lundi 31 janvier 2011

Return of the Niko

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-----Loading appropriate maintenance program : Coffee, 1,5 liter

-----Glou

-----Glou

-----Glou

Aaaaaah.

Bon, me voilà rentré du festival d'Angoulème, qui s'est très bien passé. Petit passage en revue.

Jeudi :
Sauté ce soir dans un train pour Angoulème, lu du Dashiell Hammett et du Mikey Spillane pendant le voyage, par respect de la notion de pluralisme. Arrivé en début de soirée, récupéré à la gare et emmené au dîner par Phil, mon éditeur à La Cafetière.

Premier arrêt : le Billard. La salle est toujours fermée, comme l'année dernière. Je suis donc orphelin de cet endroit, qui était le QG idéal pendant la période de festival. Zut.

Puis après le repas, un saut à la soirée des éditions Même pas Mal. J'y croise Cromwell, ce qui nous permet de discuter du bouquin en cours, et Reed Man, d'Organic Comics. J'avais apporté un flask de gnôle distillée par ma tata, il s'en siffle un tiers en moins de 7 secondes. Quel homme.

Croisé aussi une bande d'auteurs ex-yougoslaves underground, absolument sympas. Manque de bol, j'oublie en cours de route où est leur stand, et je ne les retrouverai pas du reste du festival.

Puis fin de soirée au bar du Mercure, j'y croise Mike Huddleston, dessinateur de The Coffin, accompagné d'un type avec lequel je bosse et que nous appellerons Izu pour respecter son anonymat. Mike a commencé à apprendre l'Anglais à Izu, en commençant par l'essentiel : les gros mots. Izu ponctue à présent toute ses phrases d'un "bitch !" sonore. Et invente de nouvelles grossièretés, comme l'improbable "cock-cutter". Pour ne pas demeurer en reste, j'apprends à Mike quelques gauloiseries en Français, parce que je suis partisan des échanges culturels, qui sauveront le monde, j'en suis sûr.

Vendredi :
J'installe mes crayons Bulle New York, sur le stand de Vertige Graphic et de La Cafetière. J'y signe quelques La Dernière Cigarette, ainsi que des exemplaires de Crusades, amenés par des lecteurs. En début d'après-midi, j'essaie de passer au Champ de Mars, chez les grands éditeurs. Il y a déjà des masses compactes de gens énervés venus quêter de la dédicace, c'est l'enfer sur terre, je ne reste pas dix minutes et je me replie aussi sec à New York, où l'ambiance est quand même plus détendue, même quand il y a du monde.

Je note avec un certain amusement que je dédicace à côté d'un type que je croise souvent chez Delcourt, vu qu'il y bosse, et qui vient en cachette faire des bouquins chez Vertige Graphic. Ça a l'air très bien, son bouquin, d'ailleurs. Et ça me fait plaisir de voir ce gars-là.

Le soir, à l'occasion d'un repas avec le studio Makma, je découvre le troquet qui va probablement devenir mon nouveau QG à l'avenir. Pas trop cher, bonne bouffe, personnel sympathique. J'y croise entre autres Laurent Queyssi, ce qui nous permet de causer d'un projet commun dont je vous reparlerai à l'occasion, stay tuned.

Izu me fait découvrir la backroom Glénat, puisque je suis désormais aussi un auteur Glénat. Ambiance chaleureuse et sympathique, mais qui sent quand même bien l'after.

Samedi :
L'expérience de la veille m'ayant quand même échaudé, je ne tente même plus la descente vers le Champ de Mars et je reste Bulle New York à dédicacer et à aller voir les copains sur les petits stands. Je note que Monsieur Lainé, annoncé en dédicace chez Eyrolles, n'est jamais là quand je viens le voir, et qu'on me balance de fallacieux prétextes pour justifier ses absences. Je repense à lui plus tard dans l'après-midi, quand je teste le panini tartiflette (aucun lien avec les éditions du même nom, je veux dire les éditions Panini -j'ignore s'il existe des éditions Tartiflette-), parce que c'est Monsieur Lainé qui m'avait mentionné un jour l'existence de ce genre d'improbable crossover. Je reste peu convaincu par le panini tartiflette.

Un café en salle de presse, puis retour à mon stand et encore dédicaces. Puis repas au même restau que la veille, avec les Belges de La Grande Ourse / L'Inédit, toujours aussi sympas et cordiaux, ainsi qu'avec Monsieur Lainé, qu'on a retrouvé. Dès qu'il s'agit de manger, on le revoit, lui. Pffff. J'y apprends une belle expression belge pour "fin beurré" : "chargé à balles de guerre". Je note précieusement, parce que ça me plait beaucoup.

Ce repas est aussi l'occasion de causer avec Damien. Damien n'est pas spécialement lecteur de BD, mais c'est un des héros du festival. Il fait partie de la petite équipe chargée d'assembler et de démonter les bulles et autres chapiteaux, et d'en assurer la maintenance en cours de route. Un boulot de fou, qu'il effectue avec le sourire. Damien et ses collègues, ce sont des gens auxquels ont ne pense que quand il y a des problèmes. Et justement, ils font ce qu'il faut pour qu'il y en ait le moins possible, et pour les régler rapidement et discrètement. Merci à eux tous, c'est grâce à eux que tout est possible.

