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Affichage des articles du 2011

Bon, tel que c'est parti, 2011 ne passera pas l'hiver non plus

Alors que l'année s'achève dans les frimas et les crise de foie qui couvent, j'en profite pour vous glisser, comme ça, un petit bout de Crusades, extrait du tome 3 à sortir, tel que c'est parti, en février prochain. Comme d'habitude, c'est signé moi, Izu et Zhang Xiaoyou, et c'est aux Humanos, vous pourrez pas dire qu'on vous aura pas prévenu.


Voilà. Après, c'est l'occasion de souhaiter une bonne année 2012, dans le désordre, à tous les maniaques de la fin du monde, à tous les ministres de droite qu'on espère au chômage en mai, à Kim Jong-Trois qui a quand même un nom difficile à porter, aux chirurgiens qui implantaient des prothèses PIP pour faire dans le discount mammaire, on souhaite bien sûr une bonne à nez à DSK, bon téléchargement au type du ministère de la Culture qui s'est fait gauler sur un site torrent à ramasser du David Guetta et du Justin Bieber, et c'est là qu'on comprend aussi pourquoi tout va mal, si c'est ça …

Bonne ambiance de fête

Histoire de rester dans un style guilleret, je vous fais tourner ce magnifique document qui m'a été ramené par mes agents en Estonie ;


Voilà, je pense que ça résume assez bien 6000 ans de spéculations théologico psychopompeuses, et ça réussit même à convoquer de loin l'image de ce bon vieil Anubis, qui n'en demandait sans doute pas tant.

Ergonomie monumentale

Dans mon rêve de cette nuit, nous étions allés pique-niquer sur les hauteurs vers Saint Cloud, parce qu'on n'y avait une bonne vue de Paris. Et c'était le jour où il fallait faire ça, celui du Pliage de la Tour Eiffel. En effet, dans le cadre du Grand Paris, les édiles avaient décidé de déménager la Tour Eiffel. Et comme un démontage-remontage aurait pris trop de temps, il avait été décidé de la coucher sur le flanc et de la replier, de la mettre à plat. Une brochure avait été distribuée, expliquant avec force schémas comment la structure en croisillons de l'édifice permettait pas mal de fantaisies, notamment d'imbriquer les quatre grands pieds les uns dans les autres, ce qui permettait au tout d'être posé sur un wagon plate-forme spécialement dimensionné, et emmené sur les lieux de l'érection nouvelle. La grosse difficulté de l'affaire était bien sûr le passage du tunnel de Meudon, long et étroit, donc le pliage devait économiser au maximum l'espac…

Noël mammaire

Haro sur les pipelettes pipées à coups de prothèses Pip*. Alors de belles âmes s'insurgent que ces sacs de silicone aient été mis sur le marché, mais semblent faire l'impasse sur la conformité initiale du bazar : en fait, c'est en cours de route que le gérant a changé la formule pour foutre dedans des mastics de silicone un peu moins classe que le silicone à ropoplos normal. Beau phénomène, ce gérant, d'ailleurs : il est recherché par Interpol pour conduite en état d'ivresse. Il a au moins fallu qu'il picole comme un combo Depardieu/Borloo pour justifier ça, il devait être sacrément à la Mas au volant. Ou alors il a le même avocat que Julian "Couilles de Tonnerre" Assange. C'est possible aussi. En tout cas, encore un qui n'aura jamais le prix Nobel. ça aurait pourtant été sympa, j'aurais pu titrer "le père Nobel est une ordure".

Dans l'intervalle, c'est la panique dans les pays où l'on a massivement implanté ces proth…

Bal tragique à Pyongyang : un mort

Tiens, dans la série plus c'est gros, mieux ça passe, le gouvernement veut contraindre la SNCF à la rigueur. Et dans l'article du Figaro expliquant cela, on nous expliquait doctement que le déficit cumulé de la SNCF et de Réseaux Ferrés de France dépassait les...

Mais....

Réseaux Ferrés de France, ça n'avait pas justement été créé pour séparer la compta ferroviaire entre le réseau (dont l'entretien est un gouffre) et l'exploitation ? Or, le plan annoncé par l'état (embauche hors statut, économies diverses) pèse essentiellement sur l'exploitation. On déshabille Jacques pour habiller Paul, en faisant croire qu'ils ont de toute façon une garde-robe commune, alors qu'elles ont été statutairement séparées. La belle arnaque, mais après tout, il n'y a rien de nouveau sous le Soleil.

Sauf que ces annonces arrivent au moment où l'on libéralise le transport des voyageurs.

Et les nouveaux opérateurs, ils mettent la main à la poche pour financer RFF, do…

Nouvelles DC et d'ailleurs

Ceux d'entre vous qui ont épluché le programme d'Angoulème 2012 auront peut-être repéré que le samedi  27 janvier à 17 heures, je donnerai une conférence sur l'historique des DC Comics, des origines à nos jours, et donc sur Superman, Batman et consorts. Ça tombe bien, puisque ça coïncidera avec la reprise en France des comics DC par les éditions Urban Comics, dont le programme est fort alléchant (et m'occupe pas mal vu que je traduis pour eux).

