lundi 30 mai 2011

Le point trad' de mai

Mes dernières traductions sorties, ou à sortir ces jours-ci :

The Darkness, Tome 3 : Ames damnées, avec de vrais morceaux de Batman dedans.

Star Wars The Clone Wars Aventures, Tome 3 : Héros de la confédération, une aventure de ce couillon d'Anakin…

The Boys, Tome 10 : Rien de tel dans le monde entier dans lequel vous saurez tout entre autres sur le Français (l'épisode qui raconte ses origines a été un cauchemar à traduire, d'ailleurs : tout en franglais, avec du coup un humour qui passait mal ou pas du tout à la traduction. il a fallu mettre les mains dans le cambouis).

Kill your boyfriend, Tueurs nés en version Grant Morrison, un vieux truc, mais qui était resté inédit par chez nous. Et à propos de Grant Morrison, je suis en plein dans la lecture de Grant Morrison : (R)évolutions, de Yann Graf, un excellent bouquin que je recommande. J'y apprends plein de trucs. Mais j'y reviendrai quand j'aurai fini.

Par ailleurs, dans les Chroniques de Spawn se poursuit la rénovation du personnage, et c'est franchement pas mal, avec en prime la suite de The Writer, par les amis Erbetta et Blengino et là, depuis le temps qu'on attendait cette histoire (depuis la sortie de Spawn : Simonie, à peu près), ça fait carrément plaisir. Dans Star Wars Comics Collector, par contre, on doit encore en être aux épisodes d'Al Williamson, qui ne sont pas traduits par moi (je ne sais pas où ils en sont exactement, je les reçois en retard), mais je serai bientôt de retour.

D'ailleurs, cette semaine, j'alternais entre de la traduction de Star Wars et du prochain Irrécupérable. Pas tout à fait le même groove…

Hop, à demain, same Niko hour, same Niko channel !

dimanche 29 mai 2011

Dimanche, c'est boutanche

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Et forcément, dès qu'il est question de trucs qui électrisent, je pense à Cloclo

Un peu vanné, j'ai fait de l'électricité toute la journée. Alors que je déteste ça. Mais faut ce qu'il faut, et le fait est, l'électricité, c'est pas compliqué. Il suffit d'avoir retenu "le fil rouge sur le bouton rouge"*, et normalement tout roule.


*Oui, y a des jours où je suis plutôt Septième Sceau, et d'autres où c'est Septième Compagnie. Je défends le pluralisme.

samedi 28 mai 2011

Le Football est une pourriture contre-révolutionnaire

On savait bien que le sport était un truc de Nazis, depuis au moins Leni Riefenstahl. Et on le savait bien, que le football était un truc de beaufs, une machine à abrutir les masses, à réveiller leurs plus malfaisants instincts cocardiers, racistes et grégaires. Il suffisait déjà de voir certains de nos politiciens défendre le truc, parader dans les tribunes, lui attribuer des subventions et en faire une cause nationale pour se douter qu'il y avait un renard quelque part.

Mais là, c'est tellement énorme qu'on en reste pantois. La police a dispersé à coups de matraques (121 blessés, quand même) un rassemblement de protestataires espagnols à Barcelone... Et ce n'était pas pour des raisons politiques, non, c'est que la place de Catalogne avait été réservée pour des festivités footballistiques dans le cadre de la Ligue des Champions. C'est soit d'une imbécilité crasse, soit d'un cynisme grand style. Mais c'est donc la démonstration que le football est l'allié objectif de la Réaction. Le football est la créature du Capital. Le football est l'opium du peuple, et les Narcos viennent de marquer leur territoire.

Le short et la baballe comptent plus que les cris des déclassés que le salaire mensuel de chacun des footballeurs pourrait nourrir par paquets de 1000 pendant un an.

Que la honte et l'anathème retombent sur chacun des 22 connards qui auront le front de jouer ce soir, sachant ce qu'on fait en leur nom.





Par ailleurs, oui, je suis de mauvais poil. Ma cafetière a vraiment défuncté, faut que j'en rachète une autre et j'avais pas prévu de budget pour ça. Retour au soluble tord-boyaux pour au moins quelques jours, j'en veux à l'univers entier pour la peine.

vendredi 27 mai 2011

L’ouverture du Père Noël

Suivant les années, c’est entre mi et fin novembre qu’a lieu l’ouverture du père Noël, un moment très attendu par les amateurs du monde entier. C’est dans une ambiance de fête que l’on accueille les premiers spécimens qui arrivent des régions glacées du grand Nord, fuyant les rigueurs de l’hiver arctique. Le poids de traditions séculaires se fait particulièrement sentir pendant cette période, au travers de rituels immuables : dans les rues richement décorées, dans des ambiances musicales éternelles, les enfants tentent d’approcher les plus beaux représentants de l’espèce pour se faire photographier à leurs côtés. Certains Pères Noël avoisinent les 240 livres et ces instants de contact direct avec l’animal restent souvent des souvenirs que l’on chérit sa vie durant en écrasant une larme à leur évocation.