Dimanche :
Couché tard, et je sens dans ma chair ma transformation graduelle en film de George Romero. Petit déjeuner du dimanche avec Alain, non loin du Champ de Mars, une tradition bien ancrée qui remonte à des années et à un très improbable double quiproquo qui a fait de nous d'excellents amis.

Je tente un passage sur les stands des grands éditeurs. Cela me permet de voir de près un être étrange, le Fabien V. Il faut savoir qu'il y a, dans ma profession, deux types qui m'agacent, parce qu'ils ont bien relevé le niveau, et que leurs bouquins m'épatent très souvent. Face à des cadors pareils, on a l'air de quoi, nous, les scénaristes normaux ? On les appellera, par commodité, Fabien N. et Fabien V. (un être plus paranoïaque que moi verrait une sorte de complot dans cette homonymie, d'ailleurs. et la fatigue a tendance à rendre ma paranoïa fluctuante et galopante, mais c'est un autre débat). J'ai de temps en temps l'occasion de discuter avec le premier, que j'apprécie autant sur le plan personnel que je suis épaté par son boulot (et au passage, félicitations pour un prix bien mérité, vieux), mais l'autre est encore un mystère, une abstraction, un nom sur des couvertures. Je passe devant par hasard, il dédicace sur un stand. Je l'approche, l'air de rien, je suis presque à le toucher. Il discute aimablement avec un lecteur, affable, l'air sympathique. La foule est le meilleur des camouflage, il n'a aucune conscience de ma présence, ce qui me permet de l'observer à l'envie. Non seulement il est super bon, mais en plus il a l'air vraiment sympa. Ulcéré, je m'en vais, sans me manifester. Et puis bon, avec la claque je me suis mis la veille au soir, je dois avoir une haleine à tuer un troupeau de hyènes, ce n'est peut-être pas le moment de chercher à faire connaissance, en fait.

Encore un passage Bulle New York, puis un sandwich, puis train. Je bouquine un peu dans le TGV, mais je n'ai pas le temps de finir le bouquin, vu que curieusement, le voyage Angoulème-Paris dure genre un quart d'heure. Ou alors c'est que je me suis endormi.

Puis retour chez moi, bisou à ma femme et à mes enfants, puis écroulage et dodo.

Meuh.

jeudi 27 janvier 2011

Laitsegau !

Bon, paquetage, paré.
-Caleçons : paré
-Chaussettes : paré
-Pâte à dents : paré
-Crayons : paré
-Bouquin pour la route : paré
-Tickets de train : paré

Hop, je file à Angoulème, où la foule en délire de mes fans pourra me trouver dès demain matin et jusqu'à dimanche au stand La Cafetière/Vertige Graphic pour se faire dédicacer mes beaux albums.

Banzai !



Dans l'intervalle, il est probable que je ne pourrai pas modérer les commentaires du blog. Postez tant que vous voulez, mais rien ne sera mis en ligne avant dimanche soir ou lundi matin.

mercredi 26 janvier 2011

Mise en danger

Ce midi, j'ai testé le kebab surgelé à faire soi-même.

"Pourquoi t'as fait ça ?", allez-vous me demander en me regardant sur un ton commisérant et écarquillé...

Je ne sais même pas. C'était soit par vice, soit par curiosité malsaine. Enfin bon, j'avais pris le truc dans le surgélateur de la supérette du coin, par curiosité, oui, on va dire ça. Et c'était au congélo depuis lors. Depuis un certain temps. C'est une chose, que de faire le kakou dans le rayon, à se dire "tiens, si j'essayais ça ?", c'en est une autre, devant ses fourneaux, de contempler le sachet lové sur celui des frites, et de se dire "tiens, aujourd'hui, j'ai envie de manger ça".

Bon, il y avait des années, j'avais bien testé la tartiflette en boite. Là, c'était une forme de kamikazisme, je le reconnais. Le kebab surgelé, c'était différent. Il y a là un côté sport de l'extrême, un côté vice de l'adrénaline. Une compulsion un peu honteuse, un peu sale. Un kebab correct, j'en ai un à cent cinquante mètres de chez moi. En cas de pulsion de ce genre, même par temps de pluie, c'est gérable. L'excuse de la flemme ne tient pas. Le kebab surgelé, il faut le préparer. Ça prend autant de temps que d'attraper le paletot et de filer au bout de la rue, d'attendre sa commande et de revenir. Non, non, la seule excuse, là, c'est une forme de perversion que même les pervers ont du mal à comprendre.

Alors voilà, ouais. J'ai testé le truc. Je l'ai sorti de son sachet (ses sachets, en fait. c'est comme les armes chimiques et les explosifs haut de gamme, c'est un truc binaire, il faut recomposer les deux éléments), et préparé en suivant le mode d'emploi.