Donc voilà, à vos agendas. Tout ça aura lieu au Conservatoire Gabriel Fauré, place Henry Dunant à Angoulème. Et on en reparlera d'ici là.

(et faut que je les boucle, quand même, le plan et le texte de cette conférence)

Clémentine à ressort

Je vous avais promis il y a quelques temps de ça de vous exposer mes vues en matière de terrorisme mémétique, l'art de créer de subtiles dissonances cognitives qui s'avèrent dérangeantes. Et, comme l'exemple est encore la meilleure école, j'ai décidé de le faire en étudiant les grands maîtres du passé.

Ceux que ce sujet intéressent peuvent donc aller , lire le petit article que j'ai posté sur Superpouvoir.com, site de référence auquel il m'arrive encore, de temps à autres, de collaborer.

C'est trop de la balle, je vous dis !



Edit : Vu que Superpouvoir a connu quelques accidents dernièrement, l'article n'y est plus dispo. Je l'ai donc reposté ici.

Il faut protéger nos enfants !!!!

Là, c'est bientôt Noël. Et donc, pouf, les pubs de jouets partout, les gens qui cherchent LE truc que veulent leurs mômes cette années, etc.

Et, en discutant avec des collègues, j'ai découvert LA série de jouets de l'année. Les mômes d'une collègue la tannent pour des Zu-Zu Trucs, ou Rhoo-Rhoo Pets, je ne sais plus le nom, mais un truc du genre. En tout cas, c'est un improbable machin à base de hamsters en peluche* à roulette et à moteur et, à force de ne pas regarder la télé, j'étais passé à côté des pubs sur le sujet. Et bien entendu, ces hamsters existent en plein de modèles (bébés, avec des coupes de cheveux eighties de la mort, en jupe écossaise dont on ne sait si c'est une écolière japonaise ou un highlander bourru, il y a le hamster cowboy et le hamster plongeur, celui en ciré breton et celui en ski, ceux avec des symboles divers sur la fourrure, comme une spirale, un cœur, un papillon ou l'étoile de l'US Army, et puis il y a les accessoires,…

Psycho translator party

Ouéééé, j'ai quasiment fini la trad du tome 2 de l'Âge d'Or de Mickey Mouse. Il me reste encore quelques sunday pages à boucler et c'est bon. C'est quand même assez délicat à traduire, ces vieux Mickey. Entre les accents farfelus des cannibales, cuisiniers chinois et autres personnages hauts en couleur, la peur de l'anachronisme de langage et les variations de style de l'auteur (qui s'amusait visiblement comme un petit fou), j'ai eu de quoi me payer de belles migraines.

L'intégrale Darkness dont j'ai lancé la trad en parallèle est bien reposante en comparaison. En plus, j'ai le droit de mettre dedans tous les gros mots qui me vaudraient de sérieux problèmes si je tentais de les glisser  dans un Mickey. (dire que je connais un mec qui glissait des insanités terribles dans Mickey et qui maintenant, n'ayant plus accès à la souris, fout des citations de Corinne Charby dans des trads de Marvel Comics. j'ai des copains qui ont le mal c…

Ceinture noire de Jodo

Il y a un côté déprimant à voir les gens, dans les transports en commun, lire des manuels de ce qu'on appelle pudiquement "développement personnel" et qui est surtout une accumulation de lieux communs sous un joli emballage qui feraient passer Marc Levy pour un grand visionnaire excentrique et le manuel googletraduit de mon lave-linge pour une perle de sagesse cosmique recelant, pour qui sait y débusquer les pépites, les secrets de l'univers. Mars & Vénus a autant de tomes que bien des séries de tire-à-la-ligne-fantasy à succès (j'ai même cru voir une affiche pour une adaptation au théâtre. bientôt la comédie musicale), des tas de trucs inspirés de la PNL circulent en vente libre, et je ne peux même plus prendre le RER sans me retrouver assis face à une pauvre femme à l'air égaré qui compulse convulsivement Comment ne pas se noyer dans un verre d'eau. Je vous jure devant Dieu que ce bouquin existe. Je l'ai vu de mes yeux pas plus tard que l'au…

Crusades is coming (in winter)

Bon, si le temps se maintient et que les dieux ne nous jouent pas un tour pendable (genre avancer la fin du monde au 21 janvier au lieu du 21 décembre, et je me méfie, les dieux sont taquins), Crusades tome 3, la Bataille de Mansourah, sortira chez tous vos bons libraires (et même les moins bons s'ils font des efforts) d'ici la fin février, soit un peu après Angoulème (c'est pas de chance mais c'est comme ça). Crusades, c'est la saga de Guillaume de Sonnac et sa joyeuse bande de fous furieux qui, pour lever le mystère de la Cinquième Croisade, se greffent sur la Septième (vous suivez ?) et mettent au jour un secret aussi vieux que la bibliothèque d'Alexandrie !