Dès lors que les bêtes viennent s’installer sous nos latitudes, la course aux trophées s’organise, et il n’est pas rare de croiser des familles qui rentrent chez elles les bras chargés de dépouilles après une épuisante journée de battue.

À une époque reculée, la saison du Père Noël était aussi celle du renne, car les vieux mâles arrivaient toujours accompagnés d’une ou deux paires de ces placides ruminants. Le caractère peu farouche du renne et la nécessité traditionnelle d’avoir une ou deux têtes de ces animaux accrochée au mur des chalets ont entraîné un déclin rapide de cette espèce dont la chasse est désormais interdite.

Ces mesures conservatoires sont hélas intervenues trop tardivement : le renne ne descend plus en novembre, sauf les années les plus froides, et encore…

Il reste malgré tout que, pour l’amateur de traditions, la saison du Père Noël est la plus riche de l’année, avec ses guirlandes et ses repas festifs, ses réunions et ses célébrations. Les chorales enfantines destinées jadis à attirer le pesant animal donnent à cette période un cachet tout particulier.

Le mercantilisme a bien sûr réclamé son tribut d’argent, ce que de bonnes âmes ne manquent pas de déplorer au vu des représentations publicitaires de ce gibier sans pareil qui se retrouve rabaissé au rang de VRP pour boissons gazeuses ou téléphones portables, mais pourtant… Il n’est pas de plaisir plus puissant que celui de débusquer un vieux solitaire qui se dissimule au détour d’un marché ou d’une galerie commerciale !




Ceci est, au sens propre, un fond de tiroir. Un vieux texte écrit je me rappelle même plus quand, que j'ai retrouvé en faisant du ménage dans des archives. Je me suis dit que ça vous ferait peut-être marrer. Ou pas. Après, les esprits chagrins diront que le texte n'est pas de saison. Ma réponse sera, comme de juste d'insérer ici l'image d'un gros doigt levé bien haut. Parce que bon. Les esprits chagrins sont par trop conformistes.

jeudi 26 mai 2011

The road to the War Zone

Il m'arrive parfois de mettre le nez sur la provenance gougueule de mes lecteurs : le système de ce blog me permet en effet de savoir quelles requêtes gougueule ont amené ici les gens qui ne me connaissaient pas (parce que les gens qui me connaissent ont depuis longtemps l'adresse de la War Zone, vous vous en doutez*).

Et à chaque fois, je suis surpris, et souvent atterré. Que "Alex Nikolavitch" ou "War Zone" (mais parfois, visiblement, il s'agit de gens cherchant des infos sur la suite d'un jeu vidéo, je crois) ou Crusades caracolent en tête des requête, c'est un peu normal. Fulchibar aussi (si vous ne savez pas ce qu'est le fulchibar, ne vous en faites pas, nous non plus, mais c'est justement à ça que tient le concept) (et puis le fulchibar, ça ne s'explique pas. ça se vit). Les noms de personnalités évoquées dans ces pages servent aussi de point d'entrée, comme Vlad Drakul, Frédéric Lefebvre, Makhno, Tesla ou Crowley. C'est logique.

Mais depuis que j'ai évoqué l'affaire DSK, des requêtes comme "DSK soubrette" ou "phantasme soubrette" conduisent des gens ici. Ils ne doivent pas être déçus du voyage, tiens. Tout comme ceux, et ils sont relativement nombreux, qui sont arrivés ici en tapant "Julien Doré". Ça, limite ça fait peur, une fan hystérique va finir par tomber sur la War Zone et poster des trucs du genre "mais t qui pour critiker, conar ? personne te connais même pas et kan t'aura le talen de julien, hein, tu poura l'ouvrire, t q'1 aillatola**, lol !". Ça va être terrible, terrible. Le jour où ça arrive, je crois que je ne m'en remettrai pas et que je sortirai dans la rue avec un couteau à huitres pour trucider des passants. Surtout des jeunes coiffés en minicrète, je peux pas les blairer.

