dimanche 7 août 2011

Devoirs de vacances, la suite

Tiens, dans la foulée de la notule d'hier sur le space op' et de celle de la semaine dernière sur le capitaine Alatriste, je me disais que j'allais vous demander de me faire profiter de vos lumières en roman historique, et d'en faire profiter les autres lecteurs par la même occasion.

En vacances (enfin, vacances, façon de parler quand on fait mon genre de boulot et qu'on a une famille. on n'est jamais réellement en vacances), j'aime bien me fendre d'un ou deux romans historiques, histoire de me détendre. Tous les étés, je lis un capitaine Alatriste, comme je vous le disais l'autre jour, mais j'aimerais bien qu'on me conseille d'autres choses du même genre. Et surtout du même niveau, c'est à dire fines, bien écrites, immersives, solidement documentées. Quelque chose qui me fasse voyager, mais de la bonne façon.

Tenez, en ce moment, je suis dans Le Dieu manchot, de José Saramago, évocation de Lisbonne pendant la Guerre de Succession d'Espagne, avec ses grandes et ses petites gens, ses rêveurs et ses inquisiteurs, ses méandres et ses grandeurs. L'ironie est d'un autre ordre que chez Reverte, mais tout à fait présente. Et l'écriture est très différente, assez in your face, une espèce de déferlement de sensations et d'images, très brut de décoffrage. C'est vraiment pas mal, mais je n'en suis qu'au début.

Et sinon, j'ai réussi à me procurer Six String Samuraï, un film qui serait lamentable s'il n'était pas si génial : dans un futur apocalyptique, un clone de Buddy Holly prend sous son aile un petit gamin, et se fait un trip Lone Wolf and Cub (oui, je sais, Kozure Okami, bande de pédants, mais j'ai une excuse, j'ai découvert ce manga dans l'édition First Comics, à l'époque où la plupart d'entre vous ne saviez probablement pas encore lire voire, pour certains, n'étiez encore qu'une lueur salace dans le regard de votre paternel, alors foutez-moi tranquille, un peu !) et se tape avec de méchants métalleux et de méchants néo-soviets à grands coups de sabre japonais, sur la route de la mythique Lost Vegas. Dis comme ça, a l'air totalement naouaque et en vrille, mais en fait, c'est pire. Inutile de dire que je suis fan. Grave fan.

1 commentaire: