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Articles

Affichage des articles du octobre, 2011

Graaaaaaaaah

Rheeeeeeuh

Ouais, j'essaie de faire des bruits de monstres parce que c'est Halloween. Et que j'ai vécu l'horreur, ce soir. Comme les gens ne bossaient pas beaucoup aujourd'hui, vu qu'il y avait pont, on m'a demandé de bosser en extérieur. Pour remplacer quelqu'un. Ça m'arrive de temps, ça me permet de me faire des ronds avec une vraie fiche de salaire ce qui parfois permet de rassurer (un peu) impôts, banques et autres organismes sociaux qui sinon, ne comprennent pas la situation d'un type qui touche des droits d'auteur sans faire la couverture des Inrocks. Et comme il se trouve que je n'ambitionne pas de faire un jour la couverture des Inrocks (la dernière fois que j'ai acheté ce canard, c'était pour un numéro spécial Kubrick sorti à l'occasion de la mort du Maître, c'est dire si c'est pas récent), il faut bien que je trouve un moyen de rassurer ces braves gens. Qui sinon me prennent pour un genre d'extraterrestr…

Vieilles marmites et jet-packs dans ta face

Avec un peu de retard, j'ai enfin pu me régaler de la réédition française de Rocketeer, chez Delcourt. Ça faisait très longtemps que j'attendais ça. Oh, j'avais la vénérable édition en Comics USA, plutôt bien fichue, mais elle ne couvrait que le début de la série, et elle faisait son âge. En plus, j'avais jamais chopé le deuxième tome.

Là, on a une intégrale, aux couleurs refaites, mais magistralement refaites, c'est respectueux de l'ambiance de l'original, et aussi de la plastique et de la rondeur du dessin de Dave Stevens, c'est juste somptueux. L'histoire, on la connait, c'est un aviateur qui court après un clone de Betty Page, et qui se fait lui-même courir après par des Nazis/agents du FBI/méchants. C'est complètement couillon, mais parfaitement jouissif, et surtout c'est joli comme tout, Dave Stevens était un grand.

Et puis il y a le point qui n'énerve. La traduction. Parce que, et je vais nommer mon collègue, je vais dénoncer …

Juste une mise au point, par souci d'urbanité

Alors au fil de questions qui reviennent, et maintenant qu'il y a des communiqués officiels, je peux donc le dire à présent : oui, je fais partie de l'équipe de traducteurs réunie par Urban Comics, le label du groupe Média Participations qui reprend l'édition des DC Comics en France à partir de 2012.

Il y a de beaux livres qui se préparent, c'est clair. L'équipe éditoriale, ce sont des gens qui aiment le comics. Qui ont envie de faire quelque chose de durable, de solide, avec de chouettes bouquins. Les premières annonces donnent un avant goût de leur démarche, je pense, permettant d'assurer la continuité, mais aussi de revenir sur l'imposant patrimoine DC. Pour un peu, j'ai l'impression de me retrouver dans ce bouillonnement qu'il y avait chez Semic au moment où on lançait les Semic Books, ou on tentait Birds of Prey et Génération DC. Que de souvenirs. Il y a un peu la même énergie. La différence, c'est que leur hiérarchie à l'air de sou…

Nénés de singe

Un des informateurs habituels de la War Zone (un traducteur que je ne nommerai pas pour respecter sa pudeur naturelle) m'a fait parvenir ce document accablant :

Il prouve sans rémission qu'avant même de se laisser ôter son slip par son éditeur (voir la War Zone du 3 Octobre dernier) Wonder Woman se laissait tripoter par des singes. Et pas juste des singes, hein, des singes Nazis ! 
L'animal aux mains baladeuses semble bien parti pour démonter notre héroïne.
Cela prouve que le mal remonte à bien plus longtemps que ce qu'on craignait. Le déslipage des héros et les singes nazis sont une menace pour notre société ! Nous devons relever la tête et lutter de toute la force de nos front marmoréens pour contrer l'odieux péril national-simiesques !