Non, ce qui me fait flipper, ce sont les requêtes genre "bouchere a niquee", ça doit être le même mec qui tapait "cochon qui bande", dans le temps, mais je pige juste pas pourquoi ça l'a fait arriver ici. Pour "central fusion sud de la france", peut-être que quelqu'un va me prendre pour une sommité en Fukushima. Ou alors il existe une société qui s'appelle "Central Fusion" et qui est installée à Aix, allez savoir. Le type qui a tapé "trop une star", par contre, je ne veux même pas savoir.

Ça a un côté zarbi, ces requêtes gougueule. Les éplucher, c'est un petit plaisir pervers, c'est comme lire des commentaires youtube, c'est se confronter de front (oui, c'est un pléonasme redondant) (et je vous emmerde) à l'hydre, à l'abîme, au monstre, à la psyché de cette entité collective et mal définie qu'on appelle "les gens".







*Après, il est possible que certains d'entre vous soient des pervers dévorés par une honte secrète, tentant de décrocher, de m'oublier. Vous aviez shooté le bookmark du site, juré mais un peu tard qu'on ne vous y reprendrait plus, mais de temps en temps, ça vous reprend, le singe nazi vous grimpe sur le dos et vous êtes pris d'une envie irrationnelle de lire mes vaticinations, et vous tapez mon nom, ou n'importe quoi du genre, dans un moteur de recherche, pour avoir votre fix. C'est pas joli joli.

**Elle n'aurait pas tout à fait tort sur ce dernier point : j'ai découvert en lisant une interviouve d'un député décidé à caresser les salop... ordu... barba... automobilistes dans le sens du poil que mon mépris consommé de la chose automobile faisait de moi un ayatollah. Bon. Okay, je vais me laisser repousser la barbe, si c'est comme ça. Mais je maintiens que si on avait les couilles de confisquer les bagnoles aux tarés à qui on retire le permis, le petit gamin qui s'est fait tuer l'autre jour en traversant la rue serait encore en vie. Et accessoirement, je pense que la bagnole est co-responsable de la plupart des problèmes d'obésité, à égalité avec la malbouffe***.

***Et je ne serais pas autrement étonné qu'elle soit responsable aussi du cancer, de la Droite, du terrorisme, de la drogue et de Julien Doré. Mais je suis un peu moins sûr. Mais je serais pas étonné.

mercredi 25 mai 2011

Le Danemark, étrange pays


La nouvelle était tombée dans la journée : le Danemark, tout en continuant à ne pas interdire le Lars von Trier (qui demeure un de leurs principaux produits d'exportation avec le Lego), avait décidé de rendre illégal le Marmite. Le Marmite, pour ceux qui n'y auraient pas encore étés exposés, est une substance capable de mesurer à la volée votre degré de britishitude. C'est une pâte à tartiner à base de levure de bière, très amère. Pour aimer, il fait être gravement anglais, ou sacrément adepte de la cuisine de l'extrême.

Un peu plus tard dans la journée, l'ambassade danoise à Londres a fait passer un communiqué* indiquant qu'en fait, le Marmite était interdit à la vente uniquement tant que son fabriquant n'aurait pas fait une déclaration en bonne et due forme auprès des autorités sanitaires. Et c'est là que ça devient intéressant. Non, le Marmite n'est pas soumis à déclaration parce que c'est un test imparable permettant de débusquer le perfide albionais qui rôde (le Danemark n'a pas l'histoire tendue que la France a avec la Biflandie) (de fait, aux alentours de l'An Mil, le Danemark en contrôlait une bonne partie, dite de "danelaw", soumise à la loi danoise, mais par la suite, les deux nations se sont copieusement ignorées) (c'était la minute enrichissez vos connaissances inutiles avec l'onc' Niko, me remerciez pas, c'est tout naturel), non, c'est juste qu'étant à base de levure de bière, le truc est bourré ras la gueule de vitamines B.

Au point justement d'être trop riche en vitamines. Ce qui déclenche la procédure danoise.

C'est quand même cocasse. Au temps de la malbouffe, c'est généralement le fait d'être pauvre en vitamines qui est pointé du doigt. Là, c'est l'inverse. On vit dans un drôle de monde, quand même**.



*Qui m'a fort aimablement été transmis par le mystérieux Jay W., expert mondial assermenté en marmitologie pour le sud des Hauts-de-Seine

**Ce à quoi Elijah Snow répondrait "let's keep it that way", mais ça n'engage que ce vieux schnoque.

mardi 24 mai 2011

La pensée du traducteur

Forcément, quand un personnage hors d'haleine fait "pant, pant, pant", je dois résister de toutes mes forces, et ne pas traduire ça par "slip, slip, slip".