Et puis je l'ai mangé.

Voilà, j'ai tout dit.

Enfin non, pas tout. Il y a un petit détail qui manque à mon exposé, à ma confession honteuse, le nez baissé, la pourpre aux pommettes. Un détail presque obscène, mais qui a son importance : en vrai, c'était plutôt pas mal, le kebab surgelé.

La prochaine fois que je fais des courses, je suis foutu de repiquer au truc.

mardi 25 janvier 2011

Il y a bien longtemps, dans un univers parallèle lointain, très lointain...

L'histoire est connue : le but de la vie du petit George Lucas, c'était de faire en film soit Flash Gordon, soit le Seigneur des Anneaux. Mais le King Feature Syndicate ne l'avait pas pris au sérieux et réclamait trop de pognon pour Flash Gordon (ça leur a permis de couler De Laurentiis quelques années après). Quant aux héritiers Tolkien...

Mais justement... S'ils avaient dit oui au milieu des années 70 ?

Et si Gary Kurtz et George Lucas l'avaient fait, ce foutu Seigneur des Anneaux ? Oh, à l'époque, ils n'auraient pas eu les sous pour filmer toute la trilogie d'un coup. En plus, ils n'étaient même pas surs de faire un deuxième film, tant la Fox avait contingenté l'argent. Après avoir auditionné Kenny Baker pour faire Frodond Deetwo, puis avoir renoncé, Lucas dut mettre au point tout un tas de nouveaux effets spéciaux pour que le pourtant petit Mark Hammill, jouant Frodon, n'ait pas l'air trop grand à côté d'Aragorn (Harrison Ford) et Gimli (John Rhys-Davies) (le tandem fonctionnera tellement bien que Lucas et Spielberg reprendront Ford et Rhys-Davies pour leur remake de Cent Mille Dollars au Soleil, réalisé deux ans plus tard par Spielberg). Sir Alec Guinness se retrouve embauché pour faire Gandalf, Peter Cushing pour faire Saroumane, après une hésitation avec Christopher Lee. La jeune Carrie Fisher joua la princesse elfe Arwen, David Prowse le Balrog.

Le tournage fut chaotique, faisant la part belle à d'incroyables maquettes et des effets spéciaux jamais vus. Mais ne sachant pas si l'aventure se poursuivrait, Lucas et Kurtz modifièrent en profondeur l'histoire originale. La Communauté de l'Anneau se termine par la victoire contre le malfaisant Balrog qui menaçait la Lorien après avoir abattu Gandalf. Bilbon n'apparait pas, Gandalf, en transmettant son héritage à son neveu Frodon, le présentant comme une victime de ce même Balrog. Peu satisfait de la séquence d'effets spéciaux avec Gollum, Lucas finit par supprimer le personnage au montage. Les héritiers de Tolkien firent grise mine, mais les droits étaient signés.

Pour ajouter l'insulte à la blessure, le contrat prévoyait aussi une novelisation, version romancée du film, plus facile à lire que le pesant texte original. C'est Alan Dean Foster, rompu à l'exercice, qui se chargea de l'écrire, pendant qu'Archie Goodwin et Howard Chaykin en livraient une version en bandes dessinées, qui permit au public de découvrir l'apparence jaunâtre de Gollum, telle qu'initialement prévue par Lucas.

Le succès de ces produits dérivés (à une époque où, rappelons-le, le magnétoscope n'existait pas) fut foudroyant, éclipsant même le chiffre d'affaire pourtant colossal du film.

Alors que Lucas mettait en chantier la suite du film, retitrée L'attaque des Tours, Marvel Comics et Del Rey produisaient romans et comics inspirés du film, racontant d'autres aventures des héros dans la Terre du Milieu, avec une certaine habileté. On se souviendra des épisodes mythiques d'Archie Goodwin et Carmine Infantino situés sur une île-flottante reconvertie en tripot, où Aragorn et Arwen tentent de s'emparer du trésor de guerre du Roi Sorcier d'Angmar, ou de ceux présentant Valhanz, un mercenaire demi-orc qui poursuit Frodon d'une haine irrationnelle et inextinguible.

Une vague de films d'heroïc fantasy déferle alors, de qualité inégale, avec l'étonnant et infidèle Elric le Nécromancien, de John Milius, la Malédiction de Sarnath, par Ridley Scott (auquel James Cameron donna une suite assez curieuse) ou le très décrié Terremer de David Lynch.

Le deuxième volet de la trilogie frappa les esprit, quand il s'avéra que le malfaisant Balrog n'était autre que Bilbon, perverti par le pouvoir de Sauron et de l'Anneau. Le personnage s'étant révélé populaire, Lucas avait préféré le conserver, trouvant un expédient pour le ramener et en faire l'antagoniste principal du film. La révélation a lieu au cours d'une scène d'anthologie où le Balrog jette aux trousses de Frodon l'araignée géante Shelob, qui manque de lui arracher l'anneau. Christopher Tolkien fit un procès, qu'il perdit, et le film se hissa en tête du box office, pendant que son adaptation en comics par Al Williamson était traduite dans le monde entier.