Ce n'est que justice, après tout

Un certain nombre de facteurs font que je ne suis pas critique musical. Au premier rang desquels une certaine distance goguenarde envers les poses et les postures des musicos. Et au second rang desquels le fait que plus le temps passe, plus ce qui sort m'emmerde. C'est bien le problème : ça m'agacerait, encore, ça prouverait que ça me touche à un niveau quelconque. Alors que la plupart du temps, même pas, ça distille juste de l'ennui. Si, il y en a un qui m'agace, remarquez, et c'est Christophe Mahé. Il réussit à imiter le style vocal pleurnichard des pisseuses de RnB, et on a juste envie de lui coller des baffes pour qu'il ait au moins une vraie raison de pleurer. Bref. Ce qui se fait en musique dans ce pays, je ne sais pas à qui ça parle, mais en tout cas pas à moi. Et comme je suis un garçon fondamentalement honnête, contrairement à ce que vous pourriez croire, je me vois mal parler sérieusement de musique. Depuis le temps que je n'écoute que des vie…

De retour parmi les vivants

Bon, j'ai pu aller à ma réunion mercredi en me bourrant de médicaments, mais je l'ai payé le lendemain en me prenant au double la fièvre, les étourdissements, inflammations oropharyngées et autre trucs pas cools que j'avais réussi à tenir à distance. Le jeudi, j'étais inexistant. Aujourd'hui, j'ai réussi à aligner près de cinq heures de fonctionnement normal, entrecoupées d'autant de temps de sommeil/me tordre de douleur/implorer la mort, pas forcément dans cet ordre.

Dans mes moments de veille, j'ai réussi à bosser un peu, aussi, sur un scénar dont je suis pas sûr d'avoir le droit de parler, et sur une trad qui sinon serait sérieusement en retard. Il le fallait. Les gens comme moi n'ont pas droit aux congés payés, alors on risque pas de toucher des arrêts maladie.

Je note que, pendant mon absence, le monde a gagné un Sarkozy et perdu un Kadhafi, c'est ce qu'on appelle le Karma. Et que Guéant a tempêté car il était incroyable qu'…

Corbacks franchouilles

Quand j'étais minot et que j'étais malade, j'avais toujours un petit cadeau pour égayer les journées passées claquemuré dans ma chambre. C'était généralement un bouquin, une bd, une maquette quelconque. C'était sympa. J'aimais bien.

Et là, j'ai passé l'essentiel de ma journée au fond de mon lit, avec 40 de fièvre. J'ai tenté de faire de la traduction sur un ordinateur portable, j'ai lâché l'affaire au bout d'une heure et deux pages.

Et puis le facteur est venu toquer à la porte....

Et j'ai eu une BD, comme quand j'étais petit. L'ami Munaro m'a envoyé le dernier French Crow, dans lequel il réalise un segment. C'est ultra sympa, et en plus, ça m'a fait plaisir pour une raison toute bête : le retour d'une vieille tradition oubliée.

Merci, l'ami !

Monday night fever

Bon, ça couvait depuis deux ou trois jours, mais j'ai bien l'impression que j'ai la grippe ou un truc qui y ressemble diablement. C'est encore la faute à Miss Piggy, là. Celle qui achetait des vaccins en gros sur la note du pays.

Et bien entendu, demain et après demain, j'ai des rendez-vous en extérieur que je ne peux pas reporter, c'est génial. Et, tant qu'à faire, du boulot à finir avant, en prévision desdits rendez-vous. C'est génial. Bon, comme un des boulots comportait des scènes avec des mecs qui ont la malaria, on va dire que j'étais dans le groove. Mais bon, je tape un caractère toutes les 5 à 7 secondes, c'est navrant. Ça me laisse le temps de contrôler l'orthographe du truc en même temps, vous me direz. Et de me relire. Po.... Sé... Ment....

Greuh.

Je vais retourner me faire une tisane à l'Advil, moi.