Même si ce serait une traduction rigoureusement exacte.

Car une bonne traduction se doit d'être contextuelle. Et comme c'est une traduction d'un épisode de Star Wars, et qu'on se souvient que, quand Carrie Fisher demanda à George Lucas pourquoi elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe de princesse des étoiles, il avait répondu "parce qu'il n'y a pas de sous-vêtements dans le futur"*, je me dois de suivre les indications du créateur de la licence et m'abstenir de slips dans ma trad. C'est d'une logique imparable.


*Ça n'engageait que lui, bien sûr. Il fut remis à sa place, comme on le sait, par Ridley Scott et Sigourney Weaver deux ans plus tard. C'est pourquoi, dans le Retour du Jedi, slips et soutien-gorges sont de retour. Mais en métal, pour faire science-fiction.

dimanche 22 mai 2011

Tout ça pour ça

Petits travaux à la maison, et du coup j'ai dû recâbler tous les accès internet (ça devient compliqué, internet, quand on a le wi-fi, le téléphone et la télé qui se greffent dessus, en plus du gros câble ethernet pour avoir du débit sur le poste de travail, parce mine de rien, les pages de BD pesant 50 Mo et les Pdfs de comics à traduire en urgence, ça y va et pour ça, il faut de la bande passante.

Mais là, il a fallu que je débranche tout, et que je fasse migrer une partie de l'installation.

Et bien entendu, c'est quand on rebranche que les emmerdes commencent. Plus de réseau. Plus d'accès au paramétrage de la box. Un wi-fi reconnu mais refusant d'accéder au net. Plus de téléphone. Plus de télé. Et donc à nouveau tout débrancher, pour rebrancher élément par élément pour voir où ça déconne.

Quelques manips, et internet et le téléphone étaient revenus. Mais la télé, que couic. C'est la télé qui m'a donné du mal. Vérifier tous les branchements, vérifier les cartes, éteindre et relancer tous les appareils, vérifier des paramètres…

Le télé numérique, en plus, c'est chiant. C'est tout ou rien, et le décodeur a un temps de latence parfois hallucinant.

Mais l'effort et la persévérance finissent par payer. Et enfin, hop, image et son apparaissent sur l'écran, récompensant le dur labeur.

Et en manière de récompense, ce qui est apparu à l'écran, c'était une émission de variétés avec Julien Doré.

J'ai eu envie de tout foutre par la fenêtre.

samedi 21 mai 2011

Travail d'Arabe chez les Pingouins



Tiens, l'Espagne se fait son printemps arabe. Modalités relativement similaires, mais contexte différent : l'Espagne est censée être une démocratie normale, avec élections libres et multipartisme. La contagion de ce genre de mouvements de côté-ci de la Méditerranée fait quand même un peu tache. Encore, ça aurait été la Grèce, mauvais élève sous tous rapports*. Mais non : l'Espagne faisait figure d'espèce de miracle européen, le pays qui était sorti du Franquisme et de l'arriération économique pour se hisser aux standards de l'Union en moins de vingt ans. L'alternance politique y est quasi de règle. Et pourtant, le peuple conteste un système qui met toujours les deux mêmes partis au pouvoir, avec les mêmes combines, les mêmes gens, les mêmes effets de manche, les mêmes coups tordus, et le même manque de redistribution.

Quels vilains ingrats, le peuple. C'est qu'il refuserait de se laisser tondre sans rien dire, en plus !

Heureusement que notre pays à une démocratie moderne et saine, pas oligarchique du tout, avec un rapport éclairé à ses médias et à son opinion, n'est-ce pas ?


Je vais finir par croire que c'est lui qui avait raison.


*Même en histoire, ils sont nuls. Quand la Macédoine a voulu son siège à l'ONU, des abrutis ont manifesté avec des panneaux "Alexandre était Grec". Ce qui est un furieux contresens quand on voit ce qu'en pensaient les Athéniens de l'époque, ils considéraient les Macédoniens comme des demi-barbares qui s'étaient immiscés par la force dans la politique grecque et ne méritaient aucune considération.

vendredi 20 mai 2011

Monde de dingues

Tout le monde ne parle que de DSK, et personne de Jeff Jones. Les encravatés amateurs de soubrettes comptent plus, dans le monde où nous vivons, que les génies du pinceau. En plus, Jeff Jones avait l'outrecuidance de faire dans le figuratif, alors de nous jours, vous pensez bien que ça ne peut intéresser que des sous-développés de la culture dans mon genre, ou dans le vôtre d'ailleurs, car je sais que la plupart d'entre-vous qui suivez mes vaticinations êtes amateurs ou susceptibles de l'être.

