vendredi 9 septembre 2011

Anecdote espagnole

Il y a bien longtemps, au pays tugu-de Castille, sévissait un monstre abominable qu'on appelait l'Avaleur (on ignore exactement à quoi il ressemblait. Les moins imaginatifs d'entre vous n'ont qu'à dire que ça avait l'allure générale d'un PacMan géant, les autres du truc dessiné qui court après les héros de Sacré Graal dans la caverne à la fin du film, ou du grand Cthulhu en personne, de toute façon on s'en fout complètement, ça n'influe pas sur la suite de l'histoire).

Cet Avaleur, comme son nom l'indique, dévorait les gens. Mais comme il s'était manifesté dans une région déshéritée du royaume (dans le secteur de Latou, dans la Mancha), il ne mangeait que de pauvres gens, des hères sans naissance et sans fortune. Et curieusement, il ne s'attaquait qu'aux vieillards. Les mauvaises langues disaient que c'était parce que les vieux couraient moins vite, ou que leurs familles les jetaient en pâture au monstre pour couvrir leur propre fuite, mais à la vérité, on n'en sait absolument rien et ce n'est de toute façon pas exactement le propos de cette histoire qui se veut pourtant édifiante.

La clameur de ces pauvres vieillards maltraités monta jusqu'à Tolède, où le roi, dans on infinie sagesse, décida d'envoyer son champion, un certain Rodrigo Diaz de Bivar, celui qui entrera dans l'histoire sous le nom de Cid parce qu'il ne perdait pas son temps à bailler aux corneilles.

Encore jeune à l'époque, Rodrigo fonça bille en tête, l'épée à la main, jusqu'à ce qu'il se retrouve face au monstre. Là, il marqua un temps d'arrêt, parce qu'il faut bien le dire, il était balaise, le monstre. Mais il avait néanmoins confiance dans la force de son bras (il n'avait pas encore conclu avec Chimène).

Pour se donner du courage, et à la manière du temps, il se lança dans une harangue héroïque, ignorant totalement (ou alors c'est qu'il s'en foutait) si la créature était capable de le comprendre.

Les chroniques du temps nous en donnent la teneur :

"Hola, monstre visqueux et sans contenance ! Tu as beau jeu de dévorer des vieillards sans naissance, mais j'ai pour moi la vigueur de la jeunesse, et un lignage de haute noblesse ! En garde !"

La créature immonde contempla le freluquet d'un œil torve, puis sans plus attendre, l'avala tout rond.



La morale de cette histoire, c'est : "Aux âmes bien nées, l'Avaleur n'attend pas le nombre des années."



Voilà voilà voilà....

5 commentaires:

  1. je propose de créer une page fesse book demendant la mise à la retraite d'Alex Nikolavitch.

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  2. T'es en forme.
    Reste à déterminer en forme de quoi...

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  3. Bé c'est qu'il est content de lui l'Auteur !!!

    En tous cas, moi j'aime
    Véronique D.

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