mardi 30 novembre 2010

L'a-t-il fait exprès ?

Pendant que j'attendais (longuement et en vain, la SNCF se fait une spécialité de se chier dessus, en ce moment, et sur la fiabilité, et sur l'affichage, du coup j'ai pris un bus) sur un quai de gare, mon attention a été attirée par un panneau publicitaire pour le best-of d'un chanteur quelconque (ces chanteurs de maintenant, je les confonds tous, de toute façon).

Le truc a passablement attiré mon attention :




Je rêve, ou ce type se prend pour Jack Hawksmoor ? Tout y est, les pieds nus, les sauts par dessus les toits, le costume noir. Est-il fan ? Ou son publicitaire l'est-il ? Ou est-ce une étrange coïncidence ?

lundi 29 novembre 2010

Ah, ça pourrait le faire

J'ai évoqué il y a quelque temps de ça tout le bien que je pensais de Trône de Fer, la saga de George R.R. Martin. Grosso modo, c'est un peu Les Rois Maudits avec un poil de magie, des tomes en forme de pavés, et des personnages bien baisés de la caisse (genre, Jamie Lannister le Régicide ferait passer Elric le Nécromancien pour un type équilibré). Plus des plans dans les plans du genre qu'on en avait plus vu d'aussi beaux depuis la mort de Frank Herbert.

La chaîne américaine HBO est en train de produire une série TV tirée de tout ça et, au vu de cette bande annonce, j'ai l'impression que ça pourrait être franchement pas mal.


dimanche 28 novembre 2010

Oh et puis merde

Histoire d'enfoncer le clou, un autre mail de Jay W., consacré cette fois aux Aristochats :

Ils repassent les Aristochats sur le câble. J'avais pas dû le revoir
depuis l'âge de 9 ans. J'avais oublié plein de trucs :

- Les couleurs psychédéliques des scènes de musique Jazz
- Le chat siamois encore plus politiquement incorrect que les pires
méchants de Fighting American ou du Captain America des 40s, mais qui
passe comme une lettre à la poste sur une chaîne de télé française
(alors que des Tex Avery sont régulièrement censurés quand les
personnages apparaissent en "blackface" après une explosion, par
exemple. Va comprendre, Charles.).
- Le chat anglais qui est de toute évidence un hippie complètement drogué.

Mais ça m'a surtout inspiré une suite : les Aristochats, c'est
l'histoire d'une vieille aristo complètement cinglée qui veut léguer
sa fortune à son laquais et à ses quatre chats. Le laquais, qui a bien
raison parce que les chats, c'est tous des connards, et que faut pas
déconner, les acquis sociaux des travailleurs c'est pas de la merde,
veut se débarasser des greffiers et c'est ça le film.

Bon, à la fin, le laquais loupe son coup, est rayé du testament, et la
vieille crée un centre d'accueil pour chats de gouttière.

La suite : cette vieille dingue, avec des idées aussi farfelues, paume
évidemment tout son fric. Elle perd tout et doit s'installer dans un
appart' minuscule avec toute la smala des chats. Et ça se termine en
fait-divers sordide comme on en a tous entendu parler : une petite
vieille morte boulottée par ses chats.

Mais on raconte ça du point du vue des chats :
- Qu'est-ce qu'on fait ?
- Elle commence à puer...
- Bon allez les chochottes, garez-vous d'là, moi j'attaque le croupion...


Perso, je me le revois régulièrement, les Aristochats. Je suis très fan. Il y a plein de détails qui me font marrer, comme la famille oie, le vieux tonton pervers alcoolo et ses deux "nièces". C'est assez terrifiant. Et puis Edgard est un méchant magnifique. Le prolo haineux et poissard, mais avec lequel on peut compatir. J'adore les deux clébards, aussi, Napoléon et Lafayette. Ils sont redoutables. Je recommande assez, les Aristochats.