Jack Lang ne parle pas de Jeff Jones, alors qu'il parlerait de Jeff Koons si Jeff Koons cassait sa pipe. Et qu'en attendant, c'est des pipes présumées dans les hôtels newyorkais qu'il parle, le Jack.

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Sérieux, Jeff Jones c'est quelqu'un qui nous manquera très fort, un de ces illustrateurs qui réenchantaient le monde.

Ah, et pendant ce temps-là, les bonnes âmes s'émeuvent des sorties de Lars von Trier. Fin bourré (je pense, vu les retranscriptions hachées, je pense qu'il était bourré), il sort des trucs délirants sur le nazisme. Juste après l'affaire Galliano, fallait pas laisser passer. Sauf que von Trier est si je ne m'abuse, le provocateur qui avait demandé à ce qu'on passe l'Internationale pour sa Palme d'Or, devant tout le parterre des embagouzés du Palais des Festivals. Un dingue notoire et un provocateur multirécidiviste et comme un seul homme, tout le monde donne dans son jeu.


(flûte, pas trouvé de version avec les sous-titres en francuz, mais j'adorais ses génériques de fin, dans l'hôpital et ses fantômes, quand après nous avoir assenné un cliffhanger de tuerie, il débarquait hilare pour raconter des conneries. Oui, c'est peut-être un sale type, mais je pardonne beaucoup aux sales types qui me font rire)
(Danois de mes fesses, comme disait l'autre)

mercredi 18 mai 2011

Crayonnés

Tiens, ça faisait quelques temps que je n'avais pas posté un bout de Crusades 3*, l'album qu'on est en train de boucler, Izu, Zhang Xiaoyu** et moi...

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*Ouais, on n'a pas encore de titre pour l'épisode. Ça viendra.

**Zhang que vous pouvez retrouver ce mois-ci dans Les chroniques de Légion, où il cotoie du beau linge, vu qu'on y croise aussi Nury et Lauffray.

mardi 17 mai 2011

Lecturations

Avec tout ça, ça fait quelques temps que je ne vous ai pas raconté avec quels bouquins je me nourris la tête. Pourtant, je m'en enfile en rafale, fidèle à ma bibliomanie ancienne, avérée et irrécupérable. Petite sélection :

Cet après midi dans le RER, par exemple, c'était This is not America, un petit recueil de nouvelles par Thomas Day, un des auteurs français de SF et de fantastique dont je pense le plus grand bien. Trois textes réunis un peu artificiellement ici parce qu'il y est question de l'Amérique, allant du paranoïaque au sacrificiel en passant par le déglingué rigolo. Celui tournant autour des assassins de Kennedy est vraiment très bon.

Naissance des divinites naissance de l'agriculture, de Jacques Cauvin, est un essai très dense et assez technique, mais tout à fait passionnant, sur les mutations culturelles accompagnant le passage à l'agriculture.

La Bible et l'invention de l'histoire, de Mario Liverani, poursuit les effort récents de remettre à plat l'histoire biblique en analysant en profondeur les témoignages de l'archéologie, mais aussi en les confrontant aux textes pour en comprendre la construction, et surtout les reconstructions successives et leur pourquoi. Âmes sensibles, s'abstenir.

Les cométaires est le tome 2 de la série de Jack Williamson consacrée à la Légion de l'Espace. C'est du Space Opera antédiluvien comme je l'aime, qui oxygène la tête et détend vachement.

Star Trek Léonard McCoy est un album de BD signé John Byrne, consacré au médecin préféré de mon expert en kahneries. C'est bien foutu, plein d'idées SF marrantes, et c'est un bel hommage à un beau personnage.

Et puis je me suis relu plein de DC Comics de ces dernières années. Sans arriver à me défaire de cette impression de gâchis. Les bonnes idées et les bons personnages sont noyés dans des évènements boursouflés qui finissent par éclipser les efforts d'auteurs honnêtes et compétents, au point que les bonnes histoires passent un peu inaperçues.

lundi 16 mai 2011

Ça va trop loin

Le spam, vous connaissez tous. Vous en recevez aussi dans votre boite mail. Il y en a toujours un ou deux qui passe entre les mailles du filtre.

Le problème ne date pas d'hier, puisque les Monty Pythons en avaient fait une chanson*.

Mais aujourd'hui, ça a pris des proportions dramatiques.