Dissonance cognitive

En fait, je crois que le concept de “panty shot de R2-D2” me met très mal à l’aise.

Oh, et en faisant du tri dans de vieux mails, je suis tombé sur cet envoi d'un collègue traducteur :

"Je viens de passer une minute à chercher quelle faute j'avais fait à
"imbranlable" pour que le correcteur word me le souligne en rouge, avant de réaliser que je voulais écrire "inébranlable".
Ah au fait, connaissiez-vous le mot "manustupration"?
C'est stupréfiant.
Purée, je ferais bien une sieste."
On fait un boulot épuisant, les gens ne se rendent pas compte.

Fossé des générations

Quand mon fils m'a demandé quel était mon pronostic pour le match France-Galles, je lui ai répondu "poupée de son".


Ça ne l'a pas fait marrer.


J'aurais peut-être dû dire "Sucettes à l'Anis", je sais pas.

All Work and No Play

Ce qui est terrible, c'est que cette semaine, le moment de détente pendant lequel je ne bossais pas, ça a été le moment où j'ai sorti le marteau piqueur pour faire des trous dans un mur. C'était reposant. Ça me vrillait juste les oreilles, alors que le reste de la semaine a été passé à balayer du regard l'espace entre les comics que je traduisais et l'écran sur lequel s'affichait la traduction que j'étais en train de taper, et retour.

J'ai les yeux explosés.

Ce qui ne m'empêche pas de lire, se soir, pour les reposer, forcément.

Au menu de ces derniers jours, le Mainstream : Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias, de Frédéric Martel, un énorme reportage aux quatre coins de la sphère médiatico-culturelle mondiale. Comment on fabrique du spectacle destiné à se vendre dans le monde entier, ou dans des régions balkanisées. Et comment couve la guerre de la culture. Un superbe éclairage, indispensable.

La ville au bord du temps, de Thomas…

Pas de sot métier

Dans mon rêve de cette nuit, j'étais planton à bord d'une navette spatiale, préposé à l'entretien, factotum, indispensable cinquième roue du carrosse, quoi.

La séquence de décollage prenait un temps fou, suite à des problèmes techniques divers et des aléas météo. Du coup, en attendant, je m'étais relevé, et je faisais le ménage, je mettais de l'ordre, je vérifiais que tout fonctionnait correctement. Comme l'heure tournait, j'avais mis la table, aussi, pour que les cosmonautes puissent manger, mais le capitaine avait fait la gueule, en disant qu'après le décollage, la table allait se retrouver dans l'autre sens et que ce serait le bordel, malgré les velcro sous les assiettes.

En plus, il n'était pas partisan de manger avant le décollage. J'avais préparé un couscous au piment et il avait peur de vomir dans son casque après. Je l'ai envoyé se faire foutre et je suis ressorti de la navette pour aller chercher des bouteilles d'oxygène sup…

Les instants de solitude

Bon sang de bois, alors que j'ai 80 pages d'une traduction de XXXX* par XXXX** à relire et corriger, mon pot à café a été mis à laver !
à laver, nom de Dieu !
Sous prétexte qu'il était "dégueulasse" !!!!!
Mais c'est un pot à café, quoi, merde ! S'il était propre, ce ne serait plus un pot à café. Le pot à café qu'on remplit au fil de la journée pour s'en servir de carburant à boulot, bien sûr qu'il est cradouille, c'est dans sa nature, c'est comme si on reprochait, je sais pas, moi, à un politicien d'être de mauvaise foi, ça n'a aucun sens !
On n'est pas aidé.
En plus ils repassaient 100.000 Dollars au Soleil à la télé, et je peux même pas regarder ça, parce que mon éditeur a remis deux thunes dans le bastringue, et que du boulot, du coup, y en a pour des heures.
20 minutes avant la fin du cycle de lavage de la machine bruyante qui a avalé mon pot à café... Pot à café qui en sortira propre comme un sous neuf, mais sera à no…

Sean aucune vergogne !