Ce film fut la dernière collaboration entre George Lucas et Gary Kurtz, qui s'étaient fâchés à mort au moment d'écrire le troisième volet, le Retour du Roi. Lucas avait repris les commande : exit la mort héroïque d'Aragorn sous les remparts de Minas Tirith, on se retrouve à la place avec un remake de la bataille finale du premier volet, et une belle explosion au moment de la destruction de l'anneau. L'apparition de Gollum fut aussi une déception pour les fans, l'animatronique de Phil Tippett, quoi que superbement réalisé, s'écartant par trop des descriptions précédentes du personnage. La rédemption du Balrog achevant Sauron fut néanmoins un grand moment d'émotion cinématographique.

Epuisé, Lucas renonça à enchaîner d'autres films dans le même univers, se contentant de peaufiner les effets spéciaux pour une ressortie en vidéo quelques années plus tard.

Puis, à la fin des années 1990, Lucas annonce une bombe : une trilogie consacrée à Bilbon, profitant de tous les nouveaux développement de la technologie.

Et là, c'est le drame.

Entretemps, Lucas est devenu fou. Il s'est totalement approprié l'univers du Seigneur des Anneaux. Le suicide de Christopher Tolkien après sa défaite au troisième appel du procès laisse les coudées franches au démiurge de Modesto. Il invente de nouveaux personnages, la compagnie de nains lui semblant trop uniforme. Des créatures étranges et stupides en image de synthèse viennent accompagner la quête. Pis encore, le dragon est remplacé par un Sauron plus jeune, écumant les sous-sols des montagnes pour retrouver son anneau en se faisant passer pour un magicien blanc. Le Gandalf jeune joué par Ewan McGregor peine à convaincre. L'histoire d'amour avec une elfette que Lucas impose à Bilbon fait même bondir les fans.

Des séries de comics et de dessins animés tentent de combler les trous du scénario, avec parfois de belles réussites artistiques. Mais la machine s'est emballée. Cela devient incohérent, cela ne ressemble plus à rien. Seule la série de comics Rings Legacy, par Ostrander et Duursema, parvient à se hisser à un niveau épique, en explorant le monde en ruine laissé aux héritiers d'Aragorn et de Frodon et en abandonnant le côté sirupeux de ce qu'est devenu le monde de Tolkien revu par Lucas.

Après l'assassinat de Lucas par un extrémiste Wiccan qui contestait sa représentation des Ents, les droits passent à Disney.

On parle d'un remake/reboot par J.J. Abrams (Peter Jackson, un temps pressenti, est parti réaliser une adaptation à grand spectacle des Chroniques de Narnia).

Le désarroi des fans est palpable. Le genre semble devoir se diluer dans des superproductions toujours plus insipides. D'où viendra le salut ?

Recadrons, recadrons, il en restera toujours quelque chose

On dit pis que pendre de notre gouvernement pour n'avoir pas su condamner à temps le régime tunisien. Bon, c'est vrai que quand les amis déconnent, on s'en aperçoit toujours trop tard.

Notons que, pendant ce temps-là, personne ne s'interroge sur le soutien unanime de notre classe politique envers le football, qui fait plus de morts par an dans le monde que Ben Ali, le Mediator et les hamburgers de Quick réunis.

Pire encore, cette classe politique continue à encenser la bagnole comme moteur de la croissance, qui fait assez de mort pour que tous les six ans, ça puisse exterminer la ville où j'habite.

C'est pourquoi je préconise une alternative à la bagnole, au football, à Ben Ali, au Quick et au Mediator réunis : la Bande Dessinée. C'est beaucoup plus sain, ça fait moins de dégâts, et ça a le mérite d'être plus rigolo. C'est pourquoi j'en apporterai la démonstration fracassante de vendredi à dimanche sur le stand La Cafetière - Vertige Graphic, Bulle New York au festival d'Angoulème. Qu'on se le dise.

samedi 22 janvier 2011

Fly, fly, fly !

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Hop, au passage, la couverture de Fly me to the moon, à paraître au printemps chez La Cafetière, sous les crayons du toujours excellent Marc Botta (avec lequel j'avais déjà créé La Dernière Cigarette, chez le même éditeur), et sur un scénario de vous devinez qui. Et si vous ne devinez pas, vous voyez la porte, là ? C'est pour vous. Hop.



Et au passage, n'hésitez pas à aller faire un tour . C'est un autre blog qui vous tiendra au courant de l'avancement d'un autre de mes projets en cours. Par Crom !

vendredi 21 janvier 2011

Puisque ça n'arrête pas de bosser, par ici...

Autant que je continue à vous montrer sur quoi :

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C'est, vous vous en douterez, encore un extrait du prochain Crusades, toujours par mézigue, Izu et Zhang Xiaoyu.

