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Articles

Affichage des articles du août, 2011

Sacré Fridouille !

Oh, ça faisait longtemps que Frédéric Lefebvre ne m'avait pas fait rire. Il faut dire que, depuis qu'il avait été placardisé dans un secrétariat d'état, il devait essayer de travailler ses dossiers, ce qui laissait moins de temps pour dire des âneries, et ça le cantonnait plus ou moins à son domaine de compétence gouvernementale.
Or, là, pouf, au retour des vacances, il fallait qu'il se lâche pour montrer qu'il avait la pèche, et bam : "Pourquoi est-ce si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? Il faut dire la réalité: parce qu'on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d'autres pays."
Rien que ça. C'est parce qu'on fait des mômes qu'il y a des chômeurs. C'est vertigineux. La dernière fois que j'ai vérifé, quand on faisait des mômes, ça donnait du boulot aux accoucheurs, sages-femmes, puéricultrices, fabricants et revendeurs de layette, maîtresses d'école, moniteurs de colonies de vaca…

Fiesta del slip

La clé du mystère aura donc été dévoilée : si Superman est déslipé dans les comics dès septembre, c'est pour préparer le terrain à la version filmique de Zack Snyder, elle aussi dépourvue de cette pourtant indispensable pièce vestimentaire.
On peut s'interroger sur ce manque patent de cohérence dans l'œuvre de Snyder : c'est lui qui avait pudiquement reculotté les Spartiates de 300, avec d'élégants moule-burnes de cuir qui en soulignaient le côté gay friendly plus que n'aurait jamais su le faire une simple nudité stouquette à l'air, de toute façon contraire à la morale hollywoodienne. Là, on lui confie Superman, et il s'empresse de lui ôter un attribut pourtant classique, celui censé dissimuler d'autres attributs, tout aussi classiques (mais que planquaient les Spartiates, faut suivre), ceux que la tradition occidentale préfère généralement cacher (on se souvient des avanies qu'un moine avait ainsi fait subir à un Christ Crucifié de Michel Ange :…

Attention, cette note de blog contient de vrais morceaux d'incitation à la haine

Le fiston vient d'allumer la télé pour regarder le sport, parce qu'il y a des trucs d'athlétisme. C'est la pièce à côté et, alors que je travaille à relire de vieilles traductions en vue d'une réédition, j'entends les commentaires de... Je ne vais pas dire journalistes, j'ai trop de respect pour la notion de journalisme. Des... Baveux sportifs.
Il y a un problème, là, c'est juste pas possible. Je veux bien comprendre que commenter un marathon, ça doit à peu près être le truc le plus chiant du monde. mais meubler avec du vide intersidéral à ce point, je pige juste pas, c'est quasiment conceptuel, à ce stade.

"Et regardez la façon de courir de machine, c'est de la pure poésie en mouvement", suivi par un plan moyen sur quinze bonnes femmes musculeuses en train de courir comme des robots, parfaitement synchronisées. S'ensuivent des considérations diverses et variées sur des prononciations, des statistiques, ce qu'est devenu tel entr…

Ph'nglui mglw'nafh

Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés (xfgfazeuio^qsfddfghjklmù` xwvnb,;:=).Suggestions :Vérifiez l’orthographe des termes de recherche.Essayez d'autres mots.Utilisez des mots clés plus généraux.Spécifiez un moins grand nombre de mots.Ouais.... Je ne devrais pas déménager des étagères à CDs sans les vider et sans couper l'ordinateur qui est à côté.

"Un piège à con, Monsieur..."