C'est un grand jour pour la cause du Slip Rouge ! Alors que DC Comics refuse toujours de rendre à Superman le plus indispensable de ses ustensiles vestimentaires, c'est un soutien de poids qui vient de se révéler :

Sean Connery, l'homme qui fut James Bond et le papa d'Indiana Jones, celui qui désinguait des malfrats spatiaux comme qui rigole et au mépris de la pesanteur dans Outland, celui qui cachetonnait dans le Robin des Bois de Kevin Costner et le Chapeau Melon avec Voldemort, celui qui... On va peut-être s'arrêter là. Sean, quoi.

Bref. Sean sort de sa retraite pour défendre une sainte cause :

"De toute façon, j'étais plus à une Connery près"

Merci, m'sieur Sean. C'est beau, de payer de votre personne comme ça.

Violation du secret de la correspondance privée

De temps en temps, ça me prend comme ça, je fais du tri dans mes mails. Faut dire que comme je suis laxiste et que je ne fais le tri que quand ça me prend, c'est à dire pas souvent, que j'ai le même compte depuis des lustres, et qu'avec les collègues du Trad Pack, on a une mailing list secrète qui permet de parler boutique, pluie et beau temps et autres sujets indispensables, la boite mail, elle a démesurément enflé.

J'ai pété les 30.000 mails dernièrement. Ça prend un temps fou à charger, du coup, cette connerie. Donc du coup, je trie. J'en ai viré au moins 70 depuis hier. En fait, j'en ai probablement viré plus, mais il en est encore arrivé plein dans l'intervalle. C'est un peu danaïdesque, cette affaire.

Et bien sûr, en mettant le nez dans tout ce bordel, je tombe sur des considérations intéressantes émises par des collègues, comme le mystérieux J.W. que je ne nommerai pas pour respecter son anonymat, vu que comme il écrivait les aventures de Mickey,…

Crénom, mais c'est un complot !

Bon, vu que mes attributions professionnelles me conduisent à me pencher de beaucoup plus près sur les titres publiés outre-Atlantique par DC Comics ces dernières années, me voici en train de rattraper une partie de mon retard en la matière (la période post Final Crisis et toute la cavalcade Blackest Night m'ont complètement échappé, et me sont à quelques exceptions près légèrement tombés des mains quand j'ai tenté le coup). En ouvrant ce volumineux dossier, je viens de découvrir que le déslipage de Superman, contre lequel je m'élevai avec véhémence encore récemment, n'était pas un cas isolé, mais avait de plus été préparé par deux autres déshabillages de super-héros notoires, rien moins que Robin qui perd son slip vert et Wonder Woman sa culotte étoilée.

Nos valeurs s'effondrent graduellement. La preuve en images :

Des documents accablants
Voilà. Maintenant nous en avons la preuve : l'affaire du slip rouge n'est pas isolée. Il y a chez DC Comics un serial k…

Complètement au taquet

Vous l'aurez probablement remarqué, je n'ai pas gratifié ce blog de nouvelles vaticinations, annonces tonitruante ou autres dissertations aberrantes sur des sujets absurdes. Il y a à cela plusieurs raisons, la moindre desquelles n'étant pas le boulot, en vertu du principe selon lequel "all work and no play makes Jack a dull boy" (contactez M. Jack Torrence pour vous expliquer la chose. il connait bien). Ce n'est pas qu'un gros boulot me soit tombé dessus du coup (quoi qu'il y ait ça aussi), mais c'est cumulatif : aux boulots déjà commencé s'additionnent d'autres trucs, les uns derrière les autres. Alors on commence à jongler, à hiérarchiser les priorités, à voir les trucs déraper, et on se retrouve à être genre aux 35 heures, mais par jour.

Forcément, ça assèche un peu la capacité à communiquer. (insérer ici l'image d'un Nikolavitch en mode wookie, retranché dans son bunker) D'autant que sur certains boulots, j'attends que …