(c'est vrai, quoi, je suis trop explosé pour disserter sur l'état du monde, pour vous gratifier de jeux de mots pourris ou même pour parler pour ne rien dire comme je sais si bien faire. alors un bon dessin vaut mieux qu'un long discours et puis ça fera la blague)

mercredi 19 janvier 2011

Ayé !!!!!



Ayé, j'ai tout envoyé, la version relue, l'icono, les légendes de l'icono, tout.

Ça devenait urgent, ils avaient commencé à maquetter, donc je ne pouvais plus finasser, là.

Pinaise, il m'en aura donné des suées, ce bouquin. Mais c'est dans le tuyau, c'est entre les mains d'un pouvoir supérieur à ma pauvre carcasse, c'est parti mon kiki, ça sort en avril si le temps se maintient et qu'on échappe aux révolutions, fins du monde, augmentations du prix du papier, grèves des postes et autres invasions de sauterelles. Ça s'appellera Mythe et Super-héros, ce sera chez les Moutons Electriques, ça intéressera sans doute quelques érudits du comics qui l'annoteront fébrilement pour y relever les conneries que j'aurais pu y laisser malgré la relecture et me montrer du doigt en riant.

Bon, plus qu'à me remettre à mes traductions et autres scénarios en retard.

Ce tas-là, à gauche du bureau, c'est celui des "urgent depuis longtemps". Epais, quand même, le salopard. Je vais commencer par ça.

mardi 18 janvier 2011

Tiens, ça faisait longtemps...

Que je ne vous avais pas gratifiés d'un extrait de Crusades, la formidable série que je coécris avec Izu, magnifiquement mise en images par Zhang Xiaoyu. Voilà qui est réparé, avec une page du tome 3 !!!

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dimanche 16 janvier 2011

De mauvaises réponses à des bonnes questions

La question qui me taraude, maintenant, c'est...

Vu que Marine Lepen est devenue le boss du Front National... Est-ce que maintenant, "Les Gars de la Marine" sera l'hymne du parti ?

C'est vrai, quoi. Faut pas perdre de vue les trucs importants.

vendredi 14 janvier 2011

Une citation

Due au petit Pierre D., du Limousin*.

"Chirac, voila un monsieur affublé d'un sourire à faire passer son hoquet au yéti.
"

Je me dis que la veille des adieux à la scène de Monsieur Jean-Marie L., de Saint Cloud, c'était de circonstance.





*à ne pas confondre avec l'encore plus petit Pierre D., d'Alsace, qui culminait à 1m63 et disait des trucs marrants aussi.

jeudi 13 janvier 2011

Message d'utilité générale

On vient de me faire passer un appel à manifester samedi, Place de la République à Paris, à 14 heures, contre les violences en Tunisie.

Je soutiens l'idée. Déjà, parce que les Tunisiens vivent sous un régime policier que même Poutine n'a pas réussi à mettre en place chez lui, et que ce régime s'avère visiblement incapable de les nourrir correctement, ce qui serait la moindre des choses, pourtant, vu que ce genre de dictatures prennent généralement l'efficacité à gérer les affaires comme prétexte à restreindre les libertés.

Ensuite, le silence gêné de notre gouvernement montre bien qu'il y a un couac quelque part. C'est vrai que la Tunisie est allée beaucoup plus loin que nous dans le contrôle des médias et de l'internet, et que nombre de nos gouvernants lorgnent sur cet exemple qui leur fait envie. Car eux aussi, ils se poutinisent à vive allure.

Et quand la Poutinisation, puis la Benalisation de notre Leader Minimo seront achevées, il visera la Kimjongilisation* (il a déjà le format). Donc autant montrer qu'on le voit venir.



*Si ce n'est sous sa présidence, au moins sous celle de ses successeurs, voir le petit site lancé par les jeunesses UMP pour dénoncer les "mensonges de la Gauche", et qui bidonne les chiffres sans la moindre espèce de vergogne. Le Style Pravda a encore de beaux jours devant lui.

mercredi 12 janvier 2011

Le point traductions

Tiens, ça fait longtemps que j'ai pas fait le bilan des traductions signées de ma pomme qui se retrouvent sur les étals de vos libraires préférés, et même parfois des libraires que vous ne préférez pas, preuve s'il en est de mon sens du pluralisme.

Simon Dark, Tome 2 : Cendres, suite du précédent, avec cet étrange justicier rapiécé qui hante Gotham, dans l'ombre lointaine du Batman.

Swamp Thing, Tome 2 :, suite de la réédition des épisodes d'Alan Moore, avec le classique entre tous : Le Sacre du Printemps.

Epic Mickey - l'origine : La BD du jeu parce que oui, je fais aussi du Mickey, et que Mickey écrit par Peter David, c'est rigolo.

Spawn, Tome 9 : Confrontation, avec la confrontation finale contre Malebolgia.

Witchblade, Tome 5 : Sacrifice, avec le retour de Ian Nottingham. Qui se fait limite sortir aussi sec, ce qui est réjouissant.

La revue Chroniques de Spawn sortira un poil en retard pour cause de numéro 200 US sorti en retard aux US.

