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Affichage des articles du novembre, 2011

Insérez ici un ricanement nerveux teinté d'une petite pointe d'hystérie

Je viens de revoir le planning du mois de décembre. Le mois de décembre se termine traditionnellement aux alentours du 25, pour moi, vu qu'après, comme j'ai des enfants à la maison, il y a tout le tralala des fêtes de Noël, invitations et déplacement divers. Cette année, le 25 tombant un dimanche, on peut même dire que le mois de travail se terminera quelque part au cours de la journée du 23, vu que je me vois mal renvoyer les boulots de décembre le 26 à des éditeurs qui seront de toute façon fermés pour la plupart pendant une bonne semaine.

Or, j'ai fait le calcul ce matin, rien qu'en traductions, je vais devoir faire tenir, au cours de ces 23 jours, rien moins que 39 jours de travail. Si j'y ajoute quelques obligations professionnelles supplémentaires (présence à un Salon, journées en extra promises à un employeur, écriture de scénario, recherches en bibliothèque pour un bouquin en cours d'écriture), on arrive tout benoîtement à une petite cinquantaine de jou…

Et ça continue !

Un petit point Crusades pour la route : le tome 3 avance au pas de charge, il n'y a plus qu'une dizaine de pages à dessiner et à coloriser (sur un total de 64). Je vous donnerai la date de sortie dès que je l'aurai.


Et, par ailleurs, il y a une date de sortie en avril pour le tome 2 de Kreuzfahrer, l'adaptation teutonique de l'histoire de ces templiers et autres alchimistes lancés sur la piste d'un des plus grands mystères du monde.

Petit rappel : je serai demain toute la journée au Salon des Ouvrages sur la Bande Dessinée, c'est au village Saint Paul, 17 rue Saint Paul à Paris, dans le quatrième (et ô surprise, c'est accessible par le métro Saint Paul, sur la ligne 1). J'y signerai Mythe et Super-Héros, mais si vous avez des albums (genre Kreuzfahrer) dont vous voulez que je les cochonne avec mes gribouillis, n'hésitez pas !

Bacchantes powaaaa !

Entre les commémorations de Brassens et celles de Freddy Mercury, la moustache est à l'honneur*. Il faudrait qu'on voie dans la biographie de Nietzsche s'il n'y a pas un événement que l'on puisse fêter, là, tout de suite, pour avoir un tiercé gagnant de la moustazsche. Ou alors Cavanna, tiens, on doit pouvoir fêter les vingt ou vingt-cinq ans de la dernière fois où il m'a fait vraiment rire. Mais pas Dali. En termes de moustache, Dali, c'est un peu une autre religion, j'ai l'impression. Sa moustache entortillée avait un côté fuyant, comme un genre de Dali de fuite, en somme.

Mon grand regret moustachique c'est quand même, en vertu des lois locales, de n'avoir pu photographier les policiers marocains arborant fièrement la moustache officielle du pays, énorme et tombante, qui sied si bien au prestige de l'uniforme dans ces contrées où la démocratie se cherche encore. Il faut dire que là-bas, il est interdit de photographier les gens en un…

Translatador !

En termes de traduction, en ce moment, je jongle énormément entre Star Wars (du Clone Wars à divers formats, et surtout la fin des épisodes Marvel publiés au début des années 80) et du Batman (essentiellement du matériel récent, et de vieilles trads datant de ma folle jeunesse et que je remets en forme). J'ai bouclé Flashpoint, le crossover DC qui relance le bouzin (premier épisode chez tous les bons kiosquiers début 2012). Inutile de dire que mes journées sont très occupées. J'ai rendu aussi le prochain tome de Criminal, et c'est du très bon.

Au rayon des sorties, il y a The Boys 12, qui secouera bien ce pauvre Hughie, DC Legacies 2, qui revient sur Crisis on Infinity Earths, ses dépendances et autres conséquences, l'Âge d'Or de Mickey Mouse, qui reprend les strips de Gottfredson, le magazine Star Wars, the Clone Wars, et le magazine Star Wars Comics Collector qui reprend ces temps-ci les épisodes faisant suite à l'Empire Contre-Attaque.