Je ne fais plus attention aux mails m'offrant des tarifs imbattables sur des assurances autos, pilules à faire pousser la bite et copies de Windows téléchargeables sur des sites hébergés en Russie. Les propositions de coaching Dukan non plus, je ne les vois plus, vu que mon truc les filtre à la volée et que même quand je les shoote manuellement, je les remarque à peine, tout comme les sites vendant de fausses Rolex. De temps en temps passe encore une arnaque nigériane, avec ses lingots, son langage fleuri et ses improbables fautes d'orthographe. Ça ne me fait même plus rire, je suis blasé, je ne les lis plus qu'en diagonale, ces appels au secours de veuve de général putsché et autres présidents en fuite.

Mais ce matin, j'ai reçu un spam m'offrant d'acheter des polos de marque à bas prix. Les polos, vous savez, ces machins que portent les gens qui veulent avoir l'air sportif, ces t-shirt avec des boutons qui servent à rien, en haut, au niveau du col, ces trucs totalement absurdes sur le principe qui semblent rester, pourtant, le nec plus ultra de la tenue estivale pour bourge se piquant de dynamisme.

Nom d'un bordel à queue. Un salopard de pourriture de spammeur de merde voulait me faire porter des polos.

Rien que d'y penser, je me sens sale à l'intérieur.

Je m'absente deux minutes, là, j'ai besoin de vomir un coup, veuillez m'excuser.

Beurk.

Hum.




*Dont le refrain était, dans toute son élégante sobriété : "spam spam spam spam spam spam spam".

dimanche 15 mai 2011

Le fantasme de la soubrette, c'est un truc que je comprends mal

Ah, à un an des élections, ça commence à défourailler autour des candidalisables. Celui qui était annoncé comme le sauveur de la Gauche, le futur tombeur du nain, l'homme qui allait remettre l'économie sur les rails après en avoir fait voir chez les Grecs, DSK en personne risque de tomber pour une sombre histoire de tentative de viol sur femme de ménage dans un hôtel*. Au vu des infos contradictoires à propos de cette affaire, elle semble scorer au moins 9,2 sur l'échelle Assange "Couilles de Tonnerre" des coups tordus à base de gonzesses. C'est encore un coup dur pour l'image de la nation, après la contre performance quasiment footballistique à l'Eurovision.

Du coup, je m'interroge. Et j'ai décidé de laisser la parole à un grand spécialiste de la drague en apesanteur de tout ce qui va aux toilettes derrière la porte où le logo porte une jupe, à savoir le Capitaine James Tiberius Kirk, de l'USS Enterprise.

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KAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHN !

Merci de ces éclaircissements, capitaine.



*Il semblait être en mode "Dominique, nique nique nique"

vendredi 13 mai 2011

Que sont nos idées devenues ?

Alors hier soir, j'étais super inspiré pour la War Zone, j'avais imaginé un petit univers où, au lieu de batailler sans fin dans un milieu des comics qui ne le méritait pas, Kirby avait été embauché par HBO au milieu des années 70, et The Eternals était devenu une série de dessins animés à gros budget, réalisée par Ralph Bakshi, un truc pour adultes qui avait totalement révolutionné l'entertainment télévisuel*. Et accessoirement, ça racontait aussi la carrière d'un groupe de musique pionnier du genre Western Celtique, Enya Morricone. Et puis Blogger a planté, impossible de se connecter, et j'ai pas noté toutes mes idées, et ce soir j'ai trop bossé alors j'ai la flemme de recréer ce petit monde-là dont je n'ai de toute façon déjà plus que des bribes dans ma tête, qui s'effilochent au vent mauvais de la fatigue lancinante. Il y avait Alex Toth dans le mix, aussi, ce qui fait que John Milius avait fait un film de Mightor.

Bref.

Et sinon, je viens de recevoir le tome 3 de l'intégrale Darkness, chez Delcourt, dont j'ai réalisé la traduction. Pour la petite histoire, il reprend aussi le Batman / Darkness dessiné par Silvestri et qui était plutôt sympa.


*Ce qui faisait que Frank Miller était devenu réalisateur télé au lieu de faire du comics, et avait fait les beaux jours de Supercopter, entre autres.

mercredi 11 mai 2011

Ah punaise

Voilà qu'arrive la mauvaise saison. C'est généralement le Festival de Cannes qui donne le coup d'envoi. Jusqu'à fin juillet, les médias vont être monopolisés à tour de rôle par des évènements artificiels comme Cannes, Roland-Garros*, Wimbledon et enfin le Tour de France cycliste. Cette année, il n'y a heureusement ni Coupe du Monde de Foot, ni Jeux Olympiques, ce qui permettra de souffler quand même un peu et d'allumer la radio pour avoir de vraies infos de temps en temps qui passeront entre les gouttes du rouleau compresseur**.

