des journées qui ne font toujours que 24 heures, ça implique d'enclencher le turbo et d'essayer de planquer mes gros cernes. C'est là qu'on est bien content d'avoir des lunettes, ça masque un peu.

Greuh.

lundi 4 juillet 2011

Le monde comme il va

Bon, alors faudrait savoir ce qui se passe. Une fois le DSK c'est le seul espoir de la France non nazifiée, l'autre fois c'est un méchant libidineux, et la suivante c'est la victime d'un complot d'odieux trafiquants de drogue. On va finir par plus s'y retrouver, c'est un vrai feuilleton à coups de théâtre bidons, on se croirait dans Plus Sofitel la Vie.

Alors que le vrai sujet, c'est qu'après quelques mois de liberté numérique, les Tunisiens risquent d'être privés de porno. C'est une bataille juridique sans précédent entre l'ancienne instance de censure (qui a reconverti les serveurs de filtrage en serveurs Délimoschöne et n'est donc plus équipé) (et n'a plus le budget des années Ben Ali) et diverses officines de barbus. On devrait leur refiler Frédéric Mitterrand en leasing, qu'il leur bricole une hadopisation qui marche pas mais permet de faire croire qu'on fait quelque chose, comme ça tout le monde serait content.

Et sinon je participe cette semaine à une émission sur Europe 1. Je vous dirai quand ce sera diffusé (c'est parce que j'étais jaloux que Monsieur Lainé passe sur France Cul, dans Mauvais Genres, l'autre jour), mais on risque pas mal d'y parler de super-héros, comme c'est étrange.

Voilà voilà.

Et j'ai envoyé le script de la scène finale de Crusades 3, le Livre de Sod. J'attends qu'il soit validé, mais ça fait toujours tout drôle d'écrire la fin d'une série.

dimanche 3 juillet 2011

Imp-ossible


En fait, j'ai hésité à aller à Japan Expo habillé en Tyrion Lannister, le Lutin. Mais primo, j'ai pas eu le temps de préparer le déguisement, secundo, je me demande si les gens sont capable de reconnaitre ce personnage quand il fait trois têtes de plus qu'eux.


Note : je serai tout l'après-midi d'aujourd'hui au Gibus, à Paris, à dédicacer La Dernière Cigarette sur le stand La Cafetière, et normalement Marc Botta devrait être des nôtres.

vendredi 1 juillet 2011

L'enfer du cosplay



Hier, j'étais donc en dédicaces à Japan Expo/Comic Con, à signer essentiellement du Crusades, mais des lecteurs m'ont aussi apporté du Spawn : Simonie et du Mythe et Super-héros, que je me suis efforcé, du coup, de gratifier d'un majestueux paraphe.

Et la Japan Expo, c'est aussi l'occasion de regarder passer les cosplayeurs et cosplayeuses (les gens déguisés, quoi), ce qui est toujours distrayant. Bon, je m'aperçois que je ne rajeunit pas, parce qu'il y a plein de personnages de mangas que je n'identifie pas du tout, provenant de séries que je ne connais pas. Et puis il y a les affreuses méprises, aussi : un type dont je croyais qu'il était déguisé en Walter (le pote de Jeff Lebowski, dans The Big Lebowski, souvenez-vous, Walter était joué par John Goodman) et en fait, non, il semblerait que ce pauvre garçon était vraiment comme ça au naturel.

Bon, aujourd'hui je fais relâche parce que c'est travaux à la maison et dernier jour de cours pour ma progéniture, mais demain, je rempile. Vous avez du Nikolavitch à faire signer, rendez-vous au stand WIP Agency !

Non, sérieux, le Cosplay, c'est vraiment n'importe quoi, cette année