Comme ceux qui ont suivi ce qui précédait le savent probablement déjà, c'est signé Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu, et c'est chez les Humanoïdes Associés.
Et puisqu'on parle d'Angoulème, en plus d'y être en dédicace (probablement chez Vertige Graphic et La Cafetière) j'y particip…

Gorby or not gourbi

Je suis complètement au taquet, en ce moment, avec à peu près deux fois trop de boulot, des obligations dans tous les sens, la cervelle qui commence à disjoncter et des nuits de sommeil plus tout à fait assez longues pour me permettre de récupérer sereinement. Et bien entendu, j'ai des amis malintentionnés qui m'envoient des vidéos rigolotes pour voir comment je pourrai réagir. Vidéos qui prennent bien entendu du temps à regarder. comme celle-ci, vibrant hommage à un grand homme de l'Union Soviétique finissante :


C'est d'une classe imparable, ça convoque et télescope trop d'univers symboliques à la compatibilité pas fondamentalement évidente, et forcément, donc, ça me plait. Néanmoins, et parce qu'il doit y avoir une justice en ce bas monde, si vous voulez punir quelqu'un d'avoir diffusé ce genre de trucs, allez emmerder le type qui tient le rayon polar/Sf du Gibert Joseph de la station Cluny-La Sorbonne. Vous pouvez pas le louper, il y a deux ty…

Mais... Mrs. Robinson, c'était un hommage à Vendredi ?*

Le phénomène cinématographico-superslipesque du moment, c'est Super. Je peux pas en parler, je ne sais pas si c'est vraiment super ou pas, vu que j'ai pas encore vu. Mais ce principe du type qui s'arme d'une clé à molettes pour combattre le crime m'interpellait, quelque part…

Jusqu'a ce que je voie la gueule de la clé à molette :


C'est juste moi, ou le designer/accessoiriste qui a pondu cet engin n'a jamais vu une clé à molette de sa vie, et a fortiori n'en a jamais utilisée une ? Parce qu'au vu du machin, bien malin celui qui arrivera à l'ouvrir en tournant le bitoniot. Elle a de la gueule, sa titine, mais elle ne peut juste pas marcher. à moins de s'en servir exclusivement pour taper sur la tronches des méchants (d'accord, c'est le concept du film, mais quand même).

Comparez les deux binious, vous verrez.








*Oui, je sais, le titre d'aujourd'hui n'a rien à voir avec le contenu de ce post. Et vous savez quoi ? Je m…

Trop tôt, trop vite

J'ai remarqué que l'hypermarché pas loin de chez moi avait déjà sorti les galettes des rois. Ils n'ont guère qu'un mois d'avance, ceci dit. Ils avaient sorti les jouets de Noël et les chocolats juste après avoir plié les trucs d'Halloween. Ça se tient, dans le fond. Le fait que les galettes soient juste à côté du stand diffusant de la musique antillaise avec un type vendant des accras de morue et du pikliz ajoutait un peu au côté surréaliste du truc. La grande surface moderne est une version en 3D du cut-up cher à Burroughs (William, pas Edgar Rice, quoique).

Un qui est un peu en avance aussi, c'est le petit cousin du Loiret d'Anders Breivik, un certain Maxime Buizard, émargeant à l'UMP (branche UMP Jugend) (il est encore étudiant qu'il s'affiche déjà en photo avec une cravate de vieux, c'est dire si c'est un dangereux). Il pensait que la Gendarmerie aurait dû abattre les militants Greenpeace qui avaient infiltré une centrale nucléai…

Un petit coup de Crouzadaisse pour la route

Faut dire ce qui est, les crayonnés de Crusades* il tabassent bien.




*Déjà deux tomes aux Humanoïdes Associés, par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu, en vente dans toutes les bonnes librairies, réclamez votre exemplaire si vous ne l'avez pas déjà.

And more, much more than this, he did it Norway

C'est un joli tour de cochon que les experts viennent de jouer à Anders Breivik. Il ne faut pas s'y tromper : En le déclarant pénalement irresponsable, il ne le font pas échapper à la punition, ils le punissent de la pire des manières. Breivik se voyait comme un penseur politique prêt à affronter la prison pour défendre ses idées. En en faisant légalement un malade, les experts l'attaquent sur son seul point faible : l'image de soi. Pour un type de cet acabit, le procès est une tribune, et la prison une forme de martyre qui le conforte dans ses certitudes. La tentation du martyre est toujours très forte chez les exaltés, car elle induit toujours une sensation de supériorité sur les persécuteurs, c'est un réflexe mental bien ancré dans les cultures judéo-chrétiennes, (d'où la tendance systématique, et très inquiétante, de catégories sociales entières à la victimisation, y compris chez des bourreaux d'ailleurs -les récentes sorties d'intégristes catholiqu…

Le gros problème, en fait, dans le monde, je crois que ce sont les gens

Aujourd'hui, c'est un peu la Saint Napoléon. Le 2 décembre est un jour qui tient à cœur à tous les bonapartistes, qu'ils penchent plutôt pour l'ogre corse canal historique ou pour Badinguet. Mais c'est aussi, j'ai pu en juger sur pièces, le début de la frénésie de consumérisme pré-noëlesque : c'est incroyable le nombre de gens qui faisaient leurs courses de Noël aujourd'hui. Les cons. Quelle idée de faire ça tous en même temps, je vous le demande ? Les bras chargés de sacs et de trucs énormes, ils ont failli réussir à m'empêcher de faire mes propres courses de Noël à moi. Ils se pressaient tellement partout, dans les couloirs du métro, dans les travées des magasins, partout, que j'avais du mal à passer avec mes propres gros sacs. Quel manque de savoir vivre, alors ! M'énervent, les gens.