En termes d'infos, il semblerait que le charlatan qui avait prédit que Rome serait détruite par un séisme aujourd'hui même se soit planté. Les 20% de Romains qui ont séché le boulot pour se mettre au vert se sont juste rendus ridicules. Le bonhomme avait tout faux, puisque le tremblement de terre a eu lieu en Espagne. C'est pas grave, mec, tu feras mieux la prochaine fois.

Ah, et sinon, les courageux de ce pays ne sont toujours pas allés basher le Bachar. J'en viens à me demander si, depuis le temps, il n'y a pas un truc. Les Syriens peuvent faire ce qu'ils veulent, personne ne leur tombe dessus. C'est quasi magique. Pourquoi ? Ils ont la bombe atomique ? Ils ont des ninjas de la mort qui pourraient venger l'affront en assassinant des présidents dans leurs propres bureaux ? Ils ont fourni en putes toutes les classes politiques de tous les pays occidentaux et ils ont pris des photos ? Quoi ? Y a un truc. Je sais pas mais y a un truc. Les Syriens ont fait avec le Liban ce que l'Irak a fait avec le Koweit, et ils s'en sont tirés. Ils ont fait avec leurs population ce que les Lybiens ont fait à la leur, et personne ne dit rien. Tout le monde sait qu'ils sont, avec Israël, les plus gros fouteurs de merde de tout le Proche-Orient. Y a vraiment un truc.

Bon, pour nous remonter le moral, je signale que lejeudi 26 mai, à 20h30, au cinéma Utopia de Saint Ouen l'Aumône (95), ils se feront une soirée spéciale avec le Star Wars Turc, si si, le chef-d'œuvre du cinéma Z avec l'immense Cüneyt Arkin.

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Il n'y en a qu'un sur terre comme Cüneyt


*C'est à cause de Roland-Garros que, quand un canidé quelconque se met à jouer au tennis les nuits de pleine lune, on l'appelle un Loup-Garros. Je parie que vous l'ignoriez.
**oui, je sais, mais il est déjà tard et je me suis éclaté le doigt avec un marteau en bricolant, alors mes métaphores, elles vous emmerdent et vous le rendent bien en même temps en vous faisant un gros doigt (un autre doigt, pas celui qui est éclaté), c'est dire si je ne suis pas d'humeur à accepter la critique, là.

mardi 10 mai 2011

Parce que bon, les idées, c'est bien gentil, mais quand elles sont imprimées, c'est encore mieux

Très occupé en ce moment. Entre autres à des problèmes de plâtres et de peintures. Mais malgré tout, j'ai commencé à discuter de deux projets avec un gros éditeur. C'est pas encore fait, mais rien que pour vous faire baver un peu, je vous en passe des extraits.

Parce que je suis un petit sadique.

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Un extrait d'un polar qui sera dessiné par Max Vento.

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Et un récit initiatique* dessiné par Jorge Miguel
(son blog est dans les liens sur le côté)



*Pour la petite histoire, la forme originale de ce truc était une histoire de Doctor Strange que j'avais proposée à Panini dans le cadre de la collection Transatlantique, il y a très, très longtemps. Vu que cette collection a donné ce que l'on sait, j'ai repris le truc et j'en ai fait autre chose.

dimanche 8 mai 2011

La parano, c'est rigolo



Vous aurez noté que je me suis totalement abstenu de parler jusqu'ici de la grosse info de la semaine, à savoir l'annonce de la mort de Ben Laden. En vrai, c'est par prudence, mais officiellement, c'est parce que je trouve que ça a un petit goût de trop peu, trop tard. Il était passé de mode, le barbu. Les grands méchants, maintenant, c'est la Fédération de Foot, là. Les gens viennent enfin de s'apercevoir que le foot était un truc de gros beaufs racistes (ce que je savais, pour ma part, depuis que j'avais atteint l'âge canonique de cinq ans et demie). Alors vous pensez, à côté de ce nouvel avatar de la décomposition du football français, Ben Laden fait pâle figure. Et puis on n'a même pas les images, pour Ben Laden. Et puis le Football, tout le monde sait que c'est un outil d'abêtissement des masses destinés à faire de nous des moutons. C'est tellement évident. D'ailleurs Sarkozy soutient le football, tout comme une grande partie de la classe politique. Résistez au football. C'est un poison mental.