Tous contre la vermine communiste

Dernièrement, je me suis aperçu que mon logiciel de mails ramait. Vérification faite, c'était parce qu'il y avait plus de 27.000 mails archivés dedans. Je me suis dit qu'il était temps de faire un peu de ménage. Là, en deux jours, j'en ai déjà shooté plus de 500.

Forcément, en faisant du tri, je retombe sur des perles de conversation. Dieu sait pourquoi (enfin si, je sais pourquoi, c'était parti d'une vanne sur K-2000, et le fait qu'en vrai, ce soit conduit par l'homme invisible et pas du tout par un ordinateur qui parle, et que quand David Hasselhof change les vitesses, l'homme invisible kiffe) (bref), la conversation est tombée sur Supercopter. Vous savez, cette série bien reaganienne des années 80 avec un héros polynévrosé aux commandes d'un hélicoptère supersonique. La série avait un côté répétitif qui pouvait être agaçant. Mais pour ma part, j'aimais bien le côté super-héros technologique du truc. Et puis j'avais déjà l'âge de voir la grosse propagande crasse qu'il y avait dedans, alors en plus, ça me faisait rire en prime.

J'imagine assez les réunions de scénaristes :

"aujourd'hui, le méchant sera Libyen."

"On avait déjà un Libyen la semaine dernière, patron."

"Un Allemand de l'Est, alors ?"

"La semaine d'avant."

"Russe ?"

"On en a déjà eu quatorze cette saison."

"Merde, ça va finir par se voir. Bon, mettons un industriel américain véreux, pour le quota."

Je sais, j'ai mauvais fond. Mais bon, quand à la fin des années 80, ils ont changé le casting pour en faire un truc un peu plus policé, c'est subitement devenu nul. Sans héros psychopathe, sans la bouille rigolarde d'Ernest Borgnine en contrepoint, sans budget et sans l'anticommunisme galopant au point de mériter le Prix de Diane, ce n'était juste plus pareil.

Et donc, je suis retombé sur un mail de l'ami Jay W. Qui résume, une fois de plus, vachement bien le truc :

"Et comme ça repasse en ce moment sur NRJ12, je suis tombé sur une fin d'épisode l'autre jour : c'est vraiment deux dingues irresponsables avec un hélicoptère qui lancent des missiles sur tout ce qui bouge. C'est Team America avant la lettre."

Alors je sais, c'est pas bien de dévoiler comme ça une correspondance censée être privée. Mais le père Jay, il est capable d'aligner ce genre de trucs en rafale. Ça fait des mois que je le tanne (et je ne suis pas le seul) pour qu'il ouvre un blog diffusant ce genre de réflexions. Les gens ont le droit savoir.

Comme il ne le fait pas, je sors le best-of jusqu'à ce qu'il craque.

Na.

samedi 27 novembre 2010

Le châtiment "gong" le chatiment, ha ha ha !



En cherchant complètement autre chose, j'ai découvert que le code de loi édicté par Alfred le Grand (un roi saxon de l'ancien temps. c'est tellement ancien que les Anglais ne parlent même pas de Moyen-Âge pour son époque, mais d'Âge Obscur, c'est dire) s'appelait "Doom Book". On peut traduire ça par "Livre du Jugement", ce qui est à la fois exact et parlant. Alfred, pour la petite histoire, est un des rares rois saxons à avoir quasiment unifié l'Angleterre. Parce qu'entre les Danois, les Celtes et les autres, ce n'était pas une mince affaire à contrôler, tout ce bazar, à l'époque. Il faudra d'ailleurs attendre encore quelques années pour qu'on puisse réellement parler de "Roi d'Angleterre". On me souffle d'ailleurs à l'oreillette que techniquement, Alfred était roi de Wessex et de Mercie, pour situer. Mercie, Alfred. Mais en tout cas, mettre la pile aux Danois, à l'époque, c'était pas mal. Ils étaient pas commodes, les Danois.

En tout cas, après avoir pris le contrôle d'un gros bout du pays, il a tout réformé pour essayer de le garder, ce contrôle. Le Doom Book était un des principaux outils pour cela.

Et là, forcément, quand on me parle de Doom Book pour contrôler tout un pays et punir ses ennemis et autres criminels, la façon dont je visualise, c'est quand même un truc de ce genre :



...


Faut peut-être que j'arrête les comics, moi.

Ça déforme, à force.

jeudi 25 novembre 2010

Tiens tiens...

L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire vient de rendre un rapport très intéressant qui met enfin le nez dans les régimes miracles vendus à tour de bras par des nutritionnistes dénués de scrupules avec la complicité d'éditeurs qui aiment bien quand les nombres d'exemplaires vendus s'écrivent avec plus de six chiffres.

Ce rapport n'hésite pas à rappeler une notion de pur bon sens : un régime doit être individualisé -tout le monde ne métabolise pas de la même façon-, encadré, et surtout s'accompagner d'un travail sur le mode de vie -j'ai des voisins qui prennent la bagnole pour faire 500 mètres, et tous les régimes du monde échoueront à leur faire perdre du poids-. Le rapport met aussi le doigt sur la nocivité foncière des régimes déséquilibrés pris en suivant le bouquin sans se livrer à une analyse détaillée des besoins réels de la personne.

Ça fait du bien de voir qu'il y a encore des gens responsables, qui sont prêts à aller à contre-courant de ce culte de la minceur associée au bien-êtrisme. Pour juger du terrorisme auquel se livrent les nutritionnistes, il suffisait de voir, il y a encore quelques temps de ça, les arguments d'un des plus médiatiques de ces marchands d'anorexie, à la télé, qui tentait de faire culpabiliser la représentant d'une association de gens en surpoids. Le type était puant, et avait à mes yeux d'autant moins matière à l'être que j'avais eu entre les mains, vers la même époque, une ordonnance de sa main, qui démontrait à quel point lui-même ne croyait pas à ses boniments : il associait royalement des comprimés d'hormones thyroïdiennes à un diurétique, association très efficace (dans la catégorie plus facile, plus rapide, plus séduisant) mais interdite du fait de ses effets délétères sur la santé.

J'ai beaucoup de respect pour la démarche salutaire de l'ANSES. C'est bien qu'ils mettent les pieds dans le plat et tirent une bordée sur cette mafia d'ayatollahs qui cherchent à régenter nos assiettes. J'ai peur néanmoins que ce ne soit prêcher dans le désert. Les nutritionnistes vedettes bénéficieront toujours de la complaisance des médias, de la complicité de la presse féminine, et globalement de la demande de masochistes qui veulent se montrer sur la plage, mais surtout pas se montrer tels qu'ils sont, et qui réclament du dogme alimentaire. Parce que c'est confortable, le dogme. C'est délicieusement déresponsabilisant.

Enfin...

Du coup, je me demande si ce n'est pas pour ça que j'aime le sumo. Dans le contexte actuel, ça a comme un côté subversif.

mardi 23 novembre 2010

Le point bouquins

Rendu quelques traductions ces derniers temps, celle d'un Swamp Thing, notamment, mais aussi du Star Wars, du Mickey et quelques autres petites choses. Envoyé pas mal de pages de scénar à droite et à gauche, aussi. Ça, je vous en parle dès que possible.

Mais surtout, je suis en train de mettre la dernière main (avec juste six mois de retard) à ceci :



C'est censé paraître en avril, alors il faut que je me magne. J'en suis à boucler l'iconographie et à retailler le chapitre sur l'invasion des auteurs rosbifs, qui a changé pas mal de choses à nos illustrés de super-slips préférés.

Voilà ce qu'en dit le site de l'éditeur :

Quoi de plus dissemblable que le mythe, qui s'abreuve aux sources les plus ancestrales de la culture humaine, outil de civilisation et d'explication du monde, muséifié par le temps et les artistes qui en firent statues, tableaux ou opéras, et les illustrés qui, depuis 1938, racontent les aventures de héros de papier aux costumes bariolés et aux pouvoirs improbables ?