Bon, ça m'aura permis de faire une pause dans les traductions. à force de faire plein de trucs en même temps, une page de la traduction de Mickey Chasse…

Insérez ici un ricanement nerveux teinté d'une petite pointe d'hystérie

Je viens de revoir le planning du mois de décembre. Le mois de décembre se termine traditionnellement aux alentours du 25, pour moi, vu qu'après, comme j'ai des enfants à la maison, il y a tout le tralala des fêtes de Noël, invitations et déplacement divers. Cette année, le 25 tombant un dimanche, on peut même dire que le mois de travail se terminera quelque part au cours de la journée du 23, vu que je me vois mal renvoyer les boulots de décembre le 26 à des éditeurs qui seront de toute façon fermés pour la plupart pendant une bonne semaine.

Or, j'ai fait le calcul ce matin, rien qu'en traductions, je vais devoir faire tenir, au cours de ces 23 jours, rien moins que 39 jours de travail. Si j'y ajoute quelques obligations professionnelles supplémentaires (présence à un Salon, journées en extra promises à un employeur, écriture de scénario, recherches en bibliothèque pour un bouquin en cours d'écriture), on arrive tout benoîtement à une petite cinquantaine de jou…

Et ça continue !

Un petit point Crusades pour la route : le tome 3 avance au pas de charge, il n'y a plus qu'une dizaine de pages à dessiner et à coloriser (sur un total de 64). Je vous donnerai la date de sortie dès que je l'aurai.


Et, par ailleurs, il y a une date de sortie en avril pour le tome 2 de Kreuzfahrer, l'adaptation teutonique de l'histoire de ces templiers et autres alchimistes lancés sur la piste d'un des plus grands mystères du monde.

Petit rappel : je serai demain toute la journée au Salon des Ouvrages sur la Bande Dessinée, c'est au village Saint Paul, 17 rue Saint Paul à Paris, dans le quatrième (et ô surprise, c'est accessible par le métro Saint Paul, sur la ligne 1). J'y signerai Mythe et Super-Héros, mais si vous avez des albums (genre Kreuzfahrer) dont vous voulez que je les cochonne avec mes gribouillis, n'hésitez pas !

Bacchantes powaaaa !

Entre les commémorations de Brassens et celles de Freddy Mercury, la moustache est à l'honneur*. Il faudrait qu'on voie dans la biographie de Nietzsche s'il n'y a pas un événement que l'on puisse fêter, là, tout de suite, pour avoir un tiercé gagnant de la moustazsche. Ou alors Cavanna, tiens, on doit pouvoir fêter les vingt ou vingt-cinq ans de la dernière fois où il m'a fait vraiment rire. Mais pas Dali. En termes de moustache, Dali, c'est un peu une autre religion, j'ai l'impression. Sa moustache entortillée avait un côté fuyant, comme un genre de Dali de fuite, en somme.

Mon grand regret moustachique c'est quand même, en vertu des lois locales, de n'avoir pu photographier les policiers marocains arborant fièrement la moustache officielle du pays, énorme et tombante, qui sied si bien au prestige de l'uniforme dans ces contrées où la démocratie se cherche encore. Il faut dire que là-bas, il est interdit de photographier les gens en un…

Translatador !

En termes de traduction, en ce moment, je jongle énormément entre Star Wars (du Clone Wars à divers formats, et surtout la fin des épisodes Marvel publiés au début des années 80) et du Batman (essentiellement du matériel récent, et de vieilles trads datant de ma folle jeunesse et que je remets en forme). J'ai bouclé Flashpoint, le crossover DC qui relance le bouzin (premier épisode chez tous les bons kiosquiers début 2012). Inutile de dire que mes journées sont très occupées. J'ai rendu aussi le prochain tome de Criminal, et c'est du très bon.

Au rayon des sorties, il y a The Boys 12, qui secouera bien ce pauvre Hughie, DC Legacies 2, qui revient sur Crisis on Infinity Earths, ses dépendances et autres conséquences, l'Âge d'Or de Mickey Mouse, qui reprend les strips de Gottfredson, le magazine Star Wars, the Clone Wars, et le magazine Star Wars Comics Collector qui reprend ces temps-ci les épisodes faisant suite à l'Empire Contre-Attaque.