En tout cas, le plus intéressant, dans l'affaire Ben Laden ce n'est pas l'affaire elle-même, c'est la façon dont elle a lancé plein de théories dans tous les sens. Moi-même, on m'aurait demandé il y a quinze jours où était Ben Laden, j'aurais dit qu'il était probablement déjà clammecé depuis longtemps. Mais en fait, j'en sais rien. En général, les gros théoriciens du "on nous cache tout pour de sombres raisons" me donnent envie de recouper vingt fois chacune de leurs informations avant même d'opiner poliment du chef en disant "ah ouais ?". Mais là, les ricains ont tellement forcé la note qu'on a l'impression qu'ils l'ont fait exprès pour voir quelles théories ça ferait sortir. Une expérience de sociologie en vraie grandeur. Ils regardent avec Echelon qui dit quoi, qui réfute quoi, qui réfute quelle réfutation et qui contredit quelle contre-théorie. Dans quel but inavouable ? Peut-être pour modéliser la propagation et les contaminations croisées par des agents mémétiques virulents...

Allez savoir.

Moi, je refuse de basculer dans la paranoïa. J'ai trop peur de ce que les gens penseraient de moi.

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jeudi 5 mai 2011

Niko à l'inter

Ça n'arrête pas, hein ? Après Vingt Minutes, Geek Mag ou France Comics, voilà que c'est Mister Ed en personne qui m'interviewe pour son blog magique, En Français dans le Texte.

J'y parle, bien entendu, de Mythe & Super-héros, mon dernier opuscule en date.

mercredi 4 mai 2011

hop, un priviouve en passant

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Hop, quelques temps que je n'avais posté un extrait de Fly me to the Moon, par Marc Botta et moi aux éditions La Cafetière. Ouais, on n'est pas en avance sur ce bouquin, il est terminé mais y a plein de détails à régler. Je vous tiens au jus, de toute façon.

lundi 2 mai 2011

Un livre que tout le monde devrait avoir lu

F@b a posté ceci sur Superpouvoir. Je me suis dit qu'il était logique que je répercute, dans un esprit de diffuser la bonne parole.




Bon, après, en mettant le nez dans les statistiques du blog, j'aimerais savoir qui est arrivé ici en tapant "fulchibar.com" dans gougueule. Soit c'est quelqu'un qui cherche à comprendre le fulchibar (en ce cas, la lecture de l'ouvrage susmentionné peut l'aider), soit c'est un parasite des urls qui, à force de voir passer le mot, s'est dit qu'il pourrait acheter le nom de domaine au cas-où pour le revendre plus cher. Auquel cas, que la malédiction des Grands Anciens lui dévore les trous de nez de l'intérieur et lui face tomber la verge en lambeaux. Juste pour le principe.

dimanche 1 mai 2011

J'ai déjà du mal avec le concept de "travail", alors le concept de "fête du travail", vous pensez....

Zut, flûte, et caca-boudin. Ma cafetière fuit. En attendant de la réparer (ou, en cas d'échec de l'opération à cœur ouvert, de la remplacer) (ça m'apprendra à profiter des promos et à acheter des cafetières à moins de dix euros), j'ai pris chez Auch** un café soluble de marque de distributeur. Du coup, j'ai essayé de boire ce café soluble. Et du coup j'espère sincèrement que le chef produit aura été exécuté. Et que le bourreau aura été maladroit et aura dû s'y reprendre à plusieurs fois. Le café soluble, on sait bien que c'est pas terrible. Mais c'est pas une excuse. Il y a des bornes dont on ne doit pas dépasser les limites, sans déconner.

Par ailleurs, j'ai encore été interviewé, ça devient une habitude. Bon, là, c'est pour le compte du site France Comics*, donc c'est pas comme si c'étaient de parfaits inconnus. Ça fait au moins la troisième fois qu'ils m'interviewent, eux. Je devrais mettre au point une formule d'abonnement.





*Je suis obligé de pas dire trop de mal, j'ai appris qu'ils ont des espions parmi les lecteurs de ce blog, alors depuis, j'ai peur.

** non, en fait, c'est pas un renvoi en bas de page (en plus, ça aurait été dans le désordre, vous l'aurez sans doute remarqué), mais juste un habile camouflage d'une marque connue pour éviter le procès. mais le fait demeure, leur café soluble est quand même incroyablement dégueulasse, et doit monter à au moins 9,2 KF (kebab frelaté) sur l'échelle du tordage de boyaux.