mardi 27 décembre 2011

Ergonomie monumentale

Dans mon rêve de cette nuit, nous étions allés pique-niquer sur les hauteurs vers Saint Cloud, parce qu'on n'y avait une bonne vue de Paris. Et c'était le jour où il fallait faire ça, celui du Pliage de la Tour Eiffel. En effet, dans le cadre du Grand Paris, les édiles avaient décidé de déménager la Tour Eiffel. Et comme un démontage-remontage aurait pris trop de temps, il avait été décidé de la coucher sur le flanc et de la replier, de la mettre à plat. Une brochure avait été distribuée, expliquant avec force schémas comment la structure en croisillons de l'édifice permettait pas mal de fantaisies, notamment d'imbriquer les quatre grands pieds les uns dans les autres, ce qui permettait au tout d'être posé sur un wagon plate-forme spécialement dimensionné, et emmené sur les lieux de l'érection nouvelle. La grosse difficulté de l'affaire était bien sûr le passage du tunnel de Meudon, long et étroit, donc le pliage devait économiser au maximum l'espace.

Mais moi, la question que je me posais, c'était comment ils allaient se débrouiller pour mettre la Tour sur le flanc sans qu'elle se rompe. Je les voyais assembler de grosses grues, mais leurs formes étranges ne me renseignaient guère sur la façon de les mettre en oeuvre. Je compulsais les schémas de la plaquette explicative et je regardais à la jumelle le chantier, au loin, taraudé par cette lancinante question...

...Quand je me suis réveillé. En me demandant quels symboles étaient encore à l'oeuvre là-dedans.

2 commentaires:

  1. La tour Eiffel, symbole phallique évident.
    Pliage ? Mise sur le flanc ?
    Métaphore d'une contention de la virilité ?
    Passage sous le tunnel de Medon, long et étroit ?
    Tunnel = lieu sombre...
    Transport trop encombrant pour la voie empruntée ?

    Oups !
    J'ose pas livrer mes conclusions !

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  2. Ahhh oui ! Très joli rêve, absolument limpide. Bravo ! Mais nous le présenter, c'est presque de l'exhibitionnisme. J'adore ! ;o)

    Tu veux qu'on en parle, Bob ?


    O.

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