Par ailleurs, je serai…

Jackass, ce sont des fillettes, en fait

Un pote malintentionné m'a envoyé ça. Ça fait deux heures que je résiste, mais finalement, je craque. Le Jackass Bollywood, il FAUT que je le partage et que je vous en fasse profiter :


Warriors of Goja dans Incroyable talent Inde - Video
Et plus formidable encore que cette bande de psychopathes, il y a la petite membre du jury dont décidément, je ne me lasse pas. Elle est extraordinaire.

Il faut que Patrick Sébastien invite ces mecs. Au moins une fois dans sa vie.

Back in the action

Comme vous l'aurez peut-être noté, je me suis fait rare en ces pages (et sur le ouaibe en général) pendant une petite semaine. De fait, je tirais les dividendes de mon odyssée télévisuelle du mois de septembre, et j'ai donc fait avec ma douce et tendre le voyage gagné à la sueur de mes réponses aux questions championnesques.

Je suis parti avec plein d'idées préconçues sur le Maroc. Qui ont été fracassées en quelques heures, ce qui est toujours enrichissant. J'ai découvert un pays avec ses défauts et ses qualités, mais aussi extrêmement vivant, humain, dynamique. Si les touristes y sont relativement encadrés, il y a quand même moyen de s'échapper , de s'immerger un peu dans le pays réel, terre de contrastes s'il en est : une fois qu'on a vu passer une charrette à âne devant un panneau publicitaire vantant un forfait mobile 3G, qu'on a vu côte à côte l'épicier avec son enseigne Vache-qui-Rit et l'herboriste du coin qui vend aussi bien des cosm…

Palsambleu !

Je viens de m'aviser que ça faisait une paye que je ne vous avais pas posté de nouvelles à propos de Crusades, la superbe série que je réalise avec Izu et Zhang Xiaoyu.

Le tome 3 est achevé à plus des trois quarts, à présent. Et en voilà un nouvel extrait rien que pour vos mirettes !


La Menace venue d'en haut !

Alors le gouvernement, là, ils sont bien gentils. Ils nous expliquent qu'ils nous protègent de la Crise, des Roms, des Jeunes à Capuche, des DSK en rut, des Grecs, de l'Inflation, des Iraniens, des Kadhafi, des Sodas, de Rachida Dati, de l'Alcool au Volant, du Chômage et de l'Abondance d'argent (qui est la source de tous les maux, comme chacun sait), mais que fait-il contre les vraies menaces qui font peur ?

A-t-il fait voter, ces dernières années, une seule loi qui protège nos enfants d'éventuelles attaques de brontosaures aéroportés ? Hein ? Je vous le dis ! Il n'y en a aucune ! Un tel laxisme est intolérable.

Quoi ? Oui, je suis de mauvais poil. Un astéroïde de la taille d'un porte-avion est passé à ras de la terre hier soir, et on n'a même pas eu la fin du monde à cette occasion. Je suis déçu. Mais déçu !

Anarchie in ze yucca

On ne contrôle pas la propagation des symboles. Le photographe Alberto Korda n'aurait probablement pas imaginé, le jour où il shoota un Che qui se demandait ce qu'il foutait sur cette estrade et s'est barré 30 secondes après, que l'image allait orner des chambres et des t-shirts de gosses de riches. L'astrophysicien Fred Hoyle, en inventant par dérision le mot Big Bang pour décrire une théorie cosmologique qui lui déplaisait, a du être estomaqué de le voir repris partout, pour conforter l'image qu'imposait la théorie en question.

Et puis il y a Alan Moore et David Lloyd. Chez eux, la créature a échappé à tout contrôle. Ils avaient repris un masque issu du folklore et de l'histoire biflandaise pour en faire l'emblème d'un anarchiste en guerre à mort contre le système et en avaient fait une bande dessinée vite devenue un classique (toujours en vente dans les bonnes librairies, pour encore sept semaines au moins, dans une très excellente traduction

Un monde au-delà de votre imagination

On se souvient, Dune, par Jodo n'avait pas pu se faire, après une préprod épique, séminale et avortée. Dune, par Lynch, avait coulé DeLaurentiis et signé la fin d'une époque dans le domaine du space opera cinématographique. Il aura fallu attendre les années 2000 pour qu'une nouvelle adaptation, télévisuelle celle-là, voit le jour, avec d'indéniables qualités, mais aussi de terribles défauts.

Mais que se serait-il passé si les débris de l'empire DeLaurentiis avaient été vendus à l'encan ? Et que les droits de Dune avaient circulé sans contrôle pendant la deuxième moitié des années 80 ?

Un producteur a une idée de génie. Lynch n'était pas encore assez visionnaire, assez fou à son goût. Il décide de remonter Dune, avec aux manettes rien moins que Terry Gilliam, encore tout auréolé du succès de Brazil. Sceptique au départ, Gilliam accepte finalement, puis s'enferme pendant trois mois et rend un hallucinant storyboard animé, sur lequel il a collé des têtes d…

Phobies croisées

Alors que la Grèce annule son référendum sous la pression de l'élite économique mondiale, ce qui en dit long sur la confiance que les banques ont en la notion de démocratie, deux affaires viennent me titiller le fondement de façon désagréable tout près de chez nous.