Par ailleurs, je serai…

Jackass, ce sont des fillettes, en fait

Un pote malintentionné m'a envoyé ça. Ça fait deux heures que je résiste, mais finalement, je craque. Le Jackass Bollywood, il FAUT que je le partage et que je vous en fasse profiter :


Warriors of Goja dans Incroyable talent Inde - Video
Et plus formidable encore que cette bande de psychopathes, il y a la petite membre du jury dont décidément, je ne me lasse pas. Elle est extraordinaire.

Il faut que Patrick Sébastien invite ces mecs. Au moins une fois dans sa vie.

Back in the action

Comme vous l'aurez peut-être noté, je me suis fait rare en ces pages (et sur le ouaibe en général) pendant une petite semaine. De fait, je tirais les dividendes de mon odyssée télévisuelle du mois de septembre, et j'ai donc fait avec ma douce et tendre le voyage gagné à la sueur de mes réponses aux questions championnesques.

Je suis parti avec plein d'idées préconçues sur le Maroc. Qui ont été fracassées en quelques heures, ce qui est toujours enrichissant. J'ai découvert un pays avec ses défauts et ses qualités, mais aussi extrêmement vivant, humain, dynamique. Si les touristes y sont relativement encadrés, il y a quand même moyen de s'échapper , de s'immerger un peu dans le pays réel, terre de contrastes s'il en est : une fois qu'on a vu passer une charrette à âne devant un panneau publicitaire vantant un forfait mobile 3G, qu'on a vu côte à côte l'épicier avec son enseigne Vache-qui-Rit et l'herboriste du coin qui vend aussi bien des cosm…

Palsambleu !

Je viens de m'aviser que ça faisait une paye que je ne vous avais pas posté de nouvelles à propos de Crusades, la superbe série que je réalise avec Izu et Zhang Xiaoyu.

Le tome 3 est achevé à plus des trois quarts, à présent. Et en voilà un nouvel extrait rien que pour vos mirettes !


La Menace venue d'en haut !

Alors le gouvernement, là, ils sont bien gentils. Ils nous expliquent qu'ils nous protègent de la Crise, des Roms, des Jeunes à Capuche, des DSK en rut, des Grecs, de l'Inflation, des Iraniens, des Kadhafi, des Sodas, de Rachida Dati, de l'Alcool au Volant, du Chômage et de l'Abondance d'argent (qui est la source de tous les maux, comme chacun sait), mais que fait-il contre les vraies menaces qui font peur ?

A-t-il fait voter, ces dernières années, une seule loi qui protège nos enfants d'éventuelles attaques de brontosaures aéroportés ? Hein ? Je vous le dis ! Il n'y en a aucune ! Un tel laxisme est intolérable.

Quoi ? Oui, je suis de mauvais poil. Un astéroïde de la taille d'un porte-avion est passé à ras de la terre hier soir, et on n'a même pas eu la fin du monde à cette occasion. Je suis déçu. Mais déçu !

Anarchie in ze yucca

On ne contrôle pas la propagation des symboles. Le photographe Alberto Korda n'aurait probablement pas imaginé, le jour où il shoota un Che qui se demandait ce qu'il foutait sur cette estrade et s'est barré 30 secondes après, que l'image allait orner des chambres et des t-shirts de gosses de riches. L'astrophysicien Fred Hoyle, en inventant par dérision le mot Big Bang pour décrire une théorie cosmologique qui lui déplaisait, a du être estomaqué de le voir repris partout, pour conforter l'image qu'imposait la théorie en question.

Et puis il y a Alan Moore et David Lloyd. Chez eux, la créature a échappé à tout contrôle. Ils avaient repris un masque issu du folklore et de l'histoire biflandaise pour en faire l'emblème d'un anarchiste en guerre à mort contre le système et en avaient fait une bande dessinée vite devenue un classique (toujours en vente dans les bonnes librairies, pour encore sept semaines au moins, dans une très excellente traduction

Un monde au-delà de votre imagination

On se souvient, Dune, par Jodo n'avait pas pu se faire, après une préprod épique, séminale et avortée. Dune, par Lynch, avait coulé DeLaurentiis et signé la fin d'une époque dans le domaine du space opera cinématographique. Il aura fallu attendre les années 2000 pour qu'une nouvelle adaptation, télévisuelle celle-là, voit le jour, avec d'indéniables qualités, mais aussi de terribles défauts.