...Et je suis tombé dedans.
Faut dire que j'ai cherché la merde, hein : sur la note d'hier, j'ai mis les mots "bonnes" et "résolutions" côte à côte. Alors que tout le monde sait qu'il ne faut jamais faire ça. Je le sais tant et si bien qu'en janvier, quand on me demande si j'ai pris des bonnes résolutions de bonne année, je réponds systématiquement "non, parce que primo, on est incapable de les tenir, et secundo, on a mauvaise conscience de ne pas les avoir tenues, deux bonnes raisons pour s'abstenir, c'est doublement contre-productif, ces conneries". Et là, comme un con, je mets l'expression en tête de texte.
Forcément, à partir de là, toute tentative de me conformer à ce que je disais ne pouvait que me péter à la gueule. C'était pourtant évident, non ? Mais non, fallait que je tente le diable. Et m'en voilà fort marri.
Tout a commencé ce matin. Somnolant devant mes tartines, mon café et mes filles, je me remémora…

Bonnes résolutions scripturatoires

Il faut que je me remette sérieusement à écrire. Je veux dire à écrire de la fiction en prose, pas des essais vaguement érudits sur des mecs en slip sur leur pantalon qui vident leurs querelles en se lançant des voitures à la gueule, pas des scénarios de bandes dessinées que les éditeurs me rendent en fronçant le nez parce qu'il n'y pas assez de gros seins, de bons sentiments, de trucs qui font kiffer les djeunes ou trop de mots compliqués, et bien sûr pas des conneries jetées en pâture à des gens assez désœuvrés pour lire des blogs, mais des nouvelles ou des romans.

Des romans, j'en ai écrit deux à ce jour, deux polars qui dorment paisiblement dans un tiroir en attendant que je les révise de fond en comble. Mais je me traine depuis longtemps des idées qui permettraient d'en faire quelques uns, qui seraient adaptées à cette forme-là, et pas à la BD. Il va falloir que j'en fasse quelque chose un jour, faut que ça sorte.

Des nouvelles, j'en ai des caisses. Et je …

En cherchant bien, je suis même sûr qu'on peut y trouver les oeuvres complètes du Fulchibar

à l'occasion de démarches administratives à Paris, Je suis repassé vite fait à la librairie Regard Moderne, rue Gît le Cœur dans le 6ème, où je n’avais plus remis les pieds depuis cinq ou six ans, en fait depuis que je ne passe plus à St Michel qu’en coup de vent et dans des but précis, genre rendez-vous urgents, courses spécifiques, etc. Pour ceux qui ne connaissent pas, Regard Morderne, c’est une minuscule librairie alternativo underground dans laquelle on trouve de tout, du comics aux études sur les drogues psychédéliques, des trucs sur le SM, le NSK, l’érotisme et les tatouages, Lovecraft, le Kama-sutra et Fantômas, sur la contre culture en général, les pulps, le polar, des artbooks zarbis, des K7 de William Burroughs et des DVD du Jim Rose Circus (ou l'inverse, d'ailleurs, on s'y perd). Regard Moderne, c’est un peu comme si on ouvrait une librairie dans la tête d’Artemus Dada.
Le truc, c’est que ça a toujours été immensément bordélique, mais que le bonhomme qui tie…

M'en fous, je vous emmerde et je rentre à ma maison !

Je note avec consternation que le DVD a rendu les studios fainéants. Dans le temps, les gens de chez Disney adaptaient les génériques de ses dessins animés pour y caler les titres français. Depuis que tout ça sort en DVD, ils se contentent de transcoder le master de l'édition US et d'y ajouter une piste son VF. On a donc la liste des gens qui font les voix US, mais pas celle des voix françaises. Je m'en suis avisé en mettant Bernard et Bianca à mes mômes, hier, un long métrage dont j'ai l'impression que l'édition DVD expurge un détail graveleux qui était pourtant assez sympa et dont je garde un souvenir ému, va falloir que j'enquête. Je m'étais remis au boulot, avec le film en fond sonore dans la pièce à côté, et c'est après coup que j'ai eu l'impression qu'il manquait trois à quatre secondes de métrage dans une scène cruciale (celle de "Mais Bernard, votre queue est toute ébouriffée !").