Entre les manifs de cathos hurlant à la christianophobie parce qu'une pièce de théâtre ne leur plaît pas et l'attentat contre Charlie pour cause de numéro spécial charia, on voit que les calotins de tout poil en reprennent, du poil de la bête.

Il faut se rappeler (christianophobie et islamophobie mises de côté le temps de la démonstration) que les religions révélées ont toujours réclamé pour elles la liberté d'expression, et toujours fait tout ce qu'il fallait pour la confisquer aux autres. Il ne faut pas parler contre la religion. C'est tellement entré dans les mœurs que même dans un pays comme les USA, censé être un peu laïc quand même, avec des amendements constitutionnels forts concernant aussi …

Ambianceurs de soirées boulot

C'est très curieux.

Souvent, quand je bosse (que ce soit de l'écriture pure ou de la traduction), je mets de la musique, de préférence dans un style correspondant à ce que je fais. S'il y a de la bourrinade barbare, un bon petit Conan de Basil Poledouris de derrière les fagots fait souvent l'affaire (mais me tire souvent une larmichette, de nos jours, parce que d'autres que moi, qui ne sont plus là, recouraient à la bande à Basil pour se mettre dans l'ambiance, et leur ombre se met alors à planer sur moi, ce disque est hanté, je ne vois que ça), si c'est du cosmico beyonderesque, Gustav Holst fait bien la blague, ça réussit même, si le texte sur lequel je bosse s'y prête, à me plonger dans des transes à la David Bowman. Pour du polar, le Rat Pack est un ami qui me veut du bien. Curieusement, par contre, quand je traduits du Star Wars, je mets souvent tout, sauf John Williams, et je serais bien incapable d'expliquer pourquoi. Starship Troopers et Rob…

La citation du jour...

Est de Roger Moore, qui parlait de Sean Connery :


«Sean est un bon acteur, c'est dommage que je ne comprenne rien à ce qu'il dit».


Et en complément, un courrier de refus adressé par le dit Sean à un certain Steve J., de Cupertino :




Je ne sais même plus où j'ai été ramasser ça. Et je ne sais même pas si c'est authentique. Mais c'est un beau document, un document fort, une fenêtre ouverte sur l'intimité d'un être d'exception.

"Bonne fête des morts, mesdames"

Quand je fais le compte de ce week-end de quatre jours où la plupart des gens n'étaient pas censés bosser, je me suis fait vingt heures en intervention extérieure, quatre heures de traduction, deux heures de relectures de trad, et quatre heures à bosser sur des scénars. Trente heures de boulot en quatre jours, c'est pas mal, pour un week-end de pont. Et c'est sans compter la modif de mon installation électrique et les courses, tant qu'à faire. Et après, les gens me demandent ce que ce c'est que ces gros traits noirs sous les yeux qu'on dirait tracés à l'Onyx Marker. Non non, je ne donne pas dans le look mascara emo. C'est juste mes vrais yeux. Et non, le rouge autour, c'est pas à la Joey Starr que je l'ai obtenu, c'est vraiment à la sueur de mon front. Comment qu'il disait, l'autre dingue, là ? Travailler plus pour gagner plus ? N'importe quoi. C'est une escroquerie pour que les gens n'atteignent plus l'âge de la retr…

Graaaaaaaaah

Rheeeeeeuh

Ouais, j'essaie de faire des bruits de monstres parce que c'est Halloween. Et que j'ai vécu l'horreur, ce soir. Comme les gens ne bossaient pas beaucoup aujourd'hui, vu qu'il y avait pont, on m'a demandé de bosser en extérieur. Pour remplacer quelqu'un. Ça m'arrive de temps, ça me permet de me faire des ronds avec une vraie fiche de salaire ce qui parfois permet de rassurer (un peu) impôts, banques et autres organismes sociaux qui sinon, ne comprennent pas la situation d'un type qui touche des droits d'auteur sans faire la couverture des Inrocks. Et comme il se trouve que je n'ambitionne pas de faire un jour la couverture des Inrocks (la dernière fois que j'ai acheté ce canard, c'était pour un numéro spécial Kubrick sorti à l'occasion de la mort du Maître, c'est dire si c'est pas récent), il faut bien que je trouve un moyen de rassurer ces braves gens. Qui sinon me prennent pour un genre d'extraterrestr…

Vieilles marmites et jet-packs dans ta face

Avec un peu de retard, j'ai enfin pu me régaler de la réédition française de Rocketeer, chez Delcourt. Ça faisait très longtemps que j'attendais ça. Oh, j'avais la vénérable édition en Comics USA, plutôt bien fichue, mais elle ne couvrait que le début de la série, et elle faisait son âge. En plus, j'avais jamais chopé le deuxième tome.