Quel rapport entre Samson et Superman ? Stan Lee est-il vraiment l'Homère du XXe siècle, et dans ce cas, qui en est le Virgile ? Qui est le vrai Captain Marvel ? Et d'abord, qui c'est le plus fort, entre la Chose et Hulk ?

Beaucoup de questions que le lecteur éclairé ne se pose peut-être pas, et auxquelles cet ouvrage tentera cependant de répondre, parfois par la bande, une méthode qui a au moins le mérite de coller à son sujet.

lundi 22 novembre 2010

La citation du lundi

...Est due à Jay Wicky. Je l'ai retrouvée au fond d'un mail, et on parlait de la glamourisation des tueurs dans le cinéma (avec comme exemple malsain les suites et les prequels du Silence des Agneaux qui faisaient la part belle à Hannibal Lecter) :

"Mais en tout cas, au niveau "glamourisation", y a un truc que le remake n'enlève pas à Freddy : ça reste un monstre de carnaval. C'est toujours un mec défiguré avec un fedora et un pull à rayures. Il ressemble à Frank Miller."

samedi 20 novembre 2010

And the Gonzo is...

Avec un poil de retard, je viens de lire Artères souterraines, le roman de Warren Ellis. Warren Ellis, ça fait longtemps que je suis fan. Je suis d'ailleurs pas peu fier d'avoir été son traducteur sur plusieurs bouquins, comme Fell, Océan et quelques autres. C'est un auteur dont les obsessions me parlent.

Artères Souterraines est donc son premier roman. Les gros lecteur d'Ellis ne seront pas tellement surpris. C'est fondamentalement ellisien. Ça évoque pas mal Desolation Jones ou Fell, il n'a pas cherché à faire quelque chose de nouveau par rapport à ce qu'il fait habituellement (mais ce qu'il fait habituellement est déjà pas mal décalé). Premier conseil : ne pas le lire la nuit, à côté de votre moitié. Vous risquez de la réveiller. J'ai le ricanement brutal, pour ma part, et ça secoue le lit. Et il faut le dire, ce bouquin est très drôle. Bon, à condition de trouver drôles des types qui se masturbent en regardant des films de godzilla, des milliardaires texans qui feraient passer George W. Bush pour un intellectuel brillant et équilibré, des tueurs en série qui se plaignent de leur traitement par les médias et, d'une façon générale, une écriture assez gonzo.

Oui, en fait, Artères Souterraines ça a un petit côté Chuck Pahlaniuk qui ferait du gonzo. Sauf que ça existe déjà, ça, que ça s'appelle Le Festival de la couille et autres histoires vraies, et que c'est aussi une lecture recommandée. Et que ouais, il y a de sérieux points de convergence. Mention spéciale à la traductrice qui a fait du bon boulot, parvenant à bien restituer le ton pince sans rire dépressif sous anabolisants du père Warren.

Après, si vous êtes choqués par l'alcoolisme et le tabagisme, ce bouquin n'est pas pour vous. Parce que l'alcoolisme et le tabagisme sont les plus véniels des péchés qui y sont décrits (il y a aussi une interview du type qui a inventé la sodomie, un directeur de cabinet qui s'injecte de l'héroïne en regardant Fashion Channel, des expansions testiculaires, de la cuisine texane, des opérations de chirurgie plastique au mastic à salle de bain, des formes rares de zoophilie, et des godemichés en forme de petit Jésus). Evitez d'offrir le bouquin à Christine Boutin pour sa fête, quoi. Elle pourrait mal le vivre.

Personnellement, je recommande assez vivement.

Mais je suis un sociopathe, il m'arrive de manger du Fluff, j'écoute de la techno nazie, je n'ai pas de vie, et Frederic Lefebvre me fait rire. Donc je ne suis peut-être pas totalement représentatif des goûts généraux du public.

mardi 16 novembre 2010

"la plus grande saloperie qu'aient jamais inventée les hommes"

Au rang des grosses bévues de l'espèce humaine, je compte, vous le savez sans doute, la bière sans alcool, le Coca-Cola, le téléphone portable et la bagnole.