Par contre, il y avait un docu sur les…

Tombent les renards en feu

Ça faisait des années que j'utilisais et que je défendais Firefox, ce navigateur internet qui est le très lointain héritier de l'antédiluvien Netscape. L'outil était puissant, rapide, efficace, des lieux devant l'immonde Explorer. Mais depuis les mises à jour de cet été, tout déconne. Gestion du Java complètement aléatoire, persistances d'affichage anormales, perte de la prise en compte de balises HTML pourtant classiques... Et à chaque nouvelle mise à jour, je me prends à espérer que ces problèmes seront réglés, et à chaque nouvelle mise à jour, c'est pire. Tout se passe comme si la Mozilla Corporation, éditeur du logiciel, était devenue Microsoft de la grande époque. Firefox 6.0 sur Mac, c'est un merdier total. Et la version 5, sortie deux mois plus tôt, déconnait déjà dans les grandes largeurs.

J'envisage très sérieusement de passer à un autre navigateur. Je n'aime pas ça : j'ai mes habitudes, mes paramétrages, mes kilos de signets, et il va …

Le spectacle du monde

Ça rigole plus, là. Les membres irakiens d'Al-Qaida a annoncé une campagne de 100 attentats en Irak pour venger la mort de leur Grand Timonier Barbu, de leur Lider Maximo en Burnou, de leur Suprême Mamamouchi de l'auto-sautage de gueule dans des bus bondés.

100 attentats. Un beau chiffre bien rond (alors que Onze/Neuf, faut dire ce qui est, ça sonnait pas terrible). Est-ce qu'Al Jazeera mettra un compteur dans un coin de l'écran, pour suivre l'avancement des opérations ? Pour ma part, objectivement, je trouve qu'il faudrait qu'ils combattent l'ennemi avec ses propres armes, qu'ils se fassent ça avec un grand show à l'Américaine, un genre d'Attenthon, une sorte d'évènement médiatique, un peu comme Ben Sixtine avec sa Catho Pride qui vaut bien les grandes mega churches de la Bible Belt. (c'est con qu'il soit mort, d'ailleurs, le Ben Laden, j'aurais bien vu un combat de catch seins nus et dans la choucroute entre Ben Sixtin…

Il sommeillait pas des masses, le cochon

En vacances, je ne suis l'actu que de loin en loin. Mais là, la Catho Pride en Espagne bat tellement son plein, avec des commentaires de journalistes tellement bêtifiants, et des micro trottoirs sur place tellement affligeants que je regrette même de tomber par hasard sur un journal radiophonique ou télévisé. Et là ils sont tous hystériques parce que Ben Sixtine, il doit parler.


Il a quand même une sale tête.(vision d'artiste du phénomène)

Du coup, j'ai préféré couper la radio et aller dans une ferme du coin acheter de la charcuterie artisanale (ils ont de la poitrine roulée au piment d'Espelette qui est juste matricide*, par exemple). J'ai été acceuilli par un verrat braillard nanti d'une paire de roubignoles de la taille de pamplemousses. Impressionnant gaillard. Il me foutrait des complexes, à force. Bon, pour le bien que ça lui fera, vu qu'il risque selon toute probabilité de finir en tranches, saucisses et autres côtelettes. Bien fait pour lui. A-t-on i…

Lecture estivale

Comme je me suis royalement octroyé une petite semaine de vacances, je ne fais aucune traduction en ce moment, et mon activité scénaristique se borne à de la prise de notes.

Du coup, ça me donne l'occasion de m'attaquer, enfin, à l'étude du Kalevala. Le Kalevala, c'est un texte autour duquel je tourne depuis longtemps, et que je me promettais de lire depuis une bonne dizaine d'années. Mais les éditions en VF étant onéreuses (excuse qui vaut ce qu'elle vaut, ceci dit, vu que j'ai toujours plus facilement mis du pognon dans des bouquins que dans quoi que ce soit d'autre), ça n'était pas arrivé. C'est dans la bibliothèque où j'avais déniché l'an passé une Geste de Cùchulainn que j'ai trouvé un Kalevala, dans une édition assez ancienne, mais fort agréable, fluide, me permettant de mettre de la chair autour de noms que je n'avais fait jusqu'alors que croiser au fil de lectures connexes, comme Väinämöinen le barde né vieux et sage,…