Là, on a une intégrale, aux couleurs refaites, mais magistralement refaites, c'est respectueux de l'ambiance de l'original, et aussi de la plastique et de la rondeur du dessin de Dave Stevens, c'est juste somptueux. L'histoire, on la connait, c'est un aviateur qui court après un clone de Betty Page, et qui se fait lui-même courir après par des Nazis/agents du FBI/méchants. C'est complètement couillon, mais parfaitement jouissif, et surtout c'est joli comme tout, Dave Stevens était un grand.

Et puis il y a le point qui n'énerve. La traduction. Parce que, et je vais nommer mon collègue, je vais dénoncer …

Juste une mise au point, par souci d'urbanité

Alors au fil de questions qui reviennent, et maintenant qu'il y a des communiqués officiels, je peux donc le dire à présent : oui, je fais partie de l'équipe de traducteurs réunie par Urban Comics, le label du groupe Média Participations qui reprend l'édition des DC Comics en France à partir de 2012.

Il y a de beaux livres qui se préparent, c'est clair. L'équipe éditoriale, ce sont des gens qui aiment le comics. Qui ont envie de faire quelque chose de durable, de solide, avec de chouettes bouquins. Les premières annonces donnent un avant goût de leur démarche, je pense, permettant d'assurer la continuité, mais aussi de revenir sur l'imposant patrimoine DC. Pour un peu, j'ai l'impression de me retrouver dans ce bouillonnement qu'il y avait chez Semic au moment où on lançait les Semic Books, ou on tentait Birds of Prey et Génération DC. Que de souvenirs. Il y a un peu la même énergie. La différence, c'est que leur hiérarchie à l'air de sou…

Nénés de singe

Un des informateurs habituels de la War Zone (un traducteur que je ne nommerai pas pour respecter sa pudeur naturelle) m'a fait parvenir ce document accablant :

Il prouve sans rémission qu'avant même de se laisser ôter son slip par son éditeur (voir la War Zone du 3 Octobre dernier) Wonder Woman se laissait tripoter par des singes. Et pas juste des singes, hein, des singes Nazis ! 
L'animal aux mains baladeuses semble bien parti pour démonter notre héroïne.
Cela prouve que le mal remonte à bien plus longtemps que ce qu'on craignait. Le déslipage des héros et les singes nazis sont une menace pour notre société ! Nous devons relever la tête et lutter de toute la force de nos front marmoréens pour contrer l'odieux péril national-simiesques !

Ce n'est que justice, après tout

Un certain nombre de facteurs font que je ne suis pas critique musical. Au premier rang desquels une certaine distance goguenarde envers les poses et les postures des musicos. Et au second rang desquels le fait que plus le temps passe, plus ce qui sort m'emmerde. C'est bien le problème : ça m'agacerait, encore, ça prouverait que ça me touche à un niveau quelconque. Alors que la plupart du temps, même pas, ça distille juste de l'ennui. Si, il y en a un qui m'agace, remarquez, et c'est Christophe Mahé. Il réussit à imiter le style vocal pleurnichard des pisseuses de RnB, et on a juste envie de lui coller des baffes pour qu'il ait au moins une vraie raison de pleurer. Bref. Ce qui se fait en musique dans ce pays, je ne sais pas à qui ça parle, mais en tout cas pas à moi. Et comme je suis un garçon fondamentalement honnête, contrairement à ce que vous pourriez croire, je me vois mal parler sérieusement de musique. Depuis le temps que je n'écoute que des vie…

De retour parmi les vivants

Bon, j'ai pu aller à ma réunion mercredi en me bourrant de médicaments, mais je l'ai payé le lendemain en me prenant au double la fièvre, les étourdissements, inflammations oropharyngées et autre trucs pas cools que j'avais réussi à tenir à distance. Le jeudi, j'étais inexistant. Aujourd'hui, j'ai réussi à aligner près de cinq heures de fonctionnement normal, entrecoupées d'autant de temps de sommeil/me tordre de douleur/implorer la mort, pas forcément dans cet ordre.

Dans mes moments de veille, j'ai réussi à bosser un peu, aussi, sur un scénar dont je suis pas sûr d'avoir le droit de parler, et sur une trad qui sinon serait sérieusement en retard. Il le fallait. Les gens comme moi n'ont pas droit aux congés payés, alors on risque pas de toucher des arrêts maladie.

Je note que, pendant mon absence, le monde a gagné un Sarkozy et perdu un Kadhafi, c'est ce qu'on appelle le Karma. Et que Guéant a tempêté car il était incroyable qu'…

Corbacks franchouilles

Quand j'étais minot et que j'étais malade, j'avais toujours un petit cadeau pour égayer les journées passées claquemuré dans ma chambre. C'était généralement un bouquin, une bd, une maquette quelconque. C'était sympa. J'aimais bien.

Et là, j'ai passé l'essentiel de ma journée au fond de mon lit, avec 40 de fièvre. J'ai tenté de faire de la traduction sur un ordinateur portable, j'ai lâché l'affaire au bout d'une heure et deux pages.

Et puis le facteur est venu toquer à la porte....

