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Articles

Affichage des articles du février, 2011

Faut pas tout confondre

"La décision que nous avons prise n'est pas une décision morale, c'est une décision politique".

Et c'est pas pas moi qui le dis, c'est François Fillon, notre bien aimé Premier Sinistre. C'est très bien qu'il le rappelle, ça, parce qu'on a trop tendance à l'oublier : la morale et la politique, c'est deux choses très différentes et il faut pas tout mélanger. Si on mélangeait morale et politique, on n'aurait pas Longuet et Juppé au gouvernement. Ce serait dommage, quand même, de se passer de ces deux grands spécialistes de la politique qui ont bien montré leur capacité à faire la part des choses et à ne pas s'embarrasser sottement de considérations bassement éthiques.

Mais on peut médire tant qu'on veut*. Du haut de leur superbe altière, ils nous répondront "même pas MAM".


Elle aurait été au salon de l'agriculture au lieu de vouloir à tout crin des vacances au soleil, elle aurait quand même eu moins d'emmerdes, je d…

C'est dans les vieilles soupes qu'on fait les meilleures lectures

C'est marrant, en ce moment, je me fais une cure de vieux bouquins, parfois en rééditions, parfois en exhumations de derrière mes étagères, ou en récupérations dans des bacs à vils prix. J'ai pourtant pas mal de trucs récents sur ma pile des "à lire", pile aux dimensions de plus en plus conséquentes, mais il y a des moments, comme ça. C'est une question d'humeur. Besoins de lectures à papa… Voire à grand-papa.

J'ai fait une cure de Mickey Spillane, par exemple. C'est pas fin, vous me direz. C'est pas ce qu'on lui demande non plus, je vous répondrai. Là, c'était En quatrième vitesse, le premier Mike Hammer. Où l'on voit que Frank Miller a une dette importante (il ne s'en est jamais caché) envers Spillane.

Ce ouiquainde, je suis en plein dans Seul contre la Légion, de Jack Williamson. Ça, c'est du bon vieux space opera pulpesque. C'est à peu près contemporain du cycle des Fulgur, de E.E. Doc Smith, pour situer. Bon, c'est q…

Dans les bacs

Puisque je passe plus de temps à traduire les histoires des autres qu'à écrire les miennes, ces temps-ci, autant que je vous fasse le bilan de ce qui sort.

Déjà dans les bacs :

Irrécupérable, Tome 2 : Trahison, suite des frasques du Plutonien, le meilleur super-héros du monde, devenu du jour au lendemain son pire cauchemar. Recommandé.

Vous pouvez encore trouver en kiosque le nouveau numéro des Chroniques de Spawn, reprenant le numéro 200 US, et la suite des Star Wars Comics Collector, avec la fin de la période Goodwin/Infantino (après, pause de traduction pour moi, les épisodes du strip par Goodwin et Williamson sont traduits par Monsieur Lainé, toujours dans les bons coups, celui-là).

Swamp Thing, Tome 2 : Mort et amour vient d'être réimprimé, cette fois-ci avec les pages dans l'ordre. Vérifiez votre exemplaire avant d'acheter, mais a priori, c'est bon. Et dedans, de toute façon, c'est même du tout bon.

The Boys, Tome 9 : Question de survie présente le combat tita…

Citons, citons, il en restera toujours quelque chose. Ou pas.

Ah, dans le journal, ils disent que le fils Khadafi refuse qu'une poignée de terroristes contrôle une partie de la Libye. C'est vrai que pendant 40 ans, une poignée de terroristes contrôlait toute la Libye, alors devoir se réduire à juste une partie, c'est la déchéance. Il a bien raison, ce garçon.

Mais la belle citation du jour, elle est de Charlie Sheen : “There are parts of me that are Dennis Hopper.” C'est hyper beau. Ça donne à méditer, moi je dis.

Cas Daffy : l'alibi

C'est quand même un sacré canard qu'ils ont sur les bras, maintenant, nos dirigeants. Ah, on fait moins les malins, d'un coup. Quand le type faisait ses caprices et qu'on l'accueillait au nom de contrats mirifiques (qui n'ont, pour ce qu'on en sait, pas donné grand-chose à la finale), on faisait les gros yeux à la Secrétaire d'Etat qui faisait la gueule. Et là, le type, en une semaine, il fait plus de morts qu'en Egypte et en Tunisie en un mois*. Pas mal. Faut dire que lui, il a du pétrole, et que les deux autres, vu que leur pétrole à eux, c'était le tourisme, ils n'avaient pas trop envie de mettre des gueules en sang sur les prospectus.