Mais en tête de peloton vient, bien évidemment, la publicité. La publicité, c'est ce truc dans lequel les marques investissent tant de pognon et qui est créé par ces types qu'on appelle les publicitaire. Pour situer, les publicitaires ce sont ces gens qui croyaient pendant un temps que le catogan était cool, que des coupes de cheveux à la Frédéric Lefebvre n'étaient pas ridicules, ces gens qui portent des lunettes à grosse monture en plastique pour se donner l'air intelligent, qui sont généralement incapables de bander sans un ou deux rails de coke, et qui vieillissent ensuite pour découvrir que, quand la coke et les pilules bleues ne suffisent plus, se consoler avec des Rolex ne fait illusion pour personne (ça trompe tout au plus les membres des jeunesses UMP). Je les soupçonne d'avoir inventé René la Taupe, aussi.

Encore, s'ils se contentaient de rester entre eux et de vendre du yaourt en faisant croire qu'il fait maigrir (alors qu'il faut au moins du Médiator et les régimes du Docteur Dukon à base de porridge mais avec le bon blutage sinon ça ne marche pas), ce serait un moindre mal. On pourrait les regarder de loin et les montrer du doigt en riant. Sauf qu'il faut qu'ils mettent leurs sales pattes sur tout et n'importe quoi, comme un essaim de criquets qui s'abat sur les champs de malheureux paysans et ravagent tout. S'il y a une musique que vous aimez, un truc qui vous parle qui évoque de bon souvenirs, qui est bien, ou même si c'est pas bien, que vous appréciez, soyez sûr qu'un jour, une de ces petites putes... Non, pardon, je ne vais pas m'abaisser à insulter les travailleuses du sexe en les comparant à ces rebuts d'écoles de commerce. Soyez-sûr en tout cas qu'un jour, ce truc que vous aimez, les pubards le colleront sur un paquet de lessive, une machine à café ou un forfait pour téléphone portable.

Tenez, là, ils ont mit un morceau de Zombie-Zombie sur une publicité de voitures. Zombie Zombie, c'est un duo de fans de John Carpenter qui font de la zique sur des orgues électroniques vintage et autres instruments farfelus d'âges antédiluviens de la musique de film. Ils ont fait entre autres un truc dont le clip (voir ci-dessous), était un remake de The Thing avec des GI-Joe de leur enfance. Des types qui atteignent un genre de sainteté dans la geekitude, quoi.



Alors bon, au moins, on peut supposer que ça leur rapporte des sous (s'ils ne se font pas carotter par sa maison de disques. Toujours se méfier des maisons de disques, c'est souvent dirigé par d'anciens publicitaires), mais quand même. La geekitude mise au service de la bagnole, c'est...

C'est juste mal, quoi.

dimanche 14 novembre 2010

La citation dominicale...

Est due à Chris Claremont, et s'applique parfaitement à l'actualité du jour :

"Plus ce change, plus ce même chose."

Oui, ce pauvre Chris fait l'effort de mettre du Français dans la bouche de ses personnages d'origine française ou cajun, mais ce n'est pas toujours très au point. Et c'était dans les X-Men, dont la composition changeait souvent sans changer vraiment. Un peu comme ce remaniement ministériel qui garde Bachelot, sans parler des autres cadors, et se paye même le luxe de ramener Juppé, c'est dire si ça va être rigolo. D'où l'expression "courage, Fillon".

Bon, au moins, Allègre semble être resté sur le bas-côté, c'est déjà ça.

Et encore un an et demi avant de pouvoir voter pour n'importe quoi d'autre.

On n'est pas rendus.

mercredi 10 novembre 2010

à poèle Cthulhu !

Vous l'aurez sans doute remarqué*, mais un des principaux problèmes, quand on doit affronter le Grand Cthulhu en personne, c'est qu'il est vachement grand. Tellement grand que la seule façon connue de s'en débarrasser, à ce jour, c'est de lui crever le bide avec un bateau à vapeur.

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Faut dire ce qui est : Cthulhu c'est un méchant pas beau.