SEreparTI

Ah ! Enfin ! On en avait parlé ici même, le programme SETI avait été mis en sommeil (trop cher, pas assez utile, c'est clair que pour le prix que coûte le maintient de SETI, on peut au moins changer les pneus d'un avion présidentiel). Heureusement, une collecte de fond poussée entre autres par Jodie Foster a permis de relancer la machine. Nous allons pouvoir enfin nous remettre à l'écoute de la musique des sphères, dans l'espoir lointain qu'elle ne soit pas trop cacophonique.

Le problème n'est pas l'utilité (certes discutable), ni la probabilité de réussite (certes réduite) de cette tentative de capter un jour les voix de nos cousins d'outre-espace, c'est le rêve que cela implique, le rêve de quelque chose de grand, et ce pour le prix somme toute modique d'un footballeur de ligue 1 ou d'une bagnole de frimeur. Et par les temps qui courent, alors que les tradeurs sont à nouveau en train de chier à gros bouillons sur le monde, c'est peut-ê…

Don't make assumptions...

...Même le quinze Août !

Car il ne faut pas confondre le fulmar, qui est un oiseau marin* et grégaire, mais surtout boréal ou antarctique, suivant l'endroit où on le trouve, et le fulchibar, qui lui est bien de chez nous et n'est un drôle d'oiseau que dans des conditions favorables et extrêmement contrôlées. Le fulmar sait vomir à la figure de ceux qui l'asticotent, un comportement que le fulchibar n'adopte que quand il a trop bu. Par contre, on ignore totalement si l'un ou l'autre se reproduit en captivité.

C'était une mise au point proposée par l'institut de fulchistique appliquée.


*et d'ailleurs, c'est curieux, chez les marins, cette manie de faire des phrases.

Le Renard, c'est un peu le dindon de la farce, dans l'affaire

Pendant une pause télé, ma petite dernière et moi avons exhumé de vieux épisodes d'Aglaé et Sidonie. Alors Aglaé et Sidonie, c'est même pas les moins de 20 ans qui ne peuvent pas connaître, mais carrément les moins de 35, pour situer. Donc pour ceux d'entre vous qui n'étiez encore que de vagues projets parentaux à l'époque (ou qui avez échappé à la télé du tournant des années 70, il y en a aussi), il faut que je re-situe la chose.

Aglaé et Sidonie, à la fin des années 60, c'est une de ces séries animées à base de marionnettes qui étaient assez à la mode dans la production jeunesse (dans la foulée des Maison de Toutou, Pépin la Bulle, Manège Enchanté, Kiri le Clown, etc.), programmes généralement courts et assez simples, destinés à un tout jeune public.

Le cadre en est simple : une cour de ferme, et ses dépendances : étang, bosquet, chemin vicinal.

Les héroïnes (car la particularité de la série est d'être centrée sur des personnages féminins, avec un méchant…

Back in the action again with a vengeance

En vous connectant à ce blog, vous avez été exposé au



Le Fulchibar est un agent mémétique expérimental et théoriquement non pathogène. Néanmoins, en cas de surexposition au Fulchibar, veuillez consommer 5 fruits et légumes et prendre contact avec le centre de fulchithérapie le plus proche. Pas d'utilisation prolongée sans avis médical.

La révolution technologique dont Apple devrait s'inspirer

Marre des appareils nécessitant d'interminables mises à jour, qui doivent être rechargés ou qu'on vous pique dans les transports ? La solution existe, pourtant.

C'est pas encore cette année qu'on le travaillera, d'ailleurs, le bronzage

Je ne sais plus trop pourquoi (une remarque d'un collègue citant une réplique du film, je crois), mais je repensais dernièrement aux Bronzés, film culte du cinéma français s'il en est (oui, faute d'un Blade Runner, d'un Noblesse Oblige ou d'un Blues Brothers, le cinéma français a les films culte qu'il peut).