"Il a changé", qu'on nous disait. Et celui qui le disait le plus fort, c'était notre Leader Minimo, qui nous fait tous les six mois le coup du "j'ai changé", c'est dire s'il s'y connait**. Pendant ce temps-là, notre pays frère ne dit rien***, faut dire que lui, il …

Pravda o Godzuvska

On en a reparlé aux infos il n'y a pas longtemps, les Russes et les Japonais, ils s'aiment pas. Les Kouriles et tout le tintouin, ça leur reste en travers de la gorge des deux côtés. Mais si la Russie avait pressé ses avantages en 1945 au lieu de laisser faire les Américains, la situation aurait peut-être été différente.

Par exemple, Ishiro Honda aurait pu travailler avec les studios du Grand Frère Soviétique dans le cadre d'échanges culturel entre la République Démocratique du Japon (ou Japon du Nord) et l'URSS. Le Film de Monstres Géants aurait alors été un genre reflétant la peur de l'impérialisme occidental et non la sotte et rétrograde peur de la Bombe. C'est toute une industrie qui aurait pu naître, alimentée par l'effort de propagande, une réponse appropriée aux films de Martiens américains fondés sur la Peur du Rouge, avec des films aux monstres toujours plus démesurés s'attaquant aux belles réalisations architecturales du paradis prolétarien, co…

Au pied du mur de mots

Ah, Claremont, Claremont, Claremont...

Aujourd'hui, j'étais sur la traduction d'un épisode de Star Wars dont 17 pages étaient extraites d'un inédit de John Carter, Warlord of Mars par Carmine Infantino. Chris Claremont avait réécrit le truc pour en faire un Star Wars, et Simonson avait AlPlastiné* la tête d'une princesse de Mars pour en faire une princesse Leia présentable.

Et Claremont avait replâtré le tout à la taloche de maçon et à la truelle avec de lourdes didascalies pour raccrocher les wagons autant qu'il pouvait vers l'univers de Star Wars. En son temps, Roy Thomas avait bien fait un Sept Mercenaires chez Star Wars pour cacher qu'il ne connaissait pas du tout l'univers et qu'il n'en avait rien à foutre. Là, on a à la place un recyclage malin, mais pas forcément réussi, dans lequel le plus intéressant est encore la couverture de Simonson. On a donc de gros pavés de texte expliquant ce que les images ne disent pas, parce qu'elles n&…

Recadrage

C'est beau, quand même : notre Petit Timonier est tout content que son show télévisé de l'autre jour ait fait plus d'audience que le Match France-Brésil. Lui qui a fondé sa politique sur un hypothétique et fantasmatique retour aux valeurs, ça en dit long sur ses valeurs, justement.

Il y a quelques temps de ça, moi, j'avais fait une séance de dédicace de mes bouquins. Dans un Espace Culturel qui, quelques semaines avant, avait reçu en dédicace le Commissaire Broussard.

Eh bien j'avais vendu plus de bouquins que le mec qui a tué Mesrine, oui Monsieur. C'est quand même autre chose que vos Brésiliens en short.


Tiens, ça me fait penser que je serai en dédicace au festival organisé par le Leclerc d'Osny (Val d'Oise). Ce sera le samedi 12 Mars prochain. C'est pas la première fois que je dédicace là-bas, et l'ambiance y est toujours hyper sympa.

Stanley Publick

Réveillé en pleine nuit par une idée pour un projet sur lequel je suis en train de bosser à mes moments perdus, un petit polar rigolo pour lequel j'ai peut-être même trouvé un très chouette dessinateur. Une fois tout ça couché par écrit, et avant de me recoucher moi-même, j'ai zoné un petit peu sur le net, et je suis tombé là-dessus.



C'est pas mal, je trouve, ça met bien en évidence les éléments clés de la grammaire visuelle du grand cinéaste, son vocabulaire cinématographique. C'est un joli document.

Time of my Gi Joe

Hormis quelques brèves attaques de Time of my deux sœurs jumelles, je ne suis plus trop harcelé par ces chansons qui s'imposent à mon esprit (ou au truc qui m'en tient lieu) et ne veulent plus en repartir ensuite. C'est pas la première fois que ça m'arrive, mais avec ce degré d'intensité, c'est quand même du jamais vu. Le traitement aujourd'hui, c'était une alternance d'une espèce de blues-rock macédonien très sympa, de Yello et de vieilles bandes-sons de films.

En attendant, je suis tombé là-dessus :



Je n'ai jamais été tellement fan de GI Joe (quoi que j'avais un pote qui avait toutes le figurines, quand j'étais en cinquième, et c'était cool d'aller chez lui), mais ce serial-là a la particularité d'avoir été écrit par Warren Ellis. Donc bon, ça valait le coup d'y jeter un oeil. Et il y va pas avec le dos de la cuiller, le père Warren.