Et j'ai eu une BD, comme quand j'étais petit. L'ami Munaro m'a envoyé le dernier French Crow, dans lequel il réalise un segment. C'est ultra sympa, et en plus, ça m'a fait plaisir pour une raison toute bête : le retour d'une vieille tradition oubliée.

Merci, l'ami !

Monday night fever

Bon, ça couvait depuis deux ou trois jours, mais j'ai bien l'impression que j'ai la grippe ou un truc qui y ressemble diablement. C'est encore la faute à Miss Piggy, là. Celle qui achetait des vaccins en gros sur la note du pays.

Et bien entendu, demain et après demain, j'ai des rendez-vous en extérieur que je ne peux pas reporter, c'est génial. Et, tant qu'à faire, du boulot à finir avant, en prévision desdits rendez-vous. C'est génial. Bon, comme un des boulots comportait des scènes avec des mecs qui ont la malaria, on va dire que j'étais dans le groove. Mais bon, je tape un caractère toutes les 5 à 7 secondes, c'est navrant. Ça me laisse le temps de contrôler l'orthographe du truc en même temps, vous me direz. Et de me relire. Po.... Sé... Ment....

Greuh.

Je vais retourner me faire une tisane à l'Advil, moi.

Dissonance cognitive

En fait, je crois que le concept de “panty shot de R2-D2” me met très mal à l’aise.

Oh, et en faisant du tri dans de vieux mails, je suis tombé sur cet envoi d'un collègue traducteur :

"Je viens de passer une minute à chercher quelle faute j'avais fait à
"imbranlable" pour que le correcteur word me le souligne en rouge, avant de réaliser que je voulais écrire "inébranlable".
Ah au fait, connaissiez-vous le mot "manustupration"?
C'est stupréfiant.
Purée, je ferais bien une sieste."
On fait un boulot épuisant, les gens ne se rendent pas compte.

Fossé des générations

Quand mon fils m'a demandé quel était mon pronostic pour le match France-Galles, je lui ai répondu "poupée de son".


Ça ne l'a pas fait marrer.


J'aurais peut-être dû dire "Sucettes à l'Anis", je sais pas.

All Work and No Play

Ce qui est terrible, c'est que cette semaine, le moment de détente pendant lequel je ne bossais pas, ça a été le moment où j'ai sorti le marteau piqueur pour faire des trous dans un mur. C'était reposant. Ça me vrillait juste les oreilles, alors que le reste de la semaine a été passé à balayer du regard l'espace entre les comics que je traduisais et l'écran sur lequel s'affichait la traduction que j'étais en train de taper, et retour.

J'ai les yeux explosés.

Ce qui ne m'empêche pas de lire, se soir, pour les reposer, forcément.

Au menu de ces derniers jours, le Mainstream : Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias, de Frédéric Martel, un énorme reportage aux quatre coins de la sphère médiatico-culturelle mondiale. Comment on fabrique du spectacle destiné à se vendre dans le monde entier, ou dans des régions balkanisées. Et comment couve la guerre de la culture. Un superbe éclairage, indispensable.

La ville au bord du temps, de Thomas…

Pas de sot métier

Dans mon rêve de cette nuit, j'étais planton à bord d'une navette spatiale, préposé à l'entretien, factotum, indispensable cinquième roue du carrosse, quoi.

La séquence de décollage prenait un temps fou, suite à des problèmes techniques divers et des aléas météo. Du coup, en attendant, je m'étais relevé, et je faisais le ménage, je mettais de l'ordre, je vérifiais que tout fonctionnait correctement. Comme l'heure tournait, j'avais mis la table, aussi, pour que les cosmonautes puissent manger, mais le capitaine avait fait la gueule, en disant qu'après le décollage, la table allait se retrouver dans l'autre sens et que ce serait le bordel, malgré les velcro sous les assiettes.

En plus, il n'était pas partisan de manger avant le décollage. J'avais préparé un couscous au piment et il avait peur de vomir dans son casque après. Je l'ai envoyé se faire foutre et je suis ressorti de la navette pour aller chercher des bouteilles d'oxygène sup…

Les instants de solitude

Bon sang de bois, alors que j'ai 80 pages d'une traduction de XXXX* par XXXX** à relire et corriger, mon pot à café a été mis à laver !
à laver, nom de Dieu !
Sous prétexte qu'il était "dégueulasse" !!!!!
Mais c'est un pot à café, quoi, merde ! S'il était propre, ce ne serait plus un pot à café. Le pot à café qu'on remplit au fil de la journée pour s'en servir de carburant à boulot, bien sûr qu'il est cradouille, c'est dans sa nature, c'est comme si on reprochait, je sais pas, moi, à un politicien d'être de mauvaise foi, ça n'a aucun sens !
On n'est pas aidé.
En plus ils repassaient 100.000 Dollars au Soleil à la télé, et je peux même pas regarder ça, parce que mon éditeur a remis deux thunes dans le bastringue, et que du boulot, du coup, y en a pour des heures.
20 minutes avant la fin du cycle de lavage de la machine bruyante qui a avalé mon pot à café... Pot à café qui en sortira propre comme un sous neuf, mais sera à no…