Les Star Wars Comics Collector continuent à sortir en rafale, avec des épisodes par Infantino et c'est cool.

Voilà voilà, je crois que je n'ai rien oublié sur les sorties du mois que j'ai pu traductionner.

mardi 11 janvier 2011

Ben Sixtine vous suivra jusqu'aux services de l'état civil

Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé dans ces colonnes de notre cher Great Ratzinger Z, alias Ben Sixtine, alias Il Papa Ratzi.

Là, il vient de recommander aux parents de tous les pays de donner des noms chrétiens à leurs enfants, en évitant les noms à la mode, en privilégiant les martyrs. On espère donc qu'il n'y a pas eu de martyr du nom de Kevin, par exemple. Et puis il faut revenir aux racines chrétiennes de l'Europe et tout et tout, il parait.

Et notons que ce cher monsieur XVI a donné le bon exemple. Il a changé de prénom pour avoir un vrai nom estampillé chrétien : Benoit.

Parce que c'est vrai, de son vrai prénom, il s'appelait Joseph.

Il devait trouver ça trop Juif, sans doute.

vendredi 7 janvier 2011

Je vous demande de vous arrêter (air connu)

On nous l'a seriné sur tous les tons. Il faut s'arrêter de fumer. Fumer, c'est mal. Fumer tue. Fumer fait de vous un mauvais citoyen qui finance largement son pays mais qui démontre visiblement son manque de respect pour son corps. Méchant, le fumeur, méchant. Et maintenant que c'est bien rentré dans les têtes, les talibans du bienétrisme vont s'attaquer à la viande rouge, ça ne devrait plus tarder.

Du coup, les marchands du temple s'en donnent à cœur joie avec des substituts nicotiniques et autres aides à l'arrêt du tabac. Comme le Champix. Le Champix, quand il est sorti, c'était présenté comme le médicament magique. Et puis rapido, la promo a fait profil bas.

Et là, d'un coup, dans la foulée de l'affaire Mediator, on découvre que le Champix a provoqué des dépressions et, peut-être, des suicides. Consternation, indignation et début de panique. On joue les surpris.

Ce qui est marrant, c'est qu'à l'époque de la sortie, déjà, la documentation avait bien indiqué que le produit était un antidépresseur qui se trouvait avoir des effets secondaires intéressants dans le cadre du sevrage tabagique*. Et que les antidépresseurs ont des précautions d'emploi connues. Genre en début de traitement, la désinhibition peut occasionner des épisodes suicidaires. Rien de neuf, quoi. On aurait prescrit le produit avec mesure, en expliquant au patient ses inconvénient, et en refusant de le donner aux gens à risque (oui, cette classe de médicaments est strictement contre-indiquée avec les psychotiques, par exemple), au lieu de céder à la pression et de refiler le produit miracle par paquets à des managers déjà stressés qui utilisaient justement la clope pour gérer leur stress, on n'en serait pas là.

Non, sérieux, la doxa qui vise à tout interdire pour notre bien, laissez tomber, c'est le totalitarisme de notre époque. Le Champix qu'on donne pour le bien des gens et qui le s bousille encore un peu plus n'est qu'un nouveau symptôme du côté délétère de cette idéologie. Essayez plutôt des produits naturels, genre les champis, tiens. Au moins, ça, ce sera rigolo.



*dans le même ordre d'idée, le Propécia, médicament miracle pour les cheveux, est au départ un truc contre le cancer de la prostate. Et le Minoxidil était un antihypertenseur dont on s'est aperçu qu'en application, il stimulait aussi la repousse.

jeudi 6 janvier 2011

Même à Dakar ils n'en veulent plus

J'aurais pas allumé la radio ce matin en préparant le café, je n'aurais même pas su que le Paris Dakar sans Paris ni Dakar avait redémarré. Pourtant, c'est la saison, j'aurais dû m'en douter.

Ça a l'air bien, cette année. Plutôt que d'avoir des terroristes mauritaniens pour menacer les joueurs, ils comptent sur les embolies du mal des montagnes, si j'ai tout bien compris. C'est pas mal, ça change un peu. Dommage qu'en vrai, ce type d'embolie ne fasse pas exploser la tête comme les décompressions explosives des films de science-fiction, ça ajouterait du piment, du spectacle, un vague intérêt, quoi. Parce que bon, les bagnoles, même avec des autocollants Agip ou Gitanes dessus, ça reste des bagnoles, donc un truc assez limité en soi. Genre j'ai passé l'âge quand j'ai refilé mes Majorette à mes petits frères. C'était il y a bien, bien longtemps. La bagnole, c'est comme la Rolex, je pige pas trop l'intérêt. On me dit que ça me ferait gagner du temps, mais quand je calcule le temps que je passerais par an à bosser pour payer la bagnole, l'essence, le parking et l'assurance, sans parler des réparations, je flaire l'arnaque.

Et en termes d'infos, je crois que les pluies d'oiseaux morts aux USA m'amusent plus, pour le côté signe avant coureur de l'Apocalypse à petit budget que ça présuppose.

