lundi 6 juin 2011

Flottement

La traque au concombre tueur se poursuit avec d'autant plus d'acharnement que le concombre espagnol a été disculpé (et que le concombre de DSK était déjà en détention au moment des faits). L'enquête se concentre à présent sur... Sur... Ah... Quand je consulte la presse je m'aperçois que suivant les sources, on parle de pousses de soja ou de haricots germés. Diantre. Alors qui ? Quoi ? Haricots ou Soja ? De deux choses l'une. Soit c'est un complot associant soja et haricot pour enfin éradiquer l'humanité, soit j'ai des collègues traducteurs qui étaient en week end de pont, laissant sur le pont (justement) les petits stagiaires et autres responsables de la rubrique sports. J'imagine que la dépêche initiale parlait de "Mungo beans", ce qu'on appelle "haricot mungo", ou plus banalement "pousse de soja". Mais "haricot" tout seul, c'est pas pour faire mon fayot, mais c'est un autre bestiau. Hé, les mecs, quand on sait pas, on demande.

L'autre truc qui m'a fait marrer, c'est l'article catastrophiste que j'ai lu à propos de Tepco, l'opérateur de la centrale de Fukushima. L'action Tepco vient de couler (seulement maintenant, d'ailleurs ? putain, les marchés, c'est plus de la courte vue, là. Il leur faudrait les lunettes de Darry Cowl, à ce stade) et du coup, le milieu de la finance s'interroge sur l'avenir de l'entreprise. C'est marrant qu'un signal quand même assez secondaire (l'état d'une action) soit devenu le seul référent, le seul langage compris par la Finance. Alors que la lecture de n'importe quel quotidien ces deux derniers mois permettait de voir que Tepco était dirigée par une bande de jean-foutres irresponsables, très loin du mythe de l'efficacité à la Japonaise. Déconnexion du réel, voilà le terme exact, que ce soit dans le management de Tepco ou dans la lecture financière de l'état du monde.

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