Le silence est d'or

Ah, c'était tout con, mais le remède à Time of my Life, ça a été Les Demoiselles de Rochefort, qui passait à la télé pendant que je faisais ma cuisine. Et juste derrière, je me suis fait une piqûre de rappel de Puppini Sisters, histoire d'éviter que le remède ne soit pire que le mal (non, parce que les soeurs jumelles toute la journée, je sentais mal le truc).

Je peux enfin reprendre une activité mentale normale (enfin, ce qui passe pour normal dans mon cas). Malgré un salopard qui a tenté de me rickroller par mail avec le clip de la reprise de Time of my Life. Mais j'ai été plus rapide et j'ai réussi à couper le son de l'ordi avant que l'irréparable ne se produise. J'ai des amis malintentionnés, quand même.

Ah, et en zappant à la télé, je suis tombé sur une émission, un jeu télévisé à la con qui consiste en un concours de danse sur la BO de Dirty Dancing. Là encore, le bouton mute a fait des merveilles. Je l'ai échappé belle.

Du coup, j'ai zapouillé u…

Ça commence à bien faire

Troisième jour de Time of my Life scotché dans le cerveau. J'envisage sérieusement de me remettre à la vodka.

En attendant que mes neurones se purgent de cette purge, un petit bout de Crusades tome 3 (pas encore de titre), par l'indispensable Zhang Xiaoyu :


Ambiance de travail

Avec leurs conneries, Time of my Life, ils ont réussi à me le coller bien dans la tête pour la journée.

Sachant que ma journée était consacrée essentiellement (en dehors des heures de préparation des repas, occupage des enfants, ménage, etc.) à des traductions de Spawn et de Star Wars, inutile de dire que ça le fait pas du tout comme ambiance. "Now with passion in our eyes, There's no way we could disguise it secretly, So we take each other's hand, 'Cause we seem to understand the urgency", ça colle juste pas quand on a a traduire une scène où Spawn essaie d'arracher la tête à un vampire, ou une autre où Chewbacca grogne un avertissement cryptique dans un souterrain insalubre sur une planète pourrie de la Nébuleuse Rouge. Mais alors là, juste pas. J'ai tenté toutes les thérapies, de la musique goth, du John Williams à fond, et même du Basil Poledouris (sa BO de Conan est généralement un bon moyen d'écraser toutes les ambiances sonores parasites, de les…

Trop c'est trop

Ça fait plusieurs jours que j'entends à tout bout de champ, où que j'aille, une sorte de reprise techno/R n'B de Time of my Life. Le truc est abominable, ça condense à peu près tout ce que je déteste dans la musique FM actuelle, et tout ce qui est, à mon sens, responsable du collapse de l'industrie du disque. Voix pourries, son léché plaqué sur du rien, détournement blablatesque. C'est vraiment beurk, quoi.

Et le pire, c'est la réaction que ça a fait naître en moi. D'instinct, j'étais scandalisé qu'on sabote à ce point l'original.

Voilà ce qu'ils ont réussi à faire, ces cons : ils m'ont transformé en intégriste de la bande-son de Dirty Dancing. Et rien que pour ça, j'ai de quoi les haïr jusqu'à la quatorzième génération, leur souhaiter du mal dans la catégorie bien dégueulasse avec palmes et citation au tableau d'honneur, jeter l'anathème, etc.

Par ailleurs, je l'ai toujours dit, Jennifer Grey a eu grand tort de se faire…

It's not over until the fat lady sings

Bon, c'est l'intifada en Egypte. Certains parlent même d'un genre de chute du mur de Berlin à la mode arabe (sauf que dans ce cas, les Soviétiques, ce serait nous, puisque ce sont des régimes amis qui sont secoués, et la victoire de la liberté, dans le cas présent, ça risque d'être la victoire de l'islamisme, et là ça risque d'être plus du tout rock n'roll, cette histoire). Le fait est, ça a un côté presque inédit, ces manifestations monstres dans des pays qui étaient jusqu'alors ultra verrouillés. Rappelons que la gestion de l'Internet en Tunisie et en Egypte feraient mouiller leur slip, et avec des couinements d'extase assez obscènes encore, aux gens de l'Hadopi.

Bref. Il est plus que temps que la France prenne position. Alors le fait est, la dernière fois qu'elle a soutenu un régime de ce genre, il s'est écroulé dans les heures qui ont suivi. Du coup, madame Alliot-Marie fait profil bas, vu que c'était elle qui avait donné à cô…