Bref, c'est Dakar en Amérique du Sud une fois encore. Si ça continue, j'imagine que c'est parce qu'il y a des gens que ça fait rêver. Admettons. Les gens ont les rêves qu'ils méritent.

mercredi 5 janvier 2011

à la tienne, Etienne !

Je travaille beaucoup trop. Comme souvent en ce moment. Et le fait d'avoir pris quelques jours de vacances a induit de légers retards en prime, ce qui fait que j'ai trop de boulot à la base, et des trucs à rattraper avec, plus les machins qui tombent à l'improviste. Du scénar, de la trad, un bouquin à inconographier, plus la famille, la maison et tout ce qui s'ensuit. Dans des moments comme ça, il m'arrive de lâcher le truc en cours et de mettre un peu d'ordre pour m'oxygéner la tête. Dix minutes à virer des paperasses, à ranger des bouquins, à réorganiser des tiroirs, ça permet de souffler un peu, et accessoirement de retrouver ce stylo qu'on cherchait depuis deux jours. Et puis des fois on fait des découvertes, dans des strates de bordel auxquelles ont n'avait pas accédé depuis, pfouuu, vous voyez le genre.

C'est comme ça que j'ai retrouvé une vieille compile de pop des eighties.

Normalement, c'est ici qu'on insère, d'une voix blanche : "et là, c'est le drame".

La musique des eighties a un mérite, c'est que, pour le meilleur ou le pire, elle a accompagné les émois fugaces de ma puberté chaotique, à une époque où le futur restait à inventer de toutes pièces, où la femelle de l'espèce avait encore un je ne sais quoi de mystérieux, où le monde était simple avec d'un côté les Ricains qui étaient théoriquement les gentils mais avaient un président particulièrement bas du front et les Russes qui étaient théoriquement les méchants mais dont les chefs avaient de plus jolies casquettes et un accent qui avait plus de gueule, bref, un monde que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (d'ailleurs, à l'époque, la voiture des poseurs, c'était la BM, et pas encore l'Audi) (si vous avez compris la vanne, vous êtes VIEUX vous aussi) (et au moins aussi cons et tordus que moi). C'était la bande-son de mon apprentissage de la vie (et puis un jour, j'ai commencé à acheter des cassettes des Pink Floyd, puis des CDs de groupes bizarroïdes qui faisaient des trucs à base de bruit, et puis, et puis...)

Par ailleurs, il faut bien l'avouer, la pop FM de consommation courante de cette époque était un peu trop marquée par l'orgue bontempi et la boite à rythmes. Et qu'il arrive un moment où il faut passer à autre chose.

Mais, dans cette compile, j'ai retrouvé Etienne, de Guesch Patti. Et là, réécouter ce titre avec le recul m'a fait un effet curieux. à l'époque, il me faisait de l'effet, même si je n'avais pas forcément capté toutes les paroles. J'étais jeune, boutonneux, un peu con et, si je comprenais quand même largement que c'était chaud dans le slip, je n'avais pas non plus pris le temps d'analyser par le menu tout le menu que la dame proposait au Etienne en question et qui, pris dans la musique et tout, passe comme une lettre à la Poste.

Au moment où j'écris ces lignes, ça fait deux heures que je me passe Etienne en boucle. Et en émettant des ricanements à demi déments qui ont plus leur place dans un film de Milos Forman ou de David Lynch que dans la quiétude studieuse du bureau où je gagne le pain de mes enfants à la sueur de mon clavier.

Du coup, dans ma traduction du jour, un personnage lance des trucs genre "tu la sens, hein, tu la sens bien ?" à un autre. Il lui parle d'énergie mystico-infernale, vous l'aurez compris.

Je bosse beaucoup trop, en ce moment.



mardi 4 janvier 2011

Et on remet deux thunes dans le bastringue

En cette période de Noël, on peut rappeler cette expression anglo-saxonne à propos du cadeau qui "keeps on giving". Eh bien Jacques Séguéla est un peu comme ça, lui aussi. Même quand on croit que les piles sont usées, il continue. Un vrai lapin Duracell. Tchikitchikitchikitchikitchiki ad lib. C'est assez fascinant.

On se rappelle sur sa tirade comme quoi "quand on n'a pas une Rolex à cinquante ans, c'est qu'on a raté sa vie". C'est marrant, on ne doit pas avoir la même notion du ratage ou de la réussite : moi-même, j'ai bientôt quarante ans, et je n'ai même pas de montre. Enfin si, mais elle est dans un tiroir, je ne m'en sers jamais. Et je l'avais eue en cadeau avec je ne sais plus quel abonnement (et à l'abonnement suivant, j'ai refilé la tocante correspondante à mon fiston, qui était content d'avoir une montre de grand). Pour moi, quelqu'un qui a besoin d'une montre, c'est quelqu'un qui court après le temps. C'est pas ce que j'appelle une réussite, pour ma part. Je suis très content de me créer mon propre rythme et de ne pas être à cinq minutes près. Et puis bon, la Rolex, c'est pas donné. Mettre dans une montre le prix de deux Encyclopédies Universalis complètes, je pige juste pas. Faut vraiment avoir trop de pognon. Bref.