Mais que se serait-il passé si les débris de l'empire DeLaurentiis avaient été vendus à l'encan ? Et que les droits de Dune avaient circulé sans contrôle pendant la deuxième moitié des années 80 ?

Un producteur a une idée de génie. Lynch n'était pas encore assez visionnaire, assez fou à son goût. Il décide de remonter Dune, avec aux manettes rien moins que Terry Gilliam, encore tout auréolé du succès de Brazil. Sceptique au départ, Gilliam accepte finalement, puis s'enferme pendant trois mois et rend un hallucinant storyboard animé, sur lequel il a collé des têtes d…

Phobies croisées

Alors que la Grèce annule son référendum sous la pression de l'élite économique mondiale, ce qui en dit long sur la confiance que les banques ont en la notion de démocratie, deux affaires viennent me titiller le fondement de façon désagréable tout près de chez nous.

Entre les manifs de cathos hurlant à la christianophobie parce qu'une pièce de théâtre ne leur plaît pas et l'attentat contre Charlie pour cause de numéro spécial charia, on voit que les calotins de tout poil en reprennent, du poil de la bête.

Il faut se rappeler (christianophobie et islamophobie mises de côté le temps de la démonstration) que les religions révélées ont toujours réclamé pour elles la liberté d'expression, et toujours fait tout ce qu'il fallait pour la confisquer aux autres. Il ne faut pas parler contre la religion. C'est tellement entré dans les mœurs que même dans un pays comme les USA, censé être un peu laïc quand même, avec des amendements constitutionnels forts concernant aussi …

Ambianceurs de soirées boulot

C'est très curieux.

Souvent, quand je bosse (que ce soit de l'écriture pure ou de la traduction), je mets de la musique, de préférence dans un style correspondant à ce que je fais. S'il y a de la bourrinade barbare, un bon petit Conan de Basil Poledouris de derrière les fagots fait souvent l'affaire (mais me tire souvent une larmichette, de nos jours, parce que d'autres que moi, qui ne sont plus là, recouraient à la bande à Basil pour se mettre dans l'ambiance, et leur ombre se met alors à planer sur moi, ce disque est hanté, je ne vois que ça), si c'est du cosmico beyonderesque, Gustav Holst fait bien la blague, ça réussit même, si le texte sur lequel je bosse s'y prête, à me plonger dans des transes à la David Bowman. Pour du polar, le Rat Pack est un ami qui me veut du bien. Curieusement, par contre, quand je traduits du Star Wars, je mets souvent tout, sauf John Williams, et je serais bien incapable d'expliquer pourquoi. Starship Troopers et Rob…

La citation du jour...

Est de Roger Moore, qui parlait de Sean Connery :


«Sean est un bon acteur, c'est dommage que je ne comprenne rien à ce qu'il dit».


Et en complément, un courrier de refus adressé par le dit Sean à un certain Steve J., de Cupertino :




Je ne sais même plus où j'ai été ramasser ça. Et je ne sais même pas si c'est authentique. Mais c'est un beau document, un document fort, une fenêtre ouverte sur l'intimité d'un être d'exception.

"Bonne fête des morts, mesdames"

Quand je fais le compte de ce week-end de quatre jours où la plupart des gens n'étaient pas censés bosser, je me suis fait vingt heures en intervention extérieure, quatre heures de traduction, deux heures de relectures de trad, et quatre heures à bosser sur des scénars. Trente heures de boulot en quatre jours, c'est pas mal, pour un week-end de pont. Et c'est sans compter la modif de mon installation électrique et les courses, tant qu'à faire. Et après, les gens me demandent ce que ce c'est que ces gros traits noirs sous les yeux qu'on dirait tracés à l'Onyx Marker. Non non, je ne donne pas dans le look mascara emo. C'est juste mes vrais yeux. Et non, le rouge autour, c'est pas à la Joey Starr que je l'ai obtenu, c'est vraiment à la sueur de mon front. Comment qu'il disait, l'autre dingue, là ? Travailler plus pour gagner plus ? N'importe quoi. C'est une escroquerie pour que les gens n'atteignent plus l'âge de la retr…