Comme vous n'avez probablement pas un bateau à vapeur sous la main quand il faut, j'ai décidé, dans un esprit de salubrité publique et pour le bien de mes contemporains, de vous faire part d'une technique alternative que j'ai découverte ce soir un peu par hasard.

Alors c'est tout simple. Quand vous êtes confronté au Grand Cthulhu, votre problème principal, c'est sa taille. Il est beaucoup plus grand que vous. Pour lui placer une clé de bras au tentacule, c'est pas facile. Il faut dont régler ce problème là. Comme vous n'avez probablement pas non plus sous la main un robot géant de type Goldorak (c'est vrai, quoi, Monsieur Lainé qui organise des bastons entre Achab et Cthulhu, il est petit joueur. Ce qui m'aurait fait triper, moi, c'est une baston entre Cthulhu et Goldorak**, à l'astéro-hache contre des blocs de basalte verdâtres et luisants de varech balancés à la tronche, ça ça aurait été cool), il faut attaquer le mal à la racine. C'est à dire, vous l'aurez deviné, réduire la taille du bidule.

Pour ça, c'est tout simple. Faites-le rissoler dans l'huile d'olive, en ajoutant de l'ail, un poil de basilic, de l'estragon, du poivre et, si vous en avez sous la main, un petit peu de vinaigre aux noix. Couvrez, pour ne pas qu'il s'échappe. à côté, vous pouvez faire du riz que, quand il est cuit, vous rajoutez à votre Cthulhu en train de mijoter.

Ça ne manquera pas : en une demi-heure, sa taille aura été divisée par quatre.

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"Quand Cthulhu fâché, Cthulhu toujours faire ainsi, señor."



J'ai vérifié ça à titre expérimental dans ma cuisine pas plus tard que ce soir. Mes beaux calmars qui faisaient entre 8 et 10 centimètres chaque, après vingt minutes de ce régime, ils étaient tous réduits à la taille d'une pièce de un Neuro. J'étais ulcéré. Connards de calmars. Qu'ils aillent tous se faire tentaculer.






*et si vous ne l'avez pas remarqué, c'est que vous n'avez pas les yeux en face des trous. Faut sortir, des fois.

**ou Shogun Warrior, à l'extrême limite.

--
Tiens, pour les amateurs, il existe une édition omnibus en VO de Lovecraft qui est assez sympa, en trois tomes. Il n'y a pas tout (je regrette notamment l'absence de l'Histoire du Necronomicon) mais c'est pas cher, maniable et ça permet de remettre le nez dedans.
At the Mountains of Madness and Other Novels of Terror No. 1
Dagon and Other Macabre Tales No. 2
Haunter of the Dark and Other Tales No. 3

lundi 8 novembre 2010

C'est un Goncourt, jeune homme

Non, c'est vrai, quoi. Faudra qu'on m'explique. Parce qu'il y a un décalage, là. Le mec conspue l'élite parisienne à longueur de bouquins. Mais il attendait visiblement depuis dix ans de toucher le Goncourt. Et donc là, hop, il fait le voyage exprès pour subir les congratulations de l'intelligentsia germanopratine et éditorialo-médiatique qu'il conspue habituellement, fend sous la pluie la foule des reporters micros brandis qu'il affecte de mépriser, et vient donc entrer au panthéon des lauréats de l'antique adoubement automnal. (bon, faut que j'arrête de faire dans le lyrique, moi, c'est pas beau, littérairement parlant). Et il a l'air presque heureux. Presque, hein, c'est Houellebecq, quand même, l'homme qui ferait passer Droopy pour un gai luron, et Gai Luron pour un joyeux drille.

Notons que du coup, les gens semblent découvrir, et se ruent sur le bouquin qui lui a valu ce prix. Il vient même de détrôner les recettes du Docteur Dukon en tête des ventes chez Madame Mazone. Bouquin dont les critiques sérieux s'accordent à dire qu'il sent son formatage consensuel justement pour permettre à Flammarion d'aller chasser sur les terres des Galligrasset. Mais mauvaiselanguitude que tout cela, bien entendu. Parce qu'à la télé, ils étaient unanimes à saluer l'affaire.