Par la suite, il avait qualifié internet de "plus grande saloperie jamais inventée par l'homme". Bon, là encore, on n'a pas la même notion de la saloperie. Je croyais que les camps de concentration, le moteur à combustion interne, la retransmission du football ou la publicité étaient des saloperies bien pires. Mais je ne sors peut-être pas assez.

Et là, avec un à propos absolument sidérant, le voilà qui assène : "le salaire moyen d’un Chinois est 10 % du smic et ils sont heureux." Notons que c'est sur la foi d'un sondage qui ne traitait pas du tout de bonheur, mais de confiance en l'avenir. Mais admettons. De toute façon, je suppose que si le Chinois à confiance en l'avenir, c'est parce qu'il estime être en mesure à moyen terme de passer à 12 voire, soyons fous, à 15% du smic. Alors que le Français à qui on a bien montré que sa retraite, il pourrait se la foutre en suppositoire, que son logement, ce n'était pas gagné vu les tarifs pratiqués en ce moment et qu'on lui préparait un match Coppé-Fillon pour 2017, on peut comprendre que l'avenir lui semble morose. On devrait envoyer Monsieur Séguéla sans sa Rolex travailler 12 heures par jour dans une usine d'Iphones, tenez. On verrait ce qu'il en dit.

Mais bon, Jacques Séguéla est un publicitaire, il est donc normal que son rapport au réel soit ténu, voire inexistant. Ce qui est triste, c'est que la différence entre le pubard et le tubard, c'est que le tubard, on a des antibiotiques pour le guérir. Que le pubard, non.

lundi 3 janvier 2011

Tiens voilà du bouddha !

La grande nouvelle de la semaine, c'est qu'on a enfin la preuve expérimentale et empirique que les bouddhistes sont aussi cons que les autres. C'est vrai, quoi, entre les Catholiques intégristes, les Islamistes à voile ou à vapeur, les Shinto-révisionnistes, les Protestants évangéliques ricains en guerre contre le monde et autres Betar mouillés, on se disait que toutes les grandes religions avaient leurs cons, sauf le Bouddhisme. D'accord, dans le Bouddhisme, il y avait Richard Gere, mais on accordait le bénéfice du doute, c'était une pièce rapportée, un converti qui faisait ses pèlerinages en convertible ou en limousine, qui semblait gêner un poil les Bouddhistes eux-mêmes.

Et puis là, pouf. La nouvelle tombe sur le téléscripteur, et c'est ex-Ceylan. Pardon, ça vient du Sri-Lanka. Des groupes de responsables Bouddhistes militent contre le port de la mini-jupe et sont allé en délégation voir leur gouvernement pour en réclamer le bannissement de l'espace public (Ils ont leurs Hortefeux à eux, quoi, et un Hortefeux tamoul, rien que le concept, il y a de quoi se chier sous soi), mais en plus ils ont réussi à faire interdire un concert d'Akon sous prétexte que dans un de ses clips, il y avait des filles en maillot de bain qui dansaient devant la statue du Bouddha.

Même eux, ils ont leurs Boutin, Ahmadinedjad et autres W.

Et en un sens, quand on y pense, eh bien c'est rassurant.





Et sinon, pendant ce temps, là, la Hongrie prend la présidence de l'Europe tout en passant sur son territoire une loi sur la presse qui ferait rire Kim Jong-Il. C'est marrant, quand même, chez les Hongrois, cette obsession de contrôler la presse et les médias.

dimanche 2 janvier 2011

Si vous aimez les comédies musicales ET les monstres suceurs de cerveaux...

tiens, le père Wicky a signalé à la cantonade l'existence de cet ovni pelliculaire :



J'avoue que j'adhère totalement au concept. Et donc que je me devais de faire tourner. C'est de la bonne.

(je sais pas combien de temps le site d'Arte le maintiendra en ligne, alors matez-le vite)

samedi 1 janvier 2011

Welcome to the future

Ben oui, parce que 2011, jusqu'à hier, c'était encore le futur.

Mais bon, je sais ce que vous allez me dire : chaque jour, jusqu'à hier, était encore le futur. Ça n'a donc rien de tellement épatant. Mais merde, laissez-moi m'esbaudir de ce que je veux, d'abord, bande de grincheux.

Je note aussi que 2010, maintenant, c'est la passé. Alors que depuis tout minot, je voyais ça comme un chouette futur où Roy Scheider pouvait aller sur Jupiter avec un vaisseau soviétique portant le nom glorieux d'Alexei Leonov. Roy Scheider a même pas réussi à atteindre 2010, le crabe l'a bouffé en cours de route.

Pfff.

Même le futur, c'était mieux avant.

Voilà, vous êtes contents ? Vous m'avez bien pourri le moral pour la nouvelle année, avec vos remarques !




**s'en va bouder dans son coin en pleurant**