Les Bronzés, plus qu'un film culte (je n'aime pas trop cette expression, en fait. elle a été trop galvaudée par les marchands de K7 et de DVD, vous savez, les mêmes qui mettent chef-d'œuvre à toutes les sauces et inventent des néologismes croustillants comme quadrilogie), c'est le film d'une génération (oui, je n'aime pas non plus cette expression, mais elle convient pas mal à mon propos alors merde, quoi). Heureusement, la génération en question, ce n'était pas la mienne. L'honneur est sauf. Ces tocards qui baisouillent au Club Med, c'est la génération 68, la génération d'avant, celle des gens qui prennent leur retrai…

La citation du jour...

Est de Mickey Spillane, créateur de Mike Hammer et pape d'un genre de polar musclé dont Frank Miller et son Sin City ne sont qu'un avatar parmi d'autres. Pour la petite histoire, Spillane a été aussi un des premiers scénaristes de Captain Marvel. D'ailleurs, sous le nom de Mike Danger, Mike Hammer était censé être un personnage de comics. Mais refusé par les éditeurs, il fut reformaté en personnage de romans.

Bref. La citation du jour, donc...

"Personne ne lit un mystère pour arriver au milieu du truc. On le lit pour arriver à la fin. Et si elle est décevante, on n'achètera plus. La première page vend le bouquin. La dernière vend le suivant."



Devoirs de vacances, la suite

Tiens, dans la foulée de la notule d'hier sur le space op' et de celle de la semaine dernière sur le capitaine Alatriste, je me disais que j'allais vous demander de me faire profiter de vos lumières en roman historique, et d'en faire profiter les autres lecteurs par la même occasion.

En vacances (enfin, vacances, façon de parler quand on fait mon genre de boulot et qu'on a une famille. on n'est jamais réellement en vacances), j'aime bien me fendre d'un ou deux romans historiques, histoire de me détendre. Tous les étés, je lis un capitaine Alatriste, comme je vous le disais l'autre jour, mais j'aimerais bien qu'on me conseille d'autres choses du même genre. Et surtout du même niveau, c'est à dire fines, bien écrites, immersives, solidement documentées. Quelque chose qui me fasse voyager, mais de la bonne façon.

Tenez, en ce moment, je suis dans Le Dieu manchot, de José Saramago, évocation de Lisbonne pendant la Guerre de Succession d…

Si la cantatrice est chauve, c'est parce qu'elle avait chopé le rôle dans Star Trek, le film

On fait plus des vaisseaux comme ceux de Chris Foss
Le futur, c'était quand même mieux avant

J'ai toujours été un grand amateur de space opera, ce n'est pas pour rien que mon premier album en grand format et en couleurs, Central Zéro, relevait de ce genre précis. Depuis tout petit, au point de dévorer des juveniles d'auteur de SF comme Asimov ou Henlein, dont je ne découvris qu'un peu plus tard le reste de la production, quand je fus en âge de chiper des J'Ai Lu SF sur l'étagère de mon grand-frère, puis de mettre en coupe réglée les rayonnages de la bibliothèque municipale pour dévorer en masse Van Vogt et les autres.

Par la suite, en terme de SF, je suis un peu passé à autre chose, aux grandes fresques philosophiques d'Herbert, aux univers déglingués de Dick, aux charges politiques de Spinrad, aux cyber et steam punkeries diverses… Le space op' était relégué aux lectures de vacances, de préférence du bon gros space op' vintage, j'ai parlé ici-…

En fait, je suis de sale poil

L'absence de mes lieux de restauration habituels ne fait rien de bon à mon humeur, c'est clair. Mais comme en plus, au cours de mes travaux de réaménagement, je me suis blessé, je me retrouve avec à la cuisse un hématome énorme, du format et de la couleur d'un Elvis Presley qu'on retrouverait clapotant dans une piscine de son propre vomi un matin de gueule de bois. Bon, faut que je m'estime heureux, trois centimètres plus à gauche, et je me retrouvais nanti d'une des caractéristiques physiques du petit Adolf H., de Branau. Je l'ai échappé belle. Et vous aussi d'ailleurs, ça aurait pu me mettre d'aussi mauvais poil que lui, et ça, c'est peut-être pas une bonne idée, même pour égayer un mois d'Août par ailleurs assez morose* (là, je me suis encore pris la sécheresse dans la gueule en allant faire une course, et je ne savais pas que ça mouillait autant, un été de sécheresse).

Mais bon, alors que j'en serais presque à me lamenter de devoir re…

Août-toi de là !

Ce qui est bien, avec le mois d'Août, c'est que les gens sont en vacances. Que ce soit dans mon patelin ou dans celui où je fais un remplacement pour dépanner des amis et remplir mes caisses, les rues sont vides ou peu s'en faut. C'est incroyablement reposant. Le versant un peu plus emmerdant des rues vides, c'est que de plus en plus d'automobilistes se prennent pour Ayrton Senna et bourrinent dans la rue. Si seulement ils allaient au bout de l'imitation et se tuaient dans le virage, ce serait un moindre mal. Mais même pas. Les cons ont la vie dure.

Mais ce qui est super emmerdant, dans le mois d'Août, c'est que les gens sont en vacances. Là où je vais bosser (je fais donc un mi-temps en extérieur, en plus de mes traductions et autres scenarii) c'est le bidonville, la ville fantôme, le désert. Le bar à nouilles où j'ai habituellement mes habitudes quand je suis dans le quartier, parce que le menu n'est pas cher, les accompagnements sont b…

Intermède

Je passe vite fait pour un petit rappel, initié par le document accablant ci-dessus.

Les lapins ne sont pas nos amis, ne l'oublions jamais.

Média à tort

Tiens, ils passent leur nouvelle loi sur le médicament, là, dans la foulée de l'affaire Médiator. Trop de dysfonctionnements, blabli, des morts, blablo, responsabilité du fabricant, blabla, intediction, patati, montrage du doigt, patata. Et donc, loi. Parce que dans ce pays, on pond des lois sous le coup de l'actualité et de l'émotion, vite fait, pour bien montrer qu'on agit, au lieu de prendre le temps de mettre les choses à plat quand il le faut, dans la sérénité et le consensus, on préfère faire dans la précipitation après une bonne campagne médiatique bien anxiogène comme on sait les faire par ici.

Mais rappelons l'histoire du Mediator, qui a tout déclenché : un produit antidiabétique un peu ancien, un peu dépassé, était massivement employé comme amaigrissant. Comme à force d'abus, il y a eu des accidents graves (morts ou malades), on a fait les gros yeux et interdit le produit. Nos élites avaient promptement réagi et sauvé la situation, préparaient une loi …

Alatriste

Comme chaque été depuis quelques années, je me suis lu un tome des aventures du capitaine Alatriste, série de romans due à l'Espagnol Arturo Perez Reverte, dont j'avais jadis grandement apprécié tant le Club Dumas que le Tableau du Maître Flamand. Pourquoi un tome chaque été, alors que tout est disponible depuis des années et que je suis notoirement le genre de boulimique de lecture qui peut s'enfiler une série de pavetons comme le Trône de Fer en quelques semaines ? Peut-être à cause de la nature de cette série. Et surtout de son écriture. Je préfère déguster cela à petites fois que de m'en empifrer.

Alatriste, justement, cela se savoure comme un vieil alcool, à petites gorgées, en prenant son temps. C'est goûtu, chargé d'arômes subtils, de réminiscences à méditer, et d'une ironie redoutable qu'une consommation fébrile risquerait de dissiper. C'est l'œuvre d'un grand fan d'Alexandre Dumas (père) qui s'amuse à un jeu de faux pastiche,…