Je serais donc le seul à regretter le Houellebecq des petits essais en passant, de la bio de Lovecraft, des poèmes ou des articles désabusés sur le minitel rose ou le salon de la vidéo porno à Champeret ? Je dois avouer que le Houellebecq romancier m'est toujours tombé des mains, sans doute parce que je préfère les romans qui font rêver à ceux qui braquent les phares sur le sordide cauchemar du quotidien d'occidentaux qui s'emmerdent. Peut-être que je n'ai pas le sens de l'ironie, je ne sais pas.

Mais bon. Le voilà goncourisé. Tant mieux pour lui, hein. Mais voilà, qu'il montre qu'il n'attendait que ça me semble décalé, pour le coup. Houellebecq qui vient chercher son Goncourt, c'est un peu comme madame Bettencourt qui financerait Besancenot, y a un truc qui colle pas.

dimanche 7 novembre 2010

Lil' Brother

Dans le cadre de notre grande série sur les trésors de l'Affiche, un petit message de prévention à nos amis journalistes :

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Voilà.*




*Et n'allez pas me jeter à la figure les dénégations du rubicond Brice H. Primo, ce n'est pas une source fiable, il n'est plus à une dénégation près de faits avérés. Deuzio, citez moi un gouvernement depuis Fouché qui n'ait pas eu un Cabinet Noir, et on ira vérifier s'il n'en avait vraiment pas.

jeudi 4 novembre 2010

Marchands de Tapie

Pauvre Tapie. Après s'être fait braquer par le fisc, puis braquer par le Crédit Lyonnais, et avoir réussi à les braquer en retour, le voilà qu'il se fait cambrioler son appart. Une vraie Série Noire pour le Nanard.

Ce sont des choses qui arrivent. On se demande ce que fait la police, des fois. Ou alors c'est qu'il est journaliste sur son temps libre. Bref.

Là où je me dis que ça peut devenir sportif, cette histoire, c'est que la presse a donné une estimation de la bimbelotterie disparue, entre argenterie et statuettes diverses. Il y en a pour un demi million, quand même. Et je m'imagine trop la scène chez le fourgue, le lendemain, avec le type qui amène les fourchettes à huitre en argent, en disant :

- Mais dans le journal, ils disaient qu'il y en avait pour cinq cent mille !

-Des clous. J'en ai déjà trop, des services à fondue. Allez, cinquante euros pour le lot, et je te fais une fleur.

-Mais c'était dans le journal !

-Tu sais, le journal, le journal, ils peuvent raconter n'importe quoi, hein. Tiens, j'ai lu dans le journal de ce matin qu'il y a pas de Cabinet Noir pour espionner la presse, et que la plus grosse menace terroriste, c'était les méchants gauchistes et les Basques. Alors tes cinq cent mille pour tes cuillers à pamplemousse, c'est dire si ça me fait marrer.

lundi 1 novembre 2010

Toussaint : l'ouverture

C'est dingue. La dernière fois que j'avais regardé, la Toussaint était un jour férié. Les gens ne travaillaient pas. C'était un peu comme le dimanche, mais avec du mauvais temps et des chrysanthèmes. Or, là, depuis une semaine, je passe mon temps à recevoir des prospectus (ou ça se dit peut-être prospectii, au pluriel, chez les gens bien. faut que je vérifie) vantant le fait que tel ou tel magasin de la région sera ouvert malgré le jour férié. Avec même des bons incitatifs, genre 5 euros de réduction sur mon panier de courses.

Avec la guerre qui approche, la crise qui déploie ses ailes et les camionneurs qui ne reprennent que doucettement le travail, je me dis que je n'ai pas encore assez stocké de sucre, d'essence et de farine en prévision. Quant aux bananes, c'est pas pour dire, mais comment se fait-il que la France n'en soit pas déjà le premier